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Libye : L’ONU impose des sanctions aux esclavagistes

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Le conseil de sécurité des Nations Unies a imposé des sanctions à six personnes en Libye accusées d’avoir joué le rôle d’esclavagistes

Les hommes sont accusés d’être impliqués dans un trafic de migrants. Ces sanctions font suite à la parution d’une vidéo montrant des migrants africains vendus comme esclaves. Une vague d’indignation avait secouée l’opinion internationale il y a un an de cela. Certains de ces esclavagistes sont par ailleurs des membres des forces de sécurité de la Libye.

Des esclavagistes dans les forces de l’ordre

Les sanctions visent quatre citoyens libyens et notamment le chef de l’unité de garde-côtes de la région. Deux Érythréens sont également accusés pour leur rôle d’esclavagistes. C’est une première pour les Nations Unies ; jamais des trafiquants n’avaient auparavant été mis sur une liste de sanctions internationales selon un journaliste de la BBC. Les Pays-Bas, soutenus par la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis ont demandé le mois dernier au conseil des sanctions libyennes d’imposer une interdiction de voyager et de geler les comptes en banque des individus suivants ; Fitiwi Abdelrazak, Ahmad Oumar al-Dabbashi, Ermias Ghermay, Mohammed Kachlaf, Abd al-Rahman al-Milad and Mus’ab Abu Qarin.

En mai la Russie avait demandé des information sur cette initiative et de fait stoppé les éventuelles sanctions. Le pays a cependant fini par lever son opposition et laissé le conseil imposer les sanctions aux esclavagistes mardi dernier. Selon les Nations Unies M. Ghermay serait ; « l’un des plus importants acteurs sub-sahariens impliqué dans le trafic de migrants en Libye ». Les sanctions ont pris effet immédiatement.

Une condamnation internationale

Nikki Haley, l’ambassadrice des États-Unis s’est félicité de cette action ; « L’automne dernier les images de ces migrants vendus en esclavage avaient choqué nos consciences et le conseil de sécurité avait promis de prendre des mesures ». Mme Haley a ajouté ; «Les sanctions envoient un message fort que la communauté internationale est unie dans sa volonté de punir les coupables de trafic d’êtres humains ». Selon le régime des sanctions remontant à 2011, le conseil de sécurité peut imposer un gel global des comptes en banque et des interdictions de voyager pour les individus et les groupes impliqués ou complices dans la commande, le contrôle, ou la direction et la commission d’attaques contre les droits de l’homme en Libye.

La Libye a sombré dans le chaos depuis l’insurrection de 2011 soutenue par l’OTAN. Désormais deux gouvernements soutenus par des milices s’affrontent pour le pouvoir et le contrôle du pétrole. L’État Islamique a même commencé à s’installer dans la région. Les esclavagistes opèrent en toute impunité en Libye et font passer des centaine de personnes en Europe, principalement par l’Italie depuis 2014. Des milliers d’entre eux ont péris pendant le voyage.

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Un yacht de luxe et deux tonnes de cocaïne

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yacht de luxe

Un homme arrêté à bord d’un yacht de luxe avec deux tonnes de cocaïne a été condamné à 18 ans de prison

Andrew Cole est le citoyen britannique ayant tenté de traverser l’océan Atlantique avec une énorme cargaison de cocaïne. L’achat d’un yacht de luxe pour le transport de la drogue ne leur a cependant pas porté chance. L’homme a déclaré avoir tenté l’aventure pour que son «boss» soit fier de lui. L’aventure aurait commencé l’année dernière à Barbados. Ils ont ensuite chargé la cargaison depuis un autre navire au Suriname avant de se lancer dans la traversée de l’Atlantique. L’objectif aurait été d’atteindre l’île de Wight.

Deux tonnes de cocaïne stoppées en haute mer

On estime aujourd’hui que la valeur des deux tonnes de cocaïne dépasse les 188 millions d’euros. Cette traversée rocambolesque s’est faite à bord du yacht de luxe «Kahu». Ce navire de 37 mètres de long avait été acheté pour cet objectif précis. Le bateau a quitté Barbados en juillet pour retrouver un autre navire au large du Suriname. La drogue a alors été dissimulée à son bord et le Kahu s’est lancé dans la traversée de l’Atlantique. À son arrivée sur la route maritime au large de l’île de Wight l’objectif était de laisser les 200 paquets flotter dans des filets soutenus par plus de 100 gilets de sauvetage.

Une deuxième équipe devait alors partir de Southampton à bord d’un autre bateau pour récupérer Cole et la drogue. Le signal était «Le Willy est libre». Malheureusement pour eux, le yacht de luxe a été contrôlé en haute mer, dans les eaux internationales. Les bateaux rapides des douanes ont stoppé le navire le 9 septembre 2021. Le Kahu a alors été escorté jusqu’à Turnchapel Marina à Plymouth et la drogue a été déchargée par la police. Avant son arrestation Cole a tenté de détruire le téléphone satellite utilisé au cours de la traversée. Malheureusement pour lui les experts de la police ont réussi à réparer l’appareil.

La fin du yacht de luxe et de son équipage

À l’intérieur du téléphone on a retrouvé des photos de Cole plaisantant avec l’équipage et des messages à son «boss»; un certain Julio. Il rapporte dans ses messages avoir compté et vérifié la cargaison. Il exprime aussi son envie de rendre son chef fier de lui. Cole a même filmé les équipes des douanes arrivant vers eux. Il n’a cependant pas suivi les instructions de son chef lui ordonnant de jeter tous les téléphones à la mer. La cocaïne était emballée dans 2000 sachets imperméables. On estime que son taux de pureté était entre 60 % et 86 %.

La condamnation de Cole à 18 ans de prison n’a pas tardé à suivre. Son avocat a bien tenté de souligner qu’il n’était clairement pas le cerveau ni le responsable de l’organisation, mais sans effet. De leur côté les anciens propriétaires du yacht de luxe rapportent amusés que leurs connaissances leur ont envoyé de multiples messages inquiets. Le Kahu n’était pourtant plus en leur possession depuis 2013 et cette famille de Vancouver n’a rien à voir avec la découverte. Selon eux le choix du bateau pour cette aventure n’était pas insensé. Le Kahu est un navire fiable et pratique qui passe sous les radars, ce n’est pas un super yacht, il reste relativement discret.

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Australie : arrestation du capitaine coke

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capitaine coke 

Le « capitaine coke », un officier de marine monténégrin est accusé d’avoir importé 128 millions de dollars de cocaïne sur son navire

Le début de la fin pour le capitaine coke aurait fait suite à un banal contrôle routier. Les policiers australiens ont en effet découvert une importante cargaison de cocaïne dans une fourgonnette. Cette piste leur a permis de remonter jusqu’au marin. Le capitaine aurait chargé la cocaïne dans un port étranger pour ensuite jeter la cargaison à la mer à proximité des côtes australiennes. Deux complices auraient ensuite récupéré la drogue dans l’océan. L’officier de marine est un citoyen monténégrin de 51 ans.

Trafic de cocaïne en haute mer

Celui qui est aujourd’hui surnommé le « capitaine coke » a été arrêté à bord du navire Interlink Veracity, lundi dernier. Il est accusé d’avoir participé à une tentative de trafic de drogue à Port Hedland, dans le nord-ouest de l’État. Cette arrestation fait suite à la saisie de 320 kg de cocaïne à Port Hedland, le 15 mais dernier. Deux hommes ont été arrêtés en possession de la drogue. Ils seraient ceux qui sont allés récupérer les paquets au large de la ville de Pilbara. La police rapporte les avoir appréhendés dans leur fourgonnette avec la cocaïne répartie en paquets de 1 kg dans le véhicule.

L’équipe technique de la police a pu récupérer les données d’un téléphone portable appartenant au capitaine. Ses communications semblent prouver son implication dans le trafic de drogue. Il aurait attendu que le navire soit ancré dans les eaux australiennes. Les paquets auraient ensuite été jetés à la mer à 28 km de Port Hedland. Les deux complices sont un Allemand et un citoyen australien. Ils ont utilisé un petit bateau pour récupérer les paquets dans la soirée.

La fin du capitaine coke

À la suite de la découverte des paquets, la police avait prévenu qu’ils mettraient toute leur énergie à retrouver les responsables. Selon, le commissaire adjoint Tanti ; « Les responsables de confiance dans la chaine d’approvisionnement de l’Australie sont une des menaces majeures pour le pays ». En effet le crime organisé compte sur ces personnes qui sauront utiliser leur rôle ou leur influence. La police a aussi rapporté qu’ils travaillaient avec des partenaires étrangers pour retrouver les responsables résidants dans d’autres pays.

Selon le commissaire adjoint Blanch ; « Notre objectif et de détruire systématiquement les mafias qui sont responsables de l’arrivée de ces drogues illicites et dangereuses ». La police affirme qu’ils poursuivront tous les responsables. Le « capitaine coke » risque actuellement la prison à vie pour son rôle dans le trafic. Les deux complices risquent une peine similaire.

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Mexique : Trafic de bétail à Veracruz

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trafic de bétail

Le trafic de bétail à Veracruz et sur la frontière entre le Mexique et le Guatemala rapporte gros aux contrebandiers

Le trafic de bétail à Veracruz, ainsi que dans la province du Chiapas, semble véritablement hors de contrôle. Certains villages reculés sans présence policière comme Beneméritos de la Américas sont même devenus de véritables centres de cette économie informelle. Dans ce genre de village, le trafic de bétail n’est certainement pas la seule contrebande à passer la frontière. C’est cependant le trafic le plus visible ; camions à bestiaux et bateaux transportant les animaux se croisent de façon ininterrompue.

Entre ombre et lumière

Les animaux et la contrebande passent généralement du Guatemala vers le Mexique plutôt que dans l’autre sens. Les bêtes sont ensuite rassemblées dans différents endroits le long de la frontière mexicaine ; généralement dans les ranchs des éleveurs. Du côté guatémaltèque la situation semble similaire. Les animaux viennent cependant parfois de plus loin, du Nicaragua par exemple, avant d’être rassemblés sur les ranchs de leur voisin du nord.

Cette économie fait coexister des éleveurs légaux et des trafiquants plus professionnels. Ainsi le passage de la frontière semble être sous le contrôle de criminels, armés et organisés. Chacun sait ce d’ailleurs ce qu’il en coûte de ne pas respecter les accords à Benemérito. Des éleveurs rapportent que des règlements de compte ont eu lieu à de nombreuses reprises. Les contacts se font uniquement par des intermédiaires, les véritables vendeurs des animaux restent toujours dans l’ombre.

Trafic de bétail à Veracruz et au Chiapas

Ces animaux vont ensuite alimenter le trafic de bétail à Veracruz plus au nord, où se trouve l’essentiel de l’industrie du bœuf mexicain. Cet État est d’ailleurs un exportateur majeur à destination des États-Unis. Il arrive cependant que la justice rattrape certains responsables comme Jovanni « N », « El Vani ». Un membre important de la Familia Michoacana. Son arrestation n’était pas en lien avec le trafic de bétail, ce qui est surprenant quand on sait que l’homme est un véritable baron de ce commerce illégal entre Benemérito et Veracruz.

El Vani était un homme puissant et influent dans la région. Il possède plusieurs ranchs et des milliers d’animaux. On sait cependant peu de choses sur le commerce de bétail de cet homme. Il semble avoir été une figure ambivalente, que les éleveurs respectent autant qu’ils le craignent. Selon les autorités mexicaines, plus de 800 000 têtes de bétail entrent illégalement sur le territoire chaque année, depuis le Guatemala. Chaque animal est vendu autour de 400 $. La valeur de ce marché avoisine donc les 320 millions de dollars par an. L’arrestation de El Vani semble avoir provisoirement ralenti le marché, mais les réseaux sont déjà en cours de réorganisation.

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