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Italie : le combat d’une sœur contre le trafic d’êtres humains

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Un sœur catholique, Eugenia Bonetti, est la star de la lutte contre le trafic d’être humains, qui fait environ 21 millions de victimes et 32 milliards d’euros de bénéfices annuel illégaux.

La sœur Eugenia Bonetti, née et pratiquant en Italie, est devenue célèbre dans sa lutte : en plus d’avoir été mise en valeur dans plusieurs documentaires, elle a reçu en 2007 le prix international Femmes de courage du département d’Etat américain ainsi le prix du citoyen européen en 2013. Elle a rencontré multiples présidents et premiers ministres, tels le pape François et George W. Bush, et a été l’invité de grandes conférences, en faisant le visage de la lutte contre le trafic d’êtres humains.

Chaque samedi, la sœur Bonetti se rend avec un groupe de conteurs au centre d’accueil de migrants de Ponte Galeria, dans la périphérie de Rome, où de nombreuses jeunes femmes attendent d’obtenir leurs visas ou passeports, et deviennent la proie de trafiquants.

Selon elle, entre 2015 et 2016, 15 000 Nigérianes sont arrivées en Italie et se retrouvent à la rue. Les chiffres du gouvernement recensent entre 50 et 70 000 femmes dans le pays victimes de trafic, et forcées à se prostituer pour environ 10 euros.

Après 24 ans de mission au Kenya, Bonetti est rentrée en Italie en pleine crise migratoire. Elle est choquée par le nombre de travailleuses du sexe, dont un grand nombre sont mineures, qui, contrairement à sa première idée, ne se prostituent pas pour se financer mais parce qu’elles sont forcées par un trafiquant, qui les utilise pour faire un profit avant de les jeter à la rue.

En 2000, Eugenia Bonetti déménage à Rome, où elle décide de créer un réseau regroupant plus de 200 sœurs pour combattre le trafic d’êtres humains, de ses origines à ses conséquences. Avec l’aide et le financement de l’ambassade des Etats-Unis auprès du Saint Siège, elle a pu réhabiliter plus de 6000 victimes.

Grâce à sa persévérance, elle a vu la création d’une journée mondiale contre le trafic d’êtres humains au sein de l’Eglise. Le représentant du Vatican auprès des nations unies a par ailleurs invité tous les Etats à s’allier pour combattre le trafic à ses racines, qu’elles soient économiques, environnementales ou politiques.

En 2015, elle fonde l’association Slaves no More, destinée à aider les femmes forcées à la prostitution et ostracisées par leur communauté à la réhabilitation.

Eugenia Bonetti est assistée par d’autres sœurs, qui parlent multiples langues et l’aident à communiquer avec les victimes du trafic. Bien qu’elle estime que des changements à l’échelle globale sont impossibles à accomplir à elle seule, elle poursuit sa mission d’assister les femmes victimes du trafic d’êtres humains à chaque étape.

 

 

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Biélorussie : arrestation pour cannabis médicinal

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cannabis médicinal

Une avocate israélienne a été arrêtée à Minsk suite à la découverte d’une infime dose de cannabis médicinal

L’avocate israélienne Maya Rayten-Stol a été arrêtée à Minsk il y a près de trois semaines. Elle est soupçonnée de trafic de drogue suite à la découverte de 2,5gr de cannabis sur sa personne. Cette avocate possède une autorisation médicale du ministère de la santé israélien pour acheter et consommer cette substance. Elle aurait été arrêtée à son arrivée dans le pays. Rayten-Stol aurait par ailleurs clairement expliqué sa situation aux autorités biélorusses, documents officiels à l’appui. Malheureusement pour elle ses explications ont été ignorées par les agents. L’ambassadeur israélien serait venu lui rendre en prison mais sa situation reste incertaine.

Prison ferme pour du cannabis médicinal

L’avocate est actuellement dans la tristement célèbre prison du château de Pishchalauski. Ce lieu d’enfermement est la prison principale pour les récidivistes et les opposants politiques au régime de Loukachenko. La prisonnière n’aurait eu l’autorisation de passer qu’un seul coup de téléphone depuis trois semaines. Les parents de Maya Rayten-Stol se sont exprimés à la télévision israélienne, soulignant l’injustice de la situation. Monica Krozensky, la mère de Maya a ainsi expliqué les faits ; « Ma fille, mon tout, ma chérie a été arrêtée en Biélorussie pour quelque chose qui selon la loi israélienne est légal, mais pas pour eux ».

Ses parents s’inquiètent beaucoup pour elle en tant que femme dans un univers carcéral d’aussi triste réputation. Maya Rayten-Stol élève également seule ses enfants, ce qui renforce l’angoisse de sa famille. Selon la loi biélorusse l’avocate risque actuellement de trois à cinq ans de prison ferme. Ses parents ne comprennent pas pourquoi elle n’a pas été libérée au vu de cette situation particulière. Ils demandent actuellement l’aide du Ministère des Affaires Étrangères.

Une accusation politique ?

Maya Rayten-Stol utilise du cannabis non pas à des fins récréatives mais pour soigner des problèmes de santé. Avi Himi, le bâtonnier du barreau israélien en appelle actuellement aussi à l’aide de l’État israélien. Sa demande est soutenue par Sharon Nahari, une spécialiste du droit international, qui a écrit une lettre au ministre des Affaires Étrangères Yair Lapid au nom de la famille. Le ministère a assuré être en contact avec la famille et avec l’ambassadeur israélien Alon Shoham en Biélorussie.

Cette affaire semble rappeler un problème similaire en Turquie il y a peu de temps. Natali et Mordi Oknin avaient été arrêtés et détenus pendant huit jours suite à des accusations d’espionnage. On les accusait notamment d’avoir photographié un palais présidentiel. Le gouvernement avait heureusement réussi à les faire libérer et à faire annuler ces accusations grotesques mais bien réelles. Cependant ce type d’intervention n’est pas la règle pour l’État Israélien. Par ailleurs on peut se demander si cette fermeté n’est pas un prétexte pour l’État biélorusse qui s’offre ainsi une monnaie d’échange potentielle dans une période où le régime fait face à des condamnations de toutes parts.

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Inde : le médecin trafiquant de codéine

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médecin trafiquant de codéine

Un médecin trafiquant de codéine et cinq complices ont été arrêtées par la police indienne de Calcutta pour une contrebande de Dialex

La police aurait agit suite aux informations données par un indicateur. Les détectives du Bureau de Contrôle des Narcotiques de la région de Calcutta ont fait bon usage de ces informations dans la nuit de jeudi soir. Leur action a pris la forme d’une série de raids qui leur ont permis d’arrêter six suspects. Ces personnes seraient membres d’une mafia locale. Le médecin trafiquant de codéine présumé est l’une de ces personnes arrêtée. On soupçonne notamment ces hommes d’être responsables d’un trafic de sirop à la codéine entre l’Inde et le Bangladesh.

Le médecin trafiquant de codéine en Inde

Il est surprenant de retrouver un médecin parmi les suspects mais son métier semble tout indiqué pour aider dans cette entreprise criminelle. La substance en question est en effet d’origine médicale puisqu’il s’agit d’un sirop pour la toux à base de codéine ; un dérivé de l’opium. Dans la rue ce produit médical est détourné pour un usage récréatif et porte le nom de « Lean » ou « Sizzurp ». Les suspects auraient tenté de faire passer ces bouteilles à travers la frontière selon le Bureau de Contrôle des Narcotiques.

La série de raids a eu lieu à Barrackpore au nord de Calcutta, l’arrestation a donc eu lieu du côté indien de la frontière. Les agents ont aussi saisi 2245 bouteilles de sirop pour la toux à base de codéine. Ce sirop porte le nom de Dialex DC. Les bouteilles étaient apparemment entreposées dans l’attente de leur envoi vers le Bangladesh. Cette frontière composée uniquement d’un grillage barbelé n’est pas un véritable problème pour les trafiquants. Il semble que les suspects se contentaient de charger le « Lean » dans de petits véhicules légers puis de conduire à travers le poste de douane.

Le rôle central du représentant médical

Malheureusement pour ces personnes la police a fini par rattraper le médecin trafiquant de codéine et ses complices. Il par ailleurs intéressant de noter qu’un des trafiquant est un représentant des laboratoires pharmaceutiques Dr. Reddy’s. Il semble que le médecin se chargeait d’entreposer le produit dans son entrepôt. La gestion du trafic semble avoir été le fait du représentant médical. Leur fournisseur était le centre médical Ram de Barrackpore. Ce dernier fournissait officiellement le produit à une fausse entreprise de la ville de Mahisbathan.

Cette arrestation est une bonne nouvelle pour les deux pays. En effet le Bangladesh avait demandé de l’aide à l’Inde pour résoudre ce problème plus tôt dans l’année. Les deux produits ciblés sont ces sirops à la codéine et les tablettes de Yaba venant du Myanmar. La différence étant que le sirop est fabriqué légalement en Inde. Il faut aussi rappeler que l’alcool est partiellement interdit au Bangladesh. Les habitants cherchent donc parfois des moyens moins traditionnels de se droguer. Ainsi une bouteille de Phensedyl, un soin pour la toux populaire en Inde acheté 1,18 euro, se revend 10 euros au Bangladesh. Il est difficile pour le pays d’interdire ces produits car ils sont aussi utilisé largement comme soin par la population.

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Inde : Des laitiers vendeurs d’armes

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laitiers vendeurs d’armes

Deux hommes se faisant passer pour des laitiers de Delhi vendaient des armes dissimulées dans des bidons de lait

Les policiers pensent que ces laitiers vendeurs d’armes opéraient depuis près de six mois. La police indienne a pu les arrêter récemment à Jaffarpur. Les deux complices sont un homme de 30 ans, Dilbagh et son complice quarantenaire Kuldeep. Tous deux sont des résidents de l’Haryana. On ignore encore l’origine de ces armes à feu mais le travail est en cours à ce sujet. Une enquête préliminaire a révélé que les deux hommes auraient fourni au moins 100 armes à des criminels.

Un déguisement ingénieux

La police a été mise sur la piste des laitiers vendeurs d’armes grâce à un indicateur. Ils savaient donc qu’un réseau de trafiquants d’armes opéraient entre les États de Haryana, Uttar Pradesh et Delhi. Les agents avaient aussi connaissance de leur déguisement. Les deux suspects attachaient les bidons de lait à leurs vélos et s’en servaient pour dissimuler les armes à feu. Comme la police l’apprendra plus tard ces vélos avaient aussi été volés. Lors de l’arrestation les agents ont découverts 10 pistolets artisanaux dans les bidons. Un dénommé Bharat est actuellement recherché pour ses connections avec les deux hommes.

Ces pistolets artisanaux sont fabriqués avec peu de moyens dans les campagnes indiennes. Leur aspect parfois rustique n’empêche pas d’en faire des armes mortelles. Leur difficile traçabilité et l’absence de contrôle sur leur production est depuis longtemps une vrai source de problèmes pour le pays. Ces ateliers d’armes illégaux sont une véritable menace pour la sécurité publique du pays ; les criminels des villes allant s’armer à peu de frais dans les campagnes.

Les laitiers vendeurs d’armes artisanales

Une des origines de cette affaire est aussi trouver dans une série de fusillades dans la région de Dwarka. La récurrence de ces fusillades a poussé la police à mettre des moyens dans cette enquête. Une équipe entière d’agents a été mise sur la piste de ces armes. Ce groupe a ainsi pu déterminer que les pistolets utilisés provenaient de l’Haryana et de l’Uttar Pradesh. Les mêmes policiers ont aussi découvert l’identité des laitiers vendeurs d’armes. Une surveillance de leurs opérations a alors été lancée pour découvrir le fonctionnement du gang. Suite à cela un piège leur a été tendu le 22 novembre dernier et les deux hommes se sont retrouvés en détention.

Malheureusement personne ne pense que cette arrestation va résoudre le problème des armes artisanales. Ces dernières années la police de Delhi a pu retracer leur origine depuis des ateliers illégaux à Meerut, Muzaffarnagar, Aligarh, Agra, Mathura ou Ghaziabad rien que pour l’Uttar Pradesh. Un nombre similaire de lieux ont été découverts dans le Madhya Pradesh et le Bihar. Plus de 2000 armes à feu artisanales sont saisies tous les ans à Delhi. Ces derniers mois la police a cependant redoublé d’effort dans l’espoir de stopper la guerre des gangs en cours dans la région.

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