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Belgique : du trafic d’armes en prison

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homemade gun kits

Les autorités belges ont découvert un réseau de trafic basé dans la prison d’Andenne.

Selon les autorités belges, des détenus de la prison d’Andenne se seraient livrés à un trafic de fausses monnaies, de contrefaçons, de lingots d’or et d’armes à feu.

Le principal prévenu, un homme de 30 ans identifié sous le nom de Sébastien, est un multirécidiviste déjà condamné pour tentatives d’assassinat mais aussi pour avoir commandité une agression mortelle.

Selon le parquet de Liège, un minimum de 44 armes à feu, ainsi que des munitions, ont été commandés par le groupe derrière les barreaux à l’aide de complices travaillant en dehors des murs de la prison, entre le 1er janvier 2016 et le 14 novembre 2017.

Ces trafics étaient très profitables. 35.000 euros en liquide ont été confisqués aux condamnés.

Le tribunal correctionnel de Liège a condamné des prévenus à des peines allant de 150 h de travail à trois ans de prison ferme, pour des trafics commandités depuis leur cellule. Sébastien, le leader du groupe, a écopé de 3 ans venant s’ajouter à sa sentence.

Le tribunal a retenu que lors des écoutes, les prévenus parlaient de commandes de « piquants qui correspondent aux armes commandées sur le même site slovaque que celui sur lequel des armes ayant servi aux tueries de Paris ont été commandées.

Un trafic inquiétant, au vu de la montée du terrorisme en Belgique. La présence de citoyens belges dans les attentats à Paris, les attentats de Bruxelles ou encore la récente fusillade à Liège, calme capitale de la Wallonie, souligne l’importance
de la lutte contre le trafic d’armes venues notamment des anciennes républiques soviétiques.

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L’héroïne dans des maracas

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l'héroïne dans des maracas

Des trafiquants de drogue du dark web importaient de la drogue dans des souvenirs touristiques et notamment de l’héroïne dans des maracas

Ces trafiquants de drogue du dark web ont finalement été appréhendés. On les accuse d’avoir trafiqué de la drogue pour une valeur de 270 millions de dollars en Bitcoins. Les accusés importaient les opiacés depuis l’île de Porto Rico et notamment de l’héroïne dans des maracas. Un vendeur américain aurait obtenu l’aide d’un pharmacien costaricain. Les deux hommes sont aujourd’hui poursuivis pour ce trafic de drogue.

Des Bitcoins contre de l’héroïne dans des maracas

Les deux criminels ont été mis en accusation par un jury fédéral de Columbia mardi dernier. La nouvelle provient d’un rapport du Département de la Justice des États-Unis. Ce rapport mettait l’accent sur les efforts des forces de l’ordre contre le trafic de drogue sur le dark web. Ce type de trafics et l’utilisation de monnaies virtuelles comme le Bitcoin est d’habitude un vrai problème pour retrouver les auteurs. Il semble que les agents cherchent à illustrer leurs nouvelles capacités à travers cette affaire.

Il faut reconnaître que les sommes en jeu et le type de trafic n’est pas commun. Les opiacés étaient dissimulés dans des souvenirs touristiques ; le cas le plus cocasse était l’héroïne dans des maracas. Un des auteurs est David Pate, 44 ans. Il se serait chargé de vendre les comprimés d’opiacés fournis par Jose Hou, 38 ans. La publicité pour leur « produit » était présente sur de nombreux sites de vente en ligne du dark web. Ils étaient notamment sur le célèbre site Silk Road et Alphabay entre 2013 et 2018. Ces sites sont aujourd’hui hors ligne.

Pseudonymat plutôt qu’anonymat

Les clients auraient, au total, virés 23 903 Bitcoins en paiement à Pate ; l’équivalent aujourd’hui de 270 millions de dollars. Les drogues concernés étaient principalement de l’Oxycotin et des pilules de morphine. Les cas d’héroïne dans des Maracas, quoi que surprenants, n’étaient pas les plus fréquents. Désormais Pate et Hou sont poursuivis pour 7 chefs d’accusation différents ; notamment pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Selon le procureur Michael Sherwin ; « Ces chefs d’accusation sont un avertissement pour les trafiquants du monde entier que ni le dark web ni les monnaies virtuelles ne peuvent les faire échapper à la vigilance des forces de l’ordre des États-Unis ».

Les autorités ont récemment intensifié leurs efforts de lutte sur le dark web. Ce milieu d’apparence opaque ne semble pas autant les gêner qu’auparavant. Rappelons en effet qu’il n’est pas si aisé de rester anonyme sur internet ; plutôt qu’un anonymat les monnaies virtuelles fournissent plutôt un pseudonymat. Le cas le plus célèbre est celui de Ross Ulbricht, le propriétaire et gestionnaire de Silk Road ; ce dernier a été condamné car la police a pu retracer son identité à un portefeuille de Bitcoins. Par ailleurs des entreprises spécialisés dans la Blockchain sont venus en aide aux policiers ; c’est notamment le cas de Chainalysis. La police semble s’être finalement adaptée aux évolutions technologiques du trafic de drogues.

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Arrestation du leader des Black Disciples

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Black Disciples

Ce chef bien connu du gang des Black Disciples a été arrêté dans une affaire de drogue en compagnie de 23 autres personnes

Cette opération fédérale centrée sur Chicago va être un dur coup pour les Black Disciples. Les accusations vont du trafic de drogues au trafic d’armes. Le chef de gang se nomme Darnell McMiller, 34 ans. Il est aussi surnommé « Murder » ; « meurtre » en anglais. Il est accusé de trafic d’héroïne coupée au fentanyl. Il aurait notamment vendu cette drogue à un individu collaborant avec la police sur South Lowe Avenue à Chicago.

Les Black Disciples de nouveau sans chef

McMiller est connu comme étant l’actuel chef des Black Disciples. Ce gang national a été fondé dans les années 60 à Chicago. Clarence January, le leader de la faction « Dog Pound » et Charles Knight font partie des inculpés. Knight est un membre du gang des Gangster Disciples. Il est accusé de fournir la drogue au gang de McMiller. Ce dernier avait été libéré de prison il y a à peine plus d’un an.

Le leader avait en effet été condamné à huit ans de prison pour trafic de drogue en 2014. Quelques semaines après sa sortie la surveillance du FBI le surprenait à tenter de créer de nouvelles routes pour le trafic de drogues. McMiller aurait aussi révélé ses liens avec un des créateur originel des Gangster Disciples ; Larry Hoover. Il aurait également reconnu son rôle de chef de gang notamment en ce qui concerne les représailles. Il semble que le FBI ait tous les éléments nécessaires pour condamner McMiller.

Une victoire pour Chicago

Lors de l’opération la police de Chicago a saisi de l’héroïne coupée au fentanyl, de l’ecstasy et de la cocaïne. Près de deux douzaines d’armes à feu et 50 000$ font aussi partie des prises. Selon le procureur John Lausch cette enquête de plusieurs années remonte à avant la décision de l’administration présidentielle de lancer l’Opération Légende. Cette opération vise à envoyer des forces fédérales en soutien des polices locales.

L’opération s’est principalement tenue dans le quartier d’Englewood. Cependant le FBI ne compte pas se restreindre à cette zone ; d’autres quartiers de Chicago sont aussi minés par la présence des gangs. Le Commissaire Divisionnaire de Chicago, David Brown, souligne que les Black Disciples sont directement liés à la hausse de la violence dans la ville. Cette violence est le produit direct des enjeux du trafic de drogue. Les agents ne se sont d’ailleurs pas arrêtés aux membres directs du gang ; les comptables et les acteurs financiers des criminels font partie des inculpés. Reste à savoir pour combien de temps les agents ont réussi à perturber les opérations des trafiquants.

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La pandémie complexifie le trafic de drogue

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Pandémie

La pandémie complexifie le trafic de drogue en transformant les méthodes, les routes et la consommation en pleine une crise mondiale

Les restrictions posées par la pandémie de coronavirus n’a que peu impacté le trafic de drogues. Certes les trafiquants ont du innover, changer leurs itinéraires et leurs méthodes mais la consommation n’ a jamais été aussi importante. Ce qui a néanmoins évolué c’est le type de consommation. Le dernier Rapport Mondial sur la Drogue a révélé une situation particulièrement inquiétante.

Un trafic en perpétuelle évolution

Selon le rapport les trafiquants ont du trouver de nouvelles routes étant donné l’interruption des chaînes d’approvisionnement. Un grand nombre d’entre eux se sont donc tournés vers la vente sur le darknet et par correspondance. Par ailleurs les opiacés sont en rupture de stock dans de nombreux endroits ; les composants chimiques ne peuvent plus être acheminés. Ceci a donc transformé le type de consommation de certaines personnes ; celles-ci se tournent vers l’alcool, les benzodiazépines ou des mélanges de drogues de synthèse. Ceci n’est pas une bonne nouvelle car certaines personnes passent alors à une consommation par injection ou augmentent les doses.

Selon Ghada Waly, directeur du Bureau de l’ONU sur la Drogue et le Crime, l’addiction est en augmentation. Le type de substances est également plus divers. L’ONU a par ailleurs enregistré une augmentation de la consommation de médicaments. Ces médicaments sont utilisés à des fins récréatives et sans supervision médicale. N’oublions que ce type de consommation a déjà causé des dizaines de milliers de mort aux États-Unis.

La pandémie accroît les risques pour les consommateurs de drogues

Des estimations suggèrent qu’il existait 269 millions usagers de drogue de part le monde en 2018. Ceci représente 5,4 % de la population adulte mondiale. Ce chiffre est 30 % plus haut qu’en 2009 ; 35 millions de personnes souffraient à l’époque d’addiction. Selon les experts 585 000 personnes mourrons cette année de cette maladie. Il faut souligner que la drogue la plus consommée reste le cannabis avec 192 millions de consommateurs. Moins populaires les opiacés et drogues apparentés, sont à eux seules responsables responsables de 2/3 des morts.

De leur côté pour répondre à la fermeture des routes terrestres et aériennes les trafiquants ont déjà réorganisé leur système. Ainsi la quantité de cocaïne saisie dans les ports européens et l’héroïne sur les bateaux dans l’océan indien montre qu’une alternative a été trouvé à la route des Balkans. La pandémie complexifie le trafic de drogue et accroît aussi les risques pour les consommateurs. Ces derniers cherchent des alternatives à leur drogue de choix ; on s’attend donc à une augmentation de la transmission du VIH et de l’hépatite C. La pandémie complexifie le trafic de drogue et le trafic de drogue risque de créer sa propre pandémie.

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