Connect with us

Articles

Afrique du Sud : importantes lacunes dans la police

le

La police des villes sud-africaines semble faire face à d’importantes lacunes. C’est du moins ce qu’indiqueraient de récents événements impliquant divers trafics, vols et squats

Lundi matin, un raid de la police de Durban dans sa propre caserne a révélé la présence de squatteurs. Jeudi dernier, lors d’une émeute dans le quartier d’Eesterust (Pretoria), le commissariat du quartier a été dévalisé, et si une partie du butin a été retrouvée depuis, les armes à feu volées sont toujours manquantes. Les deux événements semblent liés à des trafics à l’échelle des deux villes.

Une saisie embarrassante dans une caserne à Durban

La police du Durban a mené un raid dans l’une de ses propres casernes du quartier périphérique de Berea. Elle y a trouvé une planque d’héroïne et de DVDs pirates, ainsi que 26 occupants illégaux. Le brigadier porte-parole de la police Jay Naicker a dévoilé à la presse le raid de lundi. Mis en place à 2 heures du matin, il a mobilisé pas moins de 6 unités d’interventions différentes : la Public Order Police, la National Intervention Unit, la Tactical Response Team, le Flying Squat, K9 et les Faucons. Jay Naicker a ainsi affirmé que « [les policiers étaient] à la recherche des occupants sans droit ni titre, et d’un moyen de déraciner toute activité illégale présente dans ces lieux. Les officiers ont fouillé l’intégralité des chambres de la caserne et trouvé 26 contrevenants. 21 d’entre eux n’étaient pas des policiers et n’avait aucun motif valable justifiant leur présence sur les lieux. »

On peut raisonnablement se demander ce que les 5 policiers restants faisaient eux-mêmes sur les lieux. Le brigadier Naicker répond en partie à cette interrogation. Dans son communiqué, il affirme en effet que « deux enquêtes pour corruptions [avaient] été ouvertes. » La police a en effet établi que les pièces occupées avaient été louées. De plus, « la police a découvert 250g d’héroïne d’une valeur à la revente estimée à 40 000 rands (environ 2560 euros) ainsi que 84 DVDs pirates. Ces objets ont été trouvés abandonnés sans personne pour en rendre compte. » a affirmé Naicker.

Un commissariat pillé en marge d’une émeute à Pretoria

16 personnes ont été arrêtées après le pillage du commissariat d’Eesterust, à l’est de Pretoria. La police s’est félicité de la coopération de près d’une dizaine d’unités d’intervention différentes, intervenues sous l’autorité de l’État. Des unités de province, des détectives, la Public Order Police, Air Wing, des patrouilles de quartier ainsi que le Tshwane Metro Police Department ont en effet travaillé ensemble. La percée dans le commissariat a pu être endiguée en moins de 24h.

Un ordinateur et une télévision plasma ont certes été retrouvées. Toutefois, d’autres suspects restent en liberté, et en possession d’armes à feu. Le lieutenant-général Deliwe de Lange a ainsi affirmé que « les opération [allaient] continuer jusqu’à ce que le reste du butin volé au commissariat d’Eesterust soit retrouvé. D’autres arrestations sont à prévoir. La police travaille d’arrache-pied pour s’assurer que le moindre objet volé soit récupéré, en particulier les armes de service. »

Lire la suite

Articles

Le Trafic d’antiquités afghanes

le

trafic d'antiquités afghanes

Le trafic d’antiquités afghanes risque de devenir généralisé pour financer le régime des talibans aux côtés d’autres commerces illicites

Les talibans se financent depuis toujours grâce à divers commerces illégaux. Le trafic de drogue étant leur principale ressource. Cependant ils sont aussi impliqués dans le trafic de bois, de minéraux et d’antiquités. La disparation des aides internationales et l’impossibilité d’accéder au système bancaire afghan depuis l’étranger risque de leur poser un grave problème. On peut donc s’attendre à ce que le trafic d’antiquités afghanes et le trafic de drogue se développe. Si cette analyse se confirme les marchés ne devraient pas tarder à assister à un véritable tsunamis d’antiquités afghanes.

Une source de financement ancienne

Ce trafic d’antiquité afghanes avait été révélé il y a déjà dix ans. Un documentaire avait étudié la route de ce trafic ; depuis les zones contrôlées par les talibans jusqu’aux magasins d’art de Bruxelles. Des sculptures du Ghandara ont aussi été présenté au Festival d’Art de Maastricht. L’Europe n’est cependant pas le seul débouché pour les talibans. De nombreuses œuvres se sont aussi retrouvées au Moyen-Orient et en Asie. Ces dernières années des sites encore épargnés ont finalement été pillés par le groupe islamiste. Les œuvres sauvées et entreposées dans le musée de Kaboul risquent aujourd’hui de connaître le même sort.

Le trafic de drogue a été profitable pour les talibans mais le trafic d’antiquité afghanes reste plus défendable politiquement que de devenir un narco-état. Cette analyse se base en partie sur le développement de ce commerce au cours de la guerre en Irak et en Syrie. Le marché de l’antiquité avait alors vu un arrivage massif d’œuvres en provenance de ces régions. On sous-estime largement la richesse du patrimoine afghan au point de ne pas pointer ce problème. Les décennies de guerre et de pauvreté font oublier que ce pays a fait partie de nombreux empires et civilisations florissantes. L’Afghanistan a une histoire incroyablement diverse et multiculturelle.

Un marché des antiquités peu scrupuleux

Le problème est que les talibans n’ont aucun intérêt pour l’histoire pré-islamique du pays ; la destruction des Bouddhas de Bamiyan en 2001 en est l’exemple le plus connu. Les œuvres les plus massives doivent être détruites et toutes les antiquités afghanes qui peuvent se vendre doivent être exportées. Les récentes déclarations du régime affirment que la protection de leur héritage culturel fait partie de leurs priorités. Cependant au vue de l’histoire de ce groupe on peut douter de leur engagement réel à ce sujet.

Il s’agira d’être prudent à l’avenir car les antiquités ne porteront pas l’origine du pays. Comme on l’a vu auparavant ces productions porteront le nom de régions disparues comme la Bactriane, ou des indications régionales floues comme « Asie Centrale ». On estime le potentiel monétaire de ce trafic à des centaines voir des milliards de dollars par an. Pire encore, les œuvres et antiquités pillées et non étudiées sont autant de pertes sèches pour la connaissance de la région. Le trafic d’antiquités afghanes est une tragédie pour l’histoire de l’humanité qui vient qui vient s’ajouter à la difficile histoire du pays.

Lire la suite

Articles

Le marché gris du luxe

le

marché gris du luxe

Le marché gris du luxe joue sur les variations de prix des grands créateurs pour appliquer d’importantes remises à la revente

La plupart des marques de luxe achetées directement chez le fournisseur ou chez des revendeurs officiels ne sont pas concernés par ce problème. Cependant le marché gris du luxe commence dès qu’on se retrouve sur des sites comme Cettire. Sur ce site vous pouvez bénéficier de remises allant jusqu’à 30 % sur de nombreux articles à la mode. Ce marché apparemment légal représenterait des milliards de dollars.

Les nouveaux noms du luxe

Le marché gris du luxe est un secteur de la vente au détail en plein essor. Pendant longtemps ce marché parallèle a existé loin des yeux des consommateurs occidentaux. Cependant ces dernières années avec l’arrivée de nouvelles entreprises la donne commence à changer. Les sites majeurs de ce nouveau commerce en ligne sont ; Baltini en Italie, Italist aux États-Unis et Cettire pour l’Australie. Cette dernière entreprise s’est fait une place sur le marché boursier australien depuis la fin de l’année 2020.

A la différence de la contrefaçon et du commerce illégal qu’on trouve sur le marché noir, le marché gris du luxe vend des produits authentiques. Cependant ces produits sont revendus avec une forte remise allant généralement de 15 % à 35 % sans possibilité de retour du produit au fournisseur. Ces entreprises utilisent une technique surnommée « importation parallèle ». Les sites jouent avec les stratégies de prix des marques et les taxes des différents pays. Cette méthode leur permet de se fournir au meilleur prix et d’appliquer une remise.

Le marché gris du luxe hors de contrôle

Une des meilleurs représentation de ce marché sont les « daigous » ; des agents chargés d’acheter les produits pour satisfaire la demande chinoise de produits étrangers. Les consommateurs chinois sont par ailleurs très friands de produits de luxe. Les daigous achètent leurs produits à l’étranger puis les envoient par la poste. Lorsque ce n’est pas possible les agents reviennent avec leur achat pour le revendre sur place. Les différences de prix selon les régions sont parfois impressionnantes. Si on prends l’exemple d’un Sac de jour d’Yves Saint Laurent ; ce dernier coûtera 2800 dollars en Europe et 3700 dollars en Corée du Nord.

Tout le principe du marché gris du luxe est de jouer sur ces disparités nationales et régionales. On estime que ce marché représenterait 8 % du marché du luxe total. Ce dernier représente un marché de 257 milliards de dollars. Les créateurs de mode profitaient autrefois eux-mêmes de ce système. Malheureusement ces dernières années il semble que ce commerce soit devenu hors de contrôle. Certains daigous sont devenus des collectifs de grande ampleur. Certaines entreprises comme Beyond sont mêmes apparues pour faciliter leur travail. Dernièrement la pandémie n’a fait que renforcer le développement de ce commerce encore en pleine croissance.

Lire la suite

Articles

Trafic de clubs de golf

le

clubs de golf

Près de 10 000 contrefaçons de grandes marques de clubs de golf ont été saisies en Chine dans la province de Guangdong

Au cours de l’année dernière les perturbations de la chaîne d’approvisionnement du fait de la pandémie ont aussi impacté les magasins de golf. Des pénuries de manches, de poignées et autres composants ont rendu l’accès au jeu compliqué pour de nombreuses personnes. Certains joueurs n’ont pu obtenir le matériel nécessaire qu’au bout de plusieurs semaines, voir plusieurs mois. Il n’est donc pas surprenant que le trafic de clubs de golf soit devenu une opportunité supplémentaire pour les contrebandiers.

Une opération de la police chinoise

Les producteurs et vendeurs de contrefaçons de clubs de golf connaissent bien le marché. Ils savent que des golfeurs frustrés par l’attente ne seront pas trop regardant sur l’origine de leur équipement. Ils se tourneront donc vers la façon la plus rapide et la moins onéreuse d’obtenir leur matériel. Les criminels ont donc eu toute l’opportunité de s’insérer d’avantage dans ce marché déjà profitable avant la pandémie. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre les chiffres des saisies du Groupe de Travail états-unien des Fabricant de Clubs de Golf contre la Contrefaçon.

Le groupe a annoncé la saisie de 9769 clubs de golf et composants ainsi que 10 600 contrefaçons d’étiquettes de marques. Parmi les marques ciblées ont trouve ainsi XXIO, Titleist, TaylorMade, PXG, Callaway et Ping. Ces saisies ont eu lieu au cours de deux raids. Ce succès est à mettre au crédit de la police de Shanghai opérant dans la ville de Dongguan. Selon Lisa Rogan, chargée de la protection de l’image de Titleist ; « Le succès de ces raids servent de rappel poignant que les producteurs contrefaçons ne seront pas tolérés ».

La plus grande saisie de clubs de golf

Le groupe de lutte contre la contrefaçon est une association de six grandes entreprises de producteurs de club de golfs ; Acushnet, Callaway, Cleveland/Srixon/Xxio, Ping, PXG et TaylorMade. La fondation du groupe remonte à 2004. Ces derniers travaillent de concert avec les autorités locales. Ils enquêtent sur les biens de contrefaçons et coordonnent des raids pour saisir les productions illégales. Leur travail aurait mené à la fermeture de plus de 1500 sites internet et à la saisie de plus de 2 millions de contrefaçons.

Malheureusement l’accroissement de la popularité du golf a encouragé les criminels. De plus en plus de têtes de clubs, de manches, de poignées, de sacs de balles et de couvre-chefs sont produits à travers le monde. En 2020 la plus grande saisie de matériel a eu lieu ; 120 000 pièces de contrefaçon ont été récupérées et 15 personnes arrêtées. Le groupe de lutte contre la contrefaçon prévient les consommateurs que si le prix pour une pièce semble trop beau pour être vrai c’est que c’est probablement le cas. Cependant le groupe se charge aussi de fournir de nombreux éléments pour reconnaître de faux équipements sur son site internet.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Nous suivre sur Twitter

Trending