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Opinion

Emirats Arabes Unis : derrière les paillettes et hauts buildings, le trafic d’êtres humains

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Les Emirats Arabes Unis ne sont pas qu’une plaque tournante de l’argent sale. Les liens avec le trafic d’êtres humains sont également importants, notamment dans le domaine du bâtiment. 

Seuls 16 cas de trafic d’êtres humains, incluant 28 victimes, ont été enregistrés l’année dernière selon le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, contre 25 cas incluant 34 victimes lors du précédent rapport annuel du Comité National contre le Trafic d’Êtres Humains. Toutefois, si les chiffres évoluent à la baisse, le trafic d’êtres humains, en règle générale, reste extrêmement difficile à quantifier. Ces cas représentent en majorité des faits de prostitution, et abus de pouvoir sur les travailleurs et travailleuses domestiques. Le milieu du bâtiment semblant, quant à lui, à l’écart de tout soupçon.

Le bâtiment, vivier secret du trafic d’êtres humains

Quelques acteurs internationaux du monde du bâtiment cherchent à faire entendre leur parole sur le sujet depuis une dizaine d’années. En 2009, Cameron Sinclair, co-fondateur d’Architecture for Humanity, prend la parole lors de la réception de son prix TED, et évoque le trafic d’êtres humains dans le milieu du bâtiment, mentionnant notamment les Emirats Arabes Unis. « Prenons un pays, celui qui a été sous les projecteurs. Cette année, plus de 300 projets immobiliers ont été mis en attente aux Émirats arabes unis. Derrière les titres se dépeint le sort des travailleurs de la construction souvent sous contrat. La totalité de ces 1,1 million de travailleurs. » explique-t-il, avant de poursuivre,  « Principalement indiens, pakistanais et népalais, ces travailleurs risquent tout pour gagner de l’argent pour leurs familles restées au pays. Ils paient un intermédiaire à des milliers de dollars et arrivent à se retrouver dans des camps sans eau, sans climatisation et très souvent, leurs passeports retirés. »

Rachid*, travailleur pakistanais, y a réchappé de peu. « Quand je suis arrivé ici (à Dubaï) en 2015, j’ai d’abord atterri sur un chantier énorme, avec des conditions de vie déplorables », souligne-t-il, « on m’a effectivement volé mon passeport, je ne savais pas comment m’en sortir ». Rachid dépeint un tableau des plus accablants. « Je travaillais sans relâche, parfois sans aucune pause dans la journée », dit-il en baissant les yeux, comme honteux, « j’ai dû perdre dix kilos en trois semaines, je ne mangeais pas du tout à ma faim. Ce n’est pas ce que ma famille attendait de moi ». Comme d’autres travailleurs dans son cas, Rachid a fini par quitter le pays pour revenir au Pakistan, laissant derrière lui ses rêves de salaire décent, les attentes de sa famille restée au pays, et plus de 2500 dollars aux passeurs malintentionnés qui l’avaient accompagné jusqu’à Dubaï avant de l’abandonner à son sort.

Pour Khaled, Indien de 29 ans, l’histoire va plus loin encore. L’homme brûle d’envie de nommer le groupe pour lequel il travaillait, mais ayant encore les pieds aux Emirats Arabes Unis, il se fait violence et taira les coupables. « C’était en 2008, je n’étais pas bien âgé », explique-t-il, « je suis arrivé aux E.A.U. afin d’intégrer un chantier déjà en cours ». « Ça a été directement la spirale de l’enfer. On m’a d’abord dit qu’il y avait des frais d’embauche, on m’a fait signer une feuille que je n’ai pas su lire », poursuit-il, « je n’avais pas de traducteur, et n’ai su que le mois d’après, en ne voyant pas ma paie arriver, que ces frais d’embauche, équivalents à plus de deux ans et demi de salaire, seraient prélevés sur ma paie. Je n’avais donc rien pour vivre, et étais condamné à accepter des conditions de vie inhumaines. » Ces conditions, Khaled les aura supportées jusqu’au bout. Deux ans et demi plus tard, il quitte le chantier et s’engage auprès d’une autre société. Il ne l’a pas quittée depuis, et dit s’y plaire. « De toute façon, après ce que j’ai vécu, je pense que je peux tout encaisser », conclue-t-il.

En apparence, un contrôle accru depuis 2013

La pression sur les Emirats Arabes unis n’est pourtant que récente, puisqu’elle remonte à 2013,  et trouve une raison bien précise à son émergence : l’organisation par le pays de l’Exposition Universelle de 2020. Sous l’œil de la communauté internationale, aucun faux pas n’est autorisé. Toutefois, loin du tumulte des constructions destinées à cette exposition, le trafic d’êtres humains continue de pulluler, et les mesures préventives et répressives contre ces pratiques tardent à émerger.  Un point soulevé par Amnesty International dans son rapport 2017-2018. « (En 2017) Les travailleurs migrants, qui formaient l’immense majorité de la main-d’œuvre dans le secteur privé, étaient toujours en butte à l’exploitation et aux mauvais traitements. Ils restaient liés à leur employeur par le système de parrainage (kafala) et étaient privés des droits à la négociation collective. » écrivent-ils, « Les syndicats demeuraient interdits et les travailleurs étrangers qui participaient à des grèves risquaient l’expulsion et l’interdiction de revenir aux Émirats arabes unis pendant un an. »

La Loi fédérale n° 10 de 2017, limitant le temps de travail et prévoyant un repos hebdomadaire, 30 jours de congés payés annuels et le droit de conserver ses papiers d’identité, n’est entrée en vigueur qu’en septembre l’année dernière. Ce texte semble alors permettre la rupture de contrat par les salariés si leur employeur ne respecte pas l’une des clauses, et précise que les litiges seraient traités par des juridictions spécialisées ainsi que par les tribunaux. Toutefois, malgré l’entrée en vigueur de ce texte, les salariés, travailleurs migrants, restent à la merci d’employeurs les accusant d’infractions définies en des termes trop vagues et généraux, telles que le fait de « ne pas avoir protégé les secrets de leur entreprise », passibles de peines pouvant aller jusqu’à 100 000 dirhams émiriens d’amende (27 225 dollars des États-Unis) ou six mois d’emprisonnement.

Amnesty International poursuit, et alarme sur la situation actuelle : « En septembre, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale s’est déclaré préoccupé par le manque de suivi et d’application des mesures visant à protéger les travailleurs migrants, ainsi que par les obstacles auxquels ceux-ci étaient confrontés pour accéder à la justice, notamment leur réticence à déposer plainte par crainte de subir des conséquences négatives. » Si les autorités tiennent leur responsabilité dans la situation dépeinte, pour Cameron Sinclair, le secteur privé doit, lui aussi, être mis en cause. « Il est facile de pointer du doigt les autorités locales et les autorités supérieures, mais n’oublions pas que c’est le secteur privé qui est également, sinon plus, responsable », soutient-il.

L’absence de mise en application des directives, pourtant officiellement en vigueur, et la restriction de la liberté d’expression et d’association laissent de beaux jours au trafic d’êtres humains dans le domaine de la construction aux Emirats Arabes Unis, semble-t-il.

 

 

Crédit photo: N3wjack / Flickr

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Opinion

L’échec de la prohibition au Bihar

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Cette État indien ayant instauré une politique de prohibition n’arrive pas à faire respecter ses règles face au trafic d’alcool

La lutte contre l’alcool au Bihar est un tel échec que la police semble avoir renoncé à appliquer la loi. Chaque semaine le marché d’alcool illégal de Dheerja Pul Bazaar opère sous les yeux des agents. L’alcool est pourtant illégal dans l’État du Bihar depuis avril 2016. Ce marché se tient dans la région rurale de Dobhi dans le district de Gaya. Il n’est certes pas fréquent de croiser des personnes ivres mais on rapporte que ces marchés d’alcool illégaux sont en plein expansion. Tout pointe vers un échec retentissant de la politique de prohibition.

Production artisanale illégale

Certains rapportent que dans la région tribale du village de Gurpa les trafiquants d’alcool opèrent malgré les risques. On rapporte que les trains s’arrêtent dans ces régions isolées et des groupes de passagers achètent de l’alcool au verre dans ces petits villages. En effet la population des villages tribaux produisent toujours de l’alcool en abondance. Ce trafic illégal est également hors de contrôle dans le district de Champaran ; des liqueurs artisanales vendues par gourdes entières sont en vente dans le réseau local.

Ces gourdes de 250ml se vendaient auparavant comme des petits pains à des prix battant toute concurrence ; 10 roupies, soit 0,13 euros. Avant la prohibition on dénombrait 6000 vendeurs d’alcool dans tout le Bihar. Aujourd’hui ces gourdes ne se vendent qu’à quelques endroits spécifiques. De plus leur prix est désormais entre 150 et 200 roupies ; entre 1,90 et 2,55 euros. Ce commerce est devenu extrêmement lucratif pour les trafiquants d’alcool.

L’inefficacité de la police

Il semblerait que nombre de femmes venant des tribus endossent le rôle de trafiquant d’alcool. Ceci est ironique car la prohibition avait été décidée en partie suite à une protestation de femmes contre l’alcoolisme. Dans le Champaran la production d’alcool s’effectue dans les zones forestières ; notamment à proximité de la rivière Gandak. Les boissons traditionnellement produites sont le Mahua, Mahua Meetha et Chulhai. On nomme ces petites productions illégales « adda ».

Dernièrement une opération de police contre un « adda » a occasionné des blessés chez les agents ; les femmes leur ont lancé des briques avant de s’enfuir. Cet évènement a eu lieu au village de Sirisiya. Dans cette région les trafiquants opèrent en groupe. Il arrive que les villageois aient peur de les dénoncer à la police par crainte pour leur vie. Ce genre d’incident n’est pas rare. Les policiers refusent de le reconnaître publiquement mais ils peinent à reprendre le contrôle. Une opération récente a cependant permis de désorganiser le trafic ; cinq trafiquants et 110 cartons d’alcool ont été saisis dans l’ouest du Champaran.

La prohibition au centre des conversations

Il arrive également que des habitants du Bihar aillent jusqu’à traverser la frontière avec le Népal pour se fournir. De l’autre côté de la frontière des « sarais », poussent comme des champignons pour servir les clients en alcool. Le problème est le même dans les États indiens voisins du Bihar où l’alcool est légal. La police promet de renforcer la surveillance sur 500 trafiquants présumés. Cependant des scandales à répétition ternissent la réputation de la police. Les agents du Bihar ont par exemple prétendu que les rats étaient responsables de la disparition de 900 000 litres d’alcool saisis.

La corrélation de la corruption policière, de l’accès aisé à l’alcool, d’une production locale importante font qu’il est difficile d’imaginer une application stricte de la prohibition. Il faut aussi ajouter la perte de revenu importante que ceci constitue pour l’État. D’autres États ayant instauré cette politique, comme le Gujarat, commencent à assouplir leurs lois. Seul le Bihar semble déterminé à continuer cette prohibition inefficace et contre-productive.

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Opinion

Trafiquants trahis par des guichets automatiques

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Un réseau de trafiquants de drogue sur le Dark Web a été démantelé suite à des retraits suspects à des guichets automatiques

Ces trois habitants du New Jersey ont été présentés au tribunal de Manhattan. Ils sont accusés d’avoir créé un magasin virtuel dans une zone cachée de l’internet afin de vendre de la drogue. En 2017 le procureur de Manhattan avait été avisé d’un cas curieux ; des quantités inhabituelles de liquide étaient retirées depuis des guichets automatiques à travers la ville. Parmi ces retraits on a remarqué des transactions utilisant une machine spéciale ; celle-ci permettait de convertir des cryptomonnaies en liquide. Les enquêteurs ignoraient à cette époque de quoi il s’agissait. Cependant les sommes retirées dépassaient le million de dollar.

Trahis par les guichets automatiques

Suite à cela une enquête de deux ans a été lancée. Celle-ci a permis de découvrir une opération de trafic de drogue d’une valeur de plusieurs millions de dollars sur le Dark Web. Cette partie de l’internet qui n’est accessible qu’avec des navigateurs spéciaux. Les achats étaient effectués avec des cryptomonnaies comme Bitcoin et Ethereum. Le trafic de drogue sur le Dark Web a explosé ces dernières années ; les trafiquants se sont aperçus de l’anonymat relatif de la méthode.

Selon Cyrus R. Vance Jr., le procureur de Manhattan ; « Nous sommes face à une crise du cybercrime dont nous peinons encore à apprécier l’ampleur ». Les trois trafiquants du New Jersey envoyaient leur drogues dans tous les États-Unis depuis leur site ; Sinmed. Parmi les produits en vente on trouvait ; héroïne au fentanyl, fausses tablettes de xanax, Kétamine, LSD, GHB, stéroïdes et méthamphétamines. Ces hommes sont Chester Anderson, 44 ans, Jarette Codd, 41 ans et Ronald MacCarty 51 ans. Ils auraient convertis 2,3 millions de dollars depuis des cryptomonnaies.

Une usine de drogue dans le New Jersey

Ces trois hommes utilisaient le magasin de téléphonie mobile de MacCarty à Asbury Park ; The Wireless Spot. Ils s’en servaient comment comme usine ; les trafiquants possédaient notamment deux mixeurs industriels, une matrice de poinçonnage pour marquer les pilules du nom de la marque et quatre presses à pilules. Chaque presse à pilule est capable d’un rendement de 16 000 pilules à l’heure. Ils faisaient la pub de leurs produits sur deux marchés virtuels distincts présents sur Dream Market ; ce site du Dark Web a remplacé le bien connu Silk Road.

Les enquêteurs du bureau du procureur de Manhattan se sont fait passer pour des acheteurs. Ils ont commandé plus de 10 000 tablettes de faux xanax à Sinmed. Ils ont aussi passé une importante commande de GHB et de Kétamine. Des enquêteurs des Services Secrets, de la Sécurité Intérieure et du Service Postal ont aussi participé à l’enquête. Ils se sont rendus compte que pour renforcer leurs chances de succès les trafiquants indiquaient comme adresse retour de leurs produits les adresses de cabinets d’avocats réputés de Manhattan et d’agences immobilières.

Arrêtés au bout d’un an

MacCarty et Anderson avaient créé une entreprise écran pour acheter de grandes quantités de cellulose microcristalline. Celle-ci est utilisée dans la fabrication de pilules. L’alprazolam, l’élément actif du xanax, provenait d’entreprises pharmaceutiques chinoises. Les trafiquants cuisinaient ensuite des quantités massives de faux médicaments. Lors de la perquisition chez Codd les agents ont découvert 420 000 fausses pilules de xanax ; une prise valant entre 2 et 4 millions de dollars. Leur trafic aurait duré près d’un an.

Les trois hommes ont plaidé coupable ; leur libération sous caution à été fixée à 1 million de dollars pour Anderson et à 500 000 dollars pour les deux autres. Il semble que Anderson était le chef du réseau. Ils prenait d’importantes mesures pour éviter d’être repéré ; locations de voitures pour les envois de drogues, séjour dans des hôtels et utilisation d’un brouilleur de GPS. Ce dernier a mis hors d’utilisation un outil de filature des enquêteurs. Seul Anderson était connu des services de police. Ici encore il semble que le problème des médicament chinois joue un rôle important dans ce trafic.

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Opinion

Philippines : fabricants d’armes illégales

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A proximité de la ville de Danao des fabricants d’armes illégales opèrent à partir d’atelier de fortune en compagnie de leurs familles

Ces fabricants d’armes illégales sont installés dans les forêts à proximité de la ville de Danao dans le centre des Philippines. Ces trafiquants sont reconnu pour leur savoir-faire. Pour rencontrer l’un d’entre eux le seul moyen d’atteindre l’atelier est d’emprunter un petit chemin camouflé par la végétation. L’atelier de I. Launa ne comprend que quelques machines, une table de travail et une bâche pour le toit. Ceci permet de déplacer l’atelier rapidement.

Le talent des fabricants d’armes illégales

Ce fabriquant d’armes illégales gagne sa vie ainsi depuis les années 1970. Monsieur Launa a demandé que seul l’initiale de son prénom soit utilisé. L’homme craint en effet d’être arrêté. Il n’est pas le seul à se livrer à ce commerce ; il existe de très nombreux armuriers clandestins dans la région. Le village d’origine de M. Launa en compte ainsi près d’une douzaine. Certaines estimations soulignent que ce commerce contribue à la diffusion de près de 2 millions d’armes non-enregistrées. Les armes légales ne sont que 1,7 millions. Le manque d’opportunités de travail serait à l’origine de ces chiffres dramatiques. Pour Launa, 63 ans, ce travail est un art qui se transmet de génération en génération.

Ces armuriers de fortune se sont développés au cours de la seconde guerre mondiale. Les habitants ont à cette époque été formés à la fabrication d’armes pour soutenir un mouvement de guérilla contre les japonais. A partir des années 1960 Danao est devenu le lieu principal pour les hors-la-lois et les citoyens ordinaires voulant une réplique d’arme de qualité. A l’époque ces fabricants d’armes illégales vendaient leurs produits au grand jour. Désormais des livreurs s’occupent des transactions. Les années 1990 ont vu des efforts pour légaliser ce commerce en le régulant ; sans grand succès. Les armes de poing sont de si bonne qualité qu’un expert aurait du mal à les identifier ; elle se vendent autour de 130$.

Des armes pour tous

D’autres armes sont aussi fabriquées ; il est possible de commander des mitrailleuses et armes de plus gros calibres. Cependant la répression gouvernementale a ralenti le processus. Ce trafic d’arme pose énormément de problème de violence. Les affrontements politiques se résolvent souvent par le biais de tueurs à gage ; ces derniers se fournissent dans la région de Danao. De nombreux hommes politiques meurent à chaque élections. Les armes de Danao sont souvent retrouvées dans ces affaires. On les retrouve aussi dans les cas actuels de meurtres extrajudiciaires approuvés par le gouvernement. Les djihadistes de Abu Sayyaf auraient aussi mis la main sur ces armes.

Danao est entouré de montagne ce qui aide les trafiquants. Cependant la ville ne se trouve qu’à un trentaine de kilomètres de Cebu ; la ville principale du centre des Philippines. Les 130 000 habitants de Danao sont majoritairement pauvres et catholiques ; l’activité principale reste la pêche et l’agriculture. De son côté M. Launa peut travailler à la fabrication de quatre armes de poing en une journée. Il ne se sent pas responsables des tueries ; «  je fabrique des armes à feu, mais je ne dis pas aux gens de tuer les autres ». La célébrité de Lauma commence cependant à attirer l’attention de la police et des groupes de voleurs.

La légalisation comme seule solution

Le colonel Quiocho reconnaît que les fabricant d’armes illégales ont peu de raison d’arrêter leur commerce. Ce travail fait vivre leurs familles depuis des générations. Ce chef de la police déclare que s’en prendre à eux n’est que peu efficace. Ceci ne résoud pas un problème qui trouve sa source dans la pauvreté. L’année dernière la police a effectuée 70 raids et saisi 92 armes à feu. Près de 80 personnes ont été arrêtées. Il est assez difficile d’arrêter ses personnes ; leurs espions les informent des mouvements de la police. Pour le policier, la seule solution serait de légaliser ce commerce.

Le Colonel Quiocho est d’ailleurs impressionné par la qualité des répliques d’armes. Ces fabricants pourraient entrer en compétition avec des producteurs légaux. Selon lui ; « les armuriers d’ici arrivent à faire des répliques simplement en regardant des images ». Le gouvernement a bien essayé d’apporter d’autres solutions pour la région. Cependant ce savoir-faire est très présent dans la région et les autres industries sont loin d’apporter le même genre de revenus. Reste à savoir si ces fabricants accepteraient une légalisation de leur commerces.

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