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Israel : l’employé du consulat français maintenu en détention

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L’employé du consulat français à Jérusalem poursuivi pour trafic d’armes dans les territoires palestiniens a vu sa détention provisoire maintenue par le tribunal israélien

Romain Franck dont nous avions évoqué l’arrestation à la fin du mois de février est passé dimanche 29 avril devant un tribunal israélien. Il était accusé de trafic d’armes perpétré à l’aide de sa voiture de fonction diplomatique. Il aurait fait parvenir des dizaines d’armes dans la bande de Gaza. En attente de son procès, il a été décidé qu’il serait mis en détention provisoire. La défense dénonce un dossier à charge et sans preuves matérielles. L’accusation n’a cependant pas retenu la piste du terrorisme. La hiérarchie du consulat français n’aurait pas été impliquée dans l’affaire.

La détention provisoire préférée à l’assignation à domicile

Le chauffeur du consulat français était un contractuel. Soupçonné et accusé de trafic d’armes, il a été mis en détention provisoire. Il a fait ce dimanche 29 avril un premier passage chez le juge du tribunal de Beer-Sheva. Ce dernier à décidé de la détention provisoire de Romain Franck. Il aurait perçu 4.500 euros en échange de ses services. Le jeune de 24 ans plaidait pour une assignation à domicile. Celle-ci n’a pas été accordée, le juge préférant éviter tout risque de fuite du prévenu. Il aurait agi pour un réseau de trafiquants palestiniens d’après les services de sécurité intérieure, le Shin Beth.

D’après l’avocat du prévenu, le jeune employé du consulat français n’aurait pas les garants nécessaires à la détention provisoire. En effet, la procédure exige la présence de deux de ces garants pendant une phase de liberté provisoire. Il faut également que les deux personnes soient avec le prévenu pendant toutes ses journées. À ce stade la défense n’en a trouvé qu’un seul. L’avocat, Me Adeb Abou Amir a précisé qu’il espérait en trouver un second afin d’espérer une libération.

L’employé du consulat français n’avait pas de motivation politique

C’est dans le cadre de voyages à Gaza que le jeune homme aurait apporté les armes aux trafiquants. Soumise à un blocus important, l’enclave gouvernée par le Hamas doit user de ruses pour s’en procurer. Dans cette affaire, c’est le véhicule à caractère diplomatique qui aurait permis de faire passer les armes. Elles auraient été emmenées en Cisjordanie. Le Hamas est considéré comme terroriste par Israel. Les autorités soupçonnaient donc une motivation terroriste dans l’action de l’employé du consulat français. Le Shin Beth a fini par infirmer cette information. 

En effet le service a pu vérifier ses antécédents et son profil sur les réseaux sociaux. Le jeune homme ne semble pas avoir de motivation politique. Il se montre comme quelqu’un de très intéressé par ses voyages dans la région. L’employé du consulat français était « volontaire international », un statut offrant une expérience professionnelle à l’étranger. Le Shin Beth précise que son action était due à la rémunération qu’elle offrait et rien de plus. Il aurait perçu 4.500 euros.

Cependant, l’avocat du prévenu dénonce un dossier « sans preuves matérielles ». Le dossier ne reposerait que sur une confession du Français et celle d’un palestinien arrêté en Cisjordanie. La défense n’aurait pas eu non plus accès à tout le dossier. Dans ce qu’il a pu constater, l’avocat affirme « Ils n’ont pas retrouvé une seule balle, il n’y a pas d’armes ».

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Le Trafic d’antiquités afghanes

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trafic d'antiquités afghanes

Le trafic d’antiquités afghanes risque de devenir généralisé pour financer le régime des talibans aux côtés d’autres commerces illicites

Les talibans se financent depuis toujours grâce à divers commerces illégaux. Le trafic de drogue étant leur principale ressource. Cependant ils sont aussi impliqués dans le trafic de bois, de minéraux et d’antiquités. La disparation des aides internationales et l’impossibilité d’accéder au système bancaire afghan depuis l’étranger risque de leur poser un grave problème. On peut donc s’attendre à ce que le trafic d’antiquités afghanes et le trafic de drogue se développe. Si cette analyse se confirme les marchés ne devraient pas tarder à assister à un véritable tsunamis d’antiquités afghanes.

Une source de financement ancienne

Ce trafic d’antiquité afghanes avait été révélé il y a déjà dix ans. Un documentaire avait étudié la route de ce trafic ; depuis les zones contrôlées par les talibans jusqu’aux magasins d’art de Bruxelles. Des sculptures du Ghandara ont aussi été présenté au Festival d’Art de Maastricht. L’Europe n’est cependant pas le seul débouché pour les talibans. De nombreuses œuvres se sont aussi retrouvées au Moyen-Orient et en Asie. Ces dernières années des sites encore épargnés ont finalement été pillés par le groupe islamiste. Les œuvres sauvées et entreposées dans le musée de Kaboul risquent aujourd’hui de connaître le même sort.

Le trafic de drogue a été profitable pour les talibans mais le trafic d’antiquité afghanes reste plus défendable politiquement que de devenir un narco-état. Cette analyse se base en partie sur le développement de ce commerce au cours de la guerre en Irak et en Syrie. Le marché de l’antiquité avait alors vu un arrivage massif d’œuvres en provenance de ces régions. On sous-estime largement la richesse du patrimoine afghan au point de ne pas pointer ce problème. Les décennies de guerre et de pauvreté font oublier que ce pays a fait partie de nombreux empires et civilisations florissantes. L’Afghanistan a une histoire incroyablement diverse et multiculturelle.

Un marché des antiquités peu scrupuleux

Le problème est que les talibans n’ont aucun intérêt pour l’histoire pré-islamique du pays ; la destruction des Bouddhas de Bamiyan en 2001 en est l’exemple le plus connu. Les œuvres les plus massives doivent être détruites et toutes les antiquités afghanes qui peuvent se vendre doivent être exportées. Les récentes déclarations du régime affirment que la protection de leur héritage culturel fait partie de leurs priorités. Cependant au vue de l’histoire de ce groupe on peut douter de leur engagement réel à ce sujet.

Il s’agira d’être prudent à l’avenir car les antiquités ne porteront pas l’origine du pays. Comme on l’a vu auparavant ces productions porteront le nom de régions disparues comme la Bactriane, ou des indications régionales floues comme « Asie Centrale ». On estime le potentiel monétaire de ce trafic à des centaines voir des milliards de dollars par an. Pire encore, les œuvres et antiquités pillées et non étudiées sont autant de pertes sèches pour la connaissance de la région. Le trafic d’antiquités afghanes est une tragédie pour l’histoire de l’humanité qui vient qui vient s’ajouter à la difficile histoire du pays.

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Le marché gris du luxe

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marché gris du luxe

Le marché gris du luxe joue sur les variations de prix des grands créateurs pour appliquer d’importantes remises à la revente

La plupart des marques de luxe achetées directement chez le fournisseur ou chez des revendeurs officiels ne sont pas concernés par ce problème. Cependant le marché gris du luxe commence dès qu’on se retrouve sur des sites comme Cettire. Sur ce site vous pouvez bénéficier de remises allant jusqu’à 30 % sur de nombreux articles à la mode. Ce marché apparemment légal représenterait des milliards de dollars.

Les nouveaux noms du luxe

Le marché gris du luxe est un secteur de la vente au détail en plein essor. Pendant longtemps ce marché parallèle a existé loin des yeux des consommateurs occidentaux. Cependant ces dernières années avec l’arrivée de nouvelles entreprises la donne commence à changer. Les sites majeurs de ce nouveau commerce en ligne sont ; Baltini en Italie, Italist aux États-Unis et Cettire pour l’Australie. Cette dernière entreprise s’est fait une place sur le marché boursier australien depuis la fin de l’année 2020.

A la différence de la contrefaçon et du commerce illégal qu’on trouve sur le marché noir, le marché gris du luxe vend des produits authentiques. Cependant ces produits sont revendus avec une forte remise allant généralement de 15 % à 35 % sans possibilité de retour du produit au fournisseur. Ces entreprises utilisent une technique surnommée « importation parallèle ». Les sites jouent avec les stratégies de prix des marques et les taxes des différents pays. Cette méthode leur permet de se fournir au meilleur prix et d’appliquer une remise.

Le marché gris du luxe hors de contrôle

Une des meilleurs représentation de ce marché sont les « daigous » ; des agents chargés d’acheter les produits pour satisfaire la demande chinoise de produits étrangers. Les consommateurs chinois sont par ailleurs très friands de produits de luxe. Les daigous achètent leurs produits à l’étranger puis les envoient par la poste. Lorsque ce n’est pas possible les agents reviennent avec leur achat pour le revendre sur place. Les différences de prix selon les régions sont parfois impressionnantes. Si on prends l’exemple d’un Sac de jour d’Yves Saint Laurent ; ce dernier coûtera 2800 dollars en Europe et 3700 dollars en Corée du Nord.

Tout le principe du marché gris du luxe est de jouer sur ces disparités nationales et régionales. On estime que ce marché représenterait 8 % du marché du luxe total. Ce dernier représente un marché de 257 milliards de dollars. Les créateurs de mode profitaient autrefois eux-mêmes de ce système. Malheureusement ces dernières années il semble que ce commerce soit devenu hors de contrôle. Certains daigous sont devenus des collectifs de grande ampleur. Certaines entreprises comme Beyond sont mêmes apparues pour faciliter leur travail. Dernièrement la pandémie n’a fait que renforcer le développement de ce commerce encore en pleine croissance.

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Trafic de clubs de golf

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clubs de golf

Près de 10 000 contrefaçons de grandes marques de clubs de golf ont été saisies en Chine dans la province de Guangdong

Au cours de l’année dernière les perturbations de la chaîne d’approvisionnement du fait de la pandémie ont aussi impacté les magasins de golf. Des pénuries de manches, de poignées et autres composants ont rendu l’accès au jeu compliqué pour de nombreuses personnes. Certains joueurs n’ont pu obtenir le matériel nécessaire qu’au bout de plusieurs semaines, voir plusieurs mois. Il n’est donc pas surprenant que le trafic de clubs de golf soit devenu une opportunité supplémentaire pour les contrebandiers.

Une opération de la police chinoise

Les producteurs et vendeurs de contrefaçons de clubs de golf connaissent bien le marché. Ils savent que des golfeurs frustrés par l’attente ne seront pas trop regardant sur l’origine de leur équipement. Ils se tourneront donc vers la façon la plus rapide et la moins onéreuse d’obtenir leur matériel. Les criminels ont donc eu toute l’opportunité de s’insérer d’avantage dans ce marché déjà profitable avant la pandémie. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre les chiffres des saisies du Groupe de Travail états-unien des Fabricant de Clubs de Golf contre la Contrefaçon.

Le groupe a annoncé la saisie de 9769 clubs de golf et composants ainsi que 10 600 contrefaçons d’étiquettes de marques. Parmi les marques ciblées ont trouve ainsi XXIO, Titleist, TaylorMade, PXG, Callaway et Ping. Ces saisies ont eu lieu au cours de deux raids. Ce succès est à mettre au crédit de la police de Shanghai opérant dans la ville de Dongguan. Selon Lisa Rogan, chargée de la protection de l’image de Titleist ; « Le succès de ces raids servent de rappel poignant que les producteurs contrefaçons ne seront pas tolérés ».

La plus grande saisie de clubs de golf

Le groupe de lutte contre la contrefaçon est une association de six grandes entreprises de producteurs de club de golfs ; Acushnet, Callaway, Cleveland/Srixon/Xxio, Ping, PXG et TaylorMade. La fondation du groupe remonte à 2004. Ces derniers travaillent de concert avec les autorités locales. Ils enquêtent sur les biens de contrefaçons et coordonnent des raids pour saisir les productions illégales. Leur travail aurait mené à la fermeture de plus de 1500 sites internet et à la saisie de plus de 2 millions de contrefaçons.

Malheureusement l’accroissement de la popularité du golf a encouragé les criminels. De plus en plus de têtes de clubs, de manches, de poignées, de sacs de balles et de couvre-chefs sont produits à travers le monde. En 2020 la plus grande saisie de matériel a eu lieu ; 120 000 pièces de contrefaçon ont été récupérées et 15 personnes arrêtées. Le groupe de lutte contre la contrefaçon prévient les consommateurs que si le prix pour une pièce semble trop beau pour être vrai c’est que c’est probablement le cas. Cependant le groupe se charge aussi de fournir de nombreux éléments pour reconnaître de faux équipements sur son site internet.

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