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Singapour, plateforme du trafic d’animaux ?

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Le trafic d’animaux protégés bat son plein à Singapour. Les autorités semble peiner à s’attaquer aux racines du problème

Un homme de 50 ans a été condamné à un mois de prison pour avoir dissimulé 22 tortues étoilées d’Inde, afin de revendre ces animaux protégés à Singapour. Khalil Awad Bamadhaj avait été arrêté à Woodlands Checkpoint le 23 juin 2016. La même semaine, un homme de 30 ans a été condamné à huit mois de prison pour son implication dans une tentative avortée de contrebande d’oiseaux. Sudrak Naun devait passer 121 oiseaux vivants à Singapour, dont des inséparables de Fischer, une espèce protégée. Il a été arrêté le 26 février de cette année.

Cruauté envers les animaux

Des officiers de l’Immigration & Checkpoints Authority ont trouvé les 121 oiseaux dans dix boîtes. Selon l’Agri-Food and Veterinary Authority (AVA), les boîtes étaient cachées dans le bus touristique dont il était le chauffeur, un bus immatriculé en Malaisie. Les oiseaux étaient enfermés dans un compartiment situé entre le chauffeur et le pneu avant droit. Huit oiseaux ont été retrouvés morts au moment de la saisi, d’autres sont morts depuis.

À la différence des marchandises non-vivantes, des charges pour cruauté envers les animaux s’ajoutent à celles pour contrebande. De mêmes, les règlementations sur les espèces protégées peuvent considérablement alourdir la peine. Quiconque est arrêté en train d’importer des oiseaux ou des animaux sans licence est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 dollars de Singapour (SGD ; environ 6 200 euros), ou d’un an d’emprisonnement, ou des deux. Si les espèces en questions sont protégées, l’amende peut s’alourdir jusqu’à 50 000 SGD supplémentaires par espèce. Peuvent s’ajouter à cela jusqu’à deux ans d’emprisonnement. Enfin, infliger des « souffrances injustifiées » aux animaux expose à une amende de 15 000 SGD, ou à 18 mois d’emprisonnement, ou aux deux.

La responsabilité des touristes et des clients

Khalil Awad Bamadhaj et Sudrak Naun ont tous les deux écopé de ces trois charges. Sudrak a ainsi été condamné à cinq mois de prison pour avoir importé sans permis des espèces protégées. Mais si les transporteurs prennent tous les risques, ils s’inscrivent dans un trafic bien plus vaste. Ils constituent pourrait-on dire la partie émergée de l’iceberg. Dans la partie immergée se trouvent notamment les acheteurs. Leur pouvoir d’achat et les sommes mises en jeu pour l’acquisition d’espèces protégées sont considérables. Considérables, c’est-à-dire suffisamment élevés pour constituer une incitation claire. De plus, leur statut les protège. Les autorités de pays dont l’économie repose largement sur le tourisme tendent à se montrer clémentes. Et il s’agit là seulement du cas où les clients sont présents sur le territoire national.

Il semble que les autorités doivent ainsi se contenter de communiqués à leur destination. Les autorités singapouriennes on ainsi rappelé « aux voyageurs qu’ils ne doivent pas importer ni garder d’animaux sauvages comme animaux domestiques. La demande pour ces animaux alimente le commerce illégal de faune sauvage. » Et les autorités insistent surtout sur la santé des clients pour les sensibiliser : « la faune sauvage n’est pas faite pour l’environnement domestiques. Certaines espèces pevent transmettre des maladies zoonotiques aux humains. Elles posent des problèmes sanitaires en cas d’évasion en environnement urbain. »

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Inde : Des élections arrosées

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Plus de 300 000 euros d’alcool saisi à travers l’Etat en seulement une semaine par la police de Goa juste avant les élection

Au moment où la campagne électorale commencent à atteindre soncrescendo la police de Goa est elle déjà à son zénith. Des saisies d’alcool d’une valeur de 317 000 euros en seulement une semaine ont laissé les autorités sans voix. La police a même fait part de sa surprise ; ils ne s’attendaient pas à découvrir autant de bouteilles entreposées à travers l’État. Ces bouteilles étaient stockées en attendant la vente et les vendeurs n’avaient pas de permis valides. Il est en effet assez commun que les candidat utilisent l’alcool pour séduire leur électorat.

Une manœuvre électorale

L’alcool est pourtant facilement accessible et son prix relativement bas par rapport aux autres États. La police a effectué un raid par jour pendant une semaine. Le but était de faire baisser la consommation d’alcool au moins pour la période des élections. En tout huit raids ont eu lieu, dont un part le Département des Taxes. Les agents ont saisis de gigantesques stocks d’alcool illégal à travers tout l’État.

L’unité d’enquête de district de la police de Goa est celle qui a saisi le plus grand nombre de bouteilles d’alcool ; 190 000 euros d’alcool en trois raids différents à Darghal et Pernem. La seconde place revient à la police de Mapusa ; une saisie d’une valeur de 90 000 euros. La troisième place revient à la branche criminelle qui a saisi près de 13 000 euros d’alcool à Mapusa. Ce n’est pas un phénomène nouveau que l’alcool soit utilisé par les candidats pour séduire leur électorat. Un officier de police a déclaré que selon les ordres de la Commission Électorale d’Inde ; ils ont été plus actifs pour lutter contre l’utilisation d’alcool illégal durant les élections.

Des mesures sévères

L’officier de police déclare que l’alcool saisi pourrait provenir des États voisins ; les taxes sont bien plus importantes en dehors de Goa. Ce dernier ajoute que durant les précédentes coordinations entre États pour discuter de la façon de contrôler la contrebande d’alcool de Goa à Maharashtra et Karnataka les officiers de police ont fait part de leurs soupçons ; l’alcool pourrait provenir de ces endroits. Pour résoudre ce problème les contrôles aux frontières ont été renforcés. De plus les agents ont fait appels à leurs informateurs pour découvrir les lieux de stockages.

Une fois les raids effectués l’alcool est directement confié au Département des Taxes. La semaine dernière pour s’assurer que les élections seraient libre et justes le gouvernement a réduit l’heure de fermeture de tous les vendeurs d’alcools, pubs, bars, vendeurs de nourriture et boutiques. Il est désormais interdit de vendre de l’alcool après 23h jusqu’au 20 avril. Ces établissements auront également l’interdiction de servir de l’alcool à partir de 18h le 21 avril et jusqu’à midi le 23 avril ; le jour de l’élection à Goa.

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Du fioul iranien au large de Malacca

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Les États-Unis exhortent la Malaisie à respecter les sanctions au moment où un pétrolier transportant du fioul iranien est en attente au large

Cette cargaison de fioul iranien en attente a été repérée sur le système de suivi des navires Refinitiv Eikon. Des responsables des sanctions contre l’Iran venant des États-Unis étaient de passage à Singapour. Ces derniers en appellent au gouvernement pour qu’ils respectent les sanctions sur le pétrole iranien. Le gouvernement américain a en effet réintroduit des sanctions contre l’industrie pétrolière iranienne en novembre. Ces sanctions permettent encore à certains acheteurs de se fournir en pétrole iranien brut.Cependant les produits transformés n’ont pas encore reçu de dérogations.

Les péripéties du fioul iranien

Le Marshall Z est un pétrolier capable de transporter 150 000 tonnes de pétrole. Ce dernier a récupéré une cargaison de fioul iranien depuis un autre pétrolier aux larges des côtes des Émirats Arabes Unis. Ce navire a ensuite transféré sa cargaison au navire Lybia au large du port malaisien de Malacca en février. Enfin ces deux navires sont revenus à Malacca et le Marshal Z a récupéré sa cargaison initiale. Ceci est attesté par changement de ligne de flottaison proportionnel observé sur les deux navires.

Actuellement le Marshall Z est au mouillage à 24 km des côtes de Malaisie. Le Lybia est en train de passer le détroit de Malacca en direction de Fujairah, aux Émirats Arabes Unis. On ignore qui sont les propriétaires du Marshall Z. Ce qui est certain c’est qu’avec toute cette attention le Marshal Z est actuellement coincé en position d’attente. Ils se retrouvent au cœur d’un affrontement diplomatique sur le pétrole ; cette attente va leur coûter des milliers de dollars par jour.

La fermeté américaine

Une des responsables américains pour les sanctions est Sigan Mandelker. Cette dernière a déclaré avoir soulevé le problème des cargaisons illégales de pétrole iranien avec les gouvernement malais et singapouriens. Mandelker est particulièrement attentive aux techniques d’évitement des sanctions par les iraniens. Les gouvernements malais et singapouriens n’ont pas encore décidé si ils autorisaient ces navires à passer dans leurs eaux. Le rôle de Mandelker est principalement d’apporter des informations sur les techniques de trafic de fioul iranien à ses partenaires malais et singapouriens.

Le pétrolier Lybia appartient et est géré par l’entreprise de Tripoli ; la Compagnie de Transport Maritime Général Nationale (GNMTC). Cette entreprise n’a pas choisi de répondre aux questions quant aux transfert de fioul iranien de navire à navire avec le Marshall Z. Un porte-parole avait précédemment déclaré qu’il ignorait tout d’un éventuel lien avec l’Iran. Une entreprise pétrolière basée à Singapour, Blutide, qui a affrété le Lybia n’a pas non plus répondu aux questions.

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Houston : Contrefaçons de produits de luxe

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Un père et un fils habitant à Missouri City étaient des distributeurs de contrefaçons de produits de luxe et ont été arrêtés par la police

Des agents fédéraux accompagnés de la police de Houston ont été obligés de saisir un camion entier. Toute la cargaison a été confisquée après l’arrestation d’un père et son fils. Ces derniers sont considérés comme les plus importants distributeurs de contrefaçons de produits de luxe dans la région de Houston.

Saisie massive chez les Nadeem

Shahid Nadeem, 53 ans et son fils Saad Nadeem, 21 ans resteront en détention dans une prison fédérale. Ils sont accusés de trafic de contrefaçons et plus spécifiquement de distribution de contrefaçons de produits de luxe. Les policiers de Houston et leurs collègues de la Division des Crimes Majeurs ainsi que la Sécurité Intérieure ont participé à l’opération. Il leur a fallu près de dix heures pour saisir, trier, et mettre en boite des milliers de portefeuilles, de montres, de sacs et d’habits.

Il y avait tellement d’objets saisis dans certains entrepôts de Town Park and Corporate au sud-ouest de Houston qu’ils ont du faire venir un transpalette et un semi-remorque pour pouvoir tout emporter. Cette perquisition a eu lieu après l’arrestation des Nadeem dans leur maison de Missouri City. Les membres de la famille ont refusé de répondre aux questions des journalistes. Les Nadeem sont poursuivis au niveau fédéral ; on les accuse d’avoir reçu plus de 3000 cargaisons venant de Chine depuis 2014. On estime la valeur totale à 14 millions de dollars. Ces cargaisons incluent des contrefaçons diverses ; Louis Vuitton, Michael Kors, Gucci, Chanel, Burberry, Rolex etc.

Contrefaçons de produits de luxe : un crime sans victimes ?

Des sources avancent que le père et le fils vendaient les objets en gros à des personnes qui se chargeaient de les revendre au détail. Les acheteurs savaient que les produits étaient des contrefaçons de produits de luxe. On considère que les Nadeem sont les plus gros distributeurs de la région de Houston. Le bureau du procureur et la Sécurité Intérieure ont refusé de commenter l’enquête. Donae Chramosta travaille pour The Vintage Contessa and Times Past. Cette boutique vend et achète des produits de luxe de seconde main ; sacs, bijoux, montres etc. Chramosta explique leur système de vérification ; « Nous observons les coutures, nous regardons les fermetures éclairs. Nous observons les logos et nous regardons la coloration ».

Chramosta siège aussi au bureau des Crime Stoppers de Houston. Selon elle il ne faut pas penser que les accusations contre les Nadeem sont pour des crimes sans victimes ; « Bien souvent, ces objets sont produits dans des pays où les gens sont jeunes et souvent mal traités ». Cette dernière ajoute ; « ces objets sont fabriqués dans des atelier clandestins, vous contribuez donc à un marché noir qui transforme la façon dont nous vivons et travaillons en tant que communauté à travers le monde ».

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