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États-Unis : visite officielle au Nord du pays sur fond de trafic de drogue par drones

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La frontière américano-canadienne est le lieu d’une recrudescence du trafic de drogue par drones. Le gouvernement américain envoie une représentante au Dakota du Nord pour s’attaquer au problème

Kirstjen Nielsen est secrétaire du Département de Sécurité Intérieure (Department of Homeland Security, DHS). Elle doit se rendre jeudi prochain en visite à la frontière américano-canadienne, dans le Dakota du Nord. L’objectif annoncé est d’en apprendre davantage sur les problème de sécurité posés par le trafic de drogue via drones. Le voyage sera centré sur les craintes suscitées par ces drones, en particulier automatisés. Leurs dégâts potentiels seront examinés, ainsi que les diverses manières dont ils pourraient être détournés par les trafiquants ou autres criminels.

Un problème bien réel, et qui s’aggrave

Concernant la protection de l’intégrité des espaces aériens contre les incursions illégales motivées par le trafic de drogue, les États-Unis ont connu des précédents. D’une part l’activité aérienne des drones sur le territoire américain inclue déjà largement des usages détournés. Le trafic de drogue et l’acheminement de marchandises de contrebande à l’intérieur de prisons fédérales en font partie. D’autres part, les enjeux frontaliers contemporains ont déjà impliqué des drones acheminant des méthamphétamines aux États-Unis.

Certes, susciter les craintes du public sur de supposées activités criminelles venant de l’étranger est un moyen efficace de s’assurer les financements et l’approbation du public. Toutefois, il semble que les craintes du gouvernement concernant les intrusions aériennes et le trafic de drogue soient bien fondées. Pour le seul mois d’avril, les douanes maritimes et aériennes de Grand Forks au Nord-Dakota ont signalé 36 incidents impliquant des drones. En 2017, pour la même période, les services n’en reportaient que 17.

Les réponses de l’administration Trump

Le Dakota du Nord est classé comme l’État américain le plus compétent en matière de Drones. Il héberge les sites tests de l’UAS Integration Pilot Program mise en place par l’administration Trump. Il s’agit d’un programme d’entraînement destiné à l’entraînement des pilotes américains, civils ou militaires, au pilotage de drones. Le développement des recherches en matière d’usage des drones a ainsi connu des avancées significatives. L’Université du Nord-Dakota, par exemple, a récemment développé un modèle de drone herbicide capable de couvrir 13,5 hectares en moins d’une heure.

En définitive, rien n’est très clair sur ce que Kirstjen Nielsen va pouvoir apprendre concrètement de cette session. Mais le but annoncé n’est pas vide de sens. Il s’agit de rassembler le plus de données possibles. Ces données serviraient ensuite à développer diverses stratégies de lutte contre les incursions illégales de drones. Mais comme souvent, la cible principale de ce déplacement est ici le Congrès. Ainsi, « le Département cherche activement de nouvelles autorités légales auprès du Congrès, dans la défense des citoyens américains contre ce type de menace » a annoncé le DHS dans une déclaration accompagnant cette session.

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Mexique : Trafic de bétail à Veracruz

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trafic de bétail

Le trafic de bétail à Veracruz et sur la frontière entre le Mexique et le Guatemala rapporte gros aux contrebandiers

Le trafic de bétail à Veracruz, ainsi que dans la province du Chiapas, semble véritablement hors de contrôle. Certains villages reculés sans présence policière comme Beneméritos de la Américas sont même devenus de véritables centres de cette économie informelle. Dans ce genre de village, le trafic de bétail n’est certainement pas la seule contrebande à passer la frontière. C’est cependant le trafic le plus visible ; camions à bestiaux et bateaux transportant les animaux se croisent de façon ininterrompue.

Entre ombre et lumière

Les animaux et la contrebande passent généralement du Guatemala vers le Mexique plutôt que dans l’autre sens. Les bêtes sont ensuite rassemblées dans différents endroits le long de la frontière mexicaine ; généralement dans les ranchs des éleveurs. Du côté guatémaltèque la situation semble similaire. Les animaux viennent cependant parfois de plus loin, du Nicaragua par exemple, avant d’être rassemblés sur les ranchs de leur voisin du nord.

Cette économie fait coexister des éleveurs légaux et des trafiquants plus professionnels. Ainsi le passage de la frontière semble être sous le contrôle de criminels, armés et organisés. Chacun sait ce d’ailleurs ce qu’il en coûte de ne pas respecter les accords à Benemérito. Des éleveurs rapportent que des règlements de compte ont eu lieu à de nombreuses reprises. Les contacts se font uniquement par des intermédiaires, les véritables vendeurs des animaux restent toujours dans l’ombre.

Trafic de bétail à Veracruz et au Chiapas

Ces animaux vont ensuite alimenter le trafic de bétail à Veracruz plus au nord, où se trouve l’essentiel de l’industrie du bœuf mexicain. Cet État est d’ailleurs un exportateur majeur à destination des États-Unis. Il arrive cependant que la justice rattrape certains responsables comme Jovanni « N », « El Vani ». Un membre important de la Familia Michoacana. Son arrestation n’était pas en lien avec le trafic de bétail, ce qui est surprenant quand on sait que l’homme est un véritable baron de ce commerce illégal entre Benemérito et Veracruz.

El Vani était un homme puissant et influent dans la région. Il possède plusieurs ranchs et des milliers d’animaux. On sait cependant peu de choses sur le commerce de bétail de cet homme. Il semble avoir été une figure ambivalente, que les éleveurs respectent autant qu’ils le craignent. Selon les autorités mexicaines, plus de 800 000 têtes de bétail entrent illégalement sur le territoire chaque année, depuis le Guatemala. Chaque animal est vendu autour de 400 $. La valeur de ce marché avoisine donc les 320 millions de dollars par an. L’arrestation de El Vani semble avoir provisoirement ralenti le marché, mais les réseaux sont déjà en cours de réorganisation.

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Irak : Peine de mort pour un géologue britannique

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géologue britannique

Un géologue britannique à la retraite et son complice présumé risquent la peine de mort pour trafic d’antiquité en Irak

Jim Fitton est un géologue britannique à la retraite. L’homme de 66 ans risque la peine de mort pour trafic d’antiquité. Les autorités irakiennes l’accusent de s’être livré à la contrebande de poteries anciennes. Ce dernier affirme qu’il ignorait tout de cette loi quand il a récupéré un fragment de poterie à peine aussi large que l’ongle d’un doigt. La famille de Fitton a lancé une pétition qui a atteint 300 000 signatures en trois semaines. Ces derniers souhaitent encourager l’intervention du ministère des Affaires étrangères pour qu’ils exigent sa libération.

Le géologue britannique à la retraite

Fitton a été présenté devant le tribunal dans ses habits de prisonniers jaunes. Il a imploré les juges de bien vouloir croire à sa bonne foi ; il affirme qu’il n’avait aucune intention criminelle et ignorait qu’il était en train d’enfreindre la Loi. Un Allemand du nom de Volker Waldmann est aussi sur le banc des accusés dans le cadre de la même affaire. Les deux hommes ne se connaissaient pas avant leur rencontre au cours de ce voyage organisé par Eridu. Ils ont tous deux étés arrêtés à l’aéroport.

Le tribunal doit décider si les accusés ont tenté de tirer profit des 12 objets qui ont été recensés. Ce procès arrive au moment où l’industrie du tourisme irakien tente timidement de se relancer. Les accusés sont poursuivis en accord avec une loi de 2002 pouvant aller jusqu’à la condamnation à mort pour avoir « Intentionnellement sorti ou essayé de sortir des antiquités d’Irak ».

Peine de mort pour trafic d’antiquité ou simple menace ?

Selon Waldmann les objets qui ont été découverts sur lui appartenaient en réalité à Fitton qui lui avait demandé de les porter. Il affirme ne pas être celui qui les avait ramassés. Il n’a même pas essayé de les dissimuler aux autorités dans ses bagages, car il ignorait tout des lois. L’homme se doutait néanmoins qu’il s’agissait de fragments anciens. Le géologue à la retraite affirme qu’il s’agit d’un de ses passe-temps de collecter des fragments de ce genre et qu’il n’avait aucune intention de les vendre. Il affirme être un passionné de géologie, d’histoire ancienne et d’archéologie. Certains des éclats ne dépassaient pas la taille d’un ongle.

Malheureusement pour les juges la taille des fragments n’importe pas. Les représentants des autorités allemandes et britanniques étaient présents au procès, mais ne sont pas intervenus dans la procédure. La famille de Fitton s’est de son côté félicitée du soutien qu’ils ont reçu. Ils tentent actuellement de forcer le gouvernement britannique à faire pression pour que l’affaire soit résolue sans aller plus loin.

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Un chemin de fer illégal sous la frontière états-unienne

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chemin de fer illégal

Les trafiquants de drogue ont installé un véritable chemin de fer illégal pour faire passer la frontière à leur contrebande

Ce tunnel fait la longueur d’un terrain de football et est bien mieux construit et entretenu que d’habitude. La présence d’un chemin de fer illégal n’est qu’un des éléments surprenants ; les murs sont renforcés, un réseau électrique alimente tout le trajet et une ventilation a été installée. Le tunnel servait à faire passer de la contrebande entre Tijuana et la région de San Diego.

Un chemin de fer illégal sous-terrain

Les autorités états-uniennes sont les auteurs de cette découverte. La sortie du tunnel se fait dans le hangar d’une zone industrielle sur le territoire états-unien. Il se situe exactement à 0,8 km du point de passage frontalier de Mesa Otay. Plus d’une douzaine d’installations de ce genre ont été découvertes au cours des deux dernières décennies. Les autorités racontent avoir eu vent de celui-ci après une opération contre une maison servant de point de collecte pour la drogue. Les agents ont effectué des contrôles routiers dans les environs du hangar et ont découvert des boites entières pleines de cocaïne.

Des policiers ont ensuite mené un raid contre la propriété, mais n’ont pas trouvé de drogue supplémentaire dans le hangar. Ils ont cependant découvert la sortie du tunnel, découpée dans le sol de ciment. La largeur de l’entrée était de 1,2 mètre pour une profondeur d’environ six étages. Les saisies dans la résidence à proximité ont heureusement été plus fructueuses ; 799 kg de cocaïne, 75 kg de méthamphétamine, 1,6 kg d’héroïne. Un total de six personnes ont été arrêtées.

Un affront au mur de Trump

Ce tunnel a été bâti dans une des zones les plus fortifiées et policées de la frontière. Cette découverte vient mettre un coup supplémentaire à l’efficacité des pans de murs construits par Donald Trump. Il est facile pour les autorités de découvrir les petits tunnels, peu sophistiqués. Cependant on voit bien que ces points de passages sophistiqués, bien construits et creusés en profondeur sont presque indétectables. Le comble de l’humiliation est la construction de ce chemin de fer illégal, venant illustrer le niveau de sophistication des criminels.

Les autorités ont découvert 15 de ces tunnels sophistiqués à la frontière californienne depuis 2006. De nombreux tunnels de ce type ont été construits dans cette même région de Mesa Otay. Le sol y est en effet composé de glaise, ce qui facilite le creusage dans une zone industrielle servant de couverture idéale. L’apparition de ces tunnels semble avoir eu lieu au début des années 1990. Au début ces derniers servaient surtout au passage du cannabis. La plupart ont été découverts soit en Californie, soit en Arizona, et sont surtout l’œuvre du cartel de Sinaloa.

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