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Kenya : L’industrie de la batterie menacée par la contrebande de plomb

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Le secteur de la production de batterie au Kenya est mis en danger par le manque de matières premières provoqué par la contrebande de plomb

Les responsables de l’industrie accusent le ministère de l’industrialisation de manquer à ses devoirs. De l’autre côté de la frontière, en Ouganda, le commerce illicite est en plein expansion. Guy Jack le président des Producteurs de Batteries Associés a déclaré que sans action de la part du gouvernement ce commerce illicite pourrait étouffer la production légale. La contrebande de plomb semble être au cœur de cette crise.

La contrebande de plomb ; une menace incontrôlée

Guy Jack accuse le ministère de ne même pas essayer de faire respecter la loi de 2015 sur les déchets métalliques ; « la législation était censée permettre la rétention des matières premières ayant une valeur ajoutée et contrôler drastiquement les exportations de plomb. La contrebande de plomb est endémique dans les villes frontières de Busia et Malaba ». En trois ans le ministère n’a toujours pas essayé de faire respecter sa propre loi. Pour Guy Jack la situation est critique et met en danger des emplois kényans.

Le président de l’association a également pointé du doigt le personnel de l’Autorité des Revenues du Kenya qui n’ont pas réussi à arrêter les coupables de contrebande de plomb. Le pays manque actuellement cruellement de matières premières. Or, les déchets métalliques sont exportés en Ouganda illégalement ; notamment les batteries usagées. Ces batteries y sont fondues et le plomb raffiné est exporté. Les trafics abondent et les façons de faire passer la frontière au plomb sont aussi ingénieuses les unes que les autres.

Une menace pour l’économie kényane

Ce n’est pas le potentiel qui manque au secteur de production de batterie. Cependant ses progrès sont actuellement complètement bloqués par la contrebande de plomb recyclable. Cette matière première est indispensable pour l’industrie ; le plomb recyclable est le matériau le plus rentable. Deux usines se partagent la production dans toute l’Afrique de l’est pour la production continentale ; une usine au Kenya et une en Ouganda. On peut comprendre que la concurrence soit rude ; le contrôle du plomb est critique pour ces industries.

Il semble néanmoins que le sujet n’intéresse pas les autorités du Kenya. Aucun effort n’est fait pour résoudre le problème du trafic. Aucune des mesures votées n’ont été mises en place : même pas le Conseil sur les Déchets Métalliques. Guy Jack souligne que ces mesures sont importantes si le pays veut réussir à atteindre les buts fixés par le président Uhuru Kenyatta pour 2030 en terme de croissance. Pour Guy Jack le problème est également personnel ; son entreprise a fait de gros investissements dans le secteur en comptant sur l’application de la Loi sur les Déchets Métalliques.

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Contrefaçon de cartouches d’encre HP

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cartouches d’encre HP

Les autorités nigériennes ont récemment mené une opération pour stopper un important trafic de cartouches d’encre HP de contrefaçon

Les autorités policières nigériennes ont mis leurs efforts en commun ; des équipes de lutte contre la contrefaçon et la fraude de HP ont participé au travail. Un total de trois réseaux majeurs de trafiquants ont ainsi été démantelés. Ces groupes fournissaient des cartouches d’encre HP illégales sur le marché national. Les trois raids policiers ont notamment ciblés de vastes entrepôts dans l’État du Nasarawa et de la zone de Abuja.

Les extraordinaires cartouches d’encre HP

Ces saisies ont permis de récupérer plus de 5000 produits illégaux sur différents sites liés au trafic. Selon le responsable de HP pour le Nigeria, Emmanuel Asika ; « La contrefaçon est une activité illégale qui impacte négativement non seulement le métier des revendeurs et des distributeurs mais aussi l’expérience produit de nos clients. Les véritables cartouches d’encre HP ont été développées afin de délivrer des résultats de haute qualité en ayant un impact minimal sur l’environnement ».

Emmanuel Asika a aussi souligné l’importance de ce partenariat avec la police pour HP. Il s’est également félicité de cette réussite exceptionnelle qui protégera les clients de ces ventes de produits frauduleux. Les revendeurs et les distributeurs sont directement victimes de ce phénomène d’ampleur internationale. Une étude récente provenant de l’Union Européenne révèle que les biens de contrefaçon représentent 3,3 % du commerce mondiale, soit 509 milliards de dollars.

Lutte contre le trafic ou opération de communication ?

On estime qu’au sein de l’Union Européenne les bien illégaux ou de contrefaçon représentent 6,8 % du commerce total, soit 121 milliards d’euros. Les entreprises et les États sont les organisations qui perdent le plus d’argent du fait de ces trafics. Les entreprises sont promptes à pointer du doigt le danger pour les clients ou les risques de perte d’emploi ; le problème principale est malgré tout une affaire de manque à gagner pour ces dernières. Il suffit de juger sur pièce la place que prennent la description de la qualité des cartouches d’encre HP dans certains articles traitant de ce trafic.

Certains articles vont ainsi souligner à quel point ces fameuses cartouches d’encre HP de contrefaçon sont un danger pour les clients ; malfonctionnements, casse du matériel, fuites voir destruction supposée de l’imprimante. Ces articles vont jusqu’à souligner le terrible impact écologique qu’aurait ce trafic. Le mauvais fonctionnement des cartouches obligerait à refaire les impressions. De son côté HP serait un modèle de développement durable contribuant au recyclage des bouteilles plastiques dans ses produits. Ce dernier argument tiens plus d’un véritable greenwashing. On en viendrait presque à se demander pourquoi HP s’inquiète tant de ce trafic si ces cartouches d’encre sont aussi nocives que ce qu’on peut lire ici.

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Trafic d’êtres humains sur la réserve mohawk

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réserve mohawk

Treize personnes ont tenté de franchir la frontière canadienne vers les États-Unis en se servant de la réserve mohawk de Akwesasne

La police de la réserve prévient que les cas de trafic d’êtres humains à proximité de la frontière entre l’Ontario et le Québec sont en augmentation. Ces derniers mois les personnes cherchant à rejoindre les États-Unis utilisent fréquemment cette route. Selon la police mohawk de Akwesasne cette pratique met en danger la communauté locale. Les risques sont notamment posés par la diffusion du variant Omicron dans la communauté autochtone. La position de la réserve en fait depuis longtemps un point de passage favorable pour les trafiquants.

Réserve mohawk des trois frontières

La semaine dernière treize personnes ont été arrêtées par une unité maritime de la police. Cette arrestation a eu lieu au cours d’une patrouille sur la rivière St. Régis, aussi appelée Kana:takon. Cette dernière forme la frontière entre le Québec et l’Ontario. Selon la police le groupe était en train de monter à bord d’un bateau avec leurs bagages. Ils étaient sur une rive proche de la frontière états-unienne. Les individus se sont enfuis à l’arrivée de la police. Les agents ont cependant réussi à capturer les suspects et à les remettre aux Département de l’Immigration Canadienne. Le conducteur du bateau a par contre disparu.

La situation de la réserve mohawk Akwesasne en fait un point de passage parfait pour les trafiquants. La réserve est en effet située au milieu des trois frontières ; Québec, Ontario, États-Unis. La rivière et les nombreuses îles ne facilitent pas la tâche aux policiers. Selon le chef de la police mohawk Shawn Dulude ; « A cause de notre position les criminels tenteront toujours d’exploiter notre communauté ».

L’absence du gouvernement fédéral

Selon Dulude de plus en plus de gens ont tenté d’échapper à la police lorsqu’ils étaient repéré. Ils s’enfuient par les jardins privatifs ou par les rues. Selon le policier ceci pose également un problème de sécurité sanitaire pour la communauté d’Akwesasne. Le covid-19 et tout particulièrement le variant Omicron ont durement frappé les communautés autochtones à travers l’Amérique du Nord. Ces ressortissants étrangers dont on ignore le statut vaccinal et l’état de santé pourraient contribuer au risque d’infection. Le grand chef d’Akwesasne, Abram Benedict, partage cette opinion et ajoute que le problème persiste depuis bien longtemps dans la région.

Le chef ajoute que ces personnes prennent de grands risque pour traverser. En effectuant la traversée la nuit ou dans des conditions climatiques difficiles elles se mettent en danger. Selon les autorités autochtones il est cependant peu probable que le problème se résolve. Cependant la police continuera à effectuer des arrestations malgré tout. Les services frontaliers canadiens interrogés sur cette question ont affirmé prendre ce problème au sérieux. Ils n’ont cependant donné aucune information sur les mesures mises en place, au-delà de cette déclaration.

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Israël : La guerre entre les guerres

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guerre entre les guerres

La campagne de « guerre entre les guerres » d’Israël réussit à perturber le trafic d’armes mené par l’Iran et ses alliés

Cette campagne de « guerre entre les guerres » est un véritable succès selon le chef d’état-major des Forces de Défense Israéliennes (IDF) ; le lieutenant-général Aviv Kohavi. Selon lui l’augmentation de l’ampleur des opération au cours de l’année a conduit à désorganiser les routes du trafic d’armes en Syrie. Les israéliens sont cependant très inquiets du développement nucléaire iranien ainsi que des aspirations hégémoniques du pays dans la région. C’est pour cela que des centaines de frappes ont eu lieu en Syrie afin d’empêcher l’envoi d’armes iraniennes au Hezbollah libanais ou à ses troupes en Syrie.

Frappes aériennes dans toute la région

Cette « guerre entre les guerres » est surtout désigné sous le nom «MABAM » en hébreu. Cette évolution de l’intervention israélienne n’est cependant pas sans risque. Le régime syrien est officiellement soutenu par le Hezbollah et l’Iran et des missiles anti-aériens ont déjà pris pour cible les avions israéliens. Cependant il semble qu’ils ne souhaitent pas une guerre avec Israël ; les frappes dans le pays donnent rarement lieu à une riposte. La dernière de ces frappes a eu lieu mardi dernier et a détruit une énorme quantité d’armes stratégiques et de haute technologie.

Cependant ces attaques ne se limitent pas à la Syrie. Les corridors aériens, terrestres et maritimes de l’Iran ont été impraticables pendant 70 % de l’année 2021 grâce aux opérations de MABAM. De nombreuses opérations clandestines auraient aussi eu lieu selon Kohavi. Étant donné les faibles risques de guerre régionale les officiers de l’IDF semblent près à reconduire ces opérations l’année prochaine. L’Iran et ses fournitures d’armes à ses alliés semble être la principale menace aux yeux des militaires et du gouvernement israélien.

Les alliances de la guerre entre les guerres

Il est intéressant de noter que Bachar el-Assad voudrait également chasser l’Iran de Syrie. Grâce au soutien russe il aurait déjà réussit à reprendre le contrôle de 60 % du pays. Il chercherait donc à expulser toutes les forces étrangères du pays qu’elles soient pro-iraniennes ou non. Les milices chiites et le Hezbollah sont en tête en terme de présence sur le territoire. Officieusement les israéliens se retrouvent donc aujourd’hui à collaborer avec les forces russes et donc avec le dictateur. La « guerre entre les guerres » produit de bien étranges alliances de circonstances.

Le trafic d’armes iraniennes n’est cependant pas le principal souci de l’IDF. Les forces armées se préparent en effet depuis longtemps pour des frappes visant le programme nucléaire de leur ennemi. Les menaces à ce sujet fusent d’ailleurs déjà des deux côtés. En cas de frappe israélienne, une guerre sur plusieurs fronts serait sans doute déclenchée ; Hamas, Hezbollah, alliés iraniens etc. Loin de décourager Israël ces derniers se préparent activement à cette situation. En attendant, la surveillance des frontières cette année a principalement servi à confisquer 120 kg de drogues, 75 armes et à empêcher quelques tentatives d’infiltration.

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