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Des voitures volées sur Le Bon Coin

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Plusieurs personnes ont été arrêtées dans le Vaucluse suite à un coup de filet de la Police, ils sont accusés de trafic de voitures volées.

Ce réseau bien organisé était dirigé par un trentenaire déjà connu des services de police pour des faits similaires. Depuis juin dernier cet individu se concentrait sur le vol de Peugeot 2008 et 3008. A ses côtés deux autres personnes, entre 30 et 50 ans, complétaient le trio dirigeant de ce trafic de voitures volées. C’est près de neuf personnes en tout qui ont été arrêtées dans le cadre de cette opération. L’essentiel des arrestations ont eu lieu au nord de Carpentras, à Aubignan, Loriol et Sarrians.

Des voitures volées sur le parking des supermarchés

Les hommes se concentraient sur certains modèles de Peugeot. Le vol commençait par un travail de repérage préalable. Les trois individus utilisaient ensuite un boîtier électronique pour ouvrir et démarrer les voitures. Leurs cibles préférées ; les voitures garées sur les parking des supermarchés. Profitant que leur victime fasse ces courses les hommes prenaient place dans leur véhicule, discrètement et sans effraction. Les voitures étaient ensuite maquillées pour les préparer à la vente.

L’aspect le plus intéressant est qu’elles étaient vendues, le plus souvent, comme des voitures « légales ». Un habitant de l’Hérault se livrait à la contrefaçon de cartes grises. Il semblerait que de véritables cartes grises italiennes vierges aient été volées préalablement pour servir à ce trafic. L’homme indiquait alors les caractéristiques de la voiture volée en faisant croire qu’elle arrivait de l’étranger. Différents prêtes-noms apparaissent alors et étaient rémunérés entre 300 et 500 euros, voir en recevant une des voitures volées. La voiture se retrouvait ensuite sur des sites de vente en ligne comme Le Bon Coin pour y être revendu entre 15 000 et 20 000 euros. Les trafiquants, en voleurs prudents attendaient quelques mois avant d’achever cette partie de l’opération.

Des loups parmi les brebis égarées

Pour la commissaire et cheffe de l’antenne de police Judiciaire d’Avignon Katell Peres ; « Parmi les acheteurs, il y avait des clients de bonne foi qui achetaient les véhicules au prix du marché, mais certains aussi acquéraient ces biens volés en toute connaissance de cause à des prix défiant toute concurrence. Souvent, ils devenaient ensuite des prête-noms. » En tout c’est neuf personnes qui ont été arrêtées en comptant le trio dirigeant. Une dizaine de véhicules ont également été saisis. L’estimation du préjudice se monte à 150 000 euros.

Sur ces neufs personnes cinq sont accusées d’être des prête-noms, les quatre autres sont les véritables acteurs du réseau. Ceux-ci sont déjà connus des services de police pour des faits de braquages, ont été mis en examen pour vol en réunion, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, recel de biens provenant d’un vol et association de malfaiteurs. Au sein du quatuor deux ont été placés sous contrôle judiciaire et les autres font l’objet d’un mandat de dépôt.

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Australie : Condamnation d’un Comanchero de Perth

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Ce membre du club de bikers hors-la-loi, les Comancheros, a été condamné à de la prison ferme pour son rôle dans un trafic de drogues

Le Club de Motard Comanchero est un gang de bikers hors-la-loi dont l’implication dans les trafics n’est pas une nouveauté. Une fois encore un de ses membres a été condamné par la justice suite à une enquête policière. L’enquête des agents concernait l’implication du club dans un trafic de drogues. L’homme de 34 ans est originaire de Perth. Il a notamment été condamné pour port d’arme et trafic de drogues.

Un comanchero de plus en prison

L’homme a été condamné vendredi dernier. L’enquête qui a permis sa condamnation a été menée par l’Escouade Nationale Anti-Gangs. L’Escouade en question avait fouillé la demeure du biker fin novembre 2016. On avait alors retrouvé un certain nombre de preuves à sa maison ; 37,5 grammes d’héroïne, une arme de poing et des munitions parmi d’autres drogues et objets liés à leur consommation. En début d’année suivante l’Escouade Anti-gangs a décidé de poursuivre l’individu en justice.

L’homme est passé en jugement devant la Cour de District de Perth. Il a été jugé coupable de possession illégale de drogue, notamment d’héroïne. Il a également été reconnu coupable d’avoir cherché à la vendre où à la fournir à d’autres le 7 novembre de l’année dernière. Le comanchero a donc officiellement été condamné pour son rôle de trafiquant de drogue. Sa peine de prison a été fixé à quatre ans et dix mois.

Un biker innocent ?

L’homme n’a pourtant pas cessé de clamer son innocence à son audience du 17 janvier. Il a ainsi plaidé non-coupable aux treize autres chefs d’inculpation retenus contre lui. Parmi ces chefs d’inculpation on trouvait notamment la possession d’une arme à feu, la possession de drogues interdites et d’objets liés à leur consommation. Il a néanmoins été condamné à six mois d’emprisonnement supplémentaires pour l’arme à feu. Il faut également ajouter à cela la condamnation à un mois de prison pour chacun des autres chefs d’inculpation. Cette peine devra être purgée consécutivement avec la précédente condamnation pour son trafic d’héroïne.

Il faut ici saluer le travail de l’Escouade Nationale Anti-Gang. Cette escouade est constituée de membres de la Police Fédérale Australienne, des Forces de Police d’Australie de l’Ouest, du Bureaux des Taxes Australien. Leur travail consiste à s’attaquer aux membres du crime organisé et notamment aux gangs responsables de trafic de drogue vers l’Australie et au sein des frontières du pays.

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Les armes oubliées de Finlande

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La police finlandaise pose le problème des armes dans un pays où circulent environ 1,5 millions d’armes à feu pour près de 300 000 chasseurs

La police du pays s’inquiète en effet des armes « oubliées ». Ces armes pourraient tout à fait finir entre les mains de trafiquants ou d’organisations criminelles. Près de 1,5 millions d’armes à feu ont été légalement vendues dans le pays. De plus l’année dernière 300 000 chasseurs ont renouvelée leur permis. L’enquêteur Reima Pensala du Bureau de la Police Nationale explique les risques.

Contrôler les propriétaires

Selon elle lorsque les individus n’ont pas usage de leur arme ils viennent à en oublier l’existence. Ces armes sont récupérés au cours de vols ou d’arnaques. Ces deux moyens sont les plus communs. Une des solutions pour résoudre le problème serait de délivrer des autorisation de port d’armes avec une date limite. Ces permis seraient valides pour une durée déterminée ou alors le permis devra être repassé quand le possesseur atteint un certain âge. Une autre solution serait de payer les propriétaires n’ayant pas l’usage de leur arme pour qu’ils la remette à la police.

La responsable de l’Association de Chasse Finlandaise, Ikka Mäkelä, a déclaré que ce serait vraiment une gêne pour les propriétaires d’armes de faire renouveler leur permis tous les cinq ans. Cependant une revue du permis pour les personnes âgées n’est pas une mauvaise idée. Elle ajoute qu’il serait bon de trouver d’autres moyens d’encourager les gens à rendre des armes non-utilisées. Une compensation financière semble la meilleure option.

Éviter les vols d’armes

Le Bureau de la Police Nationale estime que des milliers d’armes à feu sont actuellement en circulation en Finlande. Ils n’ont cependant donné aucun chiffres ou précisions sur le type d’arme et leur origine. Cependant selon la police le trafic d’armes en Europe de l’Ouest est dominé par des trafiquants professionnels spécialisés. Certains armes sont obtenues par des collectionneurs. Ces derniers n’ont pas forcément l’intention d’en faire usage. D’autres sont obtenues par des groupes criminels.

En Finlande la plupart des armes utilisées par le crime organisé sont des armes volées. Par exemple, des armes volées lors d’un cambriolage ont fini entre les mains de la mafia de la Fraternité Unie. Fin juillet un certain nombre de personnes ont aussi été condamnée dans le district de Karelia. Ils fournissaient la Fraternité Unie de Tuusula en armes volées. En avril un membre de gang en devenir a été condamné pour des vols d’armes à destination de cette mafia. Ces dernières années la police a reçu 230 rapports de vols d’armes.

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Le marché gris de la mer de Sulu

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Le marché gris dans l’archipel de Sulu qui relie les philippines à la Malaisie pose de nombreux problèmes de sécurité maritime et de contrebande

Les marchandises passent quotidiennement la frontière depuis l’île de Mindanao aux Philippines. Ce sont généralement les habitants de la ville de Zamboanga et des provinces de Basilan et Tawi-Tawi qui prennent le risque de traverser la mer de Sulu. La destination de leur marchandises est le nord de l’île de Bornéo. Ils importent du riz, des pâtes et autres produits de première nécessité comme de l’huile ou de l’essence.

Une méthode de survie

Ces communautés sont isolées du commerce légal. Il est donc normal que ce marché gris existe depuis des générations. Les nouvelles mesures de contrôle n’ont pas encore réussi à le faire disparaître malgré l’insécurité grandissante dans les mers de la région. On peut citer les enlèvements contre rançons par des groupes comme Abu Sayyaf ou la présence de Daech sur Mindanao.

Les autorités malaisiennes autorisent ce passage de marchandises non-taxées. Cependant ces petits-commerçants sont considérés comme des contrebandiers par la loi philippine. Néanmoins, loin de décourager leur commerce, ces marchands ont trouvé des alliés chez certains contrôleurs et le personnel de sécurité. Ces derniers les protègent contre une part des profits. Cet arrangement bénéficie aux deux parties. Par ailleurs tout une chaîne d’approvisionnement et de nombreuses personnes dépendent de ce marché gris. Il est d’ailleurs parfois difficile de savoir ce qui relève du légal et de l’illégal.

Vers une légalisation du marché gris

Ce marché gris continue donc malgré l’insécurité maritime et la répression étatique. Ces contrebandiers racontent d’ailleurs sans honte comment ils se jouent des contrôles ou arrêtent de traverser quand la situation se tend. Certains changent même de route pour transporter certaines marchandises par avion ; c’est notamment le cas des contrebandières de vêtements. Les contrebandiers de cigarettes ou autres grosses cargaisons se cachent parfois dans les îles des heures durant pour attendre le départ des navires des gardes-côtes.

On estime qu’un aller-retour peut générer jusqu’à 20 000 dollar pour le contrebandier entreprenant et autant pour certaines autorités des pays. Tout cela pourrait cependant changer avec la création de la Région Autonome de Bangsamoro à Mindanao. Des mesures sont en train d’être prises pour encourager les contrebandiers à légaliser leurs entreprises. Néanmoins ces contrebandiers ont un réel rôle social dans la région ; reste à savoir si cette tentative de légalisation ne se fera pas au détriment des populations locales depuis longtemps délaissés par leurs États respectifs.

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