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Centrafrique : un casque bleu interpellé pour trafic de munitions

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Le casque bleu a été pris en flagrant délit alors qu’il s’apprêtait à vendre des munitions à un chef rebelle islamiste en plein centre de Bangui

Le militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a été arrêté samedi dernier. Lors de son interpellation le gabonais transportait des centaines de cartouches. La gendarmerie a également pu trouver des munitions à son domicile. Une enquête préliminaire a été ouverte alors que des accusations d’abus sexuels contre les soldats gabonais font l’actualité. Les autorités gabonaises et les Nations Unies refusent de faire tout commentaire.

Un trafiquant sous un casque bleu

La MINUSCA créée en 2014 assure une mission de maintien de la paix. Celle-ci est constituée pour l’essentiel de contingents africains. Roland Hugues Mandoukou était adjudant dans un contingent gabonais. Il est aujourd’hui accusé de trafic d’armes. En effet il a été appréhendé samedi dernier en possession de 2000 cartouches pour AK-47. L’interpellation a eu lieu dans le quartier du PK5 de Bangui connu pour ses milices rebelles. Le suspect a tenté de s’enfuir mais on a alors découvert sa marchandise. C’est un témoignage qui aurait mis les enquêteurs sur la bonne voie. Par ailleurs une perquisition chez le casque bleu a conduit à la saisie de trois autres caisses de munitions.

Suite à cette affaire quelques voix s’élèvent en Centrafrique. Pour certains juristes, ce n’est pas la possession de ce matériel qui démontre un quelconque trafic. En effet le casque bleu ne se trouvait alors pas en situation de transaction. Il n’a d’ailleurs jamais été vu avec son interlocuteur présumé. Les faits reprochés ne reposent alors que sur « des faits circonstanciels, intentionnels  et non matériels ». C’est aussi une certaine vision de l’affaire qui est privilégiée par les autorités. Le taxi affirme l’avoir emmené auprès d’une milice rebelle ce que récuse l’inculpé. Par ailleurs, ce dernier est protégé par les traités internationaux.

Un incident diplomatique

L’affaire n’a pas manqué de susciter de vives polémiques. Dans tout le pays, des voix s’élèvent contre les contingents gabonais. Des allégations d’abus sexuels visaient déjà ces contingents en mars dernier. Ce sont 450 militaires du régiment casque bleu gabonais qui ont dû être retirés du théâtre d’opération. Cette nouvelle affaire met de nouveau le gouvernement gabonais dans l’embarras. Cependant le gouvernement centrafricain n’a pas souhaité se prononcer. Le ministre de la défense n’a rien voulu révéler. 

C’est la MINUSCA qui a communiqué sur l’arrestation. Mais elle n’a ni confirmé ni infirmé l’identité et la nationalité du suspect. Une « enquête préliminaire » est cependant en cours. Une note des Nations Unies informe que les procédures habituelles seront respectées. L’État membre du casque bleu concerné sera notifié de ces procédures. Si personne ne confirme l’identité du trafiquant à l’heure actuelle, il y a fort à parier que le Gabon et la Centrafrique traversent une nouvelle crise diplomatique.

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Miguel Ángel López soupçonné de trafic de drogue

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Miguel Ángel López

Le coureur cycliste de l’Équipe Astana-Qazaqstan, Miguel Ángel López, a été arrêtée par la police l’aéroport de Madrid

Le coureur cycliste pourrait se retrouver dans une situation délicate. La police espagnole enquête actuellement sur ses liens avec le docteur controversé; Marcos Maynar Mariño. Ce professeur de l’université d’Extremadura est sous le coup d’une enquête pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Miguel Ángel López a été intercepté par la police à son arrivée à l’aéroport de Madrid-Barajas. Des agents de l’Unité opérationnelle centrale l’attendaient. Ces derniers font partie du Service de police judiciaire de la Garde civile.

Miguel Ángel López et la mort de Neves

Miguel Ángel López aurait déjà été soupçonné d’avoir été impliqué dans «l’affaire Maynar». Il est cependant maintenant passé du statut de témoin à celui d’accusé. On le soupçonne d’avoir participé à la distribution de médicaments interdits en Espagne, notamment à une personne sous le coup d’une enquête. Selon le déroulement de l’enquête, le coureur cycliste pourrait se retrouver sous le coup d’accusations criminelles. L’homme est un des coureurs vedettes de l’équipe Astana-Qazaqstan. Il a participé aux victoires du Tour de Suisse et de la Volta de Catalogne entre autres exploits personnels. Il est aussi arrivé 6e au Tour de France 2020.

Le coureur était aussi très en vue cette année au Tour des Alpes, mais n’a pas participé aux évènements de l’année à cause d’une blessure. Il était cependant censé participer à la course Prueba Villafranca-Clásica de Ordizia ce lundi. Il doit aussi bientôt comparaître pour son rôle dans «l’affaire Maynar». Le docteur Maynar a été arrêté le 11 mai dernier, un jour après le retrait de Miguel Ángel López du Giro d’Italia. L’homme a un passé d’administration de substances interdites. Lors d’une enquête sur l’achat de stéroïdes en ligne la police en avait découvert à sa résidence. Il a aussi été sous le coup d’une enquête suite à la mort de Bruno Neves en 2008.

Un étrange médecin

La mort de Neves dans un crash aurait été provoquée par une crise cardiaque. Des substances de dopage avaient été retrouvées. Neves menait la course Clássica de Amarante au moment de son décès. La police portugaise avait des découvertes de drogues sur le lieu d’organisation de l’équipe, chez son directeur et chez les 10 autres coureurs du groupe. La police a annoncé avoir saisi des substances dopantes, des médicaments, et de l’équipement destiné à effectuer des transfusions sanguines. Des hormones de croissance, de l’EPO et des pochettes de sang étaient aussi présentes. Maynar était le médecin de l’équipe, mais a nié toute connaissance de ce dopage.

Le médecin n’avait pas été poursuivi par la police à cette époque. Cependant en octobre 2009 la fédération cycliste portugaise lui a signifié 10 ans d’interdiction de pratiquer pour ce dopage. En 2021 Maynar a malgré tout ouvert des consultations en ligne en lien avec la santé, les performances sportives et les suppléments alimentaires. Il met en avant son rôle de médecin pour le comité olympique espagnol ainsi que diverses autres institutions prestigieuses. On ignore encore en détail quelle relation Miguel Ángel López entretient avec ce personnage sulfureux.

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Des trafiquants colombiens en Australie

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trafiquants colombiens

Neuf personnes ont été arrêtées dans plusieurs États du pays, dont des trafiquants colombiens de cocaïne

Ces neuf personnes ont été arrêtées au Queensland, New South Wales et Northern Territories. Plusieurs trafiquants font partie des accusés. On les soupçonne d’avoir tenté de faire entrer 700 kg de cocaïne dans le pays. Six de ces arrestations ont eu lieu au Queensland; de la Gold Coast à Brisbane. Un autre a été arrêté au nord Newcastle au New South Wales. Les deux derniers ont été arrêtés à Darwin, dans les Northern Territories. La cocaïne était mélangée à une autre substance pour dissimuler sa nature.

Les trafiquants colombiens de cocaïne

Ces personnes sont actuellement poursuivies pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Elles risquent la prison à vie. Les criminels présumés vont être présentés aux tribunaux de Southport, Brisbane, Kingaroy, Darwin et Raymond Terrace. Les preuves pointent vers le fait qu’un des accusés a reçu des instructions depuis l’étranger. Ces ordres concernaient la cocaïne dissimulée dans des seaux en plastiques parmi une autre substance. Selon la police, une mafia colombienne a envoyé cette cocaïne en passant par Sidney.

Le colis est ensuite arrivé sur une propriété construite à la seule fin d’extraire la cocaïne dissimulée dans l’autre substance. Ce lieu est situé à 300 km au nord-ouest de Brisbane. La cocaïne ainsi extraite devait ensuite être renvoyée vers Sidney. Les deux hommes arrêtés au Queensland sont deux trentenaires; Douglas Ivan Hercules Sinnamon et Tuna Samuelu. Selon le tribunal, deux trafiquants colombiens étaient arrivés en Australie en avril dernier. Leur rôle était d’extraire la cocaïne contenue dans la substance dont on ignore la composition jusqu’à aujourd’hui.

De la cocaïne liquide

Le matériel nécessaire à l’extraction était entreposé dans une cabane de la propriété. Un véritable laboratoire avait été installé par les criminels. Sinnamon était, semble-t-il, chargé de la construction de la cabane et de fournir le matériel de laboratoire. De son côté Samuelu se chargeait des livraisons de cocaïne. Il a été arrêté par la police dans un véhicule utilitaire; 11 kg de cocaïne étaient dissimulés dans des frigos. Une femme de Brisbane a aussi été arrêtée; un million de dollars en liquide ont été retrouvés à son domicile. Le résident de Darwin était également en possession de grande quantité d’argent en liquide.

Un bateau fait aussi partie des saisies policières. Les policiers se demandent actuellement s’il n’aurait pas été utilisé pour aller chercher de la drogue à des centaines de kilomètres au nord du pays. Selon la police cette mafia prévoyait de devenir le grossiste en cocaïne pour toute la côte est. Les deux trafiquants colombiens étaient vraisemblablement les chefs de ce réseau. Le processus de dissimulation de la cocaïne était par ailleurs très complexe. La poudre était diluée dans un liquide encore inconnu. L’enquête se poursuit pour découvrir d’éventuels complices.

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Un pardon royal pour le trafiquant de drogue

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pardon royal

Un pardon royal a été accordé par le monarque des Pays-Bas à un ancien présentateur vedette accusé de trafic de cocaïne

Cet ancien présentateur de télévision est Frank Masmeijer. Ce dernier a été libéré de façon prématurée en raison du pardon royal de Willem-Alexander, roi des Pays-Bas. Le journal De Telegraaf s’est procuré une copie du pardon qui confirme les faits. Masmeijer, 60 ans, servait une peine de prison de neuf ans pour trafic de cocaïne. Cette décision a été mal vécue par la police selon Jan Struijs, responsable du syndicat NPB des forces de l’ordre.

Un problème diplomatique

Masmeijer est connu aux Pays-Bas pour avoir présenté un jeu télévisé dans les années 1980 et 1990. Il a été condamné en première instance à huit ans de prison par un tribunal belge en 2017. Il avait été reconnu coupable d’avoir trafiqué des centaines de kilos de cocaïne par le port d’Antwerp trois ans auparavant. Sa peine est passée à neuf ans après son passage devant la cour d’appel. Il servait jusqu’ici sa peine en Belgique, mais a été transféré aux Pays-Bas récemment.

L’ancien présentateur a servi 7,5 ans de sa peine de 9 ans. Selon lui, sa libération l’a énormément surpris. Les meilleurs avocats lui avaient dit que ses chances de recevoir un pardon étaient nulles. Il souhaite maintenant se réintégrer dans la société comme une personne normale. La police de son côté ne s’est pas privée de critiquer ce choix. Selon Struijs, Masmeijer était au cœur du trafic de cocaïne et le libérer est vue comme une insulte aux policiers qui luttent contre ce trafic. Il ajoute que les Belges l’ont puni de façon mérité; que vont-ils penser de cette libération prématurée?

Un étrange processus de pardon royal

Geert-Jan Knoops, l’avocat de Masmeijer a déclaré avoir été surpris par la nouvelle. Il n’a pas aidé son client à déposer cette demande de pardon; «  Si j’ai bien compris, un juge a étudié le dossier de Masmeijer à la demande du ministre Weerwind. J’imagine que le tribunal s’est basé sur la peine qui aurait été prononcée aux Pays-Bas pour un crime similaire. Cette peine étant approximativement de sept ans, il l’avait déjà servie». Knoops s’avoue curieux de connaître les éléments mis en avant par son client dans sa demande pardon. Ces pardons sont généralement accordés dans des conditions très particulières comme une maladie ou des problèmes familiaux.

Le syndicat de police NPB demande que le ministre Franc Weerwind de la Protection légale, dont le nom est sur l’acte de pardon avec celui du roi, d’expliquer ses motivations dans cette décision. Selon Struijs; «Nous ne cessons de parler de trafic de cocaïne dans les ports d’Antwerp et Rotterdam. Nous connaissons tous des difficultés et des menaces. La police a donc beaucoup de mal à accepter ça.» Le site du ministère de la Justice et de la Sécurité révèle que 131 pardons ont été accordés au total. Cependant aucun détail n’est donné sur les processus de décisions.

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