Connect with us

Articles

Le succès d’Europol contre les trafiquants de biens culturels

le

L’opération internationale d’Europol contre le trafic de biens culturels a permis la saisie de 25 000 objets archéologiques

Cette opération a été menée simultanément en Italie, Allemagne, Espagne et au Royaume-Uni. Plus de 250 policiers ont été impliqué dans cette opération internationale. Ces derniers ont mené 40 perquisitions à travers l’Europe. C’est une conclusion heureuse pour cette enquête de plus de quatre ans visant les trafiquants de biens culturels et archéologiques. La police avec l’aide d’Europol a saisi 25 000 biens archéologiques d’une valeur supérieure à 40 millions d’euros. Au cours de l’opération 23 hommes ont été arrêtés à travers l’Italie ; en Sicile, au Piémont et dans les Pouilles. Des arrestations ont aussi eu lieu à Londres, Barcelone, et à Ehnigen en Allemagne. Ces arrestations ont été déclenchées simultanément à 4h du matin ce 4 juillet, heure normale d’Europe centrale.

Des trafiquants internationaux

Cette enquête de quatre ans a permis de révéler l’existence d’un réseau de trafiquants de biens culturels très organisé et opérant dans plusieurs pays de l’Union Européenne. Ces derniers se spécialisaient dans les fouilles illégale et leur trafic. Avant même le déclenchement de l’opération la police italienne a saisi 3000 biens archéologiques. Les trafiquants étaient également en possession de 1200 faux objets et 1500 outils en tous genre utilisés pour les fouilles, notamment des détecteurs de métaux.

Le groupe était actif dans un certain nombre de régions italiennes riches en sites archéologiques des périodes grecques et romaines antiques. Ils étaient aussi actifs dans la fouille illégale que dans la confections de faux objets de ces périodes. Ces objets étaient ensuite exportés clandestinement hors d’Italie. Les objets étaient munis de faux document et vendus à un hôtel des ventes en Allemagne. Des membres du groupe étaient aussi actifs à Barcelone et Londres. Leur rôle était de fournir une aide technique et coordonner la chaîne d’approvisionnement.

Le rôle central d’Europol

Afin de faciliter cette opération et soutenir l’enquête de quatre ans Europol a accueilli et financé des réunions opérationnelles. L’organisation a aussi coordonné les efforts des police pour synchroniser l’opération d’aujourd’hui. Une équipe d’experts d’Europol a également été déployée en Sicile le jour de l’opération pour permettre le recoupement immédiat des informations.

Selon Europol, le succès de l’opération montre la valeur de la coopération internationale en terme d’enquêtes dans le champ du trafic de biens culturels. Sa capacité à faciliter la collaboration des forces de l’ordre à travers les frontières est sans aucun doute inestimable. Europol semble chercher à se positionner comme un acteur majeur dans ce genre d’enquêtes.

Lire la suite

Articles

États-Unis : Le tunnel sous-marin des cartels

le

tunnel sous-marin

Un tunnel sous-marin destiné au passage de la drogue a été découvert sous le Rio Grande entre le Texas et le Mexique

La DEA est responsable de cette découverte peu commune. Les cartels utilisent fréquemment des tunnels pour faire passer de la drogue ou pour leur trafic d’êtres humains. Cependant ces tunnels se contentent souvent de passer sous les barrières de la frontière. Ce cas est particulier car un tunnel sous-marin implique d’avoir un savoir-faire particulier et nécessite donc plus de temps et d’argent à construire.

Un tunnel sous-marin sous le Rio Grande

L’agent Richard Sanchez de la DEA est le responsable de l’organisation pour la région du Rio Grande. Il souhaite souligner que les organisations responsable de cette construction n’ont aucun problème pour réaliser ce genre d’ouvrages complexe ; « Ces organisations ont le capital. Elles sont aussi les ressources et les ingénieurs pour déterminer si c’est constructible, elles ont le temps ». Ces tunnels ingénieux sont depuis longtemps un élément majeur des techniques utilisées par les cartels. On se souvient par exemple des évasions audacieuses d’El Chapo Guzman.

Depuis les années 1990, les services de protection de la frontières auraient découvert près de 200 tunnels ; armes, humains, argent, drogues, tout passe par ces constructions. Cependant selon Sanchez ces tunnels sont plutôt une spécialité de la côte ouest ; en Californie ou en Arizona. Ce tunnel sous-marin texan est donc une prise singulière pour les forces de l’ordre. Il semblerait que cette découverte remonte à août dernier, bien que la nouvelle n’ait été annoncée que récemment. L’armée mexicaine est à créditer pour la découverte de l’entrée.

Un projet ambitieux et inhabituel

Les cartels ont probablement passé leur « commande » à Matamoros. L’ouvrage a en suite débuté du côté mexicain. On sait aujourd’hui que l’objectif était d’atteindre une usine de traitement de l’eau à Brownsville. En cas de réussite il aurait été le premier tunnel de la région. Malheureusement pour le cartel il semble que les constructeurs aient eu des problèmes. Malgré les générateurs alimentant un système de ventilation sophistiqué et des pompes, l’eau s’infiltrait dans le tunnel sous-marin.

Il semble que les trafiquants aient choisi cette zone pour la quantité de végétation les dissimulant. Les patrouilles y sont aussi moins fréquentes qu’à l’embouchure du Rio Grande vers Boca Chica. Ce tunnel sous-marin a beau être inhabituel il ne s’agit pas d’une réelle nouveauté. Dès 2002, le Homeland Security Act avait en effet été amendé pour renforcer la surveillance de ces tunnels. On estime qu’un tunnel tel que celui-ci coûte un million de dollars aux trafiquants. Cet ouvrage devient alors rapidement rentable ; dès le passage de deux cargaisons de drogue.

Lire la suite

Articles

Australie : Protéger le scinque rugueux

le

scinque rugueux

L’augmentation du trafic de scinques rugueux à destination de l’international inquiète les autorités australiennes

Le scinque rugueux est un saurien endémique d’Australie. Ceci explique l’inquiétude des chercheurs en voyant l’augmentation de sa popularité à l’étranger. Cette espèce assez commune à travers le pays risque malgré tout d’être menacée par sa popularité malvenue. Ajoutons que ces sauriens peu farouches ont la réputation de dormir un peu partout au bord des routes d’où leur surnom de « sleepy ». On les trouve principalement dans les zones semi-arides de la Nouvelle-Galles du Sud, dans le sud et l’ouest de l’Australie.

Une espèce commune menacée

Le scinque rugueux possède quatre sous-espèces dont l’une est considérée comme menacée d’extinction. Cette dernière ne se trouve plus que sur l’île de Rottnest. Ces gros lézards sont des animaux de compagnie assez fréquents à travers le pays. Le problème est donc l’apparition de cette demande internationale. Les chercheurs de l’Université d’Adélaïde et la Société de Recherche pour la Surveillance de la Conservation observent un nombre croissant de scinques rugueux sur les listes de vente d’animaux exotiques à l’étranger.

Selon le chercheur Adam Toomes ces animaux sont en vente dans plus de 13 pays. Toones ajoute que les chiffres sont encore assez bas mais pourraient suffire à menacer la survie de cette espèce. Il est évidemment illégal de braconner et d’exporter ces sauriens. Malheureusement une fois que l’espèce a quitté le territoire les autorités ne peuvent plus rien faire. Il est malheureusement assez aisé de transporter cette espèce et de la dissimuler si on ne se soucie pas de son bien-être. Certains les enroulent dans des chaussettes, du scotch, des boites de Pringles ou des petits colis postaux.

Comment sauver le scinque rugueux ?

Le porte-parole du Département Australien pour l’Agriculture, l’Eau et l’environnement a déclaré qu’une hausse du trafic d’animaux sauvages avait été enregistré. Pour une fois la pandémie a eu un effet positif sur ce problème en réduisant l’ampleur du trafic. Seulement 7 cas de trafic d’animaux ont été jugés depuis décembre 2020. Selon Toomes les gens sont attirés par leur aspect exotique et par l’idée d’avoir un animal australien. Selon lui ; « Les gens veulent ce qu’ils ne peuvent pas avoir ». Ceci rend cet animal assez commun beaucoup plus rentable comme trafic pour un étranger que pour un australien.

Les chercheurs souhaiteraient que le gouvernement fédéral se décide à prendre des mesures pour stopper le trafic à l’international. Des structures juridiques et des accords sont en effet prévus à cet effet. L’un de leur objectif est de faire classifier cette espèce comme espèce protégée. La réalité du danger est en effet largement démontrée par leurs études successives. Le gouvernement semble avoir pris bonne note de la demande sans qu’on sache si des mesures efficaces seront prises en dehors des déclarations de principes.

Lire la suite

Articles

Inde : Trafic de téléphones volés

le

téléphones volés

Le responsable indien d’un trafic international de téléphones volés a finalement été arrêté par la police de Mumbai

L’homme de 33 ans est un certain Hasam Rahis Qureshi. Il aurait revendu près de 5000 téléphones volés rien que dans les derniers mois. Ces téléphones étaient dérobés dans la région de Delhi avant d’être envoyés à l’international pour alimenter le marché de l’occasion. L’individu est un résident de Mumbai. Après son arrestation Qureshi est rapidement passé aux aveux et à révélé le fonctionnement de son opération aux agents indiens.

Un trafic international

Le début de l’opération consistait à acheter des téléphones volés à ses contacts de Delhi et de l’Uttar Pradesh. Ces contacts de Qureshi étaient chargés d’acheter directement les téléphones aux voleurs, spécialement dans la région de Delhi. Par la suite les téléphones étaient envoyés illégalement au Bangladesh, en Thaïlande et au Soudan. La police a aussi révélé que lors de l’arrestation de Qureshi, le 9 juillet, quatre complices présumés ont aussi été détenus ; Jiyauddin Imam, Mohammed Aleem, Ajay et Shiv Kuma.

Ces personnes sont soupçonnées d’être certains des contacts de Qureshi. Ces quatre hommes seraient connectés à des cambriolages dans la région de la capitale. On présume notamment qu’elles auraient été responsable du recel de téléphones volés dans un magasin de Delhi. Plus de cinquante téléphones ont été volés à cette occasion le 17 mai dernier. Un des responsables de ce vol arrêté par la police aurait dénoncé ses complices.

Les téléphones volés de Delhi

Par la suite la police a pu remonter la piste de Qureshi en analysant les comptes en banque des quatre accusés. Des sommes relativement importantes étaient régulièrement déposés sur le compte en banque d’Aleem. Ces sommes provenaient de personnes à Mumbai et Kolkata et la police a ainsi pu remonter la piste jusqu’à Qureshi. On suppose qu’Aleem achetait les téléphones volés à 40 % de leur valeur réelle avant de les revendre plus chers à Qureshi.

Il n’a pas fallu longtemps pour que la police fasse avouer les quatre complices de Qureshi. Ces derniers ont rapidement révélé le fonctionnement de leur trafic. Ils achetaient notamment des téléphones aux voleurs à l’arraché et aux gangs de Mewat. Tous ces téléphones remontaient alors jusqu’à Qureshi. La police au tout de même mis quelque temps avant de pouvoir mettre la main sur le responsable. Il semble que l’homme achetait des téléphones volés à travers tout le pays depuis près de cinq ans. Sa relation avec Aleem aurait commencé il y a un an ; ce denier lui faisait parvenir les téléphones volés par colis postal. Les criminels auraient d’ailleurs commis l’erreur de garder les reçus de la poste.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Nous suivre sur Twitter

Trending