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New York : Une cigarette sur deux vient du marché noir

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Selon une étude nationale de la Fondation Fiscale 56,8 % de toutes les cigarettes fumées à New York viennent du marché noir.

L’importance des taxes de New York sur les cigarettes a nourri un important marché noir. New York a le plus haut taux de contrebande de tout le pays. L’enquête souligne que ceci est directement du aux très importantes taxes sur les cigarettes ; 4,35 dollars par paquets plus 1,5 dollars pour l’état de New York. Cette taxe est la plus haute du pays. Cette contrebande de cigarettes dans l’État a augmenté de 60 % depuis 2006. Ceci coïncidant sans surprise avec une augmentation de la taxe de 190 %.

Un manque à gagner pour les revendeurs

Ce marché illégal florissant a rendu la vie difficile aux revendeurs indépendants comme aux chaînes de magasin. C’est en tout cas ce que déclare James Calvin le directeur de l’association des épiceries pour l’état de New York. Il souligne que c’est le manque de préparation dans la gestion du trafic illégal qui est à l’origine du problème. Selon lui les législateurs, en augmentant les taxes sur le tabac, ont ouvert la voie au problème de contrebande actuel ; « Ce qu’il se passe maintenant provoque un manque à gagner de plusieurs milliards de dollars pour les revendeurs légaux».

Il ajoute que ; « Cet argent aurait pu être réinvesti dans les commerces de New York et faire baisser le chômage ». Calvin souligne que cela fait dix ans que les défenseurs des petits commerces préviennent les législateurs. Il était évident pour eux que leurs taxes sur la cigarette allaient encourager les contrebande sans permettre de combattre ce trafic illégal.

Des solutions insuffisantes contre le marché noir

Les autorités de New York ont rétorqué que des mesures étaient en place. Ils peuvent par exemple révoquer l’autorisation de l’état de vendre de l’alcool, des jeux d’argents ou du tabac pour les revendeurs qui fournissent de la contrebande. Cette initiative vient du département des taxes, de la commission des jeux et de l’autorité de l’État pour l’alcool. Mais Calvin souligne que c’est trop peu et trop tard. Selon lui « la force d’intervention sur la cigarette » n’a eu aucun effet pour arrêter la contrebande de tabac.

Selon Calvin ; « Le problème c’est que l’infrastructure du marché noir est désormais installée ». Il ajoute qu’ »une fois le que le marché noir s’est trouvé des clients réguliers il devient presque impossible pour l’État de trouver suffisamment de ressources pour arrêter ce commerce illégal». La facilité de trouver des cigarettes bon marché a également eu un autre effet pervers ; cela a ruiné les efforts de l’État pour dissuader les gens de fumer. Il est certain que sans un effort national sur la question le problème semble peut susceptible de se résoudre.

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Colombie : Vers une régulation de la cocaïne ?

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Des législateurs colombiens veulent mettre en place une régulation de la cocaïne pour reprendre le contrôle de la production

Ces législateurs colombiens font partie d’une coalition d’élus de gauche. Cette proposition de régulation de la cocaïne trouve son origine dans l’incapacité des gouvernements successifs à résoudre le problème. Il s’agirait donc pour le gouvernement de prendre le contrôle de ce marché en achetant la production de feuille de coca. Ainsi il serait possible de réguler la production de cocaïne. Pour l’instant la seule chose sur laquelle tout le monde semble s’accorder est la difficulté de mettre un tel plan en place. On peut s’attendre à des protestations de la communauté internationale mais aussi à des réactions brutales de la part des puissants groupes de trafiquants.

Un combat de longue haleine

Malgré tout cette loi aurait d’indéniables avantages en réduisant les sommes allouées à la lutte anti-drogue et en protégeant l’environnement. De plus la toxicomanie serait désormais considérée comme un problème de santé publique. Rappelons qu’il est déjà autorisé pour les colombiens de posséder un gramme de cocaïne pour leur consommation personnelle. Par ailleurs la violence n’a pas disparu du paysage politique. Des groupes armés se battent toujours pour le contrôle des zones de production de coca, ainsi que contre l’armée colombienne.

Dans ce climat, la régulation de la cocaïne par l’achat de la production semble assez sensée. La production serait ainsi surveillée et on éviterait la vente aux réseaux criminels. Le gouvernement se chargerait de la distribution par son système de santé ; les adultes seraient limités à un gramme de cocaïne par semaine. Par ailleurs la production de coca pour les pratiques indigènes traditionnelles serait autorisée. L’exportation serait faite en accord avec les pays destinataire.

Régulation de la cocaïne ou éradication ?

Le président d’extrême droite colombien Ivan Duque propose de son côté des mesures à l’opposé de l’approche de la gauche. Il souhaite réintroduire la pulvérisation aérienne de glyphosate pour détruire les cultures ; on connaît pourtant aujourd’hui les liens entre le glyphosate et le cancer, ainsi qu’avec autres maladies et pollutions. Les opposants ajoutent que cette pratique n’a aucun sens d’un point de vue économique ; acheter la production de coca annuelle du pays coûterait 700 millions de dollars, l’éradication au glyphosate coûterait 2 milliards de dollars. Ces cultures sont par ailleurs généralement replantées après éradication.

Par ailleurs des systèmes de transition de culture sont actuellement mis en place pour aider les agriculteurs à passer de la coca vers une autre culture. La transition reste actuellement difficile, notamment du fait de l’absence d’infrastructure et de contrôle du gouvernement sur son territoire. Les réformateurs pointent aujourd’hui l’exemple de la Bolivie ; la production de coca y est régulée et surveillée pour la consommation nationale en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime. Un des opposants majeur à cette mesure sera certainement les États-Unis. Ces derniers poussent actuellement à la réintroduction de l’éradication par glyphosate, sans se soucier des populations locales. La loi est actuellement discutée au parlement colombien.

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Trafic d’êtres humains et mariages forcés

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Un rapport de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) étudie les cas particuliers que sont les mariages forcés

A travers le monde des jeunes femmes ayant parfois à peine 12 ans sont mariées de force ou par tromperie à des hommes qui les exploitent à des fins sexuelles ou de travail domestique. Le rapport de l’ONUDC souligne que les mariages forcés sont un type sous-étudié et international de trafic d’êtres humains. L’objectif du rapport est de faire la lumière sur ces situations et de fournir des solutions aux gouvernements et autorités locales.

Le produit d’une enquête internationale

Selon Silke Albert de l’ONUDC : «Il s’agit de la première publication qui s’intéresse à cette question de façon globale ». L’étude porte tout particulièrement sur neuf pays pour une période de 12 mois. Parmi les pays on trouve ; le Canada, l’Allemagne, la Jordanie, le Kirghizstan, le Malawi, la Serbie, l’Afrique du Sud, la Thaïlande et le Vietnam. Il ressort de ces enquêtes que les conditions exactes des mariages forcés sont différentes et dépendent des spécificités culturelles religieuses et socio-économiques locales. Cependant le phénomène reste global.

La majorité des cas impliquent de jeunes victimes féminines d’origine pauvre. Ces mariages forcés sont arrangés par la famille, par des agences de mariage ou des courtiers, souvent en échange de paiement. Dans certains cas encore, les victimes sont kidnappées. De multiples méthodes sont utilisés pour « convaincre » la victime ; menace, paiements, abus de leur vulnérabilité, enlèvement etc.

Des solutions pour empêcher les mariages forcés

Le rapport souligne que ces mariages forcés peuvent être connectés exactement aux étapes du trafic d’êtres humains ; à commencer par la façon dont s’opère le recrutement et le transport des victimes. Comme dans les autres cas de trafic d’êtres humains, seule une infime partie est rapportée à la police et les condamnations sont rares. Les femmes et les filles ont par ailleurs peur de la stigmatisation que le dépôt d’une plainte apporterait. A cela s’ajoute la peur pour leurs enfants, leur permis de résidence ou leur lieu d’habitation.

Plusieurs recommandations sont énoncées dans ce rapport. La première étape est avant tout de prévenir et empêcher ces cas de trafic et d’en aider les victimes. Actuellement ces personnes ne sont pas correctement identifiées comme des victimes de trafic d’êtres humains ; le mariage étant largement considéré comme une affaire privée. Cette publication devrait permettre aux forces de l’ordre, aux personnel de santé et aux travailleurs sociaux de repérer plus efficacement ces cas. Enfin des suggestions sont faites au personnel judiciaire en terme de textes, lois et traités internationaux sur lesquels s’appuyer. Le rapport de l’ONUDC se veut une approche globale à un problème international.

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Les dégâts de l’opium birman au Nagaland

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L’absence de contrôle sur la frontière a provoqué une explosion de la consommation de l’opium birman dans l’État indien du Nagaland

L’État du Nagaland n’est pourtant pas l’État responsable de la plus grande partie de la production de pavot en Inde ; des États comme le Manipur et l’Arunachal Pradesh ont bien plus de mal à contrôler cette culture. Pourtant le problème de consommation d’opium est en passe de devenir une question de santé publique et de sécurité. L’origine de la situation est avant tout liée à l’absence de contrôle de la frontière avec le Myanmar. La frontière est peu surveillée et le Myanmar ne contrôle pas vraiment son propre territoire. L’opium birman passe donc aisément la frontière.

Une zone de non-droit

Les agences de renseignement indien révèlent que la culture du pavot est en pleine explosion et que de nombreux laboratoires de confection de drogue existent chez leur voisin. Les régions au cœur du problème sont les Zones Autonomes des Collines de Naga, dans le district de Sagaing. L’existence de cette zone peu contrôlée permet de faire aisément passer la drogue en Inde ; la frontière ne possède même pas de barrière. L’héroïne birmane peut donc entrer aisément dans les districts de Noklak, Mon, Tuensang et Phek.

Il est actuellement difficile pour l’État birman de mettre fin à cette production intensive de pavot. En effet la plupart du district de Sagaing est sous le contrôle d’insurgés et autres groupes non-étatiques. Les trafiquants ont également développé une méthode ingénieuse pour faire passer l’opium birman. Ils commencent par faire sécher le plant de pavot pour le transformer en opium puis le mélangent à de l’eau pour en imprégner d’épais vêtements. Ces vêtements sont ensuite découpés en morceaux plus facilement transportables.

L’opium birman en libre circulation

Une fois au Nagaland les trafiquants vendent les morceaux de vêtements aux toxicomanes. Ces derniers consomment l’opium en reniflant le tissu. Une bande d’étoffe de 60 cm se vend autour de 4500-5000 roupies, soit entre 52 et 58 euro. Certains morceaux de 5 cm peuvent se vendre autour de 3 euros. L’Inde partage 1624 km de frontières avec le Myanmar. La plus grande partie de cette frontière ne possède pas de barrière du fait du terrain impraticable. Ceci permet au trafic illégal d’être florissant ; drogue, armes, or ou animaux sauvages passent la frontière quotidiennement.

Les troupes indiennes surveillant la frontière réussissent quelques coups de filets mais les quantités saisies sont infimes par rapport au trafic réel. Certains villages sur la frontière n’ont pas de poste de police à moins de 20 ou 25 km ; les trafiquants arrêtés par les villageois sont généralement relâchés contre une « taxe », selon la règle traditionnelle. Par ailleurs il semble que le Myanmar ait choisi de faire la sourde oreille. Lorsque le sujet arrive sur la table lors de discussions entre les deux États, le Myanmar demande des chiffres précis et des informations sourcées. Ceci étant bien sûr impossible à obtenir dans l’état actuel des choses. Malheureusement pour l’Inde tant que son voisin niera l’existence du problème la situation ne risque pas de s’améliorer.

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