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Analyses

Dubaï, plaque tournante du commerce illicite mondial

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Un rapport d’un centre de recherche américain paru cette semaine pointe du doigt le boom immobilier de la ville-émirat des Émirats Arabes Unis, qui aurait servi de véhicule de blanchiment à des trafics de nature diverse. Une accusation depuis longtemps appuyée par les services de police et de renseignement internationaux.

Il n’y a pas que la voyoucratie française qui a choisi Dubaï comme point de chute favori. Dans un rapport opportunément nommé SandCastles, le Center for Advanced Defense Studies (C4ADS), un think tank américain, révèle que l’Émirat de tous les records aurait accueilli plusieurs trafiquants de drogues, grands argentiers du terrorisme et marchands d’armes. Tous sous le coup de sanctions américaines.

Parmi les « têtes de gondole » de ce rapport, on retrouve Wael Abdulkarim et Ahmad Barqawi, deux hommes impliqués dans le trafic de pétrole syrien, le narcotrafiquant mexicain Hassein Eduardo Figueroa Gomez ou encore Kambiz Mahmoud Rostamia, un homme que les services américains avaient déjà condamné pour son rôle d’intermédiaire dans l’achat, pour le compte du gouvernement iranien, de technologies pour son programme balistique (alimentant dès lors la prolifération nucléaire). Étrangement, on retrouve également l’organisation Alta Khanani, connue pour ses liens forts avec le terrorisme sunnite. Une présence qui fait tâche, alors même que les Émirats Arabes Unis sont en conflit ouvert avec leur voisin du Qatar, qu’il accuse ironiquement de financer le terrorisme.

Mais la personnalité la plus controversée est sans conteste celle de Rami Makhlouf, le cousin de Bashar Al-Assad. L’homme est connu pour ses pressions répétées sur des citoyens syriens pendant la guerre, afin d’obtenir des « avantages financiers indus ». Dit autrement, l’homme pratique à une échelle rarement atteinte le racket et se fait une fortune dans le domaine du BTP, des télécommunications et des hydrocarbures. Son nom sera cité à plusieurs reprises dans les Panama Papers.

Toute ces grands pontes du crime organisé international ont largement profité du boom immobilier de Dubaï pour blanchir à moindre frais une fortune amassée illégalement.

 

Le boom immobilier de Dubaï au cœur des manœuvres de blanchiment

En effet, l’attractivité de Dubaï est tout sauf un mystère. Tout commence en 2002, avec l’ouverture du marché immobilier aux investissements étrangers. A cette époque, les projets vont rapidement se succéder. Hôtels de luxe, tours flambant neuves, villas…. La machine immobilière tourne à plein régime. Alimentée par des capitaux à l’origine plus que douteuse. Au total, 1 000 millions de dollars de blanchiment selon les informations fournies par le C4ADS. Est-ce que la somptueuse Burj Khalifa aura été financée par cet écosystème mafieux ? Le rapport ne le dit pas.

Outre cette ouverture opportune aux capitaux étrangers, Dubaï attire aussi par ces moyens de financement pour le moins exotiques : les « hawalas ». Il s’agit d’un système de paiement informel qui permet de faire circuler l’argent dans un réseau d’agents de change (les hawaladars), souvent par le biais d’intermédiaires. Ces mêmes hawalas avaient par ailleurs déjà attiré l’attention des enquêteurs américains, en connexion avec les attentats du 11 septembre, avant que la piste ne soit abandonnée. Le lien entre hawalas et financement du terrorisme a néanmoins été confirmé par la FATF (Financial Action Task Force), un groupement d’États membres en charge de l’analyse des réseaux d’argents liés aux grands banditisme et au terrorisme.

 

Dubaï, nouvelle Mecque du trafic illicite

Si le rapport du C4ADS livre des détails particulièrement pointus en ce qui concerne les fortunes et les avoirs des trafiquants, ce que l’on apprend sur Dubaï est finalement loin d’être une surprise. En France, une enquête du journaliste Vincent Monnier pour l’Obs révélait déjà les liens serrés entre le grand banditisme et les Émirats Arabes Unis. On pense par exemple à Sayed Maricar, l’un des plus grands argentiers du trafic de drogue français, dont l’essentiel du dispositif reposait sur Dubaï. Ou encore à Sofiane Hambli dit « la Chimère », l’un des plus grands trafiquants français de haschich (qui deviendra ensuite indicateur pour François Thierry, chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants). Celui-ci détenait également plusieurs avoirs à Dubaï.

Plus récemment, Kevin Doure, celui que les policiers français ont surnommé « Pablo Escobar français », était un familier de Dubaï où il détenait villas, hôtels de luxe et Lamborghini dernier cri. Il sera arrêté par la police, juste avant de partir pour Dubaï où il aurait voulu « se mettre au vert ».

Car une fois sur place, les grands noms du banditisme trouvent en Dubaï une oasis de tranquillité. Tous les experts admettent, désabusés, que les Emirats Arabes Unis peinent à jouer franc jeu avec leurs partenaires internationaux. Interrogé par Vincent Monnier, Renaud Van Ruymbeke, le célèbre juge d’instruction semblait presque découragé. « Des demandes d’entraide ne sont pas exécutées et des personnes en fuite visées par des mandats d’arrêt internationaux ne sont pas extradées. » déplorait le juge.

Comble du paradoxe? Les Emirats Arabes Unis demeurent encore à ce jour les premiers contributeurs d’Interpol.

 

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Analyses

Traçabilité et développement durable : la filière cuir s’engage

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A l’occasion de ses premières Assises du développement durable, la filière cuir a réaffirmé son engagement pour un plus grand respect de l’environnement. Louis Vuitton, Hermès et autres marques emblématiques ont défendu leur bilan tout en annonçant de nouvelles actions.

« Notre industrie est l’activité de recyclage la plus ancienne au monde ». Franck Boehly, président du Conseil national du cuir (CNC), est décidé à rétablir la vérité et à défendre le sens des responsabilités d’une industrie souvent critiquée, mais rarement entendue. « Nous transformons la peau, qui est un sous-produit du secteur de la viande et du lait, en un cuir de grande qualité. Car personne dans le monde n’a jamais élevé un bovin pour sa peau », a affirmé l’homme d’affaires.

Mais s’il est vrai que le cuir est d’abord un déchet de l’industrie de la viande et du lait, les professionnels de la filière n’en sont pas moins engagés dans une production responsable. « La RSE, pendant longtemps, c’était une option. Aujourd’hui c’est une obligation », explique Jean-Christophe Muller, directeur général des tanneries Haas.

Les efforts pour assurer une traçabilité efficace des animaux et des éleveurs qui les fournissent sont particulièrement importants. La filière française mise particulièrement sur un système de marquage laser conçu selon le modèle de la viande depuis la crise de la vache folle.

Mis au point par le Centre technique du cuir (CTC), cet outil permet de reproduire dans les abattoirs, sur la peau de l’animal, le code-barres inscrit sur les morceaux de carcasse. Grâce à certains logiciels, il est possible de le lire ensuite chez les tanneurs, le tout sans altérer les procédures de transformation. Pour Jean-Christophe Muller, cette technologie devrait permettre de « s’assurer que l’élevage et l’abattage ont été faits dans de bonnes conditions ».

Les ambitions fortes de Louis Vuitton et d’Hermès

Selon Cédric Vigier, responsable du département innovation du CTC, « la totalité de la filière veau devrait être équipée » de la technologie de marquage laser en 2020. Cela permettra de connaître la provenance de chaque peau et d’apporter des actions correctives sur le plan de la qualité. Le système de traçabilité des peaux devrait être au moins aussi efficace que celui« d’identification et de traçabilité des bovins en France, qui est reconnu comme l’un des plus performants », estime pour sa part David Grangeré, directeur industriel du groupe Bigard.

Alors que la question de l’origine des peaux est de plus en plus prise en compte par les clients, l’ensemble de la filière se mobilise et affiche des ambitions fortes. Ainsi, la marque Kering vise « la traçabilité jusqu’à l’élevage, ainsi que l’élimination totale des métaux lourds d’ici à cinq ans, afin d’atteindre les objectifs en 2025 de diminution de 40 % de l’impact environnemental et de 50 % des émissions de CO2 ». Chez Hermès, on revendique une volonté de « rester fidèle au cuir sans contourner les problèmes ». Une nouvelle organisation en atelier permettra au sellier de luxe de générer 11 % d’économies de matières.

Innovations et protection de l’environnement

La question du tannage au chrome a été également débattue à l’occasion de ces premières Assises du développement durable. Si Jean-Christophe Muller estime que le processus de transformation du chrome trois en chrome six « sera remis en question » dans les prochaines années, Olivier Raynaud, propriétaire de la mégisserie Raynaud Jeune, rappelle quant à lui que « le tannage végétal a le vent en poupe, mais l’éco-responsabilité du cuir vient avant tout des bonnes procédures ».

Les grandes marques ont également profité de ce forum pour montrer l’exemple en matière de protection de l’environnement. Ainsi, Louis Vuitton a présenté ses actions pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le dérèglement climatique. La maison de luxe, qui a créé un fonds carbone afin de gérer les émissions de gaz à effet de serre provoquées par ses activités, agit également sur le sourcing des matières.

Des engagements qui en inspirent d’autres. Dans la région du Choletais, une charte garantissant l’innocuité des produits a été signée par une dizaine d’industriels de la chaussure. De son côté, l’enseigne Bocage a mis en place un abonnement mensuel permettant à ses clients de chausser des souliers neufs tous les deux mois et de les rendre ensuite pour qu’ils soient reconditionnés et remis dans le circuit.

En matière d’innovation et de protection de l’environnement, la filière du cuir n’a pas dit son dernier mot.

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Analyses

Un élu d’Arizona jugé pour trafic d’êtres humains

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Un élu de l’Arizona promettait aux femmes enceintes des milliers de dollars pour les faire venir depuis les îles Marshall

Paul Petersen, assesseur républicain du plus peuplé des comtés de l’Arizona, a été inculpé en Utah, Arizona et en Arkansas. Parmi les chefs d’accusation ; trafic de clandestins, vente d’un enfant, fraude, falsification et blanchiment d’argent. Les femmes qu’il attirait aux États-Unis étaient entassées dans des maisons en attendant de donner naissance. Ces dernières recevaient peu ou pas de soins prénataux.

Une affaire choquante

Les accusations portent sur trois ans et concernent environ 75 adoptions. Les enquêteurs ont également découvert huit femmes enceintes originaires des Îles Marshall lors de perquisitions de ses propriétés à l’extérieur de Phoenix. Plusieurs autres attendent d’accoucher dans l’Utah. Le procureur général de l’Arizona a déclaré que les parents adoptifs passés par l’agence de Petersen n’avaient rien à craindre. Ils sont considérés comme des victimes tout comme les mères biologiques et aucune adoption complétée ne sera annulée. Les autorités ne croient pas que les femmes aient été induites en erreur en pensant que leurs enfants pourraient être renvoyés dans les îles Marshall a posteriori.

Les procureurs ont déclaré que Petersen avait utilisé ses associés pour recruter des femmes enceintes. Ils leurs offraient 10 000 dollars chacune pour donner leur bébé en adoption. Petersen payait pour que les femmes voyagent aux États-Unis quelques semaines ou mois avant d’accoucher. Elles vivaient dans une maison qu’il possédait jusqu’à l’accouchement. Les futures mères vivaient souvent entassées. Certaines étaient employées par Petersen pour des traductions, du transport, des documents juridiques et demandes de prestations de Medicaid. Le stratagème a fraudé le système Medicaid en Arizona de 800 000 dollars ; les femmes n’avaient aucune intention de rester dans l’État au moment de leur demande.

S’enrichir sur la misère humaine

Matthew Long, l’avocat de Petersen, a défendu les actions de son client lors d’une audience tenue mardi à Phoenix ; les qualifiant de « pratiques commerciales appropriées ». Pourtant d’après des documents judiciaires les femmes n’avaient que peu ou pas de soins prénataux dans l’Utah. Elles dormaient sur des matelas posés à même le sol dans ce qu’une famille adoptive choquée a décrit comme une «usine à bébé».

Le gouverneur républicain de l’Arizona, Doug Ducey, a déclaré que M. Petersen devrait démissionner de son poste. La valeur imposable de ses propriétés situées dans le comté de Maricopa, qui comprend Phoenix et sa banlieue est en train d’être évaluée. Elles auraient été achetées avec l’argent dégagée par ce trafic. Petersen a facturé aux familles entre 25 000 et 40 000 dollars par adoption. Il aurait dégagé au moins 2,7 millions de dollars avec ce trafic. La maison de Petersen à Mesa, en Arizona, vaut à elle seule plus de 600 000 dollars.

Petersen et l’Arkansas

L’enquête a commencé en Utah après un appel à une ligne téléphonique d’information sur le trafic d’êtres humains en octobre 2017. Le personnel de plusieurs hôpitaux de la région de Salt Lake City faisaient également état d’un «afflux» de femmes des Îles Marshall mettant au monde leurs enfants pour adoption. Ces dernières étaient souvent accompagnée de la même femme. Petersen a vendu la maison ce printemps à la suite de plaintes émanant de voisins de ce quartier populaire en banlieue de Salt Lake City. La nouvelle propriétaire a trouvé des déchets liés au trafic comme des couches sales dans les buissons.

Petersen a effectué une mission de deux ans dans les Îles Marshall pour l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Selon le Phoenix Business Journal il a ensuite été recruté par une agence d’adoption internationale alors qu’il était encore à la faculté de droit. Cela en raison de sa maîtrise du marshallais. Il a déjà eu des problèmes avec ses pratiques d’adoption par le passé. En 2016, le juge d’un tribunal pour enfants de l’Arizona a rejeté la demande d’un couple qui voulait adopter un enfant né d’une femme de nationalité Marshallaise. Il craignait que l’accord mis en place par Petersen n’ait violé la loi de ce pays. Une cour d’appel avait à l’époque infirmé sa décision, estimant qu’aucune approbation des Marshallais n’était nécessaire.

 

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Les hippopotames d’Escobar: comment les caprices d’un narcotrafiquant dérèglent l’écosystème colombien

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Plus de 25 ans après sa mort, Pablo Escobar crée le chaos là où on ne l’attend pas.

Les conséquences de Pablo Escobar pour la Colombie sont multiples : responsable de 5 000 morts, dont celle de nombreux leaders et politiciens, expansion du trafic de drogues dans le pays… Les vestiges du narcotrafiquant, abattu le 2 décembre 1993 à Medellín par la police, sont d’autant plus visibles grâce aux documentaires et à la narconovela Narcos, disponible sur Netflix. Les touristes se multiplient dans sa ville natale, au grand dam du maire, pour lui rendre hommage sur sa tombe, ou à son domicile, récemment reconverti en un mémorial à ses victimes.

Mais son héritage ne s’arrête pas là : un problème inhabituel ne cesse de s’accroître. De son vivant, Escobar s’était constitué un zoo dans une de ses résidences à Doradal, Hacienda Napoles, faisant importer de façon illégale quatre hippopotames. Cette espèce invasive de gigantesques mammifères originaire d’Afrique a été oubliée par le gouvernement colombien : la plupart des animaux exotiques, soit une centaine, avaient été relocalisés à la mort du narcotrafiquant. Mais les hippopotames, laissés en liberté, ont pu se reproduire. 

Il existe désormais une cinquantaine d’hippopotames en liberté en Colombie, qui est pour eux le paradis sur terre. Ils n’y ont aucun prédateur, beaucoup de nourriture et d’espace. Ils n’ont aussi aucune concurrence locale, les animaux natifs de la Colombie étant de plus petite taille. Même les crocodiles ne peuvent pas rivaliser avec les hippopotames : en Afrique, il n’est pas rare que ces reptiles soient tués par des troupeaux de gigantesques mammifères. Le climat colombien est aussi favorable à la multiplication des spécimens : en Afrique, la sècheresse limite en partie la présence des animaux, mais le climat tropical colombien leur est favorable toute l’année, et leur permet notamment de se reproduire plus tôt.

Si ces animaux ont un fort succès auprès des populations locales, et que le gouvernement colombien voyait à l’origine comme une prouesse de la conservation des espèces le fait que les hippopotames puissent prospérer à l’état sauvage, la présence de ces géants commence à avoir des conséquences négatives. Ils menacent et déplacent des espèces locales, telles le lamantin, classé comme en danger. Il pose aussi problème aux pêcheurs qui doivent s’adapter aux animaux, et éviter certaines zones. 

La nature territoriale des hippopotames les rend aussi dangereux pour l’être humain : il n’est pas rare d’en apercevoir un traversant un village, où des locaux les considèrent comme des mascottes. S’ils n’ont pas encore causé de drame en Amérique du Sud, en Afrique, les hippopotames sont le grand mammifère responsable du plus grand nombre de décès humains.

Actuellement, une grande partie des hippopotames demeure dans les environs de l’ancienne villa d’Escobar, transformée en 2012 en parc d’attractions. Là-bas, les animaux, qui peuvent facilement sortir du périmètre, sont nourris par des équipes de scientifiques afin de les inciter à rester dans le parc et limiter leur expansion territoriale. Les équipes de biologistes de la région ont aussi tenté de mettre en place des barrières pour limiter leurs allées et venues, mais ceux-ci les détruisent où sautent par-dessus. 

Pendant un temps, une équipe de chasse avait été constituée pour abattre les hippopotames sortant du parc. Une photo de l’équipe posant avec un animal abattu avait créé un scandale à travers toute la Colombie, et conduit un juge fédéral à interdire la chasse aux hippopotames.

Les biologistes ont donc dû se tourner vers la castration des mâles. Mais la tâche est extrêmement périlleuse, prend du temps et coûte cher. Actuellement, une castration est effectuée annuellement, mais entre 5 et 10 nouveaux hippopotames naissent chaque année.

La meilleure solution serait donc de pouvoir relocaliser le groupe d’hippopotames dans une réserve ou un sanctuaire où ils pourraient s’épanouir sans conséquences négatives pour la biodiversité locale. Une solution durable, mais onéreuse, qui n’a pas encore été mise en place par le gouvernement colombien.

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