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Iran : saisie de centaines de millions de monnaie liquide de contrebande

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Le gouvernement iranien a procédé a la confiscation de monnaie liquide dans les bureaux d’échange dans le cadre de sa lutte contre la dépréciation du rial

Le gouvernement Roubani a décidé de frapper un grand coup contre la contrebande de monnaie liquide. À la fin de ce mois d’avril, une intervention de police a abouti à des saisies dans divers bureaux d’échanges. Ce sont plusieurs centaines de millions de dollars qui ont été confisqués par le gouvernement. La saisie a eu lieu dans un contexte de dépréciation massive du rial. En effet, les incertitudes liées aux relation avec les États-Unis ne ravissent pas les investisseurs. Le pays est traversé par une crise de très grande ampleur. À travers cette opération, le gouvernement entend faire preuve de fermeté. Des dizaines de personnes ont été arrêtées et des entreprises ont été fermées.

Un grand coup contre le trafic de monnaie liquide

L’opération a été un succès pour la police iranienne. Ce sont plus de 200 policiers qui ont été déployés pour l’occasion. L’opération concernait la perquisition de plusieurs bureaux d’échanges sur le territoire iranien. Ces bureaux étaient soupçonnés de participer à un trafic de monnaie liquide. Cette irrégularité a pour particularité d’accentuer la dépréciation du rial. Lors de la perquisition, la police a donc pu découvrir plus de 160 millions d’euros et 200 millions de dollars. Ces devises avaient été importées illégalement sur le sol iranien. Représentant un danger pour l’économie du pays, elles ont été confisquées par le gouvernement.

C’est le général des gardiens de la révolution islamique, Eskandar Momeni, qui est en charge du dossier. Celui-ci annonce que l’opération ne marque qu’un début dans la lutte contre le trafic de devises étrangères. C’est une des orientations principales des services de police dans la nouvelle année iranienne qui a commencé le 21 mars. Momeni a déjà annoncé l’arrestation de 112 contrebandiers et commerçants impliqués dans le trafic. Une cinquantaine de bureaux d’échange a été fermée pour leur participation au marché noir. Cent autres ont reçu un avertissement concernant leurs liens avec la contrebande de monnaie liquide.

Une crise politique et économique

Ces plans de lutte contre le trafic de monnaie liquide ne sont pas sortis de nulle part. Dès le début du mois d’avril l’administration monétaire a annoncé imposer une parité fixe entre le rial et le dollar. Le prix a été fixé à 42.000 rials pour un dollar. L’effet recherché par une telle politique est l’enrayement de la dynamique baissière sur les marchés. Le gouvernement a également interdit le transport de plus de 10.000 euros. En effet, le pays est traversé par de multiples crises de différents ordres depuis plusieurs mois. Ces crises ont par ailleurs donné lieu à des mouvements de contestation très violents.

Le gouvernement Roubani a présenté un plan de 16 points permettant de maitriser le chaos des marchés forex. Cependant les économistes comme Fereidoun Khavand restent dubitatifs. Ce dernier décrit la politique du gouvernement comme un « jeu dangereux ». Si aujourd’hui la situation est aussi tendue sur les marché, cela vient de l’incertitude liée à la politique étrangère des États-Unis. L’administration Trump devrait bientôt se prononcer à ce sujet. Quoi qu’il en soit, la question de la monnaie liquide reste centrale pour l’économie du pays. L’Ayatollah Khamenei a d’ores et déjà dénoncé le rôle des services de renseignement sur le marché iranien.

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Le trafic de dollars à Bagdad

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trafic de dollars

La lutte contre le trafic de dollars à Bagdad empêche de payer les salaires de nombre de travailleurs du service public

Les Finances publiques de l’Iraq sont dans une situation critique. Cette situation aurait été provoquée par la Réserve fédérale des États-Unis, cherchant à lutter contre la corruption et le trafic de dollars. Cette situation de crise devrait s’aggraver dans les semaines qui viennent. En effet, la chute de l’échange des dollars par la Banque centrale d’Iraq va poser de nombreux problèmes. Le gouvernement du pays a besoin de pouvoir convertir les dollars obtenus par ses ventes de pétrole, en dinars iraquiens. L’année dernière, on estime que 200 millions de dollars par jour étaient vendus à des banques privées et des entreprises.

« Vol du siècle » et trafic de dollars

Ce chiffre a chuté drastiquement au cours des deux derniers mois de l’année. Les ventes sont passées à 56 millions par jour. Le gouvernement est désormais aux prises avec une pénurie de dinars. Cette situation est si dramatique que le gouvernement n’arrive plus à payer les salariés du secteur public et à régler ses obligations mensuelles. Les pays voisins qui dépendent largement des marchés de change iraquiens subissent également une crise de liquidité. L’Iran, la Turquie, la Syrie sont aussi affectés. L’ensemble de l’économie du pays en ressent les contrecoups.

Le dollar est passé d’une valeur de 148 dinars à 163 depuis la fin novembre. Les prix des biens de consommation courants ont aussi augmenté. Le prix du riz est passé de 1850 dinars à 2350 et l’huile de cuisson a doublé. Les autorités iraquiennes nient que ces problèmes soient aussi un contrecoup du « vol du siècle ». Cette affaire a vu une banque d’État iraquienne voler environ 2,5 milliards de dollars par le biais de fraudes fiscales entre septembre 2021 et août 2022. Les autorités reconnaissent cependant que la Réserve états-unienne avait imposé des conditions de vérifications plus dures pour les banques souhaitant acheter des dollars il y a deux mois ; quelques semaines seulement après l’annonce du vol.

Des options limitées

Le gouvernement iraquien a besoin d’au moins 5,5 milliards de dollars, ou 8 trillions de dollars pour pouvoir payer ses salariés, les pensions et retraites, les services sociaux, etc. Or, ces paiements sont largement effectués par la vente du pétrole en dollars. L’essentiel de ces paiements sont versés sur un compte de la Banque de la réserve fédérale à New York. Pour tenter de résoudre le problème, la banque centrale iraquienne a ouvert de nouveaux bureaux de vente de dollars s’adressant directement aux citoyens, dans l’espoir de trouver des dinars. Cependant, cette solution est clairement insuffisante. Les options du gouvernement sont actuellement très limitées et peinent à répondre à l’urgence.

Le risque de dévaluation du dinar et d’augmentation de l’inflation est le danger principal. Certains demandent qu’une délégation soit envoyée à Washington pour négocier une période de grâce de six mois afin que des mesures puissent être mises en place. Ils demandent aussi que les restrictions de la Réserve fédérale soient assouplies. Ces mêmes personnes pointent également du doigt le trafic de dollars qui aurait supposément lieu dans la région autonome kurde. Le problème principal semble cependant venir de la corruption manifeste et du trafic au plus haut niveau de l’État.

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Les capitaines russes et le trafic de migrants

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capitaines russes

Les trafiquants d’êtres humains se seraient mis à recruter activement des capitaines russes pour leurs bateaux

Des dizaines de capitaines russes auraient été embauchés pour remplacer leurs collègues ukrainiens. Ces derniers dirigeaient des navires partant de Turquie et à destination de l’Italie selon des ONG. Depuis le début de l’invasion russe, au moins 14 citoyens de ce pays ont été arrêtés par les autorités italiennes. Ces derniers sont tous accusés d’avoir transporté illégalement des demandeurs d’asile.

Les transformations du trafic

Un rapport de l’ONG italienne Arci Porco Rosso et de Borderline Europe note que les arrestations de citoyens russes dans ces affaires ont doublé. Par rapport à l’année dernière, le nombre d’arrestations de capitaines russes a donc augmenté, de même que certaines populations parmi les migrants. On note que le nombre de personnes venant de pays enclavés est aussi en hausse, comme les Tadjiks et les Kazakhs. Le nombre de Syriens et de Bengalis est aussi en augmentation. La route italienne depuis la Turquie a été établie par des Turcs comme route alternative à celle des Balkans. La longue route des Balkans est devenue de plus en plus surveillée et contrôlée.

Les trafiquants turcs ont donc commencé à utiliser des yachts rapides, souvent volés ou loués. On estime que 11 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes par ce moyen. Les principaux points d’arrivée sont les Pouilles, la Calabre et la Sicile. Ces ports de départs sont généralement Izmir, Bodrum et Çanakkale. Les trafiquants recrutaient auparavant presque exclusivement des capitaines ukrainiens. La plupart avaient fui le service militaire obligatoire établi dans leur pays depuis le déclenchement de la guerre contre les séparatistes pro-russes du Donbas. Leur nombre est cependant en chute depuis février 2022.

Capitaines russes ou migrants ?

Les capitaines ukrainiens avaient un rôle fondamental et d’excellentes compétences de navigation. Le déclenchement de l’invasion a compliqué le départ des hommes en âge de combattre souhaitant fuir la conscription. Les trafiquants ont donc commencé à former des migrants pour piloter les bateaux et à recruter des Russes, mais aussi d’autres citoyens des anciens pays soviétiques. La situation est passée de quelques cas à une situation presque systématique en peu de temps.

En mai 2022, un accident a révélé que 100 migrants avaient été conduits à Siderno par deux capitaines russes et le cas le plus récent remonte à novembre 2022. Sabrina Gambino, la responsable du bureau du procureur de Syracuse explique que l’utilisation de ces bateaux de luxe est le fait d’un réseau criminel turc très organisé. La punition pour les coupables peut monter jusqu’à 15 ans de prison. La situation est encore compliquée par le fait que nombre de Russes présents dans les prisons italiennes affirment avoir eux-mêmes cherché à fuir la conscription dans leur pays. Il semblerait par ailleurs que les capitaines russes professionnels ne soient pas non plus la règle. Certains sont désignés comme capitaines par les trafiquants et servent de bouc émissaire à la justice italienne en cas de problèmes. D’autres marins sont dans des situations si compliquées qu’ils en viennent à prendre n’importe quelle opportunité d’emploi.

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Armes, drogues et Médecine quantique

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 médecine quantique

Daniel Dubajic, praticien de « médecine quantique », trafiquant d’armes et de drogue a donné un interview depuis sa prison

Daniel Dubajuic avait été arrêté à la suite de la découverte de 65 armes à feu, 15 000 cartouches, et des millions de dollars en cocaïne, fentanyl et autres drogues. Cette cache était à son appartement d’Etobicoke. L’homme de 48 ans avait affirmé n’avoir aucune connaissance de ces armes et de la drogue présente dans son logement. Ces déclarations n’ont clairement pas convaincu le juge qui a condamné l’homme à 18 ans de prison, vendredi dernier. Cette saisie avait à l’époque été décrite comme « astronomique ». Aujourd’hui l’homme affirme vouloir aider ses codétenus par la pratique de la « médecine quantique » et l’utilisation de ses « pouvoirs ».

Médecine quantique en prison

L’interview de Dubavic est un cas rare dans ces affaires. Les responsables de trafic d’une telle ampleur donnent rarement des détails sur leur vie. L’homme prétend être capable de faire disparaître la douleur par imposition des mains ; il appelle ça la « médecine quantique ». Cette affaire est clairement une des plus étranges à date pour la ville de Toronto. Une saisie d’une telle ampleur aurait dû donner des informations sur l’origine des problèmes d’armes à feu et de drogue de la ville. Or, toutes les informations semblent s’arrêter à la responsabilité de Dubajic.

En prenant en compte le temps servi en attente du procès, il restera 13 ans et 10 mois à la sentence du trafiquant. Il ne devrait pas être libérable avant un certain nombre d’années. La police avait été mise sur sa piste après qu’un informateur ait révélé que l’homme vendait de la cocaïne. Dubajic a reconnu qu’il vendait de la cocaïne 5 ou 6 amis. La perquisition de son petit appartement où il vivait avec deux chiens et un perroquet est parmi les plus importantes saisies de l’histoire de la ville. En plus des armes, les policiers y ont découvert 106 kg de cocaïne, 30 kg de méthamphétamine, 4 kg de MDMA, 5 kg de fentanyl. Cette saisie est estimée entre 11 et 18 millions de dollars canadiens. Selon les procureurs, cette quantité de fentanyl est suffisante pour tuer l’ensemble de la population de Toronto.

Des responsables toujours inconnus

Dubajic a expliqué que la porte de la chambre où ont été trouvées les armes et la drogue était toujours fermée à clé. Le précédent locataire avait la seule clé et il affirme qu’il ne savait pas ce qui se trouvait derrière la porte. Selon le juge cette déclaration est trop fantastique pour être crédible. Les procureurs affirment que le praticien de « médecine quantique » était loin d’être dupe. Au contraire, il aurait été un rouage majeur du trafic à Toronto. Le juge de son côté n’a pas cru que l’homme était le véritable responsable. Cependant, il a bien accepté de stocker ces armes et cette drogue.

Dubajic avait expliqué que s’il était un baron de la drogue il se serait enfui après sa libération sous caution. Au moment de son arrestation, l’homme était endetté à hauteur de 8000 $ et possédait deux vieilles voitures d’une valeur de 1000 $. La surveillance de ses cartes de crédit montre que l’homme faisait ses courses dans des magasins bas de gamme ou de secondes mains. Aucun argent et aucun produit illégal n’ont été découverts dans son véhicule ou sa chambre. Il semble assez clair que des trafiquants plus aguerris ont convaincu l’homme de leur louer cette chambre afin d’y dissimuler leur contrebande.

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