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Ottawa : Un apatride au milieu des trafics

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La police démantèle un trafic d’armes et de drogue mais est embarrassée par le statut d’apatride d’un interpellé.

Les résultats de cette opération policière de sept mois sont sans aucun doute positifs. La police a récupéré près de 1,7 million de dollars de drogues, des armes blanches, des pistolets et des armes automatiques. Des agents infiltrés ont notamment pu acheter un Ak-47 aux trafiquants dans le cadre de l’enquête. Au total, 7 personnes ont été arrêtées, dont un apatride.

Des saisies importantes

Il ne faut pas se laisser troubler par le nombre peu élevé de prévenus. La quantité d’armes et de drogues saisies et leur diversité est en soit impressionnante. Ainsi c’est près de 156 000 pilules d’amphétamines qui ont été découvertes. Ces dernières étaient conditionnées dans des sachets de plastiques de la taille d’un oreiller. Ce n’est cependant pas la seule drogue qu’on a pu retrouver. Plusieurs suspects sont également accusés de trafic de cocaïne et de marijuana. De nombreuses liasses de billets viennent ici compléter le tableau.

En ce qui concerne le trafic d’armes les individus n’étaient pas en reste. Un AK-47 a été saisi ainsi qu’un AR-15 avec des chargeurs de grande capacité. Un fusil semi-automatique avec sa baïonnette fait également partie des prises ainsi qu’un pistolet mitrailleur. Pour la police ces armes sont à destination de grosses opérations. Selon John Sullivan, le commissaire divisionnaire ; elles sont « capables de faire beaucoup de morts et d’infliger des blessures à un grand nombre de personnes ». Les six armes de poing également retrouvées sont plus probablement destinés aux petits gangs des rues d’Ottawa.

Un apatride à la barre

Ce qui complique l’affaire pour la police d’Ottawa c’est la présence parmi les accusés de Deepan Budlakoti. Cet homme de 28 ans est officiellement apatride. Ses parents étaient des employés de la Haute Commission Indienne d’Ottawa et il est né sur le sol canadien. L’Agence des services des frontières du Canada a ordonné son expulsion depuis 2010. Il avait en effet été condamné pour possession d’une arme à feu et trafic de drogue. Néanmoins il y a débat sur l’emploi de ses parents à l’époque, ils n’étaient apparemment plus diplomates, ce qui pourrait l’empêcher d’être expulsé car bénéficiant du droit du sol. Un comité de soutien pour éviter son renvoi dans un pays qu’il ne connaît pas a été formé ; « Justice pour Deepan ».

Pour Yavar Hameed, un membre de l’équipe juridique du comité du soutien, on ne peut séparer la situation actuelle de la vie de monsieur Budlakoti. Sa situation n’ayant jamais été résolue par les autorités canadiennes il n’a pu s’insérer correctement dans la société ; son statut d’apatride l’empêchant de trouver du travail légalement. Deepan Budlakoti est actuellement en détention en attente de sont procès. Cependant, sa situation a également été portée devant le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies. A n’en pas douter, cette affaire commence à dépasser les compétences de la police d’Ottawa.

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Trafic de drogue à Bollywood ?

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trafic de drogue à Bollywood

Une opération de lutte contre le trafic de drogue à Bollywood a mené à l’arrestation du fils de la star Shah Rukh Khan

Aryan Khan a été arrêté par les agents du Bureau de Contrôle des Narcotiques suite à un raid de la police sur un yacht de luxe. La nouvelle fait la une des journaux en Inde depuis deux semaines. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood. Le jeune homme de 23 ans a été arrêté le 2 octobre dernier lors d’une fête. De la drogue aurait été saisi sur place, au large de Mumbai. Par la suite 20 personnes ont été arrêtées au cours des jours suivants.

Une opération peu glorieuse

Les agents ont révélé avoir saisi 13 gr de cocaïne, 5 gr de méphédrone, 21 gr de charas, 22 comprimés de MDMA et 1788 dollars en liquide. Le bateau se dirigeait vers Goa au moment de son interception. Les avocats d’Aryan affirment qu’aucune drogue n’a été saisi sur lui. Cette affaire a rapidement pris une tournure politique. En effet certains soupçonnent le gouvernement d’extrême droite de s’en prendre injustement au fils de la plus grande star musulmane du pays. Le gouvernement Modhi a très clairement marqué sont islamophobie depuis son arrivée au pouvoir.

Aryan est poursuivi pour l’achat, la consommation et la possession de drogues. Le procureur a aussi cherché à prouver que le jeune homme était un consommateur régulier depuis quelques années. La police a aussi déclaré que des conversations WhatsApp prouveraient son lien avec des trafiquants de drogues internationaux. Les avocats soulignent que les tests sanguins d’Aryan n’ont révélé aucune présence de drogue. Ces derniers nient aussi tout contacts avec des trafiquants et pointent du doigt une vendetta du gouvernement. Cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood ressemble en effet à une opération plus politique que policière.

Trafic de drogue à Bollywood ou islamophobie ?

Le Bureau de Contrôle des Narcotiques a fait l’objet de critiques de la part des médias mais aussi de la part de membres de la coalition gouvernementale. Alors qu’il n’y avait aucune preuve de consommation ou de possession de drogue le jeune homme s’est pourtant vu refuser sa libération sous caution. Certains affirment que des membres du BJP, le parti au pouvoir, étaient présents lors de l’opération policière. D’autres soulignent les fuites d’informations ciblées de la part de la police pour ternir l’image du jeune homme.

Le père d’Aryan, Shah Rukh Khan, est parfois surnommé le « roi de Bollywood », ou « Roi Khan ». L’acteur marié à une hindoue est extrêmement populaire en Inde et en Asie du Sud-Est. Il est pourtant devenu récemment une cible pour le BJP qui l’a qualifié d’acteur anti-patriotique en 2015. Khan avait eu le malheur de dénoncer le développement de l’intolérance religieuse dans son pays. D’autres attaques le comparant à des terroristes musulmans ont aussi eu lieu de la part de personnalités politiques. On est bien loin d’une simple affaire de trafic de drogue à Bollywood. Quand bien même le jeune homme serait coupable, la situation politique du pays laissera toujours un doute dans l’esprit de la population.

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Australie : Des QR codes pour les trafiquants de drogues ?

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QR codes pour les trafiquants

Certains prônent l’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues afin de réduire les risques liés au Covid-19

Les consommateurs de drogues sont des personnes à risque en terme de contamination et de diffusion de la pandémie. Ceci est lié à leur stigmatisation et pose de grands risques pour cette population déjà fragilisée. L’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues devrait être vu comme une technique de réduction des risques et un problème de santé publique. Nadine Ezard est la directrice du service alcool et drogues de l’Hôpital Saint Vincent de Sidney. La directrice souligne que de nombreux consommateurs vivent dans la crainte d’être coupés de leur fournisseurs de drogues. Afin d’éviter un confinement forcé certains préfèrent ne pas se faire tester.

Un problème de santé publique

Selon le professeur Ezard il faut pleinement prendre conscience du problème. Le système actuel encourage la stigmatisation et éloigne ceux qui en ont besoin des soins nécessaires. En effet l’isolation est un véritable problème pour des personnes toxicomanes ; elles se trouvent forcées à subir un sevrage parfois difficile et dangereux chez elles. Selon Ezard la peur d’être testé positif au Covid-19 est déjà très présente chez ces personnes. Il faut ajouter que les risques liés à un sevrage brutal sont réels. Le sevrage lié à la consommation d’alcool, d’opiacés, du GHB et des benzodiazépines peut provoquer des convulsions et des syndromes confusionnels.

Les affirmations du professeur Ezard entre en résonance avec les déclarations de certains maires de villes du centre de la Nouvelle-Galles du Sud. Dans cette région on soupçonne un livreur de drogue d’être à l’origine de l’arrivée de l’épidémie. Selon le maire de Dubbo, Stephen Lawrence, il faut répondre à la réalité sociale qui sous-tend cette diffusion du Covid. Lawrence a ainsi affirmé devant le comité coronavirus du Sénat qu’il faudrait parler de donner des QR codes pour les trafiquants de drogues.

QR codes pour les trafiquants ?

Selon Darriea Turley, maire de Broken Hill, il faudrait utiliser certaines des méthodes de minimisation des risques utilisées contre le VIH. Selon elle une stratégie nationale devrait être déployée pour toucher les personnes les plus vulnérables. La création de QR codes pour les trafiquants de drogues risque cependant de ne pas convaincre ces derniers. Cependant si des méthodes de soutien étaient mises en place il serait possible de tracer plus efficacement les cas contacts.

Les associations d’aide aux personnes toxicomanes soulignent que le gouvernement devrait écouter leurs préconisations. D’autres problèmes de santé risquent également d’arriver ; certaines personnes ont ainsi du mal à suivre leur traitement à la méthadone ou à obtenir des seringues. Par ailleurs sans même parler du sevrage les personnes toxicomanes vivant au jour le jour ne peuvent se confiner pendant deux semaines. Certains n’ont pas internet pour acheter des courses, ni carte de crédit ou un téléphone. Même si ces personnes souhaitent lutter contre la pandémie, l’organisation actuelle ne leur permet pas de suivre les recommandations.

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La contrebande de l’hôtesse de l’air

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hôtesse de l'air

Une hôtesse de l’air d’American Airlines a été arrêtée pour avoir fait passer de l’or, des Rolex et de l’argent en liquide

Cette hôtesse de l’air chevronnée a été arrêtée en Argentine. Les autorités l’accusent d’avoir fait passer deux lingots d’or, des milliers de dollars en liquide et des bijoux précieux entre autre objets de valeur. Elle aurait tenté de faire passer cette contrebande lors d’un de ses vols décollant d’Argentine à destination de Miami. Elle aurait profité de son statut de chef de bord pour se livrer à cette trafic. Malheureusement pour elle la police a eu des soupçons.

Une célébrité locale

Cette femme de 57 ans a été présentée sous le nom de Laura Diana Schulz par les médias argentins. Elle serait originaire de Bariloche. Son arrestation fait les gros titres de la presse argentine car elle est une ancienne Reina de la Nieve ; la gagnante du concours d’un festival d’hiver célèbre de sa ville natale. Les agents de la Police Argentine de Sécurité Aéroportuaire ont arrêté Schultz lors d’un contrôle de routine. Elle s’apprêtait à embarquer le vol d’American Airlaines AA900 de Buenos Aires à Miami.

Les agents se sont doutés de quelque chose en remarquant une forme inhabituelle lors du passage des bagages de Schultz au rayons X. Lorsque les agents lui ont demandé ce qu’elle transportait elle a déclaré qu’il s’agissait de ses économies qu’elles amenait au coffre-fort d’une amie à Miami. Les agents ont obtenu une autorisation du tribunal pour fouiller le sac de Schultz. Ils ont alors découvert des objets de valeur valant plusieurs milliers de dollars ; à côté des milliers de Pesos les agents ont aussi découvert 11 413 dollars.

Une hôtesse de l’air chevronnée

L’hôtesse de l’air est aujourd’hui accusée de contrebande et de blanchiment d’argent. Elle aurait aussi déclaré aux policiers que l’argent en liquide viendrait de dons de passagers à bord des vols d’American Airlines destinés à leurs partenaires de l’UNICEF ; le fond des nations-unies pour l’enfance. Son arrestation remonte à trois semaines mais les détails commencent seulement à être révélés. Selon les médias la valeur totale des biens et de l’argent en liquide dépasserait les 100 000 dollars. Selon la police les différents objets étaient soigneusement dissimulés dans divers compartiments du bagage. Certains bijoux étaient peints en noir pour dissimuler leur valeur véritable.

Les hôtesses de l’air et les Steward sont occasionnellement la cible de trafiquants internationaux. Leurs autorisations de sécurité et leurs connaissances leur permettent de se déplacer sans éveiller les soupçons, la plupart du temps. Ces derniers peuvent alors faire passer des biens illégaux à travers les frontières. Ces tentatives ne sont pas toujours couronnées de succès comme on a pu le voir. Ainsi en octobre dernier une hôtesse de l’air malaisienne a été condamnée à neuf ans de prison pour avoir tenté de faire passer 3 millions de dollars australiens en Australie. D’autres exemples similaires font parfois les gros titres des journaux locaux.

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