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Bahreïn : officier de Marine accusé de désertion et trafic d’êtres humains

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Cet officier de Marine diplômé de l’académie navale des États-Unis sera jugé en cour martiale pour désertion et trafic sexuel

Cet officier de Marine réserviste était déployé au Bahreïn lors des faits. Il est accusé d’avoir abandonné son unité pendant des semaines. Il aurait également engagé des prostituées et manqué de rapporter des fautes commises par ses troupes. Le lieutenant Joseph R. Nelson est un officier de combat de surface au Centre de Soutien Naval Opérationnel de New York. Il aurait abandonné son unité le 19 juin jusqu’à son arrestation vers le 9 juillet.

Un officier de Marine peu recommandable

Une fois arrêté cet officier de Marine a déclaré aux enquêteurs avoir fini son déploiement et n’être plus en service actif. Cette déclaration était entièrement fausse et le lieutenant le savait pertinemment. Nelson est aussi l’objet d’une quantité d’accusation remontant à son déploiement annuel près de Al-Hidd au Bahreïn. Il est accusé d’association et cohabitation avec des prostituées, d’avoir manqué de rapporter les fautes de ses soldats, d’avoir payé pour des rapports sexuels, etc. Le document d’accusation s’étend sur quatre pages.

Les accusations se déroulent sur une période allant de juin 2017 à mai 2018. On ne sait pas encore à quelle date l’officier de Marine sera jugé selon le Lieutenant Tim Pietrack ; le porte-parole pour la région navale d’Europe, Afrique et d’Asie du sud-ouest. Nelson est le sixième membre de la Marine, et le seul officier, à faire face à de telles accusations pour ce déploiement au Bahreïn. Plusieurs accusations de l’officier de Marine se centrent sur des fautes de conduites indignes d’un officier et faisant honte aux forces armées.

Six marins en eaux troubles

Les cinq autres matelots sont accusés de crimes divers et attendent de passer en cour martiale. Les autorités maritimes ont refusé de commenter l’affaire avant le procès. Chaque accusations seront traitées séparément par le Service d’Investigation Criminel de la Marine, dirigé par le Commandant Josh Frey. Les autorités du Bahreïn ont depuis longtemps lutté pour que soit traité le problème du travail forcé et du trafic sexuel dans le pays. Les travailleurs migrants et les travailleurs sans qualifications y sont particulièrement vulnérables.

Tous le personnel naval déployé doit désormais suivre un entraînement complet sur la façon de repérer les signes de trafic. Ils doivent aussi savoir ce qu’ils peuvent faire pour combattre le problème. Cela inclut aussi le fait de ne pas se taire quand ils voient les autres enfreindre les règles. Selon Frey ; « le but de cette campagne est de sensibiliser et de renforcer les valeurs centrales de la Marine ainsi que d’encourager l’intervention des témoins en encourageant les marins à s’exprimer quand des fautes ou des comportements destructeurs ont lieu ». Reste à savoir comment la Marine choisira de punir le lieutenant Nelson et ses marins au-delà de ces discours encourageants.

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Inde : Le Covid-19 entrave le trafic d’or de contrebande

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or de contrebande

L’importation illégale et d’or de contrebande a été durement impacté par la crise sanitaire dans ce pays très friand du métal précieux

Les importations d’or de contrebande auraient chuté drastiquement ; environ 2 tonnes par mois. Les experts estiment que le total devrait se situer à 25 tonnes en fin d’année contre 120 tonnes l’année dernière. Cette nouvelle a été annoncée par N. Anantha Padmanaban ; la présidente du conseil domestique des pierres précieuses et des bijoux d’Inde. Les estimations des experts soulignent donc qu’on assisterait à une baisse historique du trafic d’or ; 17 % du trafic habituel selon le Conseil Mondial pour l’Or.

Une baisse historique

Il semble que l’impact ait été provoqué par plusieurs facteurs ; le confinement très stricte de l’Inde en fait partie. Depuis mars les vols internationaux sont également annulés. De plus l’économie du pays aurait été réduite de 25 % entre juin et septembre ; la demande en métaux précieux a donc logiquement chuté. Les restrictions commencent cependant à s’adoucir même si le pays n’a pas encore rouvert ses portes. En effet malgré ses mesures le pays est le deuxième plus atteint par l’épidémie derrière les États-Unis.

Selon N. Anantha Padmanaban ; « Il n’y pas eu de vols ces six derniers mois et donc la quantité de contrebande a été infime. Quel que ce soit le type de contrebande le seul moyen est de passer par les frontières terrestres du Népal, Pakistan, Bangladesh et Sri Lanka et non plus par les aéroports ».

Le trafic d’or de contrebande en sommeil

La quantité moyenne d’or saisi par mois a donc chuté. Les aéroports indiens enregistrent un record établi il y a six ans ; seulement 20,6 kg d’or découvert depuis avril, selon Bloomberg et les chiffres du ministère des finances. Le trafic d’or avait jusqu’ici bénéficié de conditions très favorables. Les prix du métal battaient des records et l’Inde impose une taxe de 12,5 % sur les importations d’or, sans compter des taxes locales additionnelles ; il est donc très profitable d’acheter de l’or illégal. Les joailliers réclament depuis longtemps une baisse de 50 % de cette taxe d’importation pour tenter de réduire le flot du trafic et légaliser le marché.

Si cette mesure passait elle jouerait un rôle dans la réduction du trafic d’or quand l’Inde rouvrira ses aéroports. Sans cela le trafic d’or reprendra comme auparavant. Par ailleurs le Sri Lanka a récemment annulé sa propre taxe d’importation sur l’or ; ceci pourrait encore augmenter le trafic en Inde selon Padmanaban. Selon elle ; « En 45 minutes de bateau depuis le Sri Lanka on peut débarquer en Inde. » Elle ajoute que les trafiquants sont connus pour s’adapter rapidement au évolutions politiques et économiques. La crise du Covid-19 ne mettra donc pas fin à ce type particulier de contrebande.

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La police de Papouasie : une mafia dans l’État

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police de Papouasie

La police de Papouasie Nouvelle-Guinée est accusée entre autre de corruption, de trafic d’armes et de drogue par son propre ministre

Le ministre de la police dénonce sa propre institution comme étant la plus corrompue du pays. Selon lui la police de Papouasie Nouvelle-Guinée est responsable de trafic d’armes, trafic de drogue et du vol de terres. Il ajoute qu’il y existe une « culture généralisée d’indiscipline et de brutalité ». Ces condamnations du ministre Bryan Kramer semblent extraordinaires ; selon lui il faudrait une génération entière pour réussir à mettre fin à cette corruption endémique.

Qui nous protège de la police ?

Cette déclaration choc a été faite à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Elle-même fait suite à la reconnaissance du commissaire de police David Manning que ses troupes comptent des « criminels en uniforme.» Le constat de Kramer vient après 15 mois passée à la tête de l’institution. Selon lui ; « l’organisation responsable de combattre la corruption est devenu l’agence principale commettant des actes de corruption. »

Parmi les cas exemplaires on trouve ceux des policiers responsables de Port Moresby ; ces derniers volaient les fonds de pension de leurs anciens collègues à la retraite. Ils étaient également de mèche avec le crime organisé. En plus des trafics déjà nommés on peut y ajouter le vol d’essence, des fraudes à l’assurance et du détournement de fonds de la police. Ces derniers volaient même des terres allouées à l’institution. Kramer ajoute que de nombreux excellents agents ont été licenciés ou mis à la retraite pour s’y être opposés.

Tolérance zéro pour la police

Bryan Kramer a fondé sa carrière sur la question de la transparence et du bon gouvernement. Il a déjà dénoncé d’autres scandales de corruptions de ce genre. Un rapport récent du gouvernement australien soulignait un autre problème sans doute lié au premier ; le cruel manque de ressources allouées à la police. La police de Papouasie Nouvelle-Guinée nécessiterait au moins 1,1 milliards de dollars pour résoudre des problèmes de ressources, de formation et d’infrastructure. Par ailleurs le nombre d’agents est largement insuffisant ; 1 policier pour 1145 personnes, contre 1 pour 450 personnes selon les recommandations de l’ONU.

Le commissaire Manning a annoncé ce mois-ci qu’il instaurait une nouvelle politique de tolérance zéro pour la police. En cas de corruption, de violence ou d’infractions disciplinaire le policier sera limogé. Il est surprenant que ceci apparaisse comme un progrès. Par ailleurs Manning a ordonné aux policiers de réserve de rendre leurs armes, badges et uniformes devant l’ampleur des abus de pouvoir. Par ailleurs de nombreux policiers n’allaient pas au travail sachant que des réservistes iraient pour eux. La crise du Covid-19 a aussi eu un effet désastreux sur les finances du pays ; les problèmes de financement de la police ne risquent donc pas de s’améliorer. On peut cependant se demander si face à une corruption de cette ampleur, d’avantage de policiers est ce dont a besoin le pays.

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Le port de Beyrouth : triste symbole du Liban

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port de Beyrouth

La corruption et la contrebande en tout genre sur les docks du port de Beyrouth apparaissent comme un microcosme de l’État libanais

L’explosion tragique du port de Beyrouth semble avoir libéré la parole de la population. Les pots-de-vin seraient monnaie courante sur les docks, tout comme l’évasion fiscale et la contrebande. Comme toutes les institutions libanaises la corruption est au cœur de la situation. Ceci souligne que le problème est présent aux plus hauts niveaux de l’État jusqu’au bas de l’échelle sociale.

Une corruption connue de tous

Un membre de l’institution judiciaire dénonce notamment la totale liberté laissée au Hezbollah du fait de ses liens avec les douanes et les autorités portuaires. Le Hezbollah n’est cependant pas le seul coupable. D’autres partis politiques importants bénéficient également de passe-droits notoires ; le Mouvement Patriotique Libre, le mouvement Amal, le Mouvement du Futur. Tous se partagent les richesses du port selon les experts et des membres des forces de sécurité. Selon Mohammad Chamseddine, du groupe de recherche de Beyrouth Information International ; « Le port de Beyrouth est une des institution les plus corrompues que ce soit dans sa gestion courante ou pour le service des douanes ».

La gestion du port est sous administration publique provisoire depuis la fin de la guerre civile en 1990. Cette gestion provisoire n’a jamais été remise en question ; le port est géré comme une entreprise privée. Comme dans d’autres institutions les partis politiques et confessionnels se partagent les sept sièges de la commission. La corruption des élites politiques se reflète très exactement dans les eaux du port. Le Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, se sert ainsi du port pour recevoir tout ce dont ils ont besoin ; armes, drogues et contrebande en tout genre.

Au port de Beyrouth tout a un prix

La corruption est tellement prégnante dans le port que cinq agents des douanes ne peuvent tout simplement pas être remplacés ; leurs connexions politiques sont trop importantes. Chacun d’entre eux a fait allégeance à un des partis. Le port de Beyrouth reste une institution essentielle pour le pays. Près de 85 % des besoins en nourriture du pays y passent. Près de 70 % des importations ne peuvent faire autrement que d’y arriver. Pourtant seule une infime partie des revenus générés atteint les coffres de l’État. On estime que les pertes en évasion fiscale se chiffreraient à 2 milliards par ans.

Des pots-de-vin arrosent tous les employés du port de façon régulière pour accélérer le processus ou faire passer de la contrebande. Le prix du pot-de-vin varie en fonction de l’illégalité de la marchandise ou de sa valeur. Le seul scanner du port est d’ailleurs en panne depuis avril 2019 et il n’est pas prévu de le réparer ou de le changer ; les partis se disputent le contrat. Il est difficile de pointer un seul responsable. Tout le système politique libanais est corrompu ; heureusement il semble que l’explosion du port ait par contre libéré la parole et la colère de la population.

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