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Nigéria : un forum sur le trafic humain organisé par le gouvernement et une ONG locale

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Le mois dernier s’est tenu à Ibadan un forum sur le trafic humain, organisé par l’ONG Live Abundantly Empowerment Initiative et le gouvernement nigérian

En dépit de la lutte contre le trafic humain, les bénéfices générés par ce trafic sont estimés par l’OIT (Organisation Mondiale du Travail) à 150 millions de dollars par an. Cette estimation a été révélée lors d’un forum organisé par le gouvernement de l’État d’Oyo (Nigéria) et l’ONG Live Abundantly Empowerment Initiative. Cette ONG concentre ses efforts sur l’éradication du Nigeria du trafic humain.

Les représentants du gouvernements sensibles à une cause de premier ordre

Le gouvernement d’Oyo en a appelé aux actionnaires pour aider l’éradication du trafic humain au Nigeria. L’argument est que ces derniers seraient en haut d’une longue chaîne de décisions qui implique hommes et femmes d’affaires, étudiants, élèves, parents, travailleurs du privé et dans une certaine mesure du public. Dans son adresse, la Première Dame de l’état d’Oyo, Madame Florence Ajimobi, a rappelé la statistique de l’OIT. Le trafic humain rapporterait 150 millions de dollars de bénéfice par an. Il serait le troisième commerce illégal le plus lucratif à l’échelle mondiale. Sans complaisance, elle a déploré sa permanence sur le territoire nigérian malgré tous les efforts mis en place pour l’éradiquer.

Madame Florence Ajimobi a comparé le trafic humain à l’esclavage passé. Selon elle, les proportions des deux problèmes ne sont pas si éloignés. Elle a ainsi décrit le trafic humain comme un problème massif, mondial, auquel peu de pays échappent réellement. Elle a rappelé que des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants se retrouvaient entre les mains de trafiquants chaque année. Souvent, a-t-elle fait valoir, ces gens sont piégés par des offres d’emploi. Les trafiquants leur promettent des emplois corrects et la possibilité de soutenir leur famille pour de bon. D’autres sont kidnappés ou enrôlés de forces. D’autres enfin en viennent à vendre leurs enfants pour survivre. Dès lors, c’est leur identité qu’il finissent par perdre, usés et abusés de toutes parts.

L’ONG plébiscite avant tout des mesures à destination des populations

C’est dans cette perspective que le gouvernement a décidé de s’associer avec l’ONG Live Abundantly Empowerment Initiative. Le Docteur Ama Onyerinma est fondatrice de l’ONG. Lors du forum, elle n’a pas mâché ses mots, affirmant que le trafic humain était un phénomène qui détruisait littéralement l’humanité. Elle a ajouté que la loi seule était impuissante à répondre à ce mal. Selon elle, un travail de fond passant par le lobbying, la prise de conscience et l’éducation est nécessaire.

La présidente a comparé le trafic humain à une plaie profonde et douloureuse, pour signaler que 20,9 millions de personnes vivaient dans cette plaie. Cette plaie, a-t-elle ajouté, constitue une violation des droits humains car ses victimes deviennent de plus en plus vulnérable. Le gouvernement a appuyé ces affirmations. Il s’est engagé sur le volet éducation et prise de conscience. Des financements à destination de diverses associations dans les centres urbains seraient déjà prévus. La poursuite judiciaire des auteurs de ce type de crime a également été mise en avant. Ce forum a ainsi été le lieu de multiples déclarations de principes très fortes. Reste à voir la manière dont ces dernières seront suivies à l’avenir.

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Trafic de drogue à Bollywood ?

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trafic de drogue à Bollywood

Une opération de lutte contre le trafic de drogue à Bollywood a mené à l’arrestation du fils de la star Shah Rukh Khan

Aryan Khan a été arrêté par les agents du Bureau de Contrôle des Narcotiques suite à un raid de la police sur un yacht de luxe. La nouvelle fait la une des journaux en Inde depuis deux semaines. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood. Le jeune homme de 23 ans a été arrêté le 2 octobre dernier lors d’une fête. De la drogue aurait été saisi sur place, au large de Mumbai. Par la suite 20 personnes ont été arrêtées au cours des jours suivants.

Une opération peu glorieuse

Les agents ont révélé avoir saisi 13 gr de cocaïne, 5 gr de méphédrone, 21 gr de charas, 22 comprimés de MDMA et 1788 dollars en liquide. Le bateau se dirigeait vers Goa au moment de son interception. Les avocats d’Aryan affirment qu’aucune drogue n’a été saisi sur lui. Cette affaire a rapidement pris une tournure politique. En effet certains soupçonnent le gouvernement d’extrême droite de s’en prendre injustement au fils de la plus grande star musulmane du pays. Le gouvernement Modhi a très clairement marqué sont islamophobie depuis son arrivée au pouvoir.

Aryan est poursuivi pour l’achat, la consommation et la possession de drogues. Le procureur a aussi cherché à prouver que le jeune homme était un consommateur régulier depuis quelques années. La police a aussi déclaré que des conversations WhatsApp prouveraient son lien avec des trafiquants de drogues internationaux. Les avocats soulignent que les tests sanguins d’Aryan n’ont révélé aucune présence de drogue. Ces derniers nient aussi tout contacts avec des trafiquants et pointent du doigt une vendetta du gouvernement. Cette opération contre le trafic de drogue à Bollywood ressemble en effet à une opération plus politique que policière.

Trafic de drogue à Bollywood ou islamophobie ?

Le Bureau de Contrôle des Narcotiques a fait l’objet de critiques de la part des médias mais aussi de la part de membres de la coalition gouvernementale. Alors qu’il n’y avait aucune preuve de consommation ou de possession de drogue le jeune homme s’est pourtant vu refuser sa libération sous caution. Certains affirment que des membres du BJP, le parti au pouvoir, étaient présents lors de l’opération policière. D’autres soulignent les fuites d’informations ciblées de la part de la police pour ternir l’image du jeune homme.

Le père d’Aryan, Shah Rukh Khan, est parfois surnommé le « roi de Bollywood », ou « Roi Khan ». L’acteur marié à une hindoue est extrêmement populaire en Inde et en Asie du Sud-Est. Il est pourtant devenu récemment une cible pour le BJP qui l’a qualifié d’acteur anti-patriotique en 2015. Khan avait eu le malheur de dénoncer le développement de l’intolérance religieuse dans son pays. D’autres attaques le comparant à des terroristes musulmans ont aussi eu lieu de la part de personnalités politiques. On est bien loin d’une simple affaire de trafic de drogue à Bollywood. Quand bien même le jeune homme serait coupable, la situation politique du pays laissera toujours un doute dans l’esprit de la population.

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Australie : Des QR codes pour les trafiquants de drogues ?

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QR codes pour les trafiquants

Certains prônent l’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues afin de réduire les risques liés au Covid-19

Les consommateurs de drogues sont des personnes à risque en terme de contamination et de diffusion de la pandémie. Ceci est lié à leur stigmatisation et pose de grands risques pour cette population déjà fragilisée. L’utilisation de QR codes pour les trafiquants de drogues devrait être vu comme une technique de réduction des risques et un problème de santé publique. Nadine Ezard est la directrice du service alcool et drogues de l’Hôpital Saint Vincent de Sidney. La directrice souligne que de nombreux consommateurs vivent dans la crainte d’être coupés de leur fournisseurs de drogues. Afin d’éviter un confinement forcé certains préfèrent ne pas se faire tester.

Un problème de santé publique

Selon le professeur Ezard il faut pleinement prendre conscience du problème. Le système actuel encourage la stigmatisation et éloigne ceux qui en ont besoin des soins nécessaires. En effet l’isolation est un véritable problème pour des personnes toxicomanes ; elles se trouvent forcées à subir un sevrage parfois difficile et dangereux chez elles. Selon Ezard la peur d’être testé positif au Covid-19 est déjà très présente chez ces personnes. Il faut ajouter que les risques liés à un sevrage brutal sont réels. Le sevrage lié à la consommation d’alcool, d’opiacés, du GHB et des benzodiazépines peut provoquer des convulsions et des syndromes confusionnels.

Les affirmations du professeur Ezard entre en résonance avec les déclarations de certains maires de villes du centre de la Nouvelle-Galles du Sud. Dans cette région on soupçonne un livreur de drogue d’être à l’origine de l’arrivée de l’épidémie. Selon le maire de Dubbo, Stephen Lawrence, il faut répondre à la réalité sociale qui sous-tend cette diffusion du Covid. Lawrence a ainsi affirmé devant le comité coronavirus du Sénat qu’il faudrait parler de donner des QR codes pour les trafiquants de drogues.

QR codes pour les trafiquants ?

Selon Darriea Turley, maire de Broken Hill, il faudrait utiliser certaines des méthodes de minimisation des risques utilisées contre le VIH. Selon elle une stratégie nationale devrait être déployée pour toucher les personnes les plus vulnérables. La création de QR codes pour les trafiquants de drogues risque cependant de ne pas convaincre ces derniers. Cependant si des méthodes de soutien étaient mises en place il serait possible de tracer plus efficacement les cas contacts.

Les associations d’aide aux personnes toxicomanes soulignent que le gouvernement devrait écouter leurs préconisations. D’autres problèmes de santé risquent également d’arriver ; certaines personnes ont ainsi du mal à suivre leur traitement à la méthadone ou à obtenir des seringues. Par ailleurs sans même parler du sevrage les personnes toxicomanes vivant au jour le jour ne peuvent se confiner pendant deux semaines. Certains n’ont pas internet pour acheter des courses, ni carte de crédit ou un téléphone. Même si ces personnes souhaitent lutter contre la pandémie, l’organisation actuelle ne leur permet pas de suivre les recommandations.

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La contrebande de l’hôtesse de l’air

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hôtesse de l'air

Une hôtesse de l’air d’American Airlines a été arrêtée pour avoir fait passer de l’or, des Rolex et de l’argent en liquide

Cette hôtesse de l’air chevronnée a été arrêtée en Argentine. Les autorités l’accusent d’avoir fait passer deux lingots d’or, des milliers de dollars en liquide et des bijoux précieux entre autre objets de valeur. Elle aurait tenté de faire passer cette contrebande lors d’un de ses vols décollant d’Argentine à destination de Miami. Elle aurait profité de son statut de chef de bord pour se livrer à cette trafic. Malheureusement pour elle la police a eu des soupçons.

Une célébrité locale

Cette femme de 57 ans a été présentée sous le nom de Laura Diana Schulz par les médias argentins. Elle serait originaire de Bariloche. Son arrestation fait les gros titres de la presse argentine car elle est une ancienne Reina de la Nieve ; la gagnante du concours d’un festival d’hiver célèbre de sa ville natale. Les agents de la Police Argentine de Sécurité Aéroportuaire ont arrêté Schultz lors d’un contrôle de routine. Elle s’apprêtait à embarquer le vol d’American Airlaines AA900 de Buenos Aires à Miami.

Les agents se sont doutés de quelque chose en remarquant une forme inhabituelle lors du passage des bagages de Schultz au rayons X. Lorsque les agents lui ont demandé ce qu’elle transportait elle a déclaré qu’il s’agissait de ses économies qu’elles amenait au coffre-fort d’une amie à Miami. Les agents ont obtenu une autorisation du tribunal pour fouiller le sac de Schultz. Ils ont alors découvert des objets de valeur valant plusieurs milliers de dollars ; à côté des milliers de Pesos les agents ont aussi découvert 11 413 dollars.

Une hôtesse de l’air chevronnée

L’hôtesse de l’air est aujourd’hui accusée de contrebande et de blanchiment d’argent. Elle aurait aussi déclaré aux policiers que l’argent en liquide viendrait de dons de passagers à bord des vols d’American Airlines destinés à leurs partenaires de l’UNICEF ; le fond des nations-unies pour l’enfance. Son arrestation remonte à trois semaines mais les détails commencent seulement à être révélés. Selon les médias la valeur totale des biens et de l’argent en liquide dépasserait les 100 000 dollars. Selon la police les différents objets étaient soigneusement dissimulés dans divers compartiments du bagage. Certains bijoux étaient peints en noir pour dissimuler leur valeur véritable.

Les hôtesses de l’air et les Steward sont occasionnellement la cible de trafiquants internationaux. Leurs autorisations de sécurité et leurs connaissances leur permettent de se déplacer sans éveiller les soupçons, la plupart du temps. Ces derniers peuvent alors faire passer des biens illégaux à travers les frontières. Ces tentatives ne sont pas toujours couronnées de succès comme on a pu le voir. Ainsi en octobre dernier une hôtesse de l’air malaisienne a été condamnée à neuf ans de prison pour avoir tenté de faire passer 3 millions de dollars australiens en Australie. D’autres exemples similaires font parfois les gros titres des journaux locaux.

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