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Sri Lanka : les nuisances des taxes sur la cigarette

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Les taxes sur la cigarette au Sri Lanka encouragent le trafic de tabac et font perdre de l’argent au pays

Les cigarettes sont un des produits légaux générant le plus de trafics illégaux. La contrebande de cigarettes est même une forme de crime organisé transnationale selon le Département d’État états-unien. Il est prouvé que de nombreux responsables d’organisations terroristes comme AlQaïda gèrent des réseaux de trafiquants. La cigarette permet en effet d’avoir une importante marge de profit tout en prenant un minimum de risques. La situation au Sri Lanka ne fait pas exception. Le prix des cigarettes est le plus haut de la région ce qui génère d’importants trafics.

Les cigarettes : un problème de santé ou de maintien de l’ordre ?

Le trafic de cigarettes au Sri Lanka génère des profits très importants. La hausse des taxes entre 2009 et 2015 a créé un terreau favorable à l’augmentation sans précédent du trafic en 2016. Ceci venant directement impacter les objectifs des ministres de la santé et des finances. Ces taxes importantes jouent un rôle majeur dans le trafic de cigarettes. L’unité de Recherche et de Renseignement décrivait exactement ce phénomène dans son rapport de 2018 ; «Vers une politique raisonnée de réforme de la lutte contre le marché illégal du tabac ».

Selon le rapport, dans le contexte du Sri Lanka, la différence de prix entre les cigarettes légales et illégales est d’environs 25 roupies (0,13 euros) par cigarette. La différence tombe à 2 roupies pour des beedies (0,01 euros). Il faut également noter que la distribution de cigarettes illégales est bien plus aisée que pour d’autres drogues comme l’héroïne. Une première étape pour réduire ce trafic serait de réussir à le quantifier. Or, pour de multiples raisons cette estimation est difficile à effectuer.

Augmenter les taxes sur la cigarette et perdre des revenus

Selon certaines analyses la part du marché de cigarettes illégales serait entre 14 % et 18 % du total. Cette part monte à 26 % ou 29 % pour les beedies. Ceci représente entre 500 et 700 million de cigarettes et entre 1 400 million et 1700 million de beedies pour 2018. Autrement dit ce marché représenterait entre 15 et 20 milliards de roupies (entre 78 et 104 millions d’euros). Ceci représente entre 11 % et 15 % du total. Les beedies sont ici un peu à la traîne avec 5 % à 6 % du marché.

Les politiques publiques ont souvent des effets inattendus qui contrecarrent les bénéfices espérés, selon une étude américaine récente. Une conséquence des taxes importantes sur les cigarettes et l’augmentation de la contrebande. Les gens se se procurent des paquets dans des pays avec des taxes moins importantes pour les revendre ailleurs. L’augmentation des différences de prix ont fait de la contrebande de cigarettes un problème national et une entreprise criminelle lucrative. Le gouvernement du Sri Lanka a dépensé près de 40 milliards de roupies l’année dernière pour lutter contre la pauvreté. Or on estime que la perte de revenus lié au trafic actuel se situe entre 27 % et 40 % du prix de ce programme. L’augmentation des taxes sur la cigarette serait actuellement en train de faire perdre de l’argent qui manque cruellement à certains programmes.

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Le financement des milices iraniennes

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milices iraniennes

Le réseau des milices iraniennes développe son indépendance économique suite aux problèmes économiques de leur bienfaiteur

Le trafic d’essence est un des modes de financement principal choisi par les milices iraniennes. L’armée libanaise a par exemple arrêté 20 personnes dans la vallée de Bekaa début juillet et saisi 18500 litres d’essence. Cette zone de passage poreuse avec la Syrie est contrôlée par le Hezbollah. Cette milice est vraisemblablement à l’origine de ce trafic. Il est par ailleurs évident que l’essence saisie n’est qu’une infime partie du trafic à destination de la Syrie. Le Hezbollah nie évidemment toute implication dans cette contrebande.

Les milices iraniennes se diversifient

Il serait pourtant logique que les milices iraniennes diversifient leurs sources de revenus. En effet l’Iran est dans une situation difficile économiquement. Le pays ne peut donc pas financer ses alliés aussi facilement qu’il le faisait auparavant. Les groupes actifs dans la région doivent donc trouver de nouvelles façons de lever des fonds. Le problème se pose aussi pour le groupe Hashed Al-Shaabi en Irak. Cette milice chiite est aujourd’hui un acteur majeur de la vie politique irakienne. Ces derniers se sont tourné vers la banque et la contrebande et ils collaborent parfois avec leurs alliés du Hezbollah.

Hashed Al-Shaabi se finance notamment en prêtant de l’argent et en touchant des intérêts très élevés sur certains types de prêts. Le groupe contrôle également certains postes frontières et ports en Irak. La milice peut ainsi prélever des pots-de-vin sur le passage de marchandises et de visiteurs. De son côté le Hezbollah est aussi depuis longtemps accusé de participer au trafic de drogue en Europe et en Amérique Latine. Il s’appuierait sur la diaspora libanaise dans ces pays pour lever des fonds. En plus de ce trafic de drogue le groupe se livrerait à des opérations boursières en jouant sur la dévaluation de la monnaie libanaise pour faire des profits.

Diversification contre autonomisation

La collaboration de ces deux organisations est d’ailleurs intéressante ; il semblerait que Hashed Al-Shaabi ait transféré 50 millions de dollars sur 20 ans au Hezbollah avant que leur propre situation se détériore. Aujourd’hui la coopération demeure mais l’argent cesse d’affluer. Leurs échanges se font plus en terme de formation pour les miliciens, d’armes syriennes ou de collaboration militaire sur le terrain. Les deux organisations sont donc forcées de se tourner d’avantage vers le marché illégal pour se financer. Le financement de véritables armées de miliciens coûte en effet beaucoup d’argent.

Malgré tout le soutien iranien ne risque pas de disparaître car la relation du pays et de ces groupes est symbiotique. La diversification des revenus n’a pas pour objectif une prise d’indépendance totale de ces structures. Certains pensent même que le soutien continu du pays à ces armées privées pourrait provoquer la chute du régime face à une aggravation de la situation économique. En somme cette évolution de la situation ne signifie pas pour l’instant une réorganisation de la relation du pays avec ses groupes armés.

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Trafic de véhicules en Bolivie

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trafic de véhicules

La Bolivie est en proie à une explosion du trafic de véhicules venu de l’étranger qu’elle semble incapable d’arrêter

Les forces de l’ordre boliviennes ont récemment renforcé leur action dans la lutte contre le trafic de véhicules. Malheureusement il semble que les agents aient été mis en échec par les trafiquants. En effet le problème n’a fait que s’aggraver au cours de l’année. Les médias boliviens ont par ailleurs révélé le 18 juillet dernier que la vente illégale de véhicules proliférait en ligne. Le pays semble être dans une impasse face à ce problème.

Trafics de véhicules et chuteros

Ces véhicules vendus illégalement et sans documentation sont surnommés les chutos. Le problème prolifère notamment sur internet ; on comptabilise une vingtaine de sites dédiés uniquement à ce type de vente. On peut par ailleurs sans problème trouver ce type de véhicules sur instagram ou sur facebook dans des groupes dédiés. Ce phénomène est si populaire qu’il a généré un type de danse sur la plateforme TikTok. Le président de la Chambre du Commerce Automobile Luis Encinas révèle que 350 000 chutos circuleraient dans le pays. Le responsables de ce trafic de véhicules sont appelés les chuteros. Ils font entrer ces voitures dans le pays depuis le Chili, l’Argentine, le Pérou, le Paraguay et le Brésil.

On comprends tout de suite l’intérêt de ces ventes quand ont sait que ces véhicules peuvent s’acquérir pour la moitié du prix d’un véhicule légal. En juin le gouvernement a promis d’accroître la sécurité aux frontières pour stopper tout type de contrebande. Cependant dès le 9 juin les chuteros ont tendu une embuscade à un véhicule militaire dédié à la lutte contre la contrebande. Cette attaque a eu lieu à Patacamaya à l’ouest de La Paz. Les soldats se sont retrouvés prisonniers du véhicules et ont dû être libérés par d’autres patrouilles. Les vitres de leur voiture ont été brisées, leurs armes et téléphones ont été volés.

Militarisation du problème

Cette lutte contre la contrebande est rendue plus complexe encore par les affaires de corruption. À la mi-juillet l’unité responsable de cette lutte a été démantelée par le ministre de la Défense suite à des affaires de corruption. De plus la pandémie n’a pas ralenti le trafic comme dans d’autres pays, mais l’a renforcé. Les douanes boliviennes rapportent qu’entre janvier et juin 2021 la saisie de voitures de contrebande représente 19 millions de dollars. Le trafic de véhicule aurait par ailleurs doublé entre 2019 et 2020.

La réponse du gouvernement bolivien face à tout type de trafic a souvent été la militarisation de la réponse. Cette tactique n’a eu que peu d’effet. Il y a dix ans une patrouille de 15 soldats avaient par exemple dû fuir après s’être fait chasser par un groupe plus important de chuteros. Par ailleurs suite à la pandémie de nombreuses personnes ne trouvant pas de travail se tournent vers le marché noir. Malheureusement le gouvernement semble reproduire ses pratiques habituelles. L’installation de 19 checkpoint militaires à la frontière avec le Chili ont été annoncées, ainsi que six autres à la frontière péruvienne. Cette militarisation des frontières n’est pas une nouveauté et ne fait qu’accélérer le processus déjà engagé dans cette lutte inefficace contre les trafics.

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États-Unis : Le tunnel sous-marin des cartels

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tunnel sous-marin

Un tunnel sous-marin destiné au passage de la drogue a été découvert sous le Rio Grande entre le Texas et le Mexique

La DEA est responsable de cette découverte peu commune. Les cartels utilisent fréquemment des tunnels pour faire passer de la drogue ou pour leur trafic d’êtres humains. Cependant ces tunnels se contentent souvent de passer sous les barrières de la frontière. Ce cas est particulier car un tunnel sous-marin implique d’avoir un savoir-faire particulier et nécessite donc plus de temps et d’argent à construire.

Un tunnel sous-marin sous le Rio Grande

L’agent Richard Sanchez de la DEA est le responsable de l’organisation pour la région du Rio Grande. Il souhaite souligner que les organisations responsable de cette construction n’ont aucun problème pour réaliser ce genre d’ouvrages complexe ; « Ces organisations ont le capital. Elles sont aussi les ressources et les ingénieurs pour déterminer si c’est constructible, elles ont le temps ». Ces tunnels ingénieux sont depuis longtemps un élément majeur des techniques utilisées par les cartels. On se souvient par exemple des évasions audacieuses d’El Chapo Guzman.

Depuis les années 1990, les services de protection de la frontières auraient découvert près de 200 tunnels ; armes, humains, argent, drogues, tout passe par ces constructions. Cependant selon Sanchez ces tunnels sont plutôt une spécialité de la côte ouest ; en Californie ou en Arizona. Ce tunnel sous-marin texan est donc une prise singulière pour les forces de l’ordre. Il semblerait que cette découverte remonte à août dernier, bien que la nouvelle n’ait été annoncée que récemment. L’armée mexicaine est à créditer pour la découverte de l’entrée.

Un projet ambitieux et inhabituel

Les cartels ont probablement passé leur « commande » à Matamoros. L’ouvrage a en suite débuté du côté mexicain. On sait aujourd’hui que l’objectif était d’atteindre une usine de traitement de l’eau à Brownsville. En cas de réussite il aurait été le premier tunnel de la région. Malheureusement pour le cartel il semble que les constructeurs aient eu des problèmes. Malgré les générateurs alimentant un système de ventilation sophistiqué et des pompes, l’eau s’infiltrait dans le tunnel sous-marin.

Il semble que les trafiquants aient choisi cette zone pour la quantité de végétation les dissimulant. Les patrouilles y sont aussi moins fréquentes qu’à l’embouchure du Rio Grande vers Boca Chica. Ce tunnel sous-marin a beau être inhabituel il ne s’agit pas d’une réelle nouveauté. Dès 2002, le Homeland Security Act avait en effet été amendé pour renforcer la surveillance de ces tunnels. On estime qu’un tunnel tel que celui-ci coûte un million de dollars aux trafiquants. Cet ouvrage devient alors rapidement rentable ; dès le passage de deux cargaisons de drogue.

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