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Marseille : ouverture du procès du commando armé de la Castellane

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Le tribunal correctionnel de Marseille a rouvert le procès de la fusillade des quartiers Nord de Marseille impliquant un commando armé de kalachnikovs

La fusillade avait eu lieu quelques heures avant l’arrivée de Manuel Valls alors Premier ministre. Le commando armé avait ouvert le feu sur la police arrivée sur place pendant l’opération. Le groupe était constitué d’une dizaine de personnes équipés d’armes lourdes. La police s’est constituée partie civile et ses syndicats demandent des mesures exemplaires. De son côté la défense craint une surenchère sécuritaire.

Un commando armé par le trafic de stupéfiants

Le 9 février 2015 une dizaine de personnes entrent dans la cité du Nord de Marseille. Équipés de matériel paramilitaire, ce commando armé vient pour reconquérir un point de vente de stupéfiants. La police arrivée sur place est prise à partie et essuie des tirs. Heureusement il n’y a pas de blessés. Les suspects sont inculpés pour violences volontaires sur des agents de la police, détention d’armes et association de malfaiteurs. Parmi les suspects 4 kosovars auraient été embauchés pour ce règlement de comptes, une première dans cette plaque tournante de la vente de produits illicites. Ils auraient été recrutés en Allemagne et sont connus pour être coutumiers de ce genre d’opérations.

Les chefs présumés du commando armé sont deux trentenaires arrêtés en Seine-Saint-Denis. Parmi les kosovars on trouve également une femme. Pour la défense la Kosovare « ignorait les tenants et les aboutissants » de son travail. Elle aurait été employée pour un poste de sécurité sans qu’on lui précise qu’il s’agissait d’une guerre de gangs. Elle serait venue en France pour une vie meilleure sans comprendre qu’elle se retrouverait dans une telle mission. De même l’avocat des prévenus a mis en garde contre le risque de surenchère dans la répression. Il craint que la justice fasse preuve de partialité.

Un procès sous tension

Pour le procès une dizaine de policiers s’est constituée partie civile. Pierre-Marie Bourniquel l’ancien directeur de la Sécurité publique en fait partie. Le syndicat d’extrême droite Alliance dénonce quant à lui l’existence de zones de non-droit. D’après son secrétaire la police serait de plus en plus en difficulté face à des trafiquants de plus en plus déterminés. Des mesures exemplaires ont été demandées aux magistrats de l’instruction. Bruno Lombard, avocat de la police, compte plaider une indemnisation du préjudice pour ses « clients traumatisés ».

Quelques heures après la fusillade Manuel Valls avait tenu un discours sur le thème de la sécurité. La date tombait mal alors que le ministre devait féliciter le département pour son effort en terme de délinquance. La défense quant à elle craint la répression excessive que demande la partie civile. Elle demande à ce que la justice ne fasse son travail qu’au vu de la responsabilité individuelle de chacun. Le procès devrait se terminer le 5 avril.

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Les banques et le trafic d’animaux sauvages

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trafic d'animaux sauvages

Les banques ont un rôle important à jouer dans la lutte contre le trafic d’animaux sauvages au niveau international

Le trafic d’animaux sauvages est une des activités illégales les plus lucratives au monde. On estime que ce commerce génère 26 milliards de dollars par an. Une organisation de surveillance internationale du blanchiment d’argent a révélé l’ampleur du problème dans un rapport récent. Le trafic d’animaux sauvages exploite les faiblesses du secteur financier et non-financier pour déplacer, cacher et blanchir ses bénéfices. Le problème est particulièrement prégnant en Asie. On l’oublie souvent mais banques ont un rôle majeur à jouer dans cette lutte.

Le trafic d’animaux sauvage international

Le blanchiment d’argent est un problème qui va de pair avec toute activité illégale d’ampleur. Les méthodes classiques sont utilisées par les criminels. Ces derniers mélangent par exemple les bénéfices légaux et illégaux ou changent les étiquetages des containers. Ils fabriquent aussi des faux documents de toute pièce pour gérer leurs bénéfices. Il faut par ailleurs noter que ce commerce est international. Selon Europol, l’Union Européenne sert par exemple de point de transit principal entre l’Asie et l’Afrique. On peut aussi relever que l’industrie du luxe européenne consomme 96 % de la peau de python.

Ce trafic international rend la vie difficile aux autorités. L’origine et la destination des animaux sont souvent inconnue. C’est là que le rôle des banques pourrait avoir un impact positif. Il est en effet plus efficace de suivre les flux financiers. Grâce à la surveillance de ces flux financiers il serait possible d’identifier des réseaux criminels. Le Groupe d’Action Financière a ainsi émis une série de suggestions visant à intégrer pleinement la surveillance du trafic d’animaux sauvages aux méthodes de surveillances bancaires actuelles.

La collaboration public-privé

Il est par exemple suggéré aux banques de renforcer les contrôles des transferts d’argent entre pays de transit, pays de destination et d’origine. Notamment dans les cas d’industries dites « à risque ». Il est ainsi parfois clair que le volume des paiement ne correspond au type d’industrie ou à l’ampleur des entreprises. Il faut cependant souligner ici que certains pays asiatiques contribuent à exacerber le problème du trafic d’animaux sauvages ; interdire simplement l’ivoire d’éléphant ou les écailles de pangolin par exemple, n’arrête pas la demande.

Pour que cette lutte soit efficace il faut en effet que les autorités s’attaquent à l’emprise des réseaux de trafiquants. Notamment en brisant leurs chaînes d’approvisionnement et leurs réseaux par une plus forte répression. Une collaboration entre le secteur privé et publique serait ici plus que bénéfique, notamment pour suivre les flux financier et remonter jusqu’aux responsables. On pourrait ajouter que l’utilisation de technologies comme l’intelligence artificielle ou le machine learning serait ici utile. Avec les bons modèles cette technologie pourrait détecter les signes et les motifs caractéristiques du trafic. Malheureusement si certaines institutions bancaires se sont engagées dans cette voie il reste encore de nombreuses alternatives aux trafiquants.

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Philippines : La « narco-liste » de Duterte

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« narco-liste » de Duterte

Deux anciens maire de la ville de Lasam dont un était sur la « narco-liste » de Duterte ont été abattus dans cette ville en plein jour

L’attaque a eu lieu dans la ville Lasam de la province de Cagayam. Deux compagnons des anciens maires font aussi partie des victimes. Les responsables Eduardo Asuten et Marjorie Apil Salazar faisaient parti du conseil municipal. On ignore encore beaucoup de choses sur l’attaque néanmoins on sait que Salazar était sur la « narco-liste » de Duterte depuis des années. On sait aussi que d’autres responsables ont été abattus de cette façon après avoir figuré sur cette fameuse liste de « narco-politiciens ».

La « narco-liste » de Duterte tue à Lasam

Les victimes étaient en train de rentrer à leur domicile à bord d’une Toyota HiAce blanche quand leur véhicule a été bloqué par deux voitures vers 11h30. Les attaquants ont alors mitraillé le véhicule, selon l’enquêteur Jomar Arnedo. John Rey Apil, le conducteur de Salazar, ainsi que sa secrétaire Aiza Manuel font parti des victimes de l’attaque. Les quatre occupants qui revenaient de la mairie ont été tués sur le coup. Les assassins ont ensuite rapidement fuit les lieux à bord de leurs véhicules. La police affirme ne pas avoir décelé de raison précise pour l’attaque.

Malgré ces affirmations de la police il semble évident que Salazar est la dernière femme politique en date victime du président Duterte et de sa chasse aux trafiquants et consommateurs de drogues. Un autre maire avait similairement été tué dans sa mairie quatre ans avant. Tous deux ont toujours nié leur implication dans le trafic de drogue. Salazar était présente sur la « narco-liste » de Duterte depuis 2016.

« Narco-politicienne » ou ennemie politique ?

On sait que cette liste du président Duterte est loin d’être anodine ; de nombreuses personnes nommées ont été abattues. Les choses ne s’étaient d’ailleurs pas calmé depuis 2016 pour Salazar. En effet début 2019 alors qu’elle était encore maire Duterte a de nouveau mentionné son nom en l’ajoutant à la liste des soit-disant « narco-politiciens ». La maire avait alors de nouveau nié tout lien avec les trafiquants et envoyé des demandes d’aide et de protection à la police car elle pensait sa vie en danger. Salazar avait été élue pour deux mandats entre 2013 et 2019.

Duterte avait affirmé se sentir obligé de nommer des responsables politiques impliqués dans le trafic de drogue. Le président sachant bien les effets qu’ont ses propos et ses encouragements la suite est malheureusement peu surprenante. L’ancien maire Asuten qui accompagnait Salazar n’a jamais été nommé ni lié à des activités illégales. Il avait été élu à trois reprises entre 1992 et 2001. Rien ne semble actuellement être en mesure d’arrêter les commandos de la mort soutenus et encouragés par le président philippin.

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Dubaï s’attaque aux trafiquants d’or

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trafiquants d'or

Dubaï concentre ses efforts contre les trafiquants d’or traversant leurs frontières en provenance d’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est aujourd’hui un pays de transit pour les trafiquants d’or cherchant à atteindre ou quitter les pays du Golfe. Les autorités de Dubaï affirment qu’elles ont conscience du problème et vont mettre en place de nouvelles méthodes de lutte. Le pays est un acteur majeur de l’industrie de l’or, il est donc essentiel que des mesures adéquates soient prises. Le journal Daily Maverick 168 a été un des premiers à révéler l’existence de cette route de contrebande.

La route du trafic d’or

Une série d’affaires ont permis de tirer cette conclusion de l’existence d’une route de contrebande entre l’Afrique du Sud et les Émirats arabes unis. En effet en cinq ans, cinq séries d’arrestations ont eu lieu en Afrique du Sud. Ces personnes dissimulaient des lingots d’or et se rendaient à Dubaï ou en revenaient. Dernièrement trois suspects arrivant de Madagascar ont été arrêtés à l’aéroport de Johannesburg ; 73,5 kg de lingots d’or ont été retrouvé dans leurs bagages. Cette saisie aurait une valeur estimée approchant les 4 millions d’euros.

Les autorités de Dubaï affirment que les trafiquants d’or n’ont pourtant pas la vie aussi facile que certains l’affirment. Ahmed Bin Sulayem, le directeur exécutif d’une organisation gérant le flux des biens commerciaux a par exemple publié un communiqué. Il y rappelle notamment que les contrevenants risquent un an de prison et peuvent recevoir des amendes dépassant les 100 millions d’euros. Il ajoute que ces dernières années la police du pays a améliorée son efficacité dans l’arrestation et les condamnations de ces trafiquants d’or.

Coupables ou responsables ?

Pour preuve de ces réussites Ahmed Bin Sulayem illustre son propos par une récente arrestation ; les contrebandiers utilisaient une valise diplomatique pour faire passer leur or depuis l’Inde. Il souligne néanmoins que leur travail serait bien moins compliqué si certaines mesures étaient mises en place. Ainsi une interdiction de transporter de l’or dans des bagages à main par avion aiderait grandement les douaniers. Bin Sulayem souligne enfin que pour lutter contre ce trafic il est nécessaire que toutes les agences se coordonnent, notamment l’Association International du Transport Aérien (AITA).

L’AITA ne semble pourtant pas partager cette opinion. Sa porte-parole, Katherine Kaczynska déclare que les décisions politiques comme le mode de transport de l’or dépendent du pays et non d’eux. L’organisation souligne néanmoins leur volonté de travailler aux côtés des autorités de Dubaï. Malgré tout il semble que des tentatives d’harmonisation des méthodes de contrôle soient dans l’air du temps. Les Émirats ont par exemple renforcé leurs liens avec l’Association des professionnels du marché des métaux précieux de Londres. Néanmoins chacun semble encore se renvoyer la responsabilité ; en accusant par exemple à demi-mot la police sud-africaine d’inefficacité comme le font les Émirats.

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