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Violence et trafic d’êtres humains parmi les pêcheurs thaïlandais

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Un rapport sur les conditions de travail des pêcheurs thaïlandais révèle des pratiques généralisées de travail forcé et d’abus

Ce rapport révèle le poids extrêmement important du trafic d’êtres humains et du travail forcé en Thaïlande. Le gouvernement avait pourtant promis de mettre en place des réformes. Ce rapport vient souligner l’absence d’impact des ces mesures. Les 134 pages du rapport de Human’s Rights Watch s’intitule « Les chaînes cachées : Travail forcé et violations des droits dans l’industrie de la pêche thaïlandaise ». Ce rapport est le fruit de 248 interviews avec des travailleurs des pêcheries, des propriétaires de bateaux et des membres de l’administration thaïlandaise entre 2015 et 2017.

Les pêcheurs thaïlandais victime d’esclavage ?

Ce rapport révèle que les pêcheurs viennent principalement de Birmanie et du Cambodge. Ces derniers sont encore victime de travail forcé. Ils sont contraints de travailler dans des conditions dégradantes et dangereuses. Ils sont aussi, sans surprise, extrêmement mal payés. Ceci pointe l’absence de contrôle sur l’origine de nos produits. Les européens, américains et japonais consomment tous des produits de la mer thaïlandais. On trouve donc dans nos assiettes le fruit du travail de ces esclaves modernes.

Crevettes, vivaneau, brème, maquereau et thons font parties des prises les plus communes. La Thaïlande est le premier exportateur de produits maritimes. Son marché annuel est estimé à 6,5 milliards de dollars. La plupart de ses exportations se font à destination des États-Unis et du Japon. Parmi les pays européens, le Royaume-Uni est le premier importateur ; près de 135 millions de livres de produits maritimes en 2015.

Des menaces de sanctions contre la Thaïlande

Les médias avait déjà tiré l’alarme en 2014 et 2015. Les rapports de violence et de trafic d’êtres humains chez les pêcheurs thaïlandais avaient attiré l’attention. La Thaïlande avait reçu un « carton jaune » de la part de Bruxelles ; un avertissement et une injonction à agir contre ces pratiques. Les États-Unis avaient placé le pays dans le « niveau 2 » de leur liste de surveillance du trafic d’êtres humains ; juste en dessous du plus mauvais niveau atteignable. Le gouvernement thaïlandais avait répondu en mettant en place de nouvelles mesures de régulation. L’industrie de la pêche devait désormais avoir des documents pour ses travailleurs étrangers, faire enregistrer les bateaux et justifier de leurs entrées et sorties.

Cependant les nouvelles inspections ont découvert que cela n’est que de la poudre aux yeux ; « un exercice théâtrale pour les consommateurs internationaux », selon Human’s Rights Watch. Les inspections officielles de 474 334 pêcheurs thaïlandais n’ont trouvés aucun cas de travail forcé. Dans le même temps de nombreux pêcheurs ont fait des déclarations à Human’s Rights Watch ; leurs cartes d’identités sont confisquées et on leur interdit de partir. Selon Zin Met Thet, un survivant birman ; « C’était de la torture. Une fois j’étais si fatigué que je suis tombé du bateau mais ils m’ont remonté à bord ». L’ONG insiste pour que l’Union Européenne et les États-Unis renforcent la pression sur la Thaïlande pour qu’elle protège la santé, les droits et la sécurités des pêcheurs.

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Bongbong Marcos contre la contrebande de produits agricoles

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Bonbong Marcos

Bongbong Marcos envisage des inspections préalables à l’expédition pour lutter contre la contrebande de produits agricoles

Bongbong Marcos, le président philippin, propose une solution pour lutter contre la contrebande de produits agricoles dans le pays. Il suggère la mise en place d’inspections préalables à l’expédition, afin de renforcer les contrôles et de prévenir efficacement le trafic illégal.

Une proposition d’apparence simpliste

Selon Marcos, le commerce illicite de produits agricoles est un problème majeur aux Philippines, entraînant des pertes économiques considérables pour les agriculteurs locaux et un préjudice pour l’industrie agricole du pays. Les produits agricoles, tels que le riz, le sucre et d’autres denrées alimentaires de base, sont souvent vendus à des prix inférieurs sur le marché noir, ce qui crée une concurrence déloyale pour les agriculteurs légitimes.

L’idée de BongbongMarcos est d’effectuer des inspections rigoureuses avant l’expédition des produits agricoles, à la fois au niveau des ports et des points de vente. Ces inspections permettraient de vérifier l’origine des produits, de détecter d’éventuelles falsifications de documents et de s’assurer de la conformité aux réglementations en vigueur. L’objectif principal de cette proposition est de dissuader les trafiquants en rendant la contrebande plus difficile et risquée. En introduisant des contrôles plus stricts, Marcos espère réduire le volume de produits illégalement importés et protéger les intérêts des agriculteurs locaux.

Le plan compliqué de Bongbong Marcos

Cependant, certains experts soulèvent des préoccupations quant à la faisabilité et à la mise en œuvre de ces inspections préalables à l’expédition. Ils soulignent que cela pourrait entraîner des retards dans les opérations commerciales légitimes et augmenter les coûts pour les entreprises. Il faudrait également mettre en place des ressources adéquates, telles que des agents de contrôle supplémentaires et des équipements de détection sophistiqués, pour mener à bien ces inspections.

La contrebande de produits agricoles est un problème complexe qui nécessite une approche holistique. Outre les inspections préalables à l’expédition, il est important de renforcer les mesures de lutte contre la corruption, d’améliorer la coopération entre les organismes d’application de la loi et de sensibiliser le public aux conséquences néfastes de la contrebande sur l’économie et les moyens de subsistance des agriculteurs. Il reste à voir si la proposition de Marcos sera mise en œuvre et si elle contribuera efficacement à réduire la contrebande aux Philippines.

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Un camionneur et des valises de cocaïne

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valises de cocaïne

Un camionneur est accusé d’avoir transporté des valises de cocaïne d’une valeur de 3,5 millions de dollars

Le camionneur accusé d’avoir transporté la drogue, a nié avoir vu ou récupéré des valises de cocaïne lors de son témoignage devant le tribunal. Selon les procureurs, ce dernier aurait joué un rôle clé dans l’acheminement de 62 kilogrammes de cocaïne à travers la frontière. Les valises contenant la drogue auraient été dissimulées dans le compartiment de chargement de son camion. Cependant, le camionneur affirme qu’il n’était pas au courant de la présence de la cocaïne et qu’il n’a jamais manipulé les valises incriminées.

Un suspect niant les faits

Lors de son témoignage devant le tribunal, le camionneur a maintenu sa position selon laquelle il n’avait aucune connaissance de la contrebande de drogue. Il a affirmé qu’il avait simplement effectué son travail en tant que chauffeur de camion et qu’il ignorait tout des activités illégales qui se déroulaient derrière lui. Il a également déclaré qu’il n’avait jamais remarqué de comportement suspect ni de signes indiquant la présence de valises de cocaïne dans son véhicule.

Malgré les dénégations du conducteur, l’accusation a présenté des preuves tangibles pour étayer son accusation. Des enregistrements vidéo provenant de caméras de surveillance ont été présentés au tribunal. On peut y voir des individus non identifiés manipulant les valises à l’arrière du camion. Les procureurs ont également utilisé des écoutes téléphoniques et des documents financiers qui, selon eux, démontraient la complicité du camionneur dans le trafic de drogue.

Des valises de cocaïne tombées du camion?

La défense due l’accusé s’appuie sur le fait que les preuves présentées par l’accusation ne sont pas concluantes et qu’il existe une possibilité que les valises aient été placées dans son camion à son insu. L’avocat de la défense a remis en question l’authenticité des enregistrements vidéo, affirmant qu’ils pourraient avoir été manipulés ou falsifiés. De plus, la défense a souligné que les écoutes téléphoniques ne prouvaient pas directement la participation du camionneur au trafic de drogue.

Le procès du camionneur accusé de trafic de drogue d’une valeur de 3,5 millions de dollars est un cas complexe qui repose sur des preuves circonstancielles. Singh, le principal accusé, continu à clamer son innocence et a plaidé non-coupable.

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La lutte contre la criminalité transfrontalière

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criminalité transfrontalière

La lutte contre la criminalité transfrontalière entre le Canada et les États-Unis est en train de devenir un véritable enjeu de sécurité nationale

Le Canada et les États-Unis partagent une frontière terrestre de plus de 8 891 kilomètres, la plus longue frontière non défendue au monde. Cette frontière est traversée quotidiennement par des millions de personnes, des biens et des services. Toutefois, les deux pays sont confrontés à des défis communs en matière de criminalité transfrontalière, tels que la traite des êtres humains, le trafic de drogue et la contrebande d’armes à feu.

Partage des données de la criminalité transfrontalière

Le Canada et les États-Unis ont signé un accord pour partager les données relatives à la criminalité transfrontalière. Cet accord, appelé la Déclaration commune sur le crime transfrontalier, permet aux deux pays de collaborer pour combattre la criminalité organisée.

Selon l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), plus de 1 200 armes à feu ont été saisies à la frontière canado-américaine en 2020. De plus, plus de 95 000 personnes ont été refoulées à la frontière canadienne en 2019 pour des raisons de sécurité, notamment en raison de la menace qu’elles représentaient pour le Canada. Le partage de données est essentiel pour lutter contre la criminalité transfrontalière, car cela permet aux autorités des deux pays de mieux comprendre les tendances et identifier les réseaux criminels.

Coopération pour la sécurité frontalière

En plus de partager les données sur la criminalité transfrontalière, le Canada et les États-Unis travaillent ensemble pour renforcer la sécurité à la frontière. Les deux pays ont mis en place des programmes pour améliorer la sécurité des voyageurs et des marchandises. Par exemple, le Programme des voyageurs fréquents (NEXUS) permet aux voyageurs préapprouvés de passer rapidement et facilement les contrôles frontaliers. De même, le Programme d’autorisation de voyage électronique (AVE) facilite les voyages des visiteurs étrangers au Canada en réduisant les temps d’attente aux contrôles frontaliers.

Le Canada et les États-Unis travaillent également ensemble pour protéger les infrastructures critiques à la frontière, tels que les ponts et les tunnels. Les deux pays ont signé un accord pour coopérer sur la sécurité des infrastructures transfrontalières, ce qui permet de prévenir les menaces à la sécurité. La collaboration entre les deux pays est essentielle pour lutter contre ce fléau, et le partage de données sur la criminalité transfrontalière est un élément clé de cette collaboration.

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