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France : un trafic d’armes démantelé à Nantes

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L’interpellé détenait un impressionnant stock d’armes à son domicile.

« Une arme longue, un fusil à pompe, un sabre, un arbalète et deux pistolets d’alarme avec chargeur approvisionné mais aussi 31 armes de type Airsoft. », seraient le butin sur lequel les policiers de Nantes auraient mis la main le vendredi 28 septembre.

Les policiers de la brigade anti-criminalité ont découvert le stock d’armes ainsi que de nombreuses munitions chez un homme de 36 ans, domicilié à Saint-Sébastien-sur-Loire.

Le suspect sera convoqué devant la justice pour la détention de cet arsenal, malgré une interdiction judiciaire, indique la police. Une expertise psychiatrique a été demandée.

Quelques jours plus tard, le mardi 2 octobre, c’est dans le Gard qu’un trafic d’armes a été démantelé : les douaniers ont interpellé deux hommes à Saint-Gilles dans le cadre d’un trafic d’armes de grande envergure. Des armes de guerre auraient été saisies lors de l’opération.

 

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Le port de Beyrouth : triste symbole du Liban

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port de Beyrouth

La corruption et la contrebande en tout genre sur les docks du port de Beyrouth apparaissent comme un microcosme de l’État libanais

L’explosion tragique du port de Beyrouth semble avoir libéré la parole de la population. Les pots-de-vin seraient monnaie courante sur les docks, tout comme l’évasion fiscale et la contrebande. Comme toutes les institutions libanaises la corruption est au cœur de la situation. Ceci souligne que le problème est présent aux plus hauts niveaux de l’État jusqu’au bas de l’échelle sociale.

Une corruption connue de tous

Un membre de l’institution judiciaire dénonce notamment la totale liberté laissée au Hezbollah du fait de ses liens avec les douanes et les autorités portuaires. Le Hezbollah n’est cependant pas le seul coupable. D’autres partis politiques importants bénéficient également de passe-droits notoires ; le Mouvement Patriotique Libre, le mouvement Amal, le Mouvement du Futur. Tous se partagent les richesses du port selon les experts et des membres des forces de sécurité. Selon Mohammad Chamseddine, du groupe de recherche de Beyrouth Information International ; « Le port de Beyrouth est une des institution les plus corrompues que ce soit dans sa gestion courante ou pour le service des douanes ».

La gestion du port est sous administration publique provisoire depuis la fin de la guerre civile en 1990. Cette gestion provisoire n’a jamais été remise en question ; le port est géré comme une entreprise privée. Comme dans d’autres institutions les partis politiques et confessionnels se partagent les sept sièges de la commission. La corruption des élites politiques se reflète très exactement dans les eaux du port. Le Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, se sert ainsi du port pour recevoir tout ce dont ils ont besoin ; armes, drogues et contrebande en tout genre.

Au port de Beyrouth tout a un prix

La corruption est tellement prégnante dans le port que cinq agents des douanes ne peuvent tout simplement pas être remplacés ; leurs connexions politiques sont trop importantes. Chacun d’entre eux a fait allégeance à un des partis. Le port de Beyrouth reste une institution essentielle pour le pays. Près de 85 % des besoins en nourriture du pays y passent. Près de 70 % des importations ne peuvent faire autrement que d’y arriver. Pourtant seule une infime partie des revenus générés atteint les coffres de l’État. On estime que les pertes en évasion fiscale se chiffreraient à 2 milliards par ans.

Des pots-de-vin arrosent tous les employés du port de façon régulière pour accélérer le processus ou faire passer de la contrebande. Le prix du pot-de-vin varie en fonction de l’illégalité de la marchandise ou de sa valeur. Le seul scanner du port est d’ailleurs en panne depuis avril 2019 et il n’est pas prévu de le réparer ou de le changer ; les partis se disputent le contrat. Il est difficile de pointer un seul responsable. Tout le système politique libanais est corrompu ; heureusement il semble que l’explosion du port ait par contre libéré la parole et la colère de la population.

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Le Kurdistan irakien entre contrebande et corruption

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Kurdistan irakien

Une équipe technique du gouvernement du Kurdistan irakien a découvert l’existence d’un vaste et lucratif réseau de contrebande

Ce réseau de contrebande aurait fait passer des milliards de dinars en biens de toutes sortes ; ceci représente des centaines de milliers d’euros. Les contrebandiers importaient illégalement des produits au Kurdistan irakien à travers un passage frontalier particulier. Cette découverte a été confirmée par le ministre des finances du Kurdistan irakien. Le trafic passait par le passage de Parvizkhan à la frontière iranienne.

Un coup médiatique pour le gouvernement ?

Pour le ministre de l’économie et des finances ce réseau est doublement criminel ; d’un part par son trafic mais aussi pour sa mise en danger des finances publiques. Il semble que les criminels soient de plus mouillés dans un large éventails d’affaires. En effet ils étaient capables de créer de faux documents autorisant le passage des marchandises à travers la frontière.

Le communiqué du ministère s’est félicité de cette découverte. Ce dernier a aussi tenu a féliciter les services des douanes de la région autonome et celles de la ville de Sulaimani. Dans ce communiqué on peut aussi lire ; « Il existe une coordination totale entre le tribunal et les services de surveillance du ministère de l’économie et des finances… Le procureur travaille déjà sur cette affaire et des mesures administratives et légales sont en train d’êtres prises. » On ignore pour l’instant combien de personnes étaient actives au sein de ce réseau.

La corruption au Kurdistan irakien

On compte aujourd’hui trois postes frontières officiels entre le Kurdistan irakien et l’Iran ; Haji Omaran à Erbil, Parvizkhan à Garmiyan et Bashmakh dans la région de Sulaimani. Cependant de très nombreux points de passage officieux existent. Shakhawan Bakir est le responsable du poste de Bashmakh. Il a révélé que ses « équipes techniques » avaient travaillé de concert avec celles du gouvernement ; c’est leur travail qui a permis de déterminer que le réseau opérait à Parvizkhan. Il semble par ailleurs que les équipes de Parvizkhan reconnaissent que des biens illégaux passent la frontière quotidiennement.

Selon le directeur du poste de Parvizkhan ; « 80 % des taxes finissent dans les mains des entreprises et non celles du gouvernement. » On voit d’ailleurs de tout passer par le poste frontière ; des oignons aux véhicules d’occasions. Cette région n’est cependant pas la seule souffrant de ce trafic au Kurdistan irakien. Ajoutons qu’à de nombreuses occasions les forces de l’ordre sont également complices des trafiquants. Un député dénonce même le fait que certaines entreprises possédant des bureaux officiels au Kurdistan irakien importent des biens de consommation périmés avec l’aide des forces de sécurité. Étant donné le niveau de corruption les trafiquants ont encore de beaux jours devant dans la région.

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Bangladesh : Une envie dévorante de poisson hilsa

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Les douanes indiennes ont saisi 2800 kg du poisson hilsa alors que son exportation est interdite par le Bangladesh depuis maintenant 8 ans

Ce poisson hilsa est un mets réputé au Bengal, de l’autre côté de la frontière. L’animal s’y vend jusqu’à 3000 roupies le kilo sur les marchés de Kolkata ; soit 34,5 euros le kilo. La saisie de 2800 kg de poisson hilsa s’est effectuée sur une période de 7 mois. Les meilleures prises des autorités sont d’environ 600 kg par saisies. Récemment celles-ci sont devenues routinières et les autorités ne semblent pas excessivement inquiètes.

Trafic de poisson

Ce poisson bangladeshi est si réputé au Bengal que les habitants sont prêts à y mettre le prix. Ces derniers ont d’ailleurs explosé après l’interdiction de son exportation il y a huit ans. Le plus réputé est le Padmar Ilish ; un poisson hilsa de la rivière Padmar. Il est réputé pour être de qualité supérieure. Ces derniers sont évidemment les plus cher. Les poissons hilsa dits « Ganga hilsa » et « hilsa de mer » se vendent quand même entre 1500 et 1800 roupies le kilo ; soit entre 17 et 20 euros.

Les saisies sont généralement effectuées par l’Inde pour rendre service à son voisin. Les autorités parlent de « contrebande inversée » ; en effet les routes de la contrebande vont généralement dans l’autre sens. La plupart de ce commerce illégal a généralement lieu dans les régions frontalières bengladeshi de Malda et Murshidabad. Au total 11 contrebandiers sont poursuivis dans 9 affaires distinctes. Toutes ces personnes sont des citoyens indiens.

Le poisson hilsa : un enjeu diplomatique

La gouvernement du premier ministre Sheikh Hasina est le premier à avoir interdit l’exportation du poisson. L’objectif était de protéger le poisson hilsa de la rivière Padma. Il faut cependant ajouter à ceci une question d’accès à l’eau. En 2015 il était assez clair que le bangladesh négociait à demi-mot, l’accès à certaines rivières contre l’arrivée de poisson. En septembre 2019 le gouvernement bangladeshi a cependant autorisé l’exportation de 500 tonnes de poisson hilsa. Ceci n’a cependant pas mis fin à la contrebande.

Il est néanmoins intéressant de noter que le poisson saisi n’est pas détruit mais revendu localement. Un grand nombre d’importateurs essayent actuellement de convaincre le gouvernement de revenir sur son interdiction d’exportation. Ils citent le contrecoup économique de cette décision ; depuis 2012, 42 entreprises liées à ce poisson ont fermé. Le gouvernement a précisé qu’il ne changerait pas sa décision tant que l’accès aux eaux de la rivière Teesta ne sera pas résolu. La diplomatie du poisson hilsa a donc de beaux jours devant elle.

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