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La Contrebande augmente dans la prison de Perth en Écosse

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Les détenus de la prison de Perth trouvent de nouvelles façons de faire passer de la drogue et des téléphones portables

Plusieurs affaires de contrebande sont venus éclabousser la réputation de la prison de Perth. Les saisies de drogue au sein de la prison sont en dramatique augmentation. Entre 2014 et 2016 les saisies sont passées de 136 à 354. Cette année les surveillants ont également saisis 79 téléphones portables ; soit 23 de plus qu’en 2014. Le service pénitentiaire a dernièrement été épinglé publiquement pour cette rapide détérioration de la situation.

La prison de Perth ; un enjeu politique

Les détails et les chiffres ont été révélés par le Service des Prisons Écossaises suite à demande officielle d’information. Liz Smith, une élue conservatrice, en a fait son cheval de bataille. Elle exige du personnel pénitentiaires qu’ils conduisent d’avantages de fouilles en profondeur pour mettre fin à ces crimes. Elle ne s’en prend pas spécifiquement aux surveillants mais à la gestion plus globale du problème.

Madame Smith ne compte pas laisser passer ces chiffres ; elle souhaite que des actions immédiates soient prises par le Service des Prisons Écossaises. Selon elle « les prisonniers de Perth trouvent de nouvelles façons de faire passer de la contrebande derrière les barreaux et ces chiffres soulignent l’étendue de ce problème en pleine augmentation ». Elle ajoute ; « Les règles empêchant les drogues et les téléphones portables d’entrer existent pour une bonne raison et renforcer les peines pourrait être une façon de réduire la quantité de substances illégales qui trouvent leur chemin derrière les barreaux ».

La prison de Perth ; des insuffisances chroniques ?

Ceci et le dernier d’une série de problème pour la prison. Plusieurs révélations avaient jeté une ombre sur cet établissement pénitentiaire de Edinburgh Road. Les chiffres récemment révélés par la prison de Perth montrent également une chose que les gardiens auraient préférés tenir sous silence : un petit « incident » en mai 2016. Lors d’une émeute les détenus de l’aile C avaient mis le feu à une table de billard ; soit 40 000 livres de dégâts payés par le contribuable. Selon Madame Smith on aurait même découvert un drone et d’autres équipements de haute technologie.

Le Service des Prisons Écossaises avait commencé par ne révéler qu’une partie des chiffres de 2017. Ce rapport montrait que les découvertes de téléphones portables étaient au nombre de 36 jusqu’au 6 novembre, et 141 saisies de drogues pour la même période. Un porte parole du Service des Prisons Écossaises s’est exprimé sur le sujet ; « Une série de mesures strictes sont en place pour éviter l’introduction de contrebande en prison ». Il souligne également que les progrès technologiques et les méthodes sont en constante évolution et devraient permettre de réduire bientôt ce problème. Il souligne qu’il n’y a aucune tolérance pour la contrebande en prison ; « toute personne découverte en possession de contrebande est déférée aux autorités compétentes ».

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Armes de poing américaines, criminels britanniques

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Les armes de poing américaines sont importées illégalement au Royaume-Uni et contribuent à l’augmentation des crimes par armes à feu dans le pays

Ces armes de poing américaines sont favorisées par les criminels car plus faciles à faire passer et à dissimuler. Récemment le Royaume-Uni a connu une augmentation du nombre de morts par armes à feu. Les autorités supposent que cette augmentation est directement liée à l’augmentation du trafic d’armes venant des États-Unis. Un crime récent a mis ce problème sur le devant de la scène ; le meurtre de Josh Bains, 28 ans. Le jeune homme a été tué dans son village natal avec une arme interdite dans le pays. Cette arme, un Taurus Model 85, provenait des États-Unis.

Des armes américaines dans les campagnes anglaises

Cette affaire n’est malheureusement pas la seule dans le pays. Auparavant les morts par armes feu étaient très rares. De plus peu de personnes, même au sein de la police, ont l’autorisation de porter une arme. Malheureusement l’afflux d’armes américaines est en train de changer cela. Si les armes illégales proviennent encore majoritairement d’Europe les enquêteurs ont récemment saisi des centaines d’armes américaines. Ces saisies ne sont évidemment que la partie immergée de l’iceberg.

La police britannique a réussi à retracer l’origine de ces armes. Une fois encore les foires aux armes à feu, notamment en Floride, sont pointées du doigt. Ces foires sont très peu régulées et les armes s’échangent librement. Ces armes sont ensuite dissimulées dans des containers, notamment parmi des pièces de voiture. Les experts s’inquiètent aussi d’un autre effet nocif du Brexit ; avec la régulation des frontières européennes le trafic d’armes américaines risque d’augmenter. Ajoutons à ce problème le soutien inflexible du gouvernement américain à son industrie de l’armement.

Un problème mondial

Ce problème des armes américaines n’est pas une nouveauté ; les pays d’Amérique Latine et des caraïbes en font les frais depuis des années. Cette nouvelle tendance au Royaume-Uni a donc de quoi inquiéter, même si les criminels favorisent encore les attaques au couteau. Les saisies d’armes ont doublé depuis l’année dernière et les attaques ont augmenté de 38 %. Ces armes ne sont cependant pas données. Un ancien gangster rapporte qu’un Glock sur le marché britannique coûte environ 20 000 $.

Un total de 782 armes américaines ont été saisies depuis 2017. Ce qui est surprenant c’est que la classe politique britannique est unanime sur la législation restrictive à leur sujet. Cette fermeté remonte à une fusillade sanglante dans une école ayant causé la mort de 16 personnes et du tireur. Les autorités prennent ce problème au sérieux ; l’agence s’occupant de ce problème a vu son nombre d’employés doubler en deux ans. Malheureusement tant que les États-Unis ne régulerons pas leur marché les armes américaines resterons un problème pour le monde entier.

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Analyses

Covid-19 : le crime organisé se frotte les mains

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L’épidémie de Covid-19 en France et à travers le monde a largement inspiré les réseaux criminels, qui ont su s’adapter très rapidement à la situation d’inquiétude générale. Dans ce contexte, la nécessaire mise en place d’outils numériques imperméables à la contrefaçon est cruciale.

« Dans chaque crise, il y a une opportunité. » Si l’origine de ce proverbe prétendument chinois reste à prouver, certains n’ont pas attendu confirmation pour le mettre en pratique dès les premiers cas de Covid-19 hors de Chine. Depuis plusieurs mois, l’épidémie est en effet devenue « un terreau » pour les escroqueries en tout genre, selon Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Lors d’une conférence donnée en partenariat avec l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), l’AMF est revenue sur les nombreuses arnaques qui sévissent actuellement, jouant sur les inquiétudes sanitaires et économiques des Français. « Ces arnaqueurs sont capables de s’adapter très vite à l’actualité […] sachant que derrière, on joue toujours sur les mêmes cordes », prévient Dominique Laboureix, représentant de l’ACPR.

Sans surprise, c’est sur Internet que s’opère la plupart de ces combines. Sur le premier semestre 2020, plus de 200 nouveaux sites frauduleux ont ainsi été signalés par l’AMF et l’ACPR. Parmi les arnaques les plus répandues, les fausses cagnottes en ligne profitent de l’élan de solidarité collectif, notamment vis-à-vis des personnels soignants, pour récupérer l’argent des contributeurs à des fins uniquement lucratives. Une autre technique vise à promettre un crédit sans condition en moins de 24 ou de 48 h afin de soutirer des informations personnelles, comme des identifiants bancaires ou d’autres données utilisées ensuite pour des arnaques ou du démarchage abusif, explique Nathalie Beaudemoulin, coordinatrice des travaux entre l’ACPR et l’AMF. Avec l’effondrement brutal des cours boursiers au début de la pandémie mondiale, certains escrocs ont également eu l’idée de proposer à leurs victimes d’investir dans des formations expresses pour devenir « trader » ou de faux placements comme le whisky, les bitcoins et même la chloroquine. Autant d’investissements qui se sont avérés vains.

Un tournant majeur dans l’attitude du crime organisé

Mais les escroqueries ont aussi pris un tour plus inquiétant en s’aventurant jusque sur le terrain du crime organisé. Alors que la demande en gels hydroalcooliques et masques est au plus haut, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes) a récemment redoublé de vigilance pour s’assurer de la conformité des nombreux produits mis en vente en France. Les agents de la « Répression des fraudes » ont ainsi procédé à 41 600 contrôles et ordonné 12 rappels de gels hydroalcooliques, ainsi que des retraits de masques de protection non-conformes. Mi-juillet, la DGCCRF a, par exemple, interdit la commercialisation d’un gel hydroalcoolique fabriqué en Espagne au motif qu’il n’avait « aucune efficacité antibactérienne ou antivirale ».

Ce cas avait déjà été signalé sur le portail d’alerte de la Commission européenne, qui l’avait qualifié de « grave ». Pour rappel, les gels hydroalcooliques valides doivent comporter au moins 60 % d’alcool, soit une concentration comprise entre 520 et 630 mg/g, et mentionner la norme EN 14476 accompagnée de la mention « virucide » ou « élimine les virus ». D’autres produits miracles anti-Covid-19 ont également essaimé sur Internet, « comme de fausses lampes désinfectantes, des faux stérilisateurs ou de faux compléments alimentaires », a précisé Virginie Beaumeunier, directrice de la DGCCRF, dans des proportions inquiétantes. Dans le cadre d’une opération menée dans 77 pays, Interpol a annoncé, pour sa part, avoir saisi pas moins de 17 000 faux kits de tests pour le coronavirus

Les crises ont toujours été, historiquement, des moyens pour les trafics illicites de se renforcer. Ceux-ci croissent à la fois sur la panique et le sentiment de rareté (ou la rareté effective) des produits dans un contexte de tension du marché. L’épidémie de Covid-19 n’a donc pas échappé à la règle, comme l’a clairement rappelé l’ONUDC (l’organe de l’ONU en charge de la lutte contre les trafics et le crime organisé) dans une note de recherche. L’organe spécialisé voit d’ailleurs dans le trafic des produits médicaux « un tournant majeur dans l’attitude du crime organisé qui est directement attribuable à la pandémie de Covid-19 ».

En Italie, les trafics illicites de biens médicaux ont explosé

L’authentification, la bataille d’après ?

Si les experts onusiens appellent de leurs vœux à des actions plus fermes contre les trafics de biens médicaux, il n’en demeure pas moins que des initiatives de prévention doivent équilibrer la répression. Conscients des enjeux, les pouvoirs publics tentent d’offrir des alternatives rassurantes afin de lutter contre la Covid-19 et les craintes qu’elle suscite.

En témoigne le développement des très décriées applications de traçage dans 13 pays, dont la France, pour prévenir les usagers s’ils ont été à proximité de personnes contaminées. Hélas, beaucoup de ces solutions présenteraient des failles susceptibles de permettre des détournements, notamment au niveau de l’authentification. Et alors qu’elles nécessitent une adoption massive pour être efficaces, toutes se heurtent à un taux de rejet important parmi la population. Mi-juillet, l’application française StopCovid n’avait ainsi été téléchargée que par 3,1 % des Français, contre 9 % en moyenne dans l’ensemble des pays concernés.

Cet échec n’est pas seulement hexagonal : à l’échelle mondiale, certains pays semblent désormais abandonner l’idée d’une application de traçage. De fait, des professionnels, comme le chercheur en cybersécurité français Baptiste Robert (« Eliott Alderson » sur Twitter), avaient déjà dénoncé le solutionnisme technologique – l’utilisation d’applications comme un remède miracle à un problème donné – à l’origine de l’échec des applications de traçage.

 

Dépassé le numérique, alors ? Pas totalement.

À l’inverse du tracing et autres passeports « immunitaires », les technologies de certifications de vaccinations pourraient s’imposer comme un moyen de confirmer le statut épidémiologique des patients. Certus, l’une de ces applications, a été développée par le leader français de la collecte de données de santé OpenHealth, le groupe suisse SICPA, fournisseur de technologies d’authentification, et la société estonienne Guardtime, spécialisée dans la blockchain KSI. À l’origine, Certus promet de « poser des ponts entre les mondes physique et digital », explique Philippe Gilet, le chief scientist officer de Sicpa. en assurant l’authentification électronique de documents via un QR code unique généré sur smartphone, dont la blockchain garantirait un niveau de sécurité optimal.

Appliquée à la pandémie actuelle, cette technologie d’authentification pourrait permettre, en cas de vaccin, de vérifier que l’individu a bel et bien été vacciné. Une hypothèse pas si farfelue, quand l’on sait que l’ONUDC craint déjà « qu’un traitement viable et un vaccin préventif fassent l’objet de falsification, de vol et de détournement par des groupes criminels organisés ». Une telle mesure pourrait être mise en œuvre afin de relancer le transport aérien dans des conditions optimales, ou faciliter l’accès à des zones comme les concerts, tout en évitant le recours à des masques ou gels frauduleux et inefficaces.

Si ce nouvel axe de lutte contre le virus, reposant sur l’apparition d’un éventuel vaccin, ne peut se concevoir qu’à moyen terme, il devrait néanmoins porter un coup dur au bourgeonnant trafic de biens médicaux. Dans l’attente, les autorités, comme les citoyens, devront redoubler de vigilance : selon les projections de l’ONUDC, « la fraude transnationale à grande échelle impliquant l’achat d’équipements de protection » fait désormais partie du « nouveau modus operandi des groupes criminels organisés ».

 

Crédit photo: Adli Wahid / Unsplash

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Le réveil du crime organisé chilien

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crime organisé chilien

Une étude récente souligne l’expansion du crime organisé chilien notamment en ce qui concerne le trafic de drogue et la violence

Certaines études soulignent que le sentiment d’insécurité dans la population est en hausse. Ce sentiment n’est pas entièrement infondé ; le crime organisé chilien est bien en train de prendre de l’importance. Cette croissance est soulignée par la diversification des pratiques et l’augmentation de la violence dans le pays. Cette tendance peut aussi se lire dans la hausse des saisies de drogues et la transformation des routes du trafic.

Mutations et transformations du trafic

En trois ans, la saisie de marijuana colombienne, « creepy », a augmentée de 700 %. Dans le même temps les saisies de marijuana paraguayenne ont chuté de 900 %. L’étude souligne qu’on observe une transformation des routes du trafic. Auparavant le crime organisé chilien favorisait la route Paraguay-Bolivie-Chili ; désormais ils passent par la Colombie, l’Équateur, le Pérou puis le Chili. De plus on assiste à une augmentation de l’utilisation des ports du pays et donc des voies maritimes.

Cette transformation s’accompagne également d’une mutation inquiétante ; en 2019 les autorités chiliennes ont découverts 15 laboratoires de production de drogues dans la région de Santiago et Antofagasta. Ces laboratoires se concentraient sur la production de drogues de synthèses. En effet la demande a explosé dans le pays entre 2017 et 2019 ; le marché a augmenté de 680 %. Sans surprise la violence inhérente au trafic n’a pas manqué de suivre. Le marché du trafic d’arme du pays est en pleine expansion. Néanmoins les chiffres restent bas ; on comptait 6 homicides lié au trafic en 2010 et 30 en 2019.

Le crime organisé chilien : un danger national ?

Il est donc indéniable que le problème du trafic de drogue s’aggrave dans le pays. Cependant la perception du danger réel par le public est peut-être troublée ; 79 % des interrogés estiment que le crime organisé chilien et le trafic de drogue sont « un danger majeur ou une menace importante pour la sécurité nationale ». Il semble que cette obsession soit plutôt le résultat d’une communication gouvernementale mettant l’accent sur le problème. Certains experts soulignent par ailleurs qu’une approche entièrement répressive sera un échec ; le Chili n’est pas seulement un pays de transit mais aussi de consommation. La question de la drogue est donc aussi un problème de santé publique à traiter comme tel.

Ajoutons à cela que la crise du coronavirus a poussé le crime organisé chilien et international à se tourner vers des substances plus addictives et moins chères. Cependant au chili ceci prends la forme d’une consommation d’un type de marijuana colombienne et le renforcement du trafic de cigarettes. Le trafic de cocaïne est par exemple en baisse depuis l’année dernière. On est donc loin de l’épidémie des opiacés au États-Unis. Cependant le problème du crime organisé chilien est réel et pourrait provoquer des poussées de violences. Notons tout de même que la perception du problème semble nettement disproportionnée et utilisée à des fins politiciennes.

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