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Vesoul : un vétérinaire poursuivi pour trafic de chiots

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Le septuagénaire est soupçonné d’avoir pris part à un trafic de chiots venus d’Europe de l’Est avec sa femme pour les revendre sur internet

Un vétérinaire à la retraite et sa femme on été entendus pour trafic de chiots. Non déclarés et revendus sans aucun vaccin, beaucoup d’entre eux étaient malades. Depuis 2013 l’alerte avait été donnée. C’est seulement ce lundi 19 mars que les trafiquants présumés ont été appréhendés. Ils sont poursuivis pour importation d’animaux non conformes, non déclaration aux services vétérinaires d’un commerce d’animaux et blanchiment d’argent.

Des dizaines d’animaux vendus sur internet

Après leur achat en Slovaquie les chiots étaient importés illégalement en France. D’après les enquêteurs de la gendarmerie le trafic concernerait 150 chiots. Ils étaient amenés par camion et devaient arriver la nuit afin de ne pas être remarqués. Le procureur de la république précise que le trafic de chiots aurait généré 130.000 euros pour le couple. C’est non loin de la ville de Marnay en Haute-Saône que les trafiquants présumés se livraient à leur commerce. Il est probable que les victimes soient réparties dans tout le département.

En effet c’est par le biais du site Le Bon Coin que le vétérinaire et sa femme ont pu trouver leur clientèle. Au moment de la vente, ces criminels faisaient une marge considérable. Pour un Bouledogue l’on pouvait compter plus de 370 euros de profit. Ce profit montait à 380 euros pour un Carlin. Un commerce juteux au vu du peu de travail que semblait mettre ce couple dans la vente de chiots.

La semaine dernière les enquêteurs ont appris qu’un livraison aurait lieu. Une dizaine de gendarmes ont été mobilisés sur les lieux afin de procéder à une vérification. Lors de l’interpellation pas moins de 19 chiots ont été saisis et confiés à la SPA. Selon les services vétérinaires la plupart des chiots n’avaient eu aucun vaccin obligatoire. Le vaccin contre la rage n’était pas non plus effectué pour ces chiens vendus sous le manteau.

Un trafic de chiots dévoilé sur les réseaux sociaux

L’affaire était connue depuis 2013, une jeune femme originaire de Belfort avait acheté un bouledogue à l’éleveur. Suite à un contrôle de routine par un autre vétérinaire, il s’avère que le chiot est porteur de plusieurs maladies. Plusieurs types de gale en font partie ce qui inquiète la nouvelle propriétaire. Cette dernière apprend également qu’une autre victime du trafic de chiots vient de signaler la mort de son animal. Elle porte plainte mais le tribunal n’aura pas assez de preuves pour statuer.

C’est en mai 2017 qu’elle apprend que le tribunal abandonne les charges. La lanceuse d’alerte décide alors de faire une publication sur facebook. Ce témoignage permettra à de nombreuses victimes de témoigner et de partager l’histoire. Le trafic de chiots ayant été mis en évidence par ces témoins, la gendarmerie surveillera les suspects en fin de semaine dernière. L’arrestation a eu lieu ce lundi 19 mars, montrant ainsi le rôle pertinent des réseaux sociaux dans le démantèlement de tels trafics. La publication a été partagée plus de 1500 fois.

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Australie : Strike Force Raptor

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Un ancien policier australien a dénoncé le plan de tolérance zéro contre les gangs piloté par l’unité « Strike Force Raptor »

Selon cet ancien policier la stratégie du Parti National est un échec total. Cette critique du policier à la retraite arrive au moment où le parti d’opposition propose de créer une nouvelle unité de lutte anti-gang. Cette nouvelle unité est basé sur la Strike Force Raptor. Elle devrait être employée en Nouvelle-Galles du Sud. L’unité aura pour seul objectif la lutte anti-gang.

Un bilan très critiqué

Le leader du Parti National, Simon Bridges ne cesse de décrire l’unité comme « redoutablement efficace ». Il fait souvent référence à des médias affirmant que l’unité était en train de faire disparaître les gangs de bikers. Cependant selon l’ancien inspecteur Mike Kennedy rien n’est moins vrai. Selon lui Bridges prends ses rêves pour la réalité. Selon Kennedy ; « Il doit se sortir la tête de là où il l’a mis parce que les gangs existent. Ils existeront toujours. Il passent juste à la clandestinité ».

Kennedy précise qu’il n’a rien d’un gauchiste. Cependant il faut le reconnaître la politique de tolérance zéro est un désastre complet. L’inspecteur sait de quoi il parle ; il a passé l’essentiel de sa carrière comme agent infiltré dans le crime organisé. Il est aujourd’hui maître de conférence à l’Université Ouest de Sidney. Il affirme qu’il n’y a aucune preuve que le nombre de membres des gangs aient drastiquement baissé depuis l’instauration de Strike Force Raptor il y a dix ans. En effet les gangs ne déclarent pas leurs membres ou leur existence ; sur quels chiffre s’appuie donc Simon Bridges ?

Une efficacité questionnée

Les membres des gangs seraient donc pour la plupart passés à la clandestinité. De plus, ces personnes n’arrêtent pas d’être membres du gang après leur arrestation. A leur sortie de prison ils ont une raison de plus de rester dans le gang. Les policiers ont besoin de travailler avec les communautés pour être efficaces ; cela vaut aussi pour les gangs. Si personne ne parle à la police, si personne ne coopère il est difficile d’agir. L’unité Strike Force Raptor traite tous les membres des gangs de la même façon ; cela soude le groupe contre les agents.

Cette unité de type para-militaire a été établie en 2009 suite à un affrontement mortel entre Comancheros et Hell’s Angels. Le groupe cherche à punir les membres des gangs par tous les moyens légaux. Ils s’en prennent aux membres pour la moindre infraction, même la plus mineure. Cette année l’unité a procédé à plus de 5000 arrestations. Ils ont aussi récupéré 1700 armes à feu et fermé 50 locaux en 10 ans. Cependant on ignore tout du nombre d’agents employés ou de leur efficacité réelle. Simon Bridges a promis de donner des chiffres, sans préciser quand il le ferait.

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Morts en Angleterre, enterrés au Vietnam

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L’enterrement deux personnes mortes dans un camion avec 39 de leurs compatriotes le mois dernier a eu lieu dans le village de Dien Thinh

Une famille a donc du enterrer deux de ces fils, victime de ce trafic d’êtres humains et de la politique frontalière européenne. Les cercueils des deux cousins Nguyen Van Hung et Hoang Van Tiep ont été porté jusqu’à l’église Trung Song. Leur enterrement a été suivi par près de 300 personnes.

La nécessité d’émigrer

Le prêtre Pham Tri Phuong a déclaré ; « Nguyen Van Hung et Hoang Van Tiep ont quitté leur village natal avec l’espoir d’un meilleur avenir pour eux et leur famille. » Les 31 hommes et huit femmes, tous vietnamiens auraient payé des trafiquants pour les faire passer en Angleterre. Leurs corps ont été découverts à l’est de Londres le 23 octobre. Les causes de la mort n’ont pas été révélés officiellement mais pointent vers une asphyxie.

L’enquête est toujours en cours et plusieurs personnes ont été arrêtés en Angleterre et au Vietnam. Les corps de 16 victimes, dont ceux de Hung et Tiep ont été retournés à leur famille. En tout 4 funérailles ont eu lieu ce jeudi. Dans le petit village rural de Dien Thinh, les circonstances de la mort viennent renforcer la tristesse des habitants. Comme de nombreux villages ruraux, Dien Thinh n’a pas profité du boom économique de villes comme Ho Chi Minh City et Hanoï. De nombreuses personnes dans ce village catholique survivent grâce à de petites exploitations de cacahuètes et de sésame. La seule chance d’offrir une meilleure vie à sa famille est de partir à l’étranger.

Les frontières tuent

La famille de Tiep, 18 ans, a tenu une cérémonie pour la famille et les voisins. Une photo prise et publiée par Tiep sur facebook siégeait sur le cercueil entouré de fleurs. La famille de Hung, 33 ans, a tenu une cérémonie similaire. Ce dernier donnait des cours de musique dans plusieurs villes du Vietnam mais le coût de la vie était trop important. Son père se souvient qu’il était déterminé à s’en sortir à tout prix.

Hung a réussi a arriver en France en 2017. Il a alors travaillé comme serveur dans plusieurs restaurants. Cependant il voulait mieux gagner sa vie ; il a donc tenté de rejoindre l’Angleterre. Les deux cousins ont été enterrés côte à côte dans le cimetière local. Pour beaucoup cette tragédie semble n’être qu’un coup du sort, un accident. Pourtant la mort de ces jeune gens et de ces jeunes femmes est le produit direct des politiques frontalières de l’Europe et du Royaume-Uni. Les mêmes responsables laissent mourir les migrants en méditerranée. Il toujours plus facile de seulement pointer du doigt des passeurs sans vergogne plutôt que des responsables encravatés.

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Trafic de loutres via les réseaux sociaux

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Le commerce illicite de la loutre à petites griffes d’Asie, un animal qui connaît une forte demande en tant qu’animal de compagnie au Japon, est en hausse.

Des loutres âgées de 2 mois à un an sont saisies par le Département thaïlandais des parcs naturels, de la conservation de la vie sauvage et des plantes. Elles sont ensuite rendues aux provinces thaïlandaises. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour ce trafic de loutres. Les autorités thaïlandaises estiment que cela rend difficile la lutte contre ce fléau.

Une demande en augmentation

Les appels à la préservation d’espèces d’animaux rares se multiplient dans le monde. Les loutres ont été désignées comme une espèce menacée d’extinction. L’interdiction de leur commerce international en Asie du Sud-Est entrera en vigueur le 26 novembre. Elle fera partie de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. En Thaïlande, l’un des pays fournisseurs de loutres, le commerce non autorisé et la possession de mammifères piscivores est interdit. Cependant la demande de ces animaux comme animaux de compagnie reste forte. La police a récemment arrêté deux personnes, qui vendaient des loutres pour l’équivalent de 100 euros en ligne.

Au Japon, les cafés à loutre se multiplient. Selon Trafic, un organisme de surveillance du commerce d’espèces sauvages ; 59 loutres au total sont passées en contrebande de l’Asie du Sud-Es entre 2015 et 2017. Parmi elles 32 sont parties au Japon. Les réseaux sociaux sont devenus le principal vecteur des activités de contrebande. Pour un responsable thaïlandais du Département des parcs nationaux les deux arrestations récentes sont la partie visible de l’iceberg.

Une espèce menacée de toute parts

Un homme arrêté au Japon dans le cadre du trafic de loutres a avoué que des « clients » inconnus les lui avaient achetés via les réseaux sociaux. Il avait prévu d’expédier la plupart des animaux depuis Bangkok. Ces loutres-ci auraient peut-être été revendues et expédiées à l’étranger depuis la capitale. Les passeurs utilisant de faux noms, les enquêtes sont souvent dans l’impasse. En Thaïlande, les loutres habitent la région méridionale. Dans le Nakhon Si Thammarat, elles viennent s’alimenter dans des étangs de pisciculture. Un habitant a déclaré que le nombre de loutres avait considérablement diminué. Cela est lié à la perte de leur habitat causée par l’expansion de la zone urbaine.

Par conséquent, le commerce illicite de « loutres de reproduction » augmente. Selon un haut responsable du département de la conservation de la faune ; « Il doit y avoir des lieux de reproduction secrets, mais nous ne pouvons pas les localiser. Un groupe surnommé « la société des propriétaires de loutres » a une page sur Facebook. Après une série d’échanges de courriels, un des administrateurs a admis qu’il élevait les animaux en Malaisie et les vendait 100 euros chacune en Thaïlande. Cependant le gouvernement thaïlandais est déterminé à enrayer ce commerce. La peine d’emprisonnement prévue pour le commerce illicite d’animaux en voie de disparition est passée de quatre à dix ans. Interrogé à ce sujet, le trafiquant a répondu ; « Il existe une montagne de transactions inconnues des autorités. Il est impossible d’éliminer ce trafic.”

 

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