Connect with us

Articles

Inde : Augmentation du trafic de carburant népalais au Bihar

le

La hausse du prix de l’essence au Bihar pousse de nombreuses personnes à faire le plein de carburant népalais pour le revendre en Inde

Cette contrebande de carburant népalais est principalement le fait des habitants frontaliers. Ces derniers font le plein d’essence ou de diesel dans leurs véhicules personnels avant de traverser la frontière. Les prix sont effet bien plus bas au Népal que dans la province indienne du Bihar. Les prix dans cette région sont inhabituellement élevés et encouragent les comportements peu scrupuleux.

Le carburant népalais à des prix imbattables

Selon Mahesh Agrawal, un membre important de la chambre de commerce de Rawaul ; au litre l’essence est autour de 83,57 roupies et le diesel à 73,71 roupies dans le Bihar. Ces prix remontent à vendredi dernier. Si on compare avec les prix actuels du Népal on peut comprendre aisément l’origine du trafic ; 66 roupies pour l’essence et 55 roupies pour le diesel. Sushil Bhattarai, le dirigeant de Nepal Oil Corporation (NOC) a reconnu l’importance de l’augmentation de ce trafic de produits pétroliers. Selon lui ; « Le trafic de carburant en Inde est si important qu’il commence à poser des gros problèmes à la NOC en terme d’approvisionnement du Népal ».

Les habitants frontaliers du Bihar reconnaissent volontiers que le trafic est directement lié à l’augmentation importante des prix du pétrole le mois dernier. En effet de nombreuses personnes sans emplois se sont lancées dans la contrebande. Certains réussiraient à obtenir un revenu journalier de 500 à 1000 roupies, soit entre 6 et 12 euros. Ajay Patel, le propriétaire d’une station essence de Bhelwa près de Rawaul souligne le problème ; «Les propriétaires de stations essences dans l’est du Champaran subissent de plein fouet la baisse de revenu du mois dernier provoquée par le trafic de carburant népalais. Beaucoup de jeunes gens ont ouvert des boutiques provisoires et vendent du pétrole et de l’essence à des prix plus bas qu’aux pompes ».

Les autorités ferment les yeux

Même les stations essence du district de Sitamarhi sont durement touchées. La différence de prix par litre allant de 15 à 20 roupies rend impossible la concurrence avec le carburant népalais. Même les habitants qui ne livrent pas au trafic traversent cette frontière poreuse de 125 km de long entre Bhitha Mor et Birgania pour remplir leurs réservoirs. Un jeune homme déclare même que le trafic de carburant népalais est devenu plus rentable que la vente d’alcool illégal au Bihar.

Les habitants de Narpatganj, Frbesganj, Kursakant et Sikti dans le district de Araria font de même. On assiste à un bal de toute sortes de véhicules ; motos, voitures, tracteurs et autres. Certains font même des réserves de 10 à 40 litres dans des containers en plastiques qu’on peut voir sur leurs vélos. Pour les habitants, la police ne semble pas braiment se soucier d’empêcher le trafic de carburant népalais. Les autorités semblent plutôt feindre l’ignorance. Le responsable des douanes a ainsi déclaré qu’il n’avait pas reçu d’information à ce sujet.

Lire la suite

Articles

Colombie-Britannique : La baisse des overdoses

le

Le nombre de morts par overdose causé par le fentanyl dans la province canadien a relativement baissé mais reste très élevé

Les chiffres de l’année 2019 sont en effet encourageants. On peut noter une chute du nombre de morts par overdoses par rapport aux années précédentes. Cependant ces chiffres restent extrêmement élevés par rapport à ceux datant d’avant la crise des opiacés. On déplore en effet 981 morts par overdose pour l’année 2019 selon le service médico-légal de la province. L’année précédente 1543 personnes étaient décédées des mêmes causes et 1495 en 2017.

Des chiffres anormalement élevés

Selon la chef du service médico-légal, Lisa Lapointe, ce nombre de mort est proche de celui de 2016 ; l’année où la province a décrété que le problème d’overdoses était devenu une urgence de santé publique. Depuis 2016 5000 personnes sont mortes après avoir consommé des substances illicites. En 2019 ce chiffre reste plus élevés que la somme des morts par accidents de voiture, suicides et homicides. La province de Colombie-Britannique reste la plus touchée du pays.

Entre 2001 et 2010 la moyenne annuelle de morts par overdoses dans la province était de 204. Ceci permet de souligner à quel point le chiffre de 2019 est aussi encourageant que désespérant ; les politiques n’ont pas réussi à résorber le problème. Selon le service médico-légal cette baisse est à attribuer aux programmes de réduction des risques mis en place par la province et ses partenaires depuis 2016.

Sortir de l’urgence

Selon Lisa Lapointe l’efficacité des services d’urgences en cas d’overdose est à souligner. Elle a aussi tenu à saluer le travail sans relâche de ses personnes qui répondent aux appels liés aux overdoses. Cependant répondre aux urgences a beau être essentiel, cela ne résous pas le problème. N’oublions pas non plus qu’une overdose peut avoir des conséquences dramatique même en cas de survie. Il faudrait désormais mettre en place des mesures pour prévenir les risques d’overdoses. Selon le docteur Kendall et Lisa Lapointe une façon de réduire les risques est de fournir une drogue contrôlée aux personnes dépendantes. Pour eux la meilleure façon de réduire les risques est de fournir des doses d’opiacés comme de l’hydromorphone et de la morphine. La puissance de ces médicaments est contrôlable et connue.

La ville de Vancouver a déjà expérimenté cette méthode depuis plusieurs années avec des succès notables. Lorsqu’on fournit les personnes dépendantes en opiacés légaux elles consomment moins de drogues illégales dangereuses. Par ailleurs elles commettent moins de crimes, sont moins victimes de la traite sexuelle et réussissent souvent à se sortir de ce cycle infernale et à recontacter leurs familles. Espérons que ces mesures pourront être mises en place à plus grande échelles et ne seront pas bloqués par les adeptes de la répression.

Lire la suite

Articles

Thaïlande : 17 enfants arrachés aux trafiquants

le

La police de Patong en Thaïlande a secouru 17 enfants victimes de mauvais traitements des mains d’un gang de trafiquants d’êtres humains

Les policiers ont mené une série de raids contre les trafiquants de Patong. Ces opérations leur ont permis de sauver 17 enfants. Le gang avait semble-t-il pour habitude de battre les enfants quand ceux-ci ne rapportaient pas assez d’argent. Le lieutenant-général Jaruwat Waisaya, l’assistant du chef de la police nationale, a tenu une conférence de presse. Cette annonce a eu lieu au quartier général de la police de Phuket. Il y a annoncé les détails des quatre raids menés dans divers endroits de Patong.

Trafic d’êtres humains à Patong

L’action a été menée par les agents de la Division de lutte contre le trafic d’êtres humains de Bangkok. La première maison perquisitionnée était à Soi Ila Uthit ; les agents y ont arrêté un étranger du nom de Ngo Sun, 33 ans. Un Thaïlandais du nom de Suphattra Charoensuk, 22 ans, a également été mis en détention. Ces deux hommes étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt selon Jaruwat. Dans cette maison, les policiers ont secouru trois enfants. Les enfants étaient obligés de fabriquer et vendre des guirlandes de fleurs.

Trois autres maisons ont été perquisitionnées à Soi Phra Baramee et Soi Nanai ; 14 enfants y ont été découverts. Les agents y ont aussi trouvé le même nécessaire de fabrication de guirlandes. Ces 17 enfants étaient cambodgiens. Ils ont depuis été conduits au Refuge de Phuket pour les Enfants et leurs Familles à Koh Siray. Jaruwat a promis que les agents allaient retrouver leurs familles.

Travail forcé et mauvais traitements

L’interrogatoire des enfants a permis de découvrir les méthodes des trafiquants. Un groupe d’étrangers a promis aux parents qu’ils allaient embaucher les enfants et payer les parents 145 euros par mois. Si les parents acceptaient, les trafiquants emmenaient les enfants en Thaïlande en passant par la jungle. Ils louaient des maisons pour y faire travailler leurs esclaves et les forçaient à vendre leur production sur la plage. Certains des enfants avaient moins de 15 ans. Ils n’avaient aucun jour de repos et travaillaient du matin jusqu’à minuit.

Il va sans dire qu’ils ne recevaient pas d’argent. S’ils n’atteignaient pas leurs quotas quotidiens de 87 euros, ils étaient battus et forcés de travailler jusqu’à l’obtention de la somme. L’enquête a débuté lorsque des enfants ne supportant plus d’êtres battus, ont fui vers d’autres provinces. Les suspects seront donc poursuivis pour trafic d’êtres humains. L’enquête n’est pas terminé et certains suspects sont encore activement recherchés par la police. Il est intéressant de noter qu’au cours de la conférence de presse, aucune mention n’a été faite de la police de Patong. Comment pouvaient-ils ignorer un pareil trafic juste sous leur nez ?

Lire la suite

Articles

Colorado : Une femme à la tête du réseau

le

Le FBI a identifié et arrêté la femme qui pourrait être la tête du réseau de trafiquants de drogue mexicains d’Aurora

Il semble que cette femme était à la tête d’un vaste réseau de trafiquants de drogue. Ils faisaient entrer des quantités importantes de méthamphétamines, cocaïne, héroïne et fentanyl au Colorado. L’annonce de ce succès a été faite par le procureur Jason Dunn lors d’une conférence de presse. Les autorités ont donc arrêté cette femme ainsi que 23 de ses associés. L’opération a arrêté conjointement des membres de deux réseaux distincts ; un de Aurora et un autre de Denver.

Des résultats indéniables mais mitigés

Il semble que six autres personnes soient également poursuivis. L’opération n’est pas non plus un succès total ; quatre personnes sont en cavale au Mexique et une aux États-Unis. Un autre des accusés est par contre déjà en prison. Lors de l’opération la police a saisi ; 181 kg de méthamphétamine, 15 000 pilules de fentanyl et 2,3 kg de cocaïne. La valeur de cette saisie se chiffre en millions de dollars selon l’agent du FBI Dean Phillips. Il faut également ajouter que 10 armes à feux ont été récupérées.

La femme d’Aurora se nomme Candelaria Vallejo-Gallo, elle aurait 41 ou 42 ans. Elle est accusée d’être la chef du réseau. Selon Phillips il s’agissait d’un groupe sophistiqué avec de nombreux contacte nationaux et internationaux. Ils étaient actif dans la région de Denver depuis plusieurs années. On suppose qu’ils faisaient passer d’importants volumes de drogues chaques semaines. Vallejo-Gallo est accusé d’être un véritable « baron de la drogue ». Elle risque de 20 ans à la prison à vie.

Des trafiquants intelligents

Le fentanyl récupéré était emballé de façon à ressembler à des médicaments classiques. Ceci a aussi pour effet de rendre le fait de l’acheter plus acceptable pour les consommateurs. Selon Dunn la plupart du temps les consommateurs évitent de consommer sciemment du fentanyl ; ils savent à quel point cette drogue est dangereuse. Cependant le fentanyl étant très puissant et très facile à produire en Chine et au Mexique il est souvent mélangé à d’autres substances. Le fait de l’emballer le fait ressembler aux pilules d’oxycodone.

L’essentiel de cette drogue arrivait du Mexique, directement à travers la frontière du Colorado mais aussi en passant par la côte ouest. Les trafiquants étaient assez malins ; à une occasion ils ont dissimulé les drogue dans le sac à dos de l’enfant d’un des trafiquants avant de l’envoyer par UPS. De plus afin d’éviter d’êtres saisies ils renvoyaient leurs profits au Mexique et y achetaient des propriétés à Tepic, Nayarit ou Mexico. Malgré tout il semble que ces précautions n’aient pas suffit. Selon Phillips ; « aujourd’hui nous avons rendu notre communauté est un peu plus sûr ».

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Revue de presse

Nous suivre sur Twitter

Trending

Partages