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Slovaquie : l’Italie demande l’extradition de Antonino Vadala

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L’homme d’affaires italien est accusé de s’être livré à un trafic de drogue.

Antonino Vadala, l’homme d’affaires italien domicilié dans l’est de la Slovaquie, a été arrêté et est détenu depuis le 13 mars. Il a été accusé en Italie de trafic illicites de narcotiques et psychotropes, ainsi que de collaboration avec des réseaux criminels en bande organisée et de blanchiment d’argent. Il aurait notamment organisé l’exportation d’impressionnantes quantités de cocaïne vers l’Amérique du Sud.

Une cour de Venise à lancé un mandat d’arrêt européen, mais l’homme est aussi poursuivi en justice en Slovaquie, suspecté de fraude vis à vis de fonds européens. Le ministre de la justice slovaque Gabor Gal devrait donner son accord dans les prochains jours quant à l’extradition du criminel. Une décision positive est attendue par la communauté européenne.

Un journaliste assassiné

Le cas d’Antonino Vadala est notamment lié au tragique destin d’un jeune journaliste slovaque. Jan Kuciak, âgé de 27 ans, ainsi que sa compagne Martina Kušnírová, ont été assassinés par balles fin mars à leur domicile. Autour des corps, des balles ont été disposées, faisant penser à un avertissement.

Jan Kuciak, journaliste spécialisé dans les affaires de corruption et de fraude fiscale, enquêtait alors sur l’infiltration de la mafia italienne ‘Ndrangheta en Slovaquie.

Dans son reportage inachevé, il explique notamment que la Slovaquie est devenu un second foyer pour les mafiosos, qui avait une forte influence allant jusqu’au gouvernement slovaque.

Le journaliste d’investigation a au cours de son enquête notamment retracé le parcours de Vadala, mettant en lumière ses relations avec des hauts placés slovaques, tels le secrétaire d’Etat du conseil ou des personnalités liées au premier ministre.

Antonino Vadala et plusieurs membres de sa famille avaient à la suite du meurtre été arrêtés une première fois pour être relâché deux jours plus tard. Aucun individu n’a officiellement été accusé du meurtre de Kuciak et de sa compagne à ce jour.

L’enquête inachevée a cependant causé la chute du gouvernement Slovaque, de nombreux hauts fonctionnaires ayant démissionné, et a donné naissance à de grandes manifestations contre la corruption regroupant plusieurs milliers d’individus à Bratislava.

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Prolifération de médicaments de contrefaçon aux Philippines

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Les philippines ont la réputation d’être un haut lieu de consommation et de production de médicaments de contrefaçons en Asie du Sud-Est

Ce regain d’intérêt vient d’une étude de 2019 sur la criminalité transnationale en Asie. Le rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) a révélé que les Philippines avaient l’incidence la plus élevée de «médicaments falsifiés» en Asie. Sur les 460 incidents de contrefaçon et de distribution illégale de produits pharmaceutiques enregistrés dans la région de 2013 à 2017 ; 193 se sont produits aux Philippines, 110 en Thaïlande, 93 en Indonésie et 49 au Vietnam.

Un marché international, varié, nébuleux et mortel

La plupart des médicaments de contrefaçons ont acheminés depuis la Chine, le Pakistan ou l’Inde. Cependant les Philippines se sont révélées être à l’origine de 12 affaires de faux médicaments distribués aux États-Unis, au Japon et en Allemagne. Aux Philippines les organisations criminelles internationales ont gagné 2 milliards de dollars grâce au trafic de médicaments en 2014. Les médicaments de contrefaçon sont variés ; des traitements pour l’infections urinaires, la dysfonction érectile, l’infection et le système nerveux central jusqu’aux suppléments nutritionnels. Des blanchissants et des produits de base comme le paracétamol sont aussi présents. Par ailleurs des médicaments antituberculeux et les vaccins antirabiques sont aussi concernés.

L’étude des Nations Unies a défini les «médicaments falsifiés» comme ; « des produits pharmaceutiques commercialisés avec l’intention de tromper les acheteurs». Ils pourraient être mal étiquetés, faussement étiquetés ou expirés. ils peuvent aussi contenir trop peu, trop ou aucun de leur principe actif supposé. Au mieux ces produits sont inefficaces. Au pire, ils sont nocifs ou même mortels.

Une riposte gouvernementale faible et inadaptée

Le sénateur Recto a soumis une résolution au Sénat demandant une enquête sur cette question.  En fait, un rapport publié en juin 2018 par le Philippine Institute for Development Studies a déclaré que les Philippines constituaient le troisième marché pharmaceutique de la région de l’Asean. Ce marché avait une valeur de 3,8 milliards de dollars en 2017. Il devrait dépasser 4 milliards de dollars en 2020. Un marché aussi lucratif a attiré des hordes de charlatans et de criminels. Les sites en ligne proposent aux vendeurs des médicaments aux côtés d’articles de mode. À son crédit, la Food and Drug Administration (FDA) a récemment ordonné aux sites de commerce électronique Lazada et Shopee de s’abstenir de vendre des médicaments en ligne jusqu’à l’obtention des licences appropriées.

Seuls les vendeurs avec une pharmacie agréée par la FDA et une adresse physique sont autorisés à vendre en ligne. Un autre moyen de dissuasion plus efficace devrait sauter aux yeux. Le gouvernement devrait réglementer les prix des médicaments authentiques pour les rendre plus accessibles et abordables. Qui voudrait acheter des médicaments bon marché mais contrefaits si des médicaments authentiques et abordables sont disponibles.

 

Prolifération de médicaments de contrefaçon aux Philippines

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Armes américaines et violence mexicaine

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On estime que presque toutes les armes utilisées dans les violences au Mexique sont des armes américaines importées illégalement

Des responsables états-uniens et mexicains ont révélé que les armes américaines renforçaient les phénomènes de violence au Mexique. Le marché des armes illégales au Mexique est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars chaque année. Ces armes américaines tuent des milliers de mexicains tous les ans.

Un problème mexicain insolvable

Les armes américaines sont utilisées tout d’abord pour leur qualité. Cependant elles sont aussi un symbole de statut social pour les cartels. Pour Jack Riley, un agent de la DEA à la retraite ; «Ceci est très important pour ces organisations criminelles, qui se maintiennent par la menace et l’usage de la violence, et les outils qu’ils préfèrent pour cela sont des armes à feu américaines ». Ceci est confirmé par Marco Antonio Sotomayor, le Directeur de la Sécurité Publique de Tijuana ; la plupart des armes arrivent par la frontière nord.

En 2018 le Mexique a connu un taux d’homicide record ; un pic de 12 % par rapport à l’année dernière, soit 35 964 homicides. En tout 20 005 de ces homicides ont été commis par arme à feu. Ce taux a d’ailleurs continué d’augmenter cette année. Le président Lopez Obrador en a appelé aux États-Unis pour que ces derniers prennent des mesures. Selon le président mexicain le contrôle laxiste des armes américaines a permis l’éclosion d’un marché des armes illégales florissant dans son pays.

Une gestion incomparable malgré des Constitutions similaires

Le droit de porte des armes et garanti par la constitution mexicaine, tout comme aux États-Unis. Cependant la législation est bien plus stricte sur la vente de ces armes. La plupart des fusils d’assaut sont interdits, tout comme la plupart des calibres supérieurs à un .38. De plus les armes à feu ne peuvent être vendues légalement que par l’armée. Dans tout le pays il n’existe qu’un seul magasin d’arme ; à Mexico. Les clients doivent passer plusieurs mois de contrôles avant de pouvoir entrer au Directoire des Ventes d’Armes et de Munitions. Le gouvernement n’autorise la vente et l’enregistrement que d’une arme de poing par personne à des fins d’autodéfense.

Cependant en février 2018 un rapport du Centre Américain pour le progrès a relevé que le problème des armes américaines dépassaient les frontières du Mexique. Entre 2014 et 2016, 50 000 armes à feux venant du pays ont été retrouvé au cours d’enquêtes criminelles dans 15 pays d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et dans les caraïbes. Ceci représente un crime commis avec une arme américaine toutes les 31 minutes dans les pays voisins.

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Salt Lake City : fausses pilules au Fentanyl

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Aaron Shamo est accusé d’avoir organisé un commerce illégal de fausses pilules anti-douleur sur ordonnance contenant du fentanyl

Le procès de Aaron Shamo a débuté cette semaine. L’homme serait à la tête d’un trafic de fausses pilules anti-douleurs. Au lieu du principe actif d’un anti-douleur classique l’homme vendait des pilules au fentanyl ; un puissant analgésique souvent responsable d’overdoses lorsque mal utilisé.

Les fausses pilules de Salt Lake City

Selon les procureurs, Aaron Shamo s’attachait à imiter les produits sur ordonnance trouvables en pharmacie. Le problème du fentanyl n’est pas une nouveauté. Ce produit souvent mortel se retrouve dans de nombreux faux médicaments opiacés et autres médicaments utilisé à des fins récréatives comme les Benzodiapezines. Cet analgésique est au cœur de la crise des opiacés actuelle en Amérique du Nord.

Shamo est accusé d’avoir importé le fentanyl de Chine. Il pressait les pilules aux États-Unis et les vendaient en ligne. Il s’agissait d’un commerce générant plusieurs millions de dollars. Les procureurs l’accusent d’avoir provoqué la mort d’au moins une personne. En 2016 un californien de 21 ans serait mort après avoir sniffé une pilule de fentanyl ressemblant à de l’oxycodone. La défense reconnaît que Shamo était impliqué dans le trafic. Cependant ils affirment que ses troubles de l’apprentissage et de l’attention avec hyperactivité rendent impossible que Shamo ait été à la tête de l’organisation.

Une opération internationale

Une perquisition effectué à la maison de l’accusé a permis de découvrir la presse à pilules. Des milliers de pilules, y compris des faux xanax et oxycodones ont également été retrouvés. Les agents ont aussi saisi 1 million de dollar en liquide. Selon le Département de la Justice Shamo et son complice Drew Wilson Crandall, un australien, ont acheté les presses à pilules, les colorants et tampons pour marquer les produits. Ces achats ont été effectués afin de faire ressembler les pilules à celles du commerce. Les deux hommes ont aussi acheté les ingrédients inertes nécessaires ; les agents liants et les couleurs notamment.

Selon le Département de la Défense ; « Certains de ces biens ont été achetés légalement et d’autres, comme le fentanyl et l’alprazolam ont été importé illégalement aux États-Unis, notamment depuis la Chine ». Les fausses pilules étaient vendus sur le darknet à travers leur propre site ; Pharma-Master. Les produits étaient vendu avec une marge considérable. Des complices participaient à l’emballage et à l’envoi des produits aux clients. Crandal a plaidé coupable l’année dernière aux accusations trafic de fentanyl, d’alprazolam et de blanchiment d’argent. Il a passé un accord avec la justice et attends la sentence. Shamo est sous le coup de 13 accusations ; il risque une peine de prison à vie.

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