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Un avion australien pour contrôler les trafics nord-coréens

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Le P-8A Poseidon, un avion australien de surveillance, est chargé de surveiller les éventuels transferts de marchandises interdites entre navires

Cet avion australien militaire est chargé de faire appliquer les sanctions des Nation-Unies. Les nord-coréens sont régulièrement accusés de tenter de contourner les sanctions imposées suite à la poursuite de leur programme nucléaire. Une des formes classiques de trafic est le transfert de marchandises de navire à navire. Le pays a notamment été pris sur le fait de trafic de pétrole en mer de Chine. Le P-8A Poseidon est actuellement en route pour une base militaire des États-Unis au Japon.

Un avion australien au sein d’une coalition internationale

Cet avion n’est pas le seul avion australien à rejoindre la base américaine. D’autres appareils participerons à cette opération de surveillance en haute mer. Il sera bientôt difficile pour Pyongyang d’éviter la surveillance. Le premier ministre australien Joseph Turnbull s’est exprimé à ce sujet ; « Nous avons un appareil de surveillance P-8A qui opérera dans la région pour contrôler le respect des sanctions ». Il a ajouté ; « cela entre dans le cadre d’une collaboration avec nos partenaires dans cet exercice d’application des sanctions des Nations-Unies et il est très important que cela soit fait ».

Selon le ministre de la Défense Marise Payne ;  « Ce déploiement est prévu en soutien de la campagne internationale contre le commerce illicite de la Corée du Nord et des réseaux qui y sont associés ». Les Nations Unie soupçonnent depuis longtemps la Corée du Nord de mettre en place des transferts illégaux de marchandises de navire à navire. Selon Turnbull ; « Ce qu’il se passe c’est que les sanctions ont été évitées en transférant des biens de navire à navire et donc il est évident que réussir à surveiller – réussir à aider à la surveillance de la région – permet de confirmer cela et donc, bien sûr, d’amener les responsables à rendre compte de leurs actes ».

Une pression maintenue malgré le dégel des relations

Marise Payne s’est réjoui de la nouvelle des arrêts des tests de missile balistiques et des essais nucléaires nord-coréens. Néanmoins il ne s’agit pas de considérer que la partie est jouée pour la ministre ; « Cependant, de concert avec nos partenaires, nous continuerons à appliquer la pression maximale sur la Corée du Nord jusqu’à ce qu’elle prenne des mesures vérifiable pour dénucléariser ».

Des responsables américains ont déclarés que l’administration Trump et des alliés clés de la région se préparaient à étendre les interceptions de navires suspectés de violer les sanctions. La stratégie vise à surveiller de plus près les navires suspectés de transporter des composants d’armes interdits et d’autres biens illégaux depuis et vers la Corée du Nord. C’est dans ce cadre qu’un avion australien de surveillance s’avérera particulièrement utile. Le ministre des affaires étrangères, Julie Bishop a cependant refusé d’annoncer combien de temps le P-8A Poseidon resterait au Japon. Il s’agirait d’une question opérationnelle.

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États-Unis : 102 suprémacistes blancs arrêtés

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La police états-unienne a arrêté 102 suprémacistes blancs notamment accusés de trafic d’armes et de drogue dans quatre États

L’enquête des policiers s’est étendue sur une période de 11 mois et a impliqué les polices locales et fédérales. Le résultat est impressionnant ; 102 suprémacistes blancs arrêtés. Les gangs dont faisaient parti ces hommes auront probablement du mal à s’en relever. La cible des enquêteurs, le gang des « Fresnecks », terrorisait la population de quatre États et était actif dans le système carcéral de Californie. Ils collaboraient notamment avec l’Aryan Brotherhood, un autre gang de suprémacistes blancs très actifs en prison.

« Operation Lucky Charm »

Ces gangs sont accusés de nombreux crimes violents, de kidnappings, de trafic d’armes et de drogue dans plusieurs villes de Californie, selon le Bureau du Sherrif de Fresno. L’opération a été baptisée «Operation Lucky Charm . Ceci est une référence au symbole de l’Aryan Brotherhood ; le trèfle. L’opération a été lancée jeudi dernier et a notamment consisté en l’exécution de 39 mandats par les forces de police locales et fédérales. Cette première vague a permis l’arrestation de 60 personnes en Californie, dans le Montana et au Nevada ; toutes ces personnes étaient liées aux Fresnecks ou à l’Aryan Brotherhood.

Parmi elles cinq étaient déjà en prison et on été livrées aux autorités fédérales, selon le procureur McGregor Scott. Au cours de la même opération 47 armes à feu, 41 kg de méthamphétamine, 2,7 kg d’héroïne ainsi que 136 000 dollars en liquide ont été saisi. Les deux gangs sont aussi accusés d’avoir organisé un système pour faire passer de la drogue et des téléphones portables en prison. Grâce aux téléphones, les gangsters coordonnaient leurs activités en prison et au dehors ; assassinats, trafic d’armes et de drogue.

102 suprémacistes blancs en prison

Selon les autorités ces gangs sont coupables de fraudes et de meurtres dans les États de l’Alabama, Missouri, Idaho et Montana. Par ailleurs ce n’est pas la première fois que les autorités s’intéressent aux Fresnecks. Deux ans auparavant, 37 membres du gang ont été arrêtés et accusés d’agressions, vols et crimes sexuels.

Selon le Département de la Justice au moins 11 actes de violence prévus par ces organisations ont été stoppés par l’intervention de la police depuis janvier dernier. Cette opération a eu lieu dans un contexte d’augmentation des crimes motivés par la haine raciale. On compte au total 51 de ces crimes commis en 2019 contre 24 en 2018, selon les chiffres du FBI. On assiste donc a un phénomène plus grave et plus large que les activités de gangs racistes. Étant donné la situation les 102 suprémacistes blancs arrêtés sont une victoire pour la police. Malheureusement le problème dépasse largement celui des groupes criminels comme les Fresnecks et l’Aryan Brotherhood.

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Turquie : Sur la route de la drogue

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La Turquie reste un passage obligé entre l’orient et l’occident pour la route de la drogue des Balkans à destination de l’Europe de l’Ouest

La route de la drogue des Balkans est surtout connue pour faire passer de l’héroïne afghane vers l’Europe. Cependant ce n’est pas la seule substance illicite ni la seule origine du problème. Récemment de la drogue provenant du Brésil et de la Colombie a été découverte en Turquie. Ce problème de trafic de drogue existe depuis longtemps dans le pays et est un enjeu majeur en terme de santé publique et de sécurité.

Un phénomène transnational

Les autorités turques ont saisi 18,5 tonnes d’héroïne et 80,7 tonnes de cannabis au cours de l’année dernière. Elles ont également confisqué 566 kg d’amphétamines et 1,2 tonnes de cannabinoïdes synthétiques de mauvaise qualités ; du « bonzai ». Plus de 8,9 millions de cachets d’ecstasy et 22,7 millions de pilules de captagon ont aussi été récupérées. Malgré ces saisies très importantes ceci n’a pas été suffisant pour dévier la route de la drogue. Au contraire le nombre de trafiquants de drogue semble être en hausse constante dans le pays. Ces groupes criminels sont très souvent en contact avec des partenaires opérant à l’étranger.

Le trafic de drogue en Turquie a donc un caractère éminemment transnational. Ceci se reflète dans la nationalité des trafiquants arrêtés, nombre d’entre eux viennent d’un éventail assez large d’autres nations. En regardant la situation stratégique de la Turquie on comprend aisément la raison de cet engouement ; le pays est une passerelle entre l’Europe et l’Asie. La quantité de drogues produites en Turquie a beau avoir chuté depuis les années 1970, la route de la drogue a remplacé la production nationale.

La politisation de la route de la drogue

Cette question du trafic de drogue est un enjeu de sécurité nationale pour le pays. Certains groupes armés sont accusés d’utiliser la drogue comme moyen de financement. Les autorités ciblent en particulier les indépendantistes kurdes du PKK. Ces derniers sont très présents dans les régions montagneuses frontalières, mais aussi dans les montagnes de Qandil en Irak. C’est sous ce prétexte que le régime turque a opéré des frappes et des attaques terrestres en Irak en juin dernier. La route de la drogue n’est évidemment pas la seule raison, mais c’est une des excuses avancées par le gouvernement de l’AKP.

Cependant il serait injuste de pointer uniquement la responsabilité des groupes comme le PKK. Un rapport récent révèle par exemple la collaboration entre le trafiquant d’héroïne iranien Naji Sharifi Zindashti et Burhan Kuzu ; un ancien député de l’AKP, le parti de Erdogan. Le trafiquant iranien a été arrêté en possession de 75 kg d’héroïne en 2007 et a été mystérieusement libéré en 2010. Kuzu est accusé d’avoir fait pression sur les autorités pour obtenir la libération du baron de la drogue. Soulignons également que les efforts des autorités sont loin d’être aussi efficaces et cohérents que ce que les saisies laissent à penser. Les autorités turques semblent plus intéressées par l’utilisation politique de la route de la drogue pour décrédibiliser leurs ennemis que par la mise en place de politiques de santé et de sécurité constructives.

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Les victimes de la traite en Albanie

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la traite en Albanie

Les victimes de la traite en Albanie sont rejetées par leurs familles après avoir échappé aux trafiquants d’êtres humains

On estime que plus de la moitié des femmes et filles victimes de la traite en Albanie sont rejetées par leurs familles. Près de 2 % d’entre elles retombent dans les mains des trafiquants, sombrent dans la mendicité, l’esclavage moderne ou travaillent pour des gangs. Un tiers de ces personnes sont des enfants. Ces statistiques choquantes ont été établies par Brikena Puka, la directrive de VATRA ; un foyer d’accueil pour les victimes du trafic d’êtres humains à Vlora, dans le sud du pays.

La double peine pour les victimes

Brikena Puka explique que ces femmes et filles sont victimes d’une importante stigmatisation de la part de la société. Nombre d’entre elles ne peuvent réintégrer leur foyer. Pour de nombreuses familles leur tragédie est une source de honte et une atteinte à leur honneur. Dans ces cas il revient à VATRA de tenter de leur porter assistance. Le centre d’accueil fourni un toit, une aide au loyer, une aide médicale, psychologique et une assistance pour l’éducation. Il est cependant difficile d’aider ces femmes et filles à retrouver une situation normale après les graves traumatismes qu’elles ont subi.

Le problème du rejet des survivantes ne pèse cependant pas uniquement sur les familles qui les rejettent. En effet dans de nombreux cas ces familles ont directement vendu ces personnes aux trafiquants. A d’autres occasions un homme s’est présenté en prétendant souhaiter épouser leur fille. Après l’accord cette dernière se retrouve alors dans le trafic sexuel dans le pays ou revendue à l’étranger. Ces familles ne sont pas toujours au courant des risques spécifiques liés à la traite en Albanie ; ces personnes sont souvent issues de milieux ruraux très pauvres. Il est aussi fréquent que le trafic d’être humain soit destiné à faire des mendiantes de ces victimes.

Le retour des victimes de la traite en Albanie

Pour VATRA le retour des victimes de la traite doit être étudié au cas par cas ; certaines situations nécessitent que la victime demeure dans un autre pays de l’UE quand le risque est trop grand. Si le risque est moindre la victime peut être rapatriée dans le pays et se réintégrer à la société albanaise. Cependant elle devra passer un interrogatoire policier pour bénéficier de l’aide gouvernementale. Ce manque de tact de la part du gouvernement n’est pas une nouveauté. Quand le centre d’accueil de Brikena a ouvert en 1997 le gouvernement refusait encore de reconnaître l’existence du trafic d’être humain dans le pays et vers l’UE.

L’Albanie a sans cesse prouvé que le trafic d’être humain n’était pas une priorité pour le pays. Les responsables sont rarement inquiétés, peu poursuivis et très occasionnellement condamnés. Ceci explique le risque que les victimes soient une nouvelle fois victimes de la traite en rentrant au pays. Le nombre de femmes et de filles albanaises victime de ce trafic d’êtres humains à travers l’Europe devrait pourtant être au cœur des conversations du gouvernement. Malheureusement la situation n’a que peu évolué depuis l’ouverture de VATRA en 1997.

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