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Malte : Deux femmes emprisonnées pour des affaires de drogue

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La situation de ces deux femmes emprisonnées pousse le magistrat à s’interroger sur la possible légalisation des drogues

Ces deux femmes ont été emprisonnées suite à des décisions du tribunal de Gozo. Elles ont par ailleurs reçu une amende. Suite à cela le magistrat s’est désolé de la propagation incessante du problème. Ce juge en est même venu à évoquer la possibilité de se diriger vers une légalisation des « drogues douces ». Dorothy Refalo est une femme de 46 ans venant de Sannat. D’après ses propres dires elle consomme de la drogue. Elle a été condamnée à une peine de 16 mois de prisons et 1000€ d’amendes pour possession de drogue et récidive. Maria Concetta Vella a été condamnée pour une autre affaire.

Deux femme emprisonnées ; deux profils différents

Une opération de surveillance de la brigade des Stups en 2016 avait permis l’arrestation de Dorothy Refalo à Victoria. Elle avait été prise en flagrant délit alors qu’elle tentait de se débarrasser de quelque chose en sortant de sa voiture. Il s’est ensuite avéré qu’il s’agissait de trois sachets d’héroïne. Une fouille subsidiaire de son logement avait permis la découverte d’un sac de poudre brunâtre de bonne taille cache dans un paquet de nourriture pour chat. Cette femme était également porteuse de 215€ en liquide.

Refalo a nié les accusations de trafic de drogue. Elle a insisté sur le fait qu’elle avait acheté l’héroïne pour son usage personnel. Elle se débrouillait pour la faire venir de Malte où le produit est moins cher. En ce qui concerne les sachets qu’elle avait tenté de jeter elle a expliqué qu’elle consommait parfois de la drogue en allant chercher son café. Le total de la saisie représentait 51,16 grammes d’héroïne. Selon un expert il s’agit d’une prise d’une valeur de 2455€.

Une trafiquante aux côtés d’une consommatrice

Dans une autre affaire Maria Concetta Vella, une femme de 53 ans vivant à Zebbug, a été accusée d’avoir acheté de la drogue et de récidive. Elle était la cible d’une enquête de police suite à une overdose ayant provoquée la mort d’un homme de 19 ans. La victime était devenu ami avec la femme et se fournissait en drogue chez elle au rythme d’un paquet par jour. Une tierce personne a témoigné qu’à deux occasions il avait aperçu la voiture de Mme Vella à Marsalforn où elle a échangé des paquets d’aluminium contre de l’argent.

Bien que la femme nie les accusations le tribunal présidé par le magistrat Joseph Mifsud a conclu qu’il existait suffisamment de preuves. Mme Vella a été condamnée à quatre ans de prisons et à 2500€ d’amende payable en six mois. Le magistrat en a profité pour critiquer ceux qui persistent à ruiner leurs vies malgré les opportunités qu’on leur offrait. Le juge fait par là montre de son manque de compassion pour des personne souffrant de cette maladie qu’est l’addiction. On ne voit pas en quoi sa remarque sur les « drogues douces » pourrait aider qui que ce soit quand on parle de personnes souffrant d’une grave addiction à une drogue comme l’héroïne. Deux femmes emprisonnées n’endigueront pas le problème des drogues.

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Trafiquant d’enfants thaïlandais lourdement condamné

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Un trafiquant d’êtres humains thaïlandais a été condamné à un record 374 ans de prison pour trafic d’enfants et pédophilie

Yuttana Kodsap a été reconnu coupable de trafic d’enfants à des fins pornographiques après avoir incité des enfants de 7 à 12 ans à jouer à des jeux informatiques chez lui. Il a filmé des actes sexuels avec eux puis vendu les vidéos en ligne.

Peine de prison record

Un tribunal de la province thaïlandaise de Phang Nga, dans le sud de la Thaïlande, a condamné Yuttana Kodsap, 31 ans, à 374 ans de prison pour ses crimes. Il est aussi condamné à payer 800 000 bahts thaïlandais (un peu moins de 800 euros) à chacune de ses cinq victimes. Ces informations ont été fournies à la Fondation Thomson Reuters par la Cour de justice. Il s’agit de la deuxième fois où des pédocriminels sont été condamnés à plus de 300 ans de prison.

L’année dernière le tribunal pénal a condamné trois hommes à 309 ans d’emprisonnement pour trafic d’enfants à des fins de prostitution. Dans les deux cas les tribunaux ont limité la peine d’emprisonnement à 50 ans conformément à la législation thaïlandaise. Papop Siamhan est avocat indépendant spécialisé dans la traite des êtres humains. Pour lui, les affaires de prostitution d’enfants entraînent de lourdes peines de prison car elles impliquent souvent plusieurs chefs d’accusation, et de nombreuses victimes. Selon lui ; « De longues peines de prison auront un effet dissuasif, car les gens auront peur de commettre de tels crimes. Les autorités et les juges seront également plus attentifs dans le traitement de ces cas. »

La Thaïlande félicitée pour ses efforts

Plus tôt cette année, les États-Unis ont félicité la Thaïlande dans leur rapport annuel sur la traite des personnes (TIP). Ils louent les lourdes peines de prison auxquelles sont condamnés les trafiquants  d’enfants et leurs complices. La Thaïlande a été classée dans la catégorie 2 dans ce rapport ; ceci signifie qu’elle déploie des efforts importants pour lutter contre ce crime. Depuis janvier dernier les tribunaux ont prononcé 170 peines d’emprisonnement dans des affaires de traite. Parmi elles, 74 condamnations de plus de 10 ans, selon la Cour de justice.

Archana Kotecha est la responsable de l’association caritative anti-esclavagiste Liberty Shared. Elle pense que les longues peines peuvent être un moyen de dissuasion efficaces. Kotecha pense cependant que cela devrait s’accompagner de la saisie d’actifs pour indemniser les victimes ; «La dissuasion visant les biens des délinquants est probablement la plus efficace. Elle prend en compte la nécessité d’indemniser les victimes pour ce qu’elles ont enduré, et elle supprime les gains commerciaux réalisés par le délinquant.”

 

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Mort des tigres secourus d’un temple thaïlandais

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Plus de la moitié des tigres sauvés d’une attraction touristique du Temple du Tigre, fermée en 2016 après allégations de trafic d’animaux, sont morts

Les animaux avaient été confisqués d’un temple après la découverte de morceaux de tigres venant du temple sur le marché noir. Affaiblis par le stress et la consanguinité, les animaux n’avaient plus de système immunitaire.

Une attraction mondialement réputée pendant deux décennies

Des touristes y prenaient des selfies avec des tigres depuis 1994. En 2016 on pouvait y aller pour l’équivalent de 13 euros environ et y nourrir un tigron au biberon. Ce temple avaient eu son lot de visiteurs célèbres, comme Jay-Z ou Beyoncé. Cette attraction phare de la Thaïlande est devenue le centre de la controverse quand des internautes ont réalisé que les propriétaires vendaient des morceaux de tigre au marché noir. En 2016, les autorités thaïlandaises ont confisqué près de 150 tigres du temple bouddhiste à l’ouest de Bangkok suite à la pression de militants animalistes sur internet. Pendant le raid, ils auraient trouvé des tigrons morts au congélateur et d’autres conservés dans des bocaux.

Des années plus tard, 86 des 147 tigres confisqués sont morts lentement de paralysie de la langue laryngée.  Selon la version officielle ; les animaux étaient affaiblis par le stress de la vie en captivité et leur état s’est détérioré progressivement depuis le diagnostic. Comme les tigres étaient des sang-mêlés et ne vivaient qu’en captivité, leur système immunitaire était affaibli, les empêchant de lutter contre la maladie virale. Des défenseurs de l’environnement se demandent si les autorités avaient pris soin des animaux saisis de façon appropriée. Edwin Wiek est le fondateur de la Wildlife Friends Foundation of Thailand. C’est l’association qui avait lancé l’alerte au sujet des pratiques du temple. Selon lui les conditions dans les enclos n’étaient « pas assez bonnes pour héberger autant de tigres et l’installation était mauvaise ». L’exiguïté des cages permettait la propagation de la maladie.

Une trafic florissant et largement ignoré par des autorités corrompues

Lors du raid des forces de l’ordre un moine aurait tenté de s’échapper du temple. Il conduisait un camion avec des centaines de flacons, de peaux et de dents de tigre dissimulés dans une valise. Une peau de tigre d’élevage peut se vendre pour environ 45 000 euros en Chine. Selon l’EIA, les riches chinois achètent des peaux pour les tapis et les tentures, et boivent du vin de tigre à 400 euros la bouteille. Les os de tigre valent littéralement leur pesant d’or et un bol de soupe au pénis de tigre “stimulateur la virilité” se vend pour plus de 350 euros.

Le temple se présentait depuis des années comme un sanctuaire ; il s’est finalement révélé être une plaque tournante dans le trafic de la faune. Certains visiteurs ont affirmé que les animaux semblaient être drogués ; des vidéos montrent en effet des animaux léthargiques. Des défenseurs de la vie sauvage ont accusé les moines du temple d’avoir élevé illégalement des tigres. Un accord international de 2007 l’interdit, même si en pratique de nombreuses fermes à tigres existent en Asie du sud-est. Mais vu l’argent qui peut être fait dans ce trafic, il n’est pas difficile de corrompre les autorités. Le combat contre le trafic d’animaux est encore largement perçu peu important, y compris par les forces de police.

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La lutte contre le trafic d’animaux en Amérique latine

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La première conférence d’Amérique latine sur le trafic d’animaux sauvage a eu lieu sur ce continent si riche en terme de biodiversité

Après la drogue, les armes à feu et le trafic d’êtres humains, le trafic d’espèces sauvages est le crime organisé le plus lucratif du monde. On estimait les profits annuels à 20 milliards de dollars en 2016, selon Interpol. Ce continent le plus riche en biodiversité du monde ; environ 40% des espèces végétales et animales du monde. Aujourd’hui l’Amérique latine est une plaque tournante de ce commerce criminel.

Un problème à prendre au sérieux

Le trafic d’espèces sauvages augmente dans la plupart des pays de la région, y compris au Pérou, le pays hôte de la conférence. Luis Alberto Gonzales-Zuñiga est le chef de son service forestier et de faune sauvage. D’après lui ; “ C’est une entreprise mondialisée qui nécessite une réponse globale ». Qu’il s’agisse du commerce d’animaux sauvages vivants ou d’animaux morts les pays dont ils sont originaires doivent prendre ce trafic au sérieux. Pour Salvador Ortega, responsable d’Interpol pour les crimes contre les forêts d’Amérique latine, ces pays doivent comprendre qu’ils font partie de la chaîne d’approvisionnement d’une organisation criminelle transnationale.

Selon Ortega ; »La corruption est l’élément le plus perturbateur pour nos enquêtes dans cette région. Elle porte atteinte à la coopération policière internationale et aux enquêtes transnationales. Alors que les collectionneurs d’animaux vivants vivent surtout aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient, la contrebande d’animaux morts vise surtout l’Asie de l’Est, en particulier la Chine.

Initiatives internationales

Les gouvernements britanniques et américains ont tous deux soutenu ce sommet. Ce dernier fait suite à la conférence sur le commerce illégal d’espèces sauvages organisée à Londres l’année dernière. Le ministre britannique de l’Environnement, Zac Goldsmith, a salué l’initiative.

Un porte-parole du département d’État américain a déclaré que le pays était ; « le chef de file dans la lutte mondiale contre le trafic d’espèces sauvages. »

Un décret signé par le président Trump en 2017 a expressément reconnu le trafic d’espèces sauvages comme ; « l’un des quatre domaines prioritaires dans les efforts visant à démanteler les organisations criminelles transnationales ». Les 27 pays majoritairement latino-américains et caribéens présents à la conférence se sont mis d’accords sur plusieurs points ; partager leurs informations, faire respecter la loi et prendre ce crime davantage au sérieux. La prochaine réunion devait avoir lieu en Colombie en 2021.

 

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