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Trafics divers

Inde : la police utilise des laxatifs pour récupérer de la cocaïne

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La police indienne a été contrainte à utiliser des laxatifs pour récupérer la cargaison d’une mule.

Une brésilienne de 28 ans a été arrêté le 14 mai à l’aéroport de Delhi, en Inde, suspectée de trafic de drogues. Elle a été amenée à l’hôpital où les médecins lui ont fait passer une radio, qui a révélé l présence de capsules dans son estomac.

C’est à l’aide de laxatifs que les forces de l’ordre brésiliennes ont récupéré 106 capsules contenant de la cocaïne pure, provenant d’Amérique du Sud.

Au total, la mule transportait 930 grammes de drogue, d’une valeur estimée à 777 000 euros. La cocaïne, qui est la plus importante saisie de capsules de cocaïnes récupérées dans une mule, selon la police, aurait dû être transmise à un dealer local.

Selon l’office du contrôle des narcotiques indien (NCB), la jeune Brésilienne n’en serait pas à son premier transport et serait régulièrement une mule. Elle se serait à trois occasions déjà rendue en Inde, à l’aide d’un visa touristique. Son dernier aller-retour daterait de février.

Elle risque jusqu’à 20 ans de prison selon la loi indienne si elle est jugée coupable.

Les mules qui dissimulent des quantités de drogues dans leur corps sont souvent peu payées par les trafiquants, biens qu’elles risquent leur liberté pour transporter des substances illicites au delà des frontières.

Elles risquent aussi leur vie : les récipients, capsules ou sachets contenant la drogue peuvent se briser ou se percer, répètent lors d’immenses quantités de drogue dans leur système sanguin et causant une overdose.

En 2015, un étudiant brésilien de 24 ans est décédé au cours d’un vol de Lisbonne à Dublin. Il fait ingéré 113 capsules de cocaïne, au total un kilogramme, et est décédé d’intoxication.

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Afrique du Sud : Un trafiquant d’or récidiviste

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trafiquant d’or récidiviste

Ce trafiquant d’or récidiviste serait responsable d’une opération d’une valeur de plusieurs millions d’euros servant à blanchir de l’argent

L’homme est accusé d’appartenir à une véritable mafia. Ce trafiquant d’or récidiviste se nomme Gregory Fourie, il avait été libéré sous caution au moment des faits. Fourie avait été arrêté par les « Faucons », la Direction des Enquêtes criminelles prioritaires d’Afrique du Sud, en novembre 2019 pour des faits similaires. Ces nouvelles poursuites comptabilisent 1409 chefs d’accusations allant du vol au trafic d’or. Quatre complices de Fourie ainsi que trois entreprises sont actuellement poursuivies.

La fièvre de l’or

Le porte-parole de l’Autorité Nationale des Poursuites, Phindi Mjonondwane, a annoncé la mise en accusation des suspects suivants ; Fourie, Daniel Kalmon Dabush, Michelle Fourie, Clifford Craig Fourie et Andrew Mbongeni Sithole. Les entreprises Hybrid Diamonds and Gold Pty (Ltd), Cham Bridging Pty (Ltd) et Michelle’s Second Chances sont également poursuivies. Ces dernières sont accusées d’avoir blanchi plus de 56 millions d’euros. La valeur du trafic d’or s’élèverait lui à près de 16 millions d’euros.

Selon Mjonondwane ces transactions illégales auraient eu lieu dans la période de mars 2018 à novembre 2019 dans un entrepôt de East Rand. L’or illégal était livré en personne par Fourie à l’entrepôt. Les entreprises jouaient ensuite un rôle central dans le processus de blanchiment qui suivait. Depuis les accusés ont été libérés après le versement de cautions allant de 3000 à 8500 euros. Mbongeni restera cependant en prison jusqu’au traitement prochain de sa demande de libération sous caution mercredi prochain.

Trafiquant d’or récidiviste et braquage à main armée

Les Faucons avaient été les premiers à annoncer le succès de cette opération bicéphale menée à Mpumalanga et Gauteng. Le colonel Katlego Mogale avait déclaré que l’opération était le résultat d’une enquête et de preuves réunies suite à l’attaque à main armée d’une mine d’or à Stilfontein en 2019. Une grande quantité d’or avait été dérobée. Les services de lutte contre le crime organisé avaient n’avaient pas ménagé leurs efforts pour retrouver les suspects. La trace de l’or les avait amené à une raffinerie censé légitimer le produit du vol.

Les agents ont mis fin à leur traque après avoir fouillé huit résidences et quatre véhicules. De l’argent liquide a été découvert au court de ces perquisitions. Ces opérations ont aussi permis de réunir des éléments à charge contre les suspects, prouvant leur implication dans ce trafic d’or ; téléphones portables, loupe à diamant, testeur à diamant, des tickets de transaction d’or etc. Il semble que cette fois le trafiquant d’or récidiviste présumé soit dans une mauvaise posture.

https://www.iol.co.za/news/south-africa/gauteng/alleged-ringleader-in-multi-million-rand-gold-smuggling-money-laundering-racket-was-arrested-on-similar-charges-before-2aed1a7b-9575-4c79-8d6c-3b846a233611

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Trafic de dollars vers l’Afghanistan

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Trafic de dollars

Les autorités pakistanaises enquêtent sur une centaine de suspects soupçonnés d’être impliqués dans un trafic de dollars

Les autorités pakistanaises tentent actuellement de contenir l’augmentation de la valeur du dollar états-unien. Pour ce faire l’Agence Fédérale d’Investigation a décidé de lancer des enquêtes sur une centaine d’individus. Ils sont soupçonnés d’avoir acheté plus de 63 millions de dollars chez diverses sociétés de change à Lahore. On ignore encore ce qu’il est advenu de ce trafic de dollars. Soit les suspects ont thésaurisé ces sommes soit ces dernières ont été illégalement amenées en Afghanistan au cours des 45 derniers jours.

Trafic de dollars vers l’international

L’AFI a demandé aux suspects de se présenter d’eux-mêmes le 15 octobre. On les soupçonne d’avoir acheté ces dollars états-uniens de façon organisée. Chacun aurait ainsi gardé la valeur de ces transactions soit sous 35 000$ soit sous 50 000$ pour éviter les protocoles de vérification obligatoires. Ce trafic de dollars consisterait à thésauriser, blanchir de l’argent et à la contrebande en dehors du pays. L’AFI va questionner ces individus sur leurs achats, notamment si cet argent a l’Afghanistan pour destination finale.

Le directeur de l’AFI, Mohammad Rizwan, a dirigé ses équipes dans l’étude de données des société de change de Lahore. Il semble que l’alerte ait été donné par des informateurs. Les données récupérées permettent actuellement d’étudier les flux financiers entre janvier et septembre 2021. Ceci leur a permis de repérer les individus suspects achetant de grandes quantités de dollars. Cette opération aurait aussi permis de mettre une pause à l’inflation de la valeur du dollar.

Le gouvernement reprends le contrôle

Selon la loi si un individu achète plus de 35 000$ la transaction doit être rapportée à la Banque d’État du Pakistan. Cette opération doit aussi être effectuée par chèque. Pour des sommes dépassant les 50 000$ l’acheteur doit faire une demande à la Banque d’État du Pakistan. Dans de nombreux cas des acheteurs ont ainsi pu obtenir plus de 100 000$ en cinq ou six transactions pour éviter d’être repérés. Certaines entreprises seraient impliquées dans ce trafic de dollars et ces transactions systématiques.

Les suspects pensaient avoir trouvé une faille mais leurs achats ont fini par attirer l’attention. La Banque d’État du Pakistan a désormais introduit de nouvelles mesures de contrôle obligatoire pour l’achat de dollars. Il est désormais impératif de se soumettre à une vérification biométrique pour acheter plus de 500$ sur le marché. Les sociétés de change ont permis de remarquer que le flux de dollars à destination de l’Afghanistan était élevé. Cette donnée serait une des raisons de la déstabilisation du taux de change.

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La disparition du marché illégal du cannabis

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marché illégal du cannabis

La disparition progressive du marché illégal du cannabis pousse les groupes criminels mexicains à se tourner vers d’autres entreprises

La légalisation de la consommation du cannabis dans plusieurs États des États-Unis gêne les revenus des cartels. Cette disparition du marché illégal du cannabis les encourage donc à contrôler d’autres secteurs. Actuellement ces groupes semblent s’être tournés vers le trafic d’alcool, l’exploitation forestière et l’extorsion. Il ne s’agit cependant pas d’un revirement complet de leur stratégie. Ces trafics existaient auparavant mais les organisations renforcent actuellement leur main-mise sur ces sources de revenus.

La fin du marché illégal du cannabis ?

Le Mexique reste le principal fournisseur de cannabis des États-Unis. Cependant la demande a largement diminué depuis 2013 ce qui a marqué le début de la réorientation des groupes criminels. Aujourd’hui, selon la DEA, la consommation de cannabis produite aux États-Unis est en passe de supplanter celle provenant de l’étranger. Les saisies de cannabis à la frontière mexicaine ont ainsi chuté de 81 % entre 2013 et 2020 ; ceci est le signe d’une baisse drastique des opérations des cartels pour ce produit. Certains membres des cartels ont même déclaré à des journalistes que le marché illégal du cannabis était désormais « à peine rentable ».

L’État frontalier du Chihuahua est le deuxième producteur de cannabis après le Sinaloa ; soit 20 % de la production mexicaine. La plupart vient de la région montagneuse de la Sierra Tarahumara. Deux grandes organisations se battent depuis 10 ans pour le contrôle de cette région ; le Cartel de Sinaloa et le Cartel de Juárez. Cette région est particulièrement intéressante à étudier car elle souligne bien les évolutions récentes. Désormais les cartels tentent d’avantage de contrôler la vente d’alcool, le bûcheronnage et le racket des fermiers locaux pour générer des profits.

Alcool, bois et racket

Désormais à partir de l’entrée de la Sierra Tarahumara seuls les magasins autorisés par les cartels peuvent vendre de l’alcool. Les grandes chaînes de vente d’alcool ne peuvent plus opérer dans la région. Ce trafic d’alcool serait en grande partie entre les mains du Cartel de Sinaloa ; plus spécifiquement sous le contrôle de Noriel Portillo, alias « El Chueco ». Cette évolution est le produit direct de la baisse des prix du cannabis. Les Cartels achètent l’alcool en gros en ville puis forcent les revendeurs à acheter leurs produits dans les régions sous leur contrôle.

Un autre exemple est la forêt de San Juanito ; autrefois l’épicentre de la guerre entre les deux cartels dans la Sierra Tarahumara. Cette zone autrefois boisée a été entièrement déforestée légalement et illégalement. Les deux cartels se reposent depuis des années sur le produit de la vente du bois ; la région étant une zone de production importante pour l’ensemble du pays. Il faut ajouter à cela le contrôle qu’exercent les cartels sur les populations allant travailler hors de la Sierra. A leur retour ces travailleurs agricoles sont forcés de payer un pourcentage de leur revenu au cartels ; en général 5 % à 10 %. La disparition du marché illégal du cannabis a certainement gêné les groupes criminels mais leur virage stratégique est déjà en cours depuis des années.

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