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France : l’ubérisation du trafic de drogues

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L’ubérisation du trafic de drogues en France permet aux consommateurs de ne plus devoir se déplacer pour procéder à leurs achats de substances illicites.

Le marché de la drogue en France, qui a atteint un chiffre d’affaires annuel de 2,3 milliards d’euros, se modernise : dans la continuité du transports de personnes et de repas, les stupéfiants ont désormais disponibles sur le pas de votre porte en quelques clics.

Dans un reportage réalisé par BFMTV, la simplicité du système est soulignée par les usagers comme les journalistes. Un jeune homme interrogé explique que commander de la drogue est aussi simple de commander une pizza : il lui suffit d’envoyer un texto à son dealer.

Pour maintenir leur clientèle, les dealers font alors bénéficier les clients d’offres promotionnelles : des réductions, des lots, ou encore un gramme de drogue offert pour un gramme de drogue achetée. Les consommateurs sont alors attirés par la stratégie commerciale, et apprécient aussi le peu de risques d’être interceptés par la police, risquant jusqu’à un an d’emprisonnement et 3750 euros d’amende.

L’équipe d’enquêteurs de BFMTV décide alors de tester le fonctionnement de ce système. Ils commandent de la drogue via SMS. Une livraison à domicile leur est garantie en une trentaine de minutes, pour une commande supérieure à 100 euros. Cachée dans un emballage de jouets pour enfants, la drogue est livrée dans les temps impartis.

Le livreur explique travailler de 8 heures du matin à 20 heures, pour un salaire allant de 1000 à 1500 euros par mois. Les tâches sont réparties dans cette véritable entreprise : le trafiquant répond au téléphone, centralisant les appels, et dispatche ses livreurs.

Une activité risquée

Ce trafic n’est pas sans risques : le dealer donnant son numéro de téléphone aux clients, il risque alors d’être identifié par les forces de l’ordre. Il y a donc une certaine méfiance, et la livraison à domicile reste privée et n’est pas encore généralisée.

Selon l’article 222-36 du code pénal français, la cession de stupéfiants à une personne en vue de sa consommation personnelle peut entraîner une peine de prison allant jusqu’à 5 ans ainsi que 75 000 euros d’amende.

Un individu condamné pour trafic de stupéfiants, pour sa part, peut écoper de 10 ans de prison et 7 500 000 euros d’amende, peine qui peut être majorée en cas de trafic en bande organisée.

A ces peines sont assorties de nombreuses interdictions professionnelles, particulièrement dans la fonction publique, le secteur bancaire et les assurances, qui refusent à l’emploi un trafiquant condamné.

Réglementé par la communauté internationale, et diverses conventions de l’Organisation des Nations Unies, le trafic de stupéfiants demeure le plus gros trafic mondial, devant la contrefaçon et le trafic d’êtres humains.

 

Le chiffre d’affaire annuel global du trafic de stupéfiants est estimé à 242 milliards d’euros.

 

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Contrebande de luxe stoppée à Hong-Kong

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contrebande de luxe

Une opération des douanes Hongkongaises a permis de saisir une importante cargaison de biens de contrebande de luxe destinée à la Chine

Il semble que les douanes Hong-kongaises et chinoises aient collaboré pendant cette opération. On estime que la valeur de la contrebande de luxe saisie dépasse les 15,5 millions de dollars. On y trouve notamment des espèces menacées d’extinction et des ingrédients de grande valeur. Cette contrebande était dissimulée sur un bateau à grande vitesse. C’est la saisie sur un bateau la plus chère de l’histoire des douanes de Hong-Kong.

Contrebande de luxe en haute mer

La saisie contenait notamment 66 000 produits de beauté et objets liés à la mode. Ces biens ne sont pas des contrefaçons mais des produits authentiques ; Louis Vuitton, Celine, Chanel Cartier Hermès, Gucci, Piaget, The Macallan etc. On a aussi retrouvé un large éventail de vins français réputés. A côté de ça les douanes ont aussi saisi 2,3 tonnes d’ingrédients de luxe et 186kg d’espèces menacées ont été récupéré. Selon certaines sources un grand nombre de ces produits proviendraient de Corée du Sud.

Le responsable des douanes Hongkongaises, Chan Tsz-Tat a tenu une conférence de presse le 10 juin dernier. Il y a souligné que son département combattait « férocement » les activités de contrebande transfrontalière. Il a aussi souligné qu’il travaillerait volontiers avec tout service des forces de l’ordre chinoises que ce soit en échangeant du renseignement ou en participant à des opérations communes. Les deux services des douanes ont d’ailleurs déjà monté une opération commune baptisée Xun Lei, depuis mars dernier.

Coopération chinoise et Hongkongaise

Les tentatives de contrebande maritime ont en effet tendance à augmenter en ce moment. Un réseau mafieux effectuant cette contrebande de luxe était d’ailleurs déjà surveillé par les services des deux administrations. Entre mars et avril dernier les différents services de douanes ont lancé des raids sur trois entrepôts à Guangdong, Guangxi et Anhui. Un total de 11 personnes ont été arrêtées et 2,42 tonnes de biens saisies. On a notamment retrouvé une cargaison d’écailles de pangolin d’une valeur de 7,8 millions de dollars.

L’opération Xun Lei est donc un succès relatif pour les autorités. La saisie du bateau est venue confirmer l’efficacité des services. Les douanes de Hong-Kong ont repéré le bateau en question aux cours de leurs opérations entre le 2 et le 7 juin. Les agents ont repéré des individus déplaçant des cartons d’un camion vers un bateau. Le bateau a malheureusement réussi à s’échapper mais le camion transportant une importante cargaison a été stoppé. Si on comptabilise les saisies de Hong-Kong avec celles des entrepôts et du bateau en Chine la valeur totale des biens dépasse 28,1 millions de dollars. Ajoutons que quatre individus ont été arrêté au cours des opérations.

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Des diplomates émiratis accusés de trafic d’or

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diplomates émiratis

Ces diplomates émiratis sont accusés d’avoir appartenu à une véritable mafia du trafic d’or avec des complicités en Inde

Les Émirats Arabes Unis sont depuis longtemps une plateforme importante pour le trafic d’or international. Le crime organisé se sert également de son territoire pour le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme. Les autorités affirment qu’elles sont en train d’adresser le problème mais cette dernière affaire provenant d’Inde semble indiquer le contraire. Cette fois des diplomates émiratis sont directement accusés de diriger le trafic.

Un problème connu de longue date

En 2019 les Émirats étaient le cinquième importateur et le quatrième exportateur d’or au monde. Loin de ralentir la demande en or n’a fait qu’augmenter au cours de la pandémie. L’essentiel de cet or semble provenir d’Afrique de l’ouest. La production se fait dans des mines de petite taille et sert souvent à financer les activités de groupes armés dans la région. Cette production d’or n’a que des effets délétères pour ces pays ; que ce soit en terme de sécurité, de santé publique et de perte de revenus pour les États. Cet or d’origine douteuse fini souvent par transiter illégalement par l’aéroport de Dubaï.

La communauté internationale a augmenté la pression sur le pays pour que des mesures soient prises. Cette faiblesse de la surveillance pose en effet un problème de sécurité international, ne serait-ce qu’à cause du blanchiment d’argent. Le Marché des Lingots de Londres a même menacé d’interdire l’accès du pays au marché international de l’or si des mesures de surveillance n’étaient pas mises en place. Les Émirats ont affirmé que le pays se mettrait en conformité et accentuerai la lutte contre le trafic d’or. Cette affaire impliquant des diplomates émiratis risque de rendre la position du pays difficile.

Les diplomates émiratis fuient le pays

En juin 2020 les douanes indiennes ont découvert 30kg d’or dans un bagage diplomatique. La valeur de cette saisie est estimée à 2,1 millions de dollars. Le bagage diplomatique était adressé au Bureau Central du Consulat des Émirats Arabes Unis à Thiruvananthapuram, dans le Kerala. Cette découverte a mené à l’arrestation d’environ 30 personnes ; facilitateurs, financiers, anciens employés du consulat et le secrétaire principal du premier ministre du Kerala. Par ailleurs une autre affaire de trafic de dollars états-uniens par l’ancien responsable du département financier du consulat des EAU en Égypte a aussi été découverte.

C’est la première fois que des diplomates émiratis sont publiquement accusés de trafic d’or. Les autorités affirment qu’elles coopéreront et tentent de blâmer leurs employés consulaires égyptiens et indiens. Notons cependant que l’ancien Consul Général des EAU, Jamal Hussain al-Zaab et son attaché d’administration Rashed Khamis Ali Musaiqri ont tous deux fui l’Inde et demandent l’immunité diplomatique dans leur pays. On sait aujourd’hui qu’au moins 20 autres bagages diplomatiques de ce type ont passé la frontière. Les principaux accusés pointent du doigt les diplomaties émiratis mais aussi des politiciens indiens. Cette affaire semble presque aussi gênante pour les Émirats que pour l’Inde.

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Indonésie : Contrebande de larves de homard

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larves de homard

Les agents des douanes indonésiennes ont découvert des milliers de larves de homards lors d’une série de contrôles et d’opérations

Les agents ayant participé aux opérations font partie d’une équipe de personnel des douanes de l’est de Sumatra et de Palembag. Ces agents ont pu récupérer un total de 121 942 larves de homard au cours de deux opérations le 7 et 12 juin. Cette prise majeure a une valeur de plus de 1,5 million d’euros au marché noir. Malheureusement pour la police il semble que les agents n’aient arrêté que des seconds-couteaux et non les responsables de ce trafic.

Des larves de homard dans le coffre

Le 7 juin la police a contrôlé un individu identifié seulement par ses initiales ; BU. L’homme transportait des larves de homard dans des sacs dissimulés dans son véhicule. Lors de son arrestation il se trouvait sur l’autoroute Trans-Sumatra dans le district de Banyuasin, dans le sud de la province de Sumatra. Suite à son arrestation Abdul Haris, le Chef du bureau Surveillance et Service des douanes de Palembag a livré l’individu aux mains du Bureau des Pêches et Affaires Maritimes. Un total de 55 005 larves de homard ont été découvertes dans le véhicule. L’accusé BU affirme qu’il n’est que le livreur.

La seconde opération a eu lieu le 12 juin dernier ; les agents ont mené un raid sur la route Soekarno-Hatta à Palembag City. Au cours de l’opération 66 937 larves de homard ont été récupérées. Tout comme pour BU l’individu arrêté affirme n’être qu’un simple livreur. Il aurait aussi ajouté qu’il ignorait tout de la destination finale de sa cargaison.

Un important manque à gagner

Ces larves de homard semblent être une bien innocente contrebande. Cependant tout comme pour le trafic de drogue, leur commerce implique des groupes criminels mafieux. Les larves saisies ont depuis été relâchées en mer par les autorités de quarantaine de Palembag. Ce trafic est assez courant en Indonésie ; les agents luttent également régulièrement contre la contrebande de bébé homards ou de larves. Ce trafic d’apparence anodin peu rapporter beaucoup d’argent.

En 2019 deux individu ont été arrêté à Bali alors qu’ils tentaient de faire passer 60 000 larves de homard. Les individus s’étaient fournis dans la province de Nusa Tenggara et cherchaient à faire passer leur contrebande au Vietnam. La valeur de cette cargaison a été estimée à plus de 5,4 millions d’euros. Leur route devait les faire passer par Singapour avant d’atteindre le Vietnam. Ce type de trafic très profitable cause une importante perte de revenus pour les autorités indonésiennes. Ceci explique que ces dernières prennent cette contrebande très au sérieux. Malheureusement ces affaires se répètent se ressemblent.

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