Connect with us

Articles

Cisco accuse deux compagnies d’aviation de contrefaçon

le

Deux compagnies d’aviations du sud-ouest de la Floride sont accusées par Cisco d’avoir importé et vendu des composants électroniques de contrefaçon.

Un procès a été intenté auprès de la cour fédérale contre ces deux compagnies d’aviation. L’entreprise Cisco Systems accuse l’entreprise Abaram Network Solutions, basée à Naples, d’avoir vendu de faux produit Cisco à ses clients. Cisco accuse de plus l’entreprise TJR Procurement, basée à Fort Myers, d’avoir assisté ces derniers dans l’importation illégale de ses produits depuis la Chine. TJR et Abaram ont niés les accusations dans un communiqué commun.

Les graves accusations de Cisco

Le risque posé par la contrefaçon de composants électroniques n’est pas particulièrement nouveau. Cependant Cisco Systems a annoncé qu’un effort particulier serait porté dans des procès contre ceux qui vendraient des faux équipements. Butch Swank, le président de Blue Water Components basé à Lehigh a bien voulu illustrer ce problème. La contrefaçon de produits électronique peut causer des ravages. Selon Swank ; « Si une seule pièce vient à manquer cela peut être critique. Quand votre iPhone cesse de fonctionner vous ne savez pas si c’est un condensateur, une résistance ou un petit connecteur qui a cassé. Vous savez seulement que ça ne marche plus ».

Cisco a révélé des documents prouvant que les services des douanes ont saisis des produits Cisco de contrefaçon destinés à Abaram. Pour eux, Abaram aurait ensuite commencé à faire livrer ces pièces à TJR à Fort Myers dans un effort pour éviter les contrôles. Le transport jusqu’à Naples ce serait ensuite effectué par camion. Cisco accuse les présidents de Abaram et de TJR d’être de la même famille ; une belle-mère et son beau-fils.

TJR et Abaram mis en difficulté par les accusations de Cisco

TJR et Abaram, respectivement dirigées par Stefanie Tesfaye et Jesse MacDougall nient les accusations avec véhémence. Cependant les archives gouvernementales montrent qu’une autre entreprise gérée par ces deux personnes a été condamnée pour vente de pièces de contrefaçon. Ces derniers avaient vendu une pièce de contrefaçon défectueuse pour des avions militaires. La pièce a pu être retracée jusqu’à Abacus Technologies, gérée par Tesfaye et MacDougall. Tesfaye affirme que les trois entreprises sont distinctes et ne partagent pas de pièces électroniques. Il reste que la coïncidence semble louche.

Abacus n’a pas reçu de contrat gouvernemental depuis 2017. Cependant TJR en a reçu 228 depuis 2016, la majorité venant du Département de la Défense. Il semble que le Département de la Défense ignorait l’existence de ce procès. Les accusations de Cisco apparaissent de plus en plus plausibles. Il est même imaginable que les deux entreprises aient été montées afin de continuer à travailler pour le secteur militaire suite à la condamnation de Abacus Technologies.

Lire la suite

Articles

La triste fin du marsouin du Pacifique

le

marsouin du pacifique

Le marsouin du pacifique est en danger critique d’extinction à cause du braconnage dans le golfe de Californie

Le marsouin du pacifique est une espèce endémique d’une très petite zone au nord du golfe de Californie. Ce cétacé fait partie de la liste des 100 espèces les plus menacées établie par l’UICN en 2012. Les scientifique estiment qu’il ne resterait qu’une dizaine d’individu. Ce qui rend la situation plus tragique encore c’est que le marsouin du pacifique est une victime collatérale du braconnage. Les pêcheurs cherchent en effet à piéger le totoaba, un autre poisson en voie d’extinction. Ce dernier est utilisé en médecine traditionnel chinoise et en cuisine, notamment pour sa vessie natatoire. Actuellement la première cause de mortalité des marsouins est l’étouffement dans les filets illégaux destinés au totoaba.

Une disparition programmée

Il y a 10 ans on trouvait encore 250 marsouins du pacifique dans leur petit territoire du golfe de Californie. Malheureusement pour lui le prix des ailerons de son voisin le totoaba a signé sa perte. Cet animal est le plus petit cétacé du monde mais malgré de nombreux efforts les tentatives de reproduction en captivité ont échouées. Son seul espoir est une intervention du gouvernement mexicain et une surveillance sans faille de la zone. Malheureusement le gouvernement ne semble pas décidé à mettre cette mesure en place, l’espèce semble donc condamnée à court terme.

Ce cétacé avait déjà été menacé par l’installation massive par les cartels de zones d’aquaculture. De l’autre côté le développement d’un marché asiatique serait venu avec la surpêche du Larimichthys polyactis, connu également pour sa vessie natatoire. Sa disparition progressive a nécessité de trouver une espèce de remplacement et l’attention s’est tournée vers le totoaba. Sa consommation est depuis devenu un symbole de statut social en Chine tant son prix est prohibitif ; jusqu’à 3500 euros le kilo. Étant donné ce prix les cartels ont évidemment leur main dans ce commerce illégal.

Une lueur d’espoir pour le marsouin du pacifique

En 2018 les autorités chinoises ont opéré une saisie de près de 500 kilo de totoaba, une prise estimée à 22 millions d’euros. Ce renforcement du contrôle n’arrête pourtant ni la demande ni la contrebande, comme chacun l’a observé pour le trafic de drogue. Une lueur d’espoir existe pourtant pour le marsouin du pacifique ; le totoaba se reproduit en captivité. Un développement de l’aquaculture pour cette espèce pourrait permettre de développer un marché légal. Certaines opérations existent déjà mais on ignore si ce développement sera assez rapide. Il faut en effet 10 ans au totoaba pour atteindre sa taille adulte. De plus la vente du poisson est actuellement interdite à l’étranger du fait des accords internationaux.

Cette solution est loin de satisfaire tout le monde. Certains soulignent qu’il sera très compliqué de discerner le poisson légal de l’illégal dans le futur. Ceci n’est pas un problème actuellement, toute pêche étant interdite. Par ailleurs certains groupes soulignent que loin de résoudre le problème l’aquaculture pourrait développer la demande. Actuellement la seule solution est d’attendre et d’espérer que le gouvernement mexicain fera le nécessaire pour protéger la zone. Malheureusement étant donné l’agressivité des cartels et le manque de volonté politique la situation semble mal engagée pour le marsouin du pacifique.

Lire la suite

Articles

Le financement des milices iraniennes

le

milices iraniennes

Le réseau des milices iraniennes développe son indépendance économique suite aux problèmes économiques de leur bienfaiteur

Le trafic d’essence est un des modes de financement principal choisi par les milices iraniennes. L’armée libanaise a par exemple arrêté 20 personnes dans la vallée de Bekaa début juillet et saisi 18500 litres d’essence. Cette zone de passage poreuse avec la Syrie est contrôlée par le Hezbollah. Cette milice est vraisemblablement à l’origine de ce trafic. Il est par ailleurs évident que l’essence saisie n’est qu’une infime partie du trafic à destination de la Syrie. Le Hezbollah nie évidemment toute implication dans cette contrebande.

Les milices iraniennes se diversifient

Il serait pourtant logique que les milices iraniennes diversifient leurs sources de revenus. En effet l’Iran est dans une situation difficile économiquement. Le pays ne peut donc pas financer ses alliés aussi facilement qu’il le faisait auparavant. Les groupes actifs dans la région doivent donc trouver de nouvelles façons de lever des fonds. Le problème se pose aussi pour le groupe Hashed Al-Shaabi en Irak. Cette milice chiite est aujourd’hui un acteur majeur de la vie politique irakienne. Ces derniers se sont tourné vers la banque et la contrebande et ils collaborent parfois avec leurs alliés du Hezbollah.

Hashed Al-Shaabi se finance notamment en prêtant de l’argent et en touchant des intérêts très élevés sur certains types de prêts. Le groupe contrôle également certains postes frontières et ports en Irak. La milice peut ainsi prélever des pots-de-vin sur le passage de marchandises et de visiteurs. De son côté le Hezbollah est aussi depuis longtemps accusé de participer au trafic de drogue en Europe et en Amérique Latine. Il s’appuierait sur la diaspora libanaise dans ces pays pour lever des fonds. En plus de ce trafic de drogue le groupe se livrerait à des opérations boursières en jouant sur la dévaluation de la monnaie libanaise pour faire des profits.

Diversification contre autonomisation

La collaboration de ces deux organisations est d’ailleurs intéressante ; il semblerait que Hashed Al-Shaabi ait transféré 50 millions de dollars sur 20 ans au Hezbollah avant que leur propre situation se détériore. Aujourd’hui la coopération demeure mais l’argent cesse d’affluer. Leurs échanges se font plus en terme de formation pour les miliciens, d’armes syriennes ou de collaboration militaire sur le terrain. Les deux organisations sont donc forcées de se tourner d’avantage vers le marché illégal pour se financer. Le financement de véritables armées de miliciens coûte en effet beaucoup d’argent.

Malgré tout le soutien iranien ne risque pas de disparaître car la relation du pays et de ces groupes est symbiotique. La diversification des revenus n’a pas pour objectif une prise d’indépendance totale de ces structures. Certains pensent même que le soutien continu du pays à ces armées privées pourrait provoquer la chute du régime face à une aggravation de la situation économique. En somme cette évolution de la situation ne signifie pas pour l’instant une réorganisation de la relation du pays avec ses groupes armés.

Lire la suite

Articles

Trafic de véhicules en Bolivie

le

trafic de véhicules

La Bolivie est en proie à une explosion du trafic de véhicules venu de l’étranger qu’elle semble incapable d’arrêter

Les forces de l’ordre boliviennes ont récemment renforcé leur action dans la lutte contre le trafic de véhicules. Malheureusement il semble que les agents aient été mis en échec par les trafiquants. En effet le problème n’a fait que s’aggraver au cours de l’année. Les médias boliviens ont par ailleurs révélé le 18 juillet dernier que la vente illégale de véhicules proliférait en ligne. Le pays semble être dans une impasse face à ce problème.

Trafics de véhicules et chuteros

Ces véhicules vendus illégalement et sans documentation sont surnommés les chutos. Le problème prolifère notamment sur internet ; on comptabilise une vingtaine de sites dédiés uniquement à ce type de vente. On peut par ailleurs sans problème trouver ce type de véhicules sur instagram ou sur facebook dans des groupes dédiés. Ce phénomène est si populaire qu’il a généré un type de danse sur la plateforme TikTok. Le président de la Chambre du Commerce Automobile Luis Encinas révèle que 350 000 chutos circuleraient dans le pays. Le responsables de ce trafic de véhicules sont appelés les chuteros. Ils font entrer ces voitures dans le pays depuis le Chili, l’Argentine, le Pérou, le Paraguay et le Brésil.

On comprends tout de suite l’intérêt de ces ventes quand ont sait que ces véhicules peuvent s’acquérir pour la moitié du prix d’un véhicule légal. En juin le gouvernement a promis d’accroître la sécurité aux frontières pour stopper tout type de contrebande. Cependant dès le 9 juin les chuteros ont tendu une embuscade à un véhicule militaire dédié à la lutte contre la contrebande. Cette attaque a eu lieu à Patacamaya à l’ouest de La Paz. Les soldats se sont retrouvés prisonniers du véhicules et ont dû être libérés par d’autres patrouilles. Les vitres de leur voiture ont été brisées, leurs armes et téléphones ont été volés.

Militarisation du problème

Cette lutte contre la contrebande est rendue plus complexe encore par les affaires de corruption. À la mi-juillet l’unité responsable de cette lutte a été démantelée par le ministre de la Défense suite à des affaires de corruption. De plus la pandémie n’a pas ralenti le trafic comme dans d’autres pays, mais l’a renforcé. Les douanes boliviennes rapportent qu’entre janvier et juin 2021 la saisie de voitures de contrebande représente 19 millions de dollars. Le trafic de véhicule aurait par ailleurs doublé entre 2019 et 2020.

La réponse du gouvernement bolivien face à tout type de trafic a souvent été la militarisation de la réponse. Cette tactique n’a eu que peu d’effet. Il y a dix ans une patrouille de 15 soldats avaient par exemple dû fuir après s’être fait chasser par un groupe plus important de chuteros. Par ailleurs suite à la pandémie de nombreuses personnes ne trouvant pas de travail se tournent vers le marché noir. Malheureusement le gouvernement semble reproduire ses pratiques habituelles. L’installation de 19 checkpoint militaires à la frontière avec le Chili ont été annoncées, ainsi que six autres à la frontière péruvienne. Cette militarisation des frontières n’est pas une nouveauté et ne fait qu’accélérer le processus déjà engagé dans cette lutte inefficace contre les trafics.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Nous suivre sur Twitter

Trending