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Djibouti : plusieurs personnalités seraient impliquées dans le trafic d’armes

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Les armes en provenance de Djibouti alimenteraient les divers conflits du continent africain.

Plusieurs hautes personnalités politiques, militaires et des chefs d’entreprises publiques djiboutiens seraient impliqués dans un trafic d’armes, selon un récent rapport de E.X.X Africa, une société spécialisée dans l’analyse des risques politiques et économiques en Afrique.

Ces armes, originaires du Yémen et de la Chine, seraient destinées à alimenter divers conflits en Afrique, et transiteraient par le port de Doraleh. Selon E.X.X Africa, certaines armes arriveraient aussi en Somalie par le biais de la Mission de l’Union africaine en Somalie, laissant supposer une corruption aux plus hauts niveaux. Le directeur de la société d’analyse de risque a notamment reconnu avoir identifié plusieurs leaders politiques et militaires qui faciliteraient et financeraient ce trafic d’armes.

L’implication de Djibouti, et de haut-placés du pays, dans ce trafic alerte d’autant plus E.X.X Africa. En effet, ce petit pays où un dixième de la population sont des soldats étrangers, due à la présence de bases militaires française,  allemande, américaine, chinoise et japonaise, est un endroit stratégique crucial pour de nombreuses grandes puissances mondiales.

Le silence des pays occidentaux qui possèdent des bases à Djibouti suivant ces révélations illustre le manque de réactivité de la communauté internationale : si ces pays peuvent prendre des sanctions contre Djibouti, ils encourent le risque de perdre un fort avantage stratégique. Un risque qu’ils ne sont pas prêts à prendre.

 

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Procès du ministre de la Sécurité publique mexicain

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ministre de la Sécurité publique

Le procès d’un ancien ministre de la Sécurité publique mexicain accusé de corruption a commencé récemment à New York

Les procureurs accusent cet ancien haut fonctionnaire d’État d’avoir accepté des pots-de-vin du cartel de Sinaloa. L’homme était autrefois ministre de la Sécurité publique. Il est aujourd’hui accusé d’avoir trahi son pays. Les avocats de la défense affirment de leur côté que l’accusation fait le jeu de cartels qui cherchent à se venger de Genaro Garcia Luna.

Les accusations de criminels

Luna a été responsable de l’Agence d’enquête fédérale du Mexique entre 2001 et 2005. Il a ensuite été ministre de la Sécurité publique de 2006 à 2012. Les procureurs fédéraux de Brooklyn affirment que le fonctionnaire aurait donné des informations au cartel de Sinaloa. Il leur aurait donné des informations sur leurs rivaux et aurait assuré le passage de cargaisons de drogue en échange de dizaines de millions de dollars.

Garcia Luna a été arrêté en 2019 au Texas. En 2020, il a plaidé non coupable à 5 accusations notamment pour trafic de cocaïne. Le procureur Philip Pilmar a accusé l’homme d’avoir effectué des arrestations et saisi de la drogue pour sauver les apparences. En réalité, il aurait été directement payé par l’ancien cartel de Joaquin « El Chapo » Guzman. Selon Pilmar ; « La personne qui était chargée de lutter contre le cartel de Sinaloa était en réalité leur atout le plus important ». Pilmar s’appuie sur les témoignages d’anciens membres du cartel collaborant avec les procureurs.

Valises de billets pour le ministre de la Sécurité publique

L’avocat de Luna, César de Castro, affirme que ces témoins mentent en échange d’une réduction de peine. Selon lui, il s’agirait de la meilleure manière de punir l’homme responsable de lutter contre eux depuis tant d’années. Luna a longtemps collaboré avec les services de lutte contre la drogue des États-Unis. Il était très bien connecté et présent sur des photos avec nombre de hauts responsables et présidents états-uniens.

En 2018, un proche de Guzman avait témoigné au cours de son procès. L’homme avait affirmé avoir donné une valise contenant 3 millions de dollars à Luna, en 2005 ou 2006. Un autre paiement estimé entre 3 et 5 millions dollars a aussi été payé en 2007. À l’époque, Luna avait crié à la diffamation et à l’absence de preuves. L’ancien président Calderon s’est déclaré choqué et ne rien savoir de toute cette affaire. Il en appelle à la plus haute fermeté si les faits étaient avérés.

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30 ans de prison pour un informateur de la DEA

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informateur de la DEA

Cet ancien informateur de la DEA a été condamné à 30 ans de prison pour son rôle dans un trafic de drogues

Il semble que Samuel Pena-Columna ait cherché à dissimuler son rôle dans ce trafic à travers un plan élaboré. Il semble cependant que cette tentative ait été vaine, car sa condamnation a été prononcée la semaine passée. Cet ancien informateur de la DEA a donc écopé de trente ans de prison, suite à la sentence du juge Robert Molloy. L’homme avait été arrêté et poursuivi pour une opération de trafic de drogue ayant eu lieu à St John, fin septembre 2019.

Fusillade avec la DEA

Il apparaît que Columna a participé au transport de 100 kg de cocaïne. Cette cargaison avait été arraisonnée par des agents fédéraux les ayant surpris sur le fait. Un échange de tirs avait alors eu lieu et un agent et un trafiquant avaient été blessés. Les jurés ont jugé que le rôle de Columna dans cette affaire était indéniable. De son côté le juge Molloy a insisté sur la gravité de ce qui était reproché à l’ancien informateur de la DEA.

En effet, un agent du gouvernement a été blessé par balle au cours de ce trafic. Le juge n’a pas non plus oublié le criminel blessé. Ce dernier a dû être amputé d’une jambe suite à sa blessure. Les faits sont donc extrêmement graves et c’est un miracle que personne n’ait été tué au cours de l’affaire. L’avocat de La Défense, Michael Sheesley a tenté d’atténuer la punition de son client en insistant sur son ancien rôle au service de la DEA. Il semble que Columna avait joué un rôle non négligeable à leur service.

Informateur de la DEA et criminel endurci

L’accusation, menée par Meredith Edwards a reconnu l’aide apportée par Columna. Cependant, les preuves amenées dans cette affaire démontrent que l’homme est impliqué dans le trafic de drogue depuis 2017. Il semble aussi évident qu’il s’est servi de ses liens avec le gouvernement pour éliminer ses rivaux parmi les trafiquants. Le juge a aussi rappelé que le trafiquant n’avait jamais révélé à la DEA qu’il vivait avec un de ses co-accusés ; un homme avec lequel il était responsable d’un trafic de drogue de grande ampleur. L’avocat s’est cependant étonné de voir que les trafiquants s’étant fait arrêter armés sur le lieu du crime ont été moins lourdement condamnés que son client : 121 mois et 141 mois.

Le juge estime que la sentence est appropriée, car Columna avait une meilleure conscience du crime qu’il commettait. Une de ses lignes de défense était qu’il se trouvait sur les lieux du crime pour récolter des informations pour la DEA. Les complices de leurs côtés ont accepté leur responsabilité et ont collaboré avec le gouvernement et ont plaidé coupables. Columna a cherché à justifier ses actions, plutôt que d’en accepter la responsabilité. L’homme de 50 ans risque de passer le restant de ses jours en prison.

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Philippines : Trafic d’oignons

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trafic d’oignons

Un parlementaire exige que des assignations à comparaitre devant le parlement soient envoyées à une série d’individus pour un trafic d’oignons

Le problème du trafic de produits de l’agriculture est un sujet sensible aux Philippines. Un comité de la Chambre des parlementaires se réunit en ce moment pour mener l’enquête sur ce problème. Un de ces parlementaires a spécifiquement nommé plusieurs individus qui seraient derrière un trafic d’oignons. Ces derniers seraient responsables de l’importation illégale de cargaisons valant plusieurs millions. Le représentant, Horacio Suansing Jr., demande à ce que cette personne soit obligée de témoigner devant le comité.

Comité sur le trafic d’oignons

Suansing souhaite que 10 intermédiaire, commerçants et facilitateurs de ce trafic d’oignons soient présentés devant leur comité. Le parlementaire souhaite qu’ils rendent des comptes pour ce qu’il décrit comme une contrebande généralisée et de grandes ampleurs. Il demande donc que des assignations à comparaître soient envoyées à hael Ma, Lujene Ang, Andrew Chang, Beverly Peres, Manuel Tan, Leah Cruz, Jun Diamante, Lucio Lim et Gerry Teves. Le parlementaire a ajouté le nom d’un certain « Aaron », mais on ignore son nom complet.

La demande de Suansin est assez étrange, car il explique qu’il divulguera les informations qui le poussent à demander ces assignations une fois qu’elles auront été envoyées. La résolution 311 du parlement, proposée par Suansing Jr et Mikaela Suansing, vise à s’attaquer à la contrebande, mais aussi aux formes légales de trafic se basant sur des failles dans la loi. On pense notamment à la sous-évaluation des biens ou des mauvaises déclarations. L’enquête parlementaire vise aussi à cibler les personnes qui participeraient à ces trafics au sein de l’administration ; notamment aux Douanes et au département de l’Agriculture.

Le problème de l’inflation

Selon Suansing, depuis le passage de la Loi sur la contrebande agricole de 2016, personne n’a été condamné. De plus, seulement 93 plaintes ont été déposées au Département de la Justice. En plus de ses demandes d’assignation à comparaitre, le parlementaire a demandé les archives et documents du Bureau des douanes. Les entreprises Victory JM Enterprises, Taculog International Consumer Goods Trading et Asterzenmed Aggregates sont aussi sous surveillance. Un certain nombre d’autres compagnies pourraient aussi être ciblées par le parlementaire.

Suansing ne se limite cependant pas au trafic d’oignons, il cible également un fabricant de cigarettes. Ce dernier n’est pas censé vendre dans le pays, mais en Malaisie or, ses cigarettes sont présentes sur tous les marchés. L’augmentation du prix des produits agricoles et spécifiquement des oignons est sans doute derrière cette attention du parlementaire. Les contrebandiers sont accusés de participer à la hausse des prix de l’alimentation. Selon la parlementaire Arlene Brosas, seulement 10 % des oignons de contrebande sont stoppés par les douanes. Ces saisies représentent pourtant 30 % des saisies totales.

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