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Superstitions et trafic d’animaux : le cri d’alarme des scientifiques

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Réunis en Colombie les scientifiques ont alerté l’opinion au sujet des trafics d’animaux causés par des superstitions encore trop présentes

La 6e réunion consacrée à la biodiversité et aux écosystèmes s’est tenue cette semaine à Medellin en Colombie. À cette réunion la question de la disparition des espèces animales était à l’ordre du jour. Les experts ont pu souligner que, trop souvent, certains animaux  sont chassées pour des raisons de superstitions. Loin de vouloir critiquer les croyances, ce sont bien les réseaux de trafiquants qui sont dénoncé par les scientifiques.

Quand les superstitions remplacent les recherches scientifiques

La plus connue de ces croyances est surement celle qui concerne les cornes de rhinocéros. La science a pu prouver qu’elle est effectivement efficace contre la fièvre comme le prescrit la médecine traditionnelle chinoise. Cependant elle ne l’est pas plus que l’aspirine. Mais lorsque la crise du braconnage commençait en 2007, c’était pour une tout autre raison. Un fantasme avait alors fait croire à des vertus contre le cancer, la gueule de bois et bien d’autres choses.

De la même façon la bile d’ours est connue et utilisée par la médecine pour traiter le foie. Mais beaucoup d’autres sont vendues sans preuve scientifique d’efficacité. On trouve ainsi sur les marchés des écailles de pangolin pour soigner l’asthme. On peut aussi acheter de la salive de gecko tokay pour soigner le VIH ou encore de l’os de tigre pour stimuler la virilité.

D’après John Scanlon le secrétaire général de la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées (CITES) il n’est pas question de critiquer les pratiques traditionnelles. Le plus important serait de dénoncer les abus des braconniers qui profitent de ce commerce juteux. Profitant des superstitions de quelques uns, ils seraient en passe de détruire plusieurs écosystèmes.

Des espèces menacées d’extinction

D’après un rapport de l’ONU ce sont presque trois quart de la population de rhinocéros qui ont été décimés depuis 1960. Par ailleurs les rhinocéros de Java ont quant à eux complètement disparu. Ce sont souvent des espèces menacées qui font objet de ces superstitions. Les raies manta, les paresseux ou les macaques par exemple subissent les répercutions de ces marchés noirs.

D’après WWF le trafic d’animaux représenterait plus de 15 milliards d’euros par an. Si ce n’est pas la première cause de disparition, ce chiffre donne à réfléchir. Il faut dire que les écailles de pangolin dont nous parlions tout à l’heure se vendent pour 500 dollar le kilo. Ainsi les consommateurs sont prêts à payer le prix fort pour des produits dont l’efficience n’a pas été démontrée.

Selon les ONG, ces « superstitions […] aggravent les pressions sur les espèces animales ». Les experts comptent sur un changement des mentalités mais avouent que cela ne sera pas facile. Cependant on peut relativiser la situation. D’après John Scanlon; « Il y a de plus en plus d’arrestations, de poursuites, de condamnation à de la prison […]. Cela envoie un message fort ».

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Trafic d’engrais dans le golfe d’Oman

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trafic d’engrais

Un navire états-unien a arraisonné un vaisseau connu de leurs services se livrant au trafic d’engrais vers le Yémen

Le trafic d’engrais peut sembler anodin de prime abord mais ce produit est l’ingrédient principal de nombre de bombes artisanales. La saisie s’est effectuée à bord d’un navire connu du personnel militaire. Ce bateau de pêche ne faisant flotter aucun pavillon avait été stoppé l’année dernière avec une cargaison d’armes à son bord. Dans la même période la marine britannique a aussi annoncée avoir saisi 1041 kg de drogue dans la même zone d’opération.

Trafic d’engrais et bombes artisanales

Les eaux du golfe persique sont coutumières de ce genre d’opérations. Les marines britanniques et états-uniennes ont redoublé d’efforts récemment pour faire face au problème de contrebande. Le Yémen et son conflit sont la cible principale des contrebandiers lors de ces opérations. Le rapport de la 5e Flotte des États-Unis annonce ainsi que le destroyer lance-missiles USS Cole et ses navires de patrouilles avaient réalisés une belle prise. Sur le navire de pêche les marins ont en effet découvert 40 tonnes d’engrais à destination du pays en guerre. L’Iran est vraisemblablement le port d’attache de ce bateau.

La dernière fois que ce navire avait été saisi il se trouvait au large des côtes somaliennes. Il transportait entre autres des milliers de fusils d’assaut et de lance-roquettes. Selon l’ONU ces cargaisons sont vraisemblablement originaires de l’Iran qui cherche à soutenir les rebelles houthis. Cette fois le navire et ses occupants ont été livrés aux gardes-côtes yéménites. Le pays regorge déjà d’armes de poings et peine à contrôler ses frontières. C’est notamment grâce à ces livraisons que les rebelles houthis réussissent à tenir tête à la coalition menée par l’Arabie Saoudite depuis 7 ans.

Une autoroute de la contrebande

Les rebelles ont même réussi à reprendre pieds récemment face aux forces saoudiennes. Le trafic d’engrais anodin leur sert ici à fabriquer des bombes artisanales. On peut notamment mentionner l’attaque par drone menée par les rebelles à Abu Dhabi aux Émirats Arabes Unis. Suite à cette attaque la riposte saoudienne avait pilonné le nord de la région rebelle de Saada. Une de ces frappes avait touché une prison, tuant 80 détenus.

Les britannique ne sont cependant pas en reste sur les saisies. Dans une annonce récente la marine a révélé que la valeur des drogues saisies récemment était de 26 millions de dollars. Lors de cette opération le HMS Montrose avait découvert 663 kg d’héroïne, 87 kg d’amphétamines et 291 kg de hashish. L’origine du produit n’est pas annoncée officiellement. On sait cependant que l’Iran fait face à une explosion de l’usage d’amphétamine qui est connue localement sous le nom de « shisheh »; « verre » en farsi. On ignore aussi la destination de cette onéreuse marchandise.

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Inde : Contrebande de noix d’arec

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contrebande noix d'arec

Des manifestations ont été organisées dans le district de Mizoram en soutien à une policière qui s’attaquait à la contrebande de noix d’arec

Plusieurs centaines de personnes ont pris la rue pour protester contre le transfert de cette policière. Cette femme avait su s’attirer le soutien d’une partie de la population pour son action contre la contrebande de noix d’Arec. Plusieurs entreprises comme la Central Arecanut and Cocoa Marketing Cooperative (Campco) demandent depuis longtemps une action de l’État. Le trafic dans cette région à la frontière avec le Myanmar est une véritable menace pour les fermiers indiens.

Une manifestation contre la contrebande

La manifestation était organisée à Champhai par un comité de coordination constitué d’ONG. Cette initiative a été prise suite aux annonce de la Campco soulignant la menace de la contrebande de noix d’arec pour les paysans de la région. Par ailleurs le gouvernement de Mizoram venait de transférer Mara C.T. Zuali, connue pour son action contre le trafic en tant que commissaire adjoint de Champhai. Cette dernière s’est vue reléguée à un poste administratif à Aizawl, la capitale de l’État. Son transfert a eu lieu sept jours après que des organisations de transporteurs et des structures syndicales aient écrit au ministre Zoramthanga. Il semble qu’une demande formelle de renvoi de Zuali ait eu raison de son poste.

Du côté des manifestants certains affirment leur soutien au gouvernement et cherchent simplement à soutenir le travail de Zuali. Les partis d’opposition pointent par contre le comportement mafieux du gouvernement local. En effet une ordonnance nationale avait demandé l’arrêt de l’importation de noix d’arec venant du Myanmar. L’État de Mizoram s’était refusé à respecter cette ordonnance. Le président du Congrès de l’État, Lalsatwa pointe des comportements mafieux; « J’ai peur que Mizoram devienne comme le Mexique ou la Colombie où le pays est dirigé par des criminels.

Contrebande de noix d’arec à la frontière

En décembre Zuali avait donné l’ordre d’interdire l’importation de bien illégaux en provenance des pays d’Asie du Sud-Est à Champhai. Au nombre des produits visés on trouvait la noix d’arec. Par la suite elle a fait intercepter quatre camions transportant ces noix. Ces derniers continuaient à faire passer leur marchandise provenant du Myanmar. Elle aurait aussi fait brûler 150 sacs de noix saisis à ces occasions. Un transporteur basé à Aizawl aurait alors déposé une plainte officielle contre Zuari et son équipe.

Il y a quelques jours un rapport a été remis à Campco par le militant écologiste Vanramchhuangi soulignant l’ampleur du trafic et ses problèmes. Le président de Campco a alors écrit au premier ministre Narendra Modi en personne. Dans cette lettre il explique qu’il existe environ 40 routes connues pour la contrebande de noix d’arec dans le seul district de Champhai. Selon Kishore Kumar Kodgi; « Une telle arrivée illégale de noix d’arec en Inde par le nord-est pourrait affecter les communautés de producteurs locaux ».

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Trafic d’antiquités sur le Mékong

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Trafic d’antiquités sur le Mékong

Le trafic d’antiquités sur le Mékong a poussé les nations de la région à renforcer les efforts de lutte contre ce commerce illégal

Le Ministère de la Culture et des Beaux-Arts du Cambodge semble être l’organisme moteur dans ces efforts de lutte contre le trafic d’antiquités sur le Mékong. Ce pays a demandé que ses voisins partageant cet accès au fleuve coopèrent entre eux et avec la communauté internationale. Cette proposition a été faite lors d’un groupe de travail sur la mise en place des recommandations d’un symposium; « Les mesures préventives contre la destruction et l’empiétement sur les sites du Patrimoine et contre les vols, le pillage et le trafic de biens d’importance culturelle ».

La voie royale du fleuve

Ce groupe de travail a été lancé par la fondation Mekong-Lancang Cooperation. Parmi les participants on trouve le Cambodge, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam, la Chine, le Myanmar et les coordinations locales de l’UNESCO. Ce groupe de travail a mis en lumière les enjeux de la protection des artefacts, antiquités et sites archéologiques. Selon le ministre de la culture cambodgien Phoeurng Sackona ; « Ces sites ont été construits par nos ancêtres, préservés par les générations passées et sont une part de grande valeur de notre héritage national ».

Selon Phoeurng Sackona les sites sont aujourd’hui particulièrement menacés par les excavations illégales et les pillages. Le ministre a aussi précisé que le trafic d’antiquités sur le Mékong utilisait à merveille ce réseau fluvial. Depuis des milliers d’années le fleuve sert de voie de transport et se connecte avec plusieurs routes terrestres. Ces différentes routes ne servent pas uniquement au commerce et au transport de personnes. Le rôle culturel de ces routes est majeur dans la diffusion des dieux, religions, des croyances, des idées et du savoir. Cependant avec l’augmentation récente de ces échanges cette voie est devenue difficile à contrôler.

Trafic d’antiquités sur le Mékong et terrorisme

Le développement d’un réseau de transport plus efficace signifie qu’il est désormais plus facile de se livrer au trafic d’antiquité. Ces biens de grande valeurs attisant de nombreuses convoitises sont en grand danger. Il faut aussi préciser que ce trafic est lié au blanchiment d’argent. Une partie des fonds servent même parfois à financer des groupes terroristes. Selon le ministre le meilleur moyen de lutter contre ce problème et de renforcer la coopération entre pays et organisations.

Un des objectifs de ce groupe de travail est actuellement de faire ratifier une convention à tous les pays concernés. Il s’agit d’un texte de 1970 de l’UNESCO intitulé; « Convention sur les moyens d’empêcher et de prévenir l’importation illégale, l’exportation et le transfert de possession de propriété culturelle ». Si cette convention venait à être ratifiée par tous il serait plus facile de collaborer selon Phoeurng Sackona.

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