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Trafics divers

Argentine : de la drogue découverte dans des faux trophées de Coupe du Monde

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La police argentine à découvert de la cocaïne, du crack et du cannabis à l’intérieur des trophées.

Au cours d’une opération menée à Buenos Aires, la capitale argentine, les forces de l’ordre ont découvert des imitations de trophées de la coupe du monde contenant 20 kilogrammes de cannabis, 10 kilogrammes de cocaïne et 1800 doses de crack.

La police a aussi saisi 400 000 pesos en liquide, soit plus de 12 500 euros, ainsi que deux voitures de luxe et deux armes à feu.

Le travail des enquêteurs a aussi permis l’arrestation de quatre hommes et deux femmes, opérant dans différents quartiers de la capitale.

Mais les Argentins ne sont pas les seuls à profiter de l’entrain qui entoure la coupe du monde : en Colombie, les autorités ont découvert 14 maillots de football aux couleurs nationales à l’aéroport de Bogota, imbibés de 5 kilogrammes de cocaïne liquide chacuns.

La cargaison, destinée à l’Europe et devant être envoyée à Amsterdam, a été estimée à plus de 450 000 euros une fois transformée.

Lors de la Coupe du Monde de 2010, c’est une réplique du célèbre trophée de football entièrement composé de cocaïne mélangé à un solution chimique solidifiante qui avait été découverte en Colombie.

Au total, plus 350 kilogrammes de cocaïne ont été saisis à l’aéroport de Bogota depuis début janvier.

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La police de Papouasie : une mafia dans l’État

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police de Papouasie

La police de Papouasie Nouvelle-Guinée est accusée entre autre de corruption, de trafic d’armes et de drogue par son propre ministre

Le ministre de la police dénonce sa propre institution comme étant la plus corrompue du pays. Selon lui la police de Papouasie Nouvelle-Guinée est responsable de trafic d’armes, trafic de drogue et du vol de terres. Il ajoute qu’il y existe une « culture généralisée d’indiscipline et de brutalité ». Ces condamnations du ministre Bryan Kramer semblent extraordinaires ; selon lui il faudrait une génération entière pour réussir à mettre fin à cette corruption endémique.

Qui nous protège de la police ?

Cette déclaration choc a été faite à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Elle-même fait suite à la reconnaissance du commissaire de police David Manning que ses troupes comptent des « criminels en uniforme.» Le constat de Kramer vient après 15 mois passée à la tête de l’institution. Selon lui ; « l’organisation responsable de combattre la corruption est devenu l’agence principale commettant des actes de corruption. »

Parmi les cas exemplaires on trouve ceux des policiers responsables de Port Moresby ; ces derniers volaient les fonds de pension de leurs anciens collègues à la retraite. Ils étaient également de mèche avec le crime organisé. En plus des trafics déjà nommés on peut y ajouter le vol d’essence, des fraudes à l’assurance et du détournement de fonds de la police. Ces derniers volaient même des terres allouées à l’institution. Kramer ajoute que de nombreux excellents agents ont été licenciés ou mis à la retraite pour s’y être opposés.

Tolérance zéro pour la police

Bryan Kramer a fondé sa carrière sur la question de la transparence et du bon gouvernement. Il a déjà dénoncé d’autres scandales de corruptions de ce genre. Un rapport récent du gouvernement australien soulignait un autre problème sans doute lié au premier ; le cruel manque de ressources allouées à la police. La police de Papouasie Nouvelle-Guinée nécessiterait au moins 1,1 milliards de dollars pour résoudre des problèmes de ressources, de formation et d’infrastructure. Par ailleurs le nombre d’agents est largement insuffisant ; 1 policier pour 1145 personnes, contre 1 pour 450 personnes selon les recommandations de l’ONU.

Le commissaire Manning a annoncé ce mois-ci qu’il instaurait une nouvelle politique de tolérance zéro pour la police. En cas de corruption, de violence ou d’infractions disciplinaire le policier sera limogé. Il est surprenant que ceci apparaisse comme un progrès. Par ailleurs Manning a ordonné aux policiers de réserve de rendre leurs armes, badges et uniformes devant l’ampleur des abus de pouvoir. Par ailleurs de nombreux policiers n’allaient pas au travail sachant que des réservistes iraient pour eux. La crise du Covid-19 a aussi eu un effet désastreux sur les finances du pays ; les problèmes de financement de la police ne risquent donc pas de s’améliorer. On peut cependant se demander si face à une corruption de cette ampleur, d’avantage de policiers est ce dont a besoin le pays.

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Le port de Beyrouth : triste symbole du Liban

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port de Beyrouth

La corruption et la contrebande en tout genre sur les docks du port de Beyrouth apparaissent comme un microcosme de l’État libanais

L’explosion tragique du port de Beyrouth semble avoir libéré la parole de la population. Les pots-de-vin seraient monnaie courante sur les docks, tout comme l’évasion fiscale et la contrebande. Comme toutes les institutions libanaises la corruption est au cœur de la situation. Ceci souligne que le problème est présent aux plus hauts niveaux de l’État jusqu’au bas de l’échelle sociale.

Une corruption connue de tous

Un membre de l’institution judiciaire dénonce notamment la totale liberté laissée au Hezbollah du fait de ses liens avec les douanes et les autorités portuaires. Le Hezbollah n’est cependant pas le seul coupable. D’autres partis politiques importants bénéficient également de passe-droits notoires ; le Mouvement Patriotique Libre, le mouvement Amal, le Mouvement du Futur. Tous se partagent les richesses du port selon les experts et des membres des forces de sécurité. Selon Mohammad Chamseddine, du groupe de recherche de Beyrouth Information International ; « Le port de Beyrouth est une des institution les plus corrompues que ce soit dans sa gestion courante ou pour le service des douanes ».

La gestion du port est sous administration publique provisoire depuis la fin de la guerre civile en 1990. Cette gestion provisoire n’a jamais été remise en question ; le port est géré comme une entreprise privée. Comme dans d’autres institutions les partis politiques et confessionnels se partagent les sept sièges de la commission. La corruption des élites politiques se reflète très exactement dans les eaux du port. Le Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, se sert ainsi du port pour recevoir tout ce dont ils ont besoin ; armes, drogues et contrebande en tout genre.

Au port de Beyrouth tout a un prix

La corruption est tellement prégnante dans le port que cinq agents des douanes ne peuvent tout simplement pas être remplacés ; leurs connexions politiques sont trop importantes. Chacun d’entre eux a fait allégeance à un des partis. Le port de Beyrouth reste une institution essentielle pour le pays. Près de 85 % des besoins en nourriture du pays y passent. Près de 70 % des importations ne peuvent faire autrement que d’y arriver. Pourtant seule une infime partie des revenus générés atteint les coffres de l’État. On estime que les pertes en évasion fiscale se chiffreraient à 2 milliards par ans.

Des pots-de-vin arrosent tous les employés du port de façon régulière pour accélérer le processus ou faire passer de la contrebande. Le prix du pot-de-vin varie en fonction de l’illégalité de la marchandise ou de sa valeur. Le seul scanner du port est d’ailleurs en panne depuis avril 2019 et il n’est pas prévu de le réparer ou de le changer ; les partis se disputent le contrat. Il est difficile de pointer un seul responsable. Tout le système politique libanais est corrompu ; heureusement il semble que l’explosion du port ait par contre libéré la parole et la colère de la population.

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Trafics divers

Inde : Les déboires de la prohibition d’alcool

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la prohibition d'alcool

Les trafiquants de l’Andhra Pradesh ne cessent d’innover contre la prohibition d’alcool pour importer leur cargaison des États voisins

Les trafiquants d’alcool de cette région de l’Inde font preuve d’une certaine ingéniosité. Contre la prohibition d’alcool différents moyens sont utilisés à ce jour ; ambulances, camions laitiers, bouteilles de gaz, caisses de légumes, réservoirs d’eau et aquariums. Rappelons que l’alcool est très strictement contrôlé et taxé dans l’Andhra Pradesh. Les États voisins n’étant pas aussi strict les contrebandiers n’ont qu’à passer la frontière.

L’impossibilité de tout contrôler

Les autorités ont récemment saisis 9096 bouteilles d’alcool dissimulées dans un camion citerne. C’est la saisie d’alcool la plus importante de l’histoire de l’État. Six personnes ont également été arrêtées. La police, aidée d’une force d’action spéciale, avaient reçu des informations sur cette cargaison. La saisie n’a dont pas été faite au hasard. On estime que la valeur de l’alcool saisi pourrait monter à près de 25 000 euros.

Ce problème de trafic d’alcool est particulièrement aigu dans les régions partageant des frontières avec d’autres États. Or dans l’Andhra Pradesh ceci est le cas de 11 régions sur 13. Malgré cela les deux dernières régions ne sont pas épargnées ; le trafic d’alcool est en hausse dans tout l’État. L’Andhra Pradesh partage ses frontières avec le Telangana, le Tamil Nadu, le Karnataka et l’Odisha ; ces États ayant tous des législations moins restrictives que leur sobre voisin.

Un retour sur la prohibition d’alcool

Les Efforts de la police et l’accroissement de la surveillance n’ont pour l’instant pas réussi à contrer la hausse du trafic. Devant l’augmentation de ce genre d’affaires le gouvernement de l’État a récemment révisé les prix de l’alcool. L’énorme différence de prix avec ceux des États voisins est perçu comme la raison principale du trafic. Cependant selon le ministre Jawahar Reddy cette révision du prix n’aidera pas à réduire le problème. En effet ceux-ci restent au moins 50 % plus élevés que chez leurs voisins.

Un autre problème est également revenu sur le devant de la scène ; la survivance de boutiques illégales de revendeurs d’alcool. L’État était pourtant sensé en avoir fait disparaître 43 000 au total. Le gouvernement avait annoncé sa volonté d’introduire une interdiction totale, mais progressive, de l’alcool. Le but était d’introduire la mesure petit à petit ; une de ces étapes consistait à assujettir tous les vendeurs d’alcool au contrôle de l’État. Il semble que cette politique des petits pas n’ait eu que de petits effets.

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