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Réouverture de la frontière entre la Tunisie et la Libye à Ben Guerdane

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La réouverture de la frontière entre la Tunisie et la Libye redonne espoir aux habitants, commerçants et trafiquants de Ben Guerdane

Les commerçants tunisiens ont repris le travail dans la ville frontalière de Ben Guerdane. La réouverture de la frontière au niveau du passage de Ras Jedir a été annoncée le 1er septembre dernier. La ville commence à se remettre d’un arrêt total du commerce pendant deux mois. Cela a fait suite à la fermeture de la frontière par la Libye. Ce pays avait commencé par interdire le passage des marchandises avant de fermer entièrement la frontière. Les résidents de Ben Guerdane ont du se résoudre à acheter toutes leurs marchandises au marché noir.

Une réouverture très attendue

Il n’y a pas si longtemps Ben Guerdane a été la scène de manifestations ; des dizaines de personnes ont pris la rue en juin. Un groupe de commerçants locaux a bloqué la route principale vers le passage frontalier pour exprimer leur frustration face aux nouvelles restrictions imposées par les autorités libyennes. Ces derniers ont pris comme excuse l’importance du problème du trafic de marchandises pour justifier leur décision. En juillet Tripoli a fermé le poste frontière principal pour protéger ses concitoyens suite à des rapports dénonçant le harcèlement des libyens passant dans cette ville de l’est tunisien ; ceci étant semble-t-il lié aux manifestations.

Selon le responsable de frontalier Najmi Muamar ; « l’État libyen est déterminé à faire respecter sa décision de renforcer le contrôle de la frontière afin d’éviter la contrebande d’essence et de marchandises qui est importante des deux côtés dans la zone frontalière ». Ce n’est pas seulement l’économie parallèle qui joue un rôle clé dans cette zone depuis longtemps négligée du sud de la Tunisie. Ben Guerdane spécifiquement dépend des trafics transfrontalier et de la contrebande ; il existe peu d’alternative pour survivre autrement.

Ben Guerdane une ville abandonnée par l’État

Selon Bechir Chouikh, le porte-parole des manifestants ; « L’État Tunisien est complètement absent de la région en dehors de la police, de l’armée et de la Garde Nationale ». Les manifestants ne demandaient pas seulement la réouverture du poste frontière mais également la mise en place de projets publiques de développement. Par ailleurs ces derniers demandent le respect de la part des autorités libyennes ; beaucoup d’entre eux dénoncent des mauvais traitement physiques et verbaux. Par ailleurs ils demandent la levée de la taxe imposé à chaque tunisien passant la frontière qui ne s’applique pas aux libyens.

Ce n’est pas la première fois que la frontière est ainsi fermé dans le but de s’en prendre aux trafiquants. La dernière fermeture avait durée six semaines. Cet événement avait causé des problèmes majeurs ; l’activité commerciale avait été durement touché. Les contrebandiers de Ben Guerdane et les grossistes en avaient beaucoup souffert. Cependant les habitants de la ville avaient également été très affectés. Beaucoup d’entre eux reposent sur le commerce informel pour survivre. On voit qu’il est très difficile de prétendre s’en prendre uniquement aux contrebandiers dans la région quand une bonne partie de la population dépend directement ou indirectement de ces trafics pour survivre.

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Armes de poing américaines, criminels britanniques

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Les armes de poing américaines sont importées illégalement au Royaume-Uni et contribuent à l’augmentation des crimes par armes à feu dans le pays

Ces armes de poing américaines sont favorisées par les criminels car plus faciles à faire passer et à dissimuler. Récemment le Royaume-Uni a connu une augmentation du nombre de morts par armes à feu. Les autorités supposent que cette augmentation est directement liée à l’augmentation du trafic d’armes venant des États-Unis. Un crime récent a mis ce problème sur le devant de la scène ; le meurtre de Josh Bains, 28 ans. Le jeune homme a été tué dans son village natal avec une arme interdite dans le pays. Cette arme, un Taurus Model 85, provenait des États-Unis.

Des armes américaines dans les campagnes anglaises

Cette affaire n’est malheureusement pas la seule dans le pays. Auparavant les morts par armes feu étaient très rares. De plus peu de personnes, même au sein de la police, ont l’autorisation de porter une arme. Malheureusement l’afflux d’armes américaines est en train de changer cela. Si les armes illégales proviennent encore majoritairement d’Europe les enquêteurs ont récemment saisi des centaines d’armes américaines. Ces saisies ne sont évidemment que la partie immergée de l’iceberg.

La police britannique a réussi à retracer l’origine de ces armes. Une fois encore les foires aux armes à feu, notamment en Floride, sont pointées du doigt. Ces foires sont très peu régulées et les armes s’échangent librement. Ces armes sont ensuite dissimulées dans des containers, notamment parmi des pièces de voiture. Les experts s’inquiètent aussi d’un autre effet nocif du Brexit ; avec la régulation des frontières européennes le trafic d’armes américaines risque d’augmenter. Ajoutons à ce problème le soutien inflexible du gouvernement américain à son industrie de l’armement.

Un problème mondial

Ce problème des armes américaines n’est pas une nouveauté ; les pays d’Amérique Latine et des caraïbes en font les frais depuis des années. Cette nouvelle tendance au Royaume-Uni a donc de quoi inquiéter, même si les criminels favorisent encore les attaques au couteau. Les saisies d’armes ont doublé depuis l’année dernière et les attaques ont augmenté de 38 %. Ces armes ne sont cependant pas données. Un ancien gangster rapporte qu’un Glock sur le marché britannique coûte environ 20 000 $.

Un total de 782 armes américaines ont été saisies depuis 2017. Ce qui est surprenant c’est que la classe politique britannique est unanime sur la législation restrictive à leur sujet. Cette fermeté remonte à une fusillade sanglante dans une école ayant causé la mort de 16 personnes et du tireur. Les autorités prennent ce problème au sérieux ; l’agence s’occupant de ce problème a vu son nombre d’employés doubler en deux ans. Malheureusement tant que les États-Unis ne régulerons pas leur marché les armes américaines resterons un problème pour le monde entier.

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Analyses

Covid-19 : le crime organisé se frotte les mains

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L’épidémie de Covid-19 en France et à travers le monde a largement inspiré les réseaux criminels, qui ont su s’adapter très rapidement à la situation d’inquiétude générale. Dans ce contexte, la nécessaire mise en place d’outils numériques imperméables à la contrefaçon est cruciale.

« Dans chaque crise, il y a une opportunité. » Si l’origine de ce proverbe prétendument chinois reste à prouver, certains n’ont pas attendu confirmation pour le mettre en pratique dès les premiers cas de Covid-19 hors de Chine. Depuis plusieurs mois, l’épidémie est en effet devenue « un terreau » pour les escroqueries en tout genre, selon Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Lors d’une conférence donnée en partenariat avec l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), l’AMF est revenue sur les nombreuses arnaques qui sévissent actuellement, jouant sur les inquiétudes sanitaires et économiques des Français. « Ces arnaqueurs sont capables de s’adapter très vite à l’actualité […] sachant que derrière, on joue toujours sur les mêmes cordes », prévient Dominique Laboureix, représentant de l’ACPR.

Sans surprise, c’est sur Internet que s’opère la plupart de ces combines. Sur le premier semestre 2020, plus de 200 nouveaux sites frauduleux ont ainsi été signalés par l’AMF et l’ACPR. Parmi les arnaques les plus répandues, les fausses cagnottes en ligne profitent de l’élan de solidarité collectif, notamment vis-à-vis des personnels soignants, pour récupérer l’argent des contributeurs à des fins uniquement lucratives. Une autre technique vise à promettre un crédit sans condition en moins de 24 ou de 48 h afin de soutirer des informations personnelles, comme des identifiants bancaires ou d’autres données utilisées ensuite pour des arnaques ou du démarchage abusif, explique Nathalie Beaudemoulin, coordinatrice des travaux entre l’ACPR et l’AMF. Avec l’effondrement brutal des cours boursiers au début de la pandémie mondiale, certains escrocs ont également eu l’idée de proposer à leurs victimes d’investir dans des formations expresses pour devenir « trader » ou de faux placements comme le whisky, les bitcoins et même la chloroquine. Autant d’investissements qui se sont avérés vains.

Un tournant majeur dans l’attitude du crime organisé

Mais les escroqueries ont aussi pris un tour plus inquiétant en s’aventurant jusque sur le terrain du crime organisé. Alors que la demande en gels hydroalcooliques et masques est au plus haut, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes) a récemment redoublé de vigilance pour s’assurer de la conformité des nombreux produits mis en vente en France. Les agents de la « Répression des fraudes » ont ainsi procédé à 41 600 contrôles et ordonné 12 rappels de gels hydroalcooliques, ainsi que des retraits de masques de protection non-conformes. Mi-juillet, la DGCCRF a, par exemple, interdit la commercialisation d’un gel hydroalcoolique fabriqué en Espagne au motif qu’il n’avait « aucune efficacité antibactérienne ou antivirale ».

Ce cas avait déjà été signalé sur le portail d’alerte de la Commission européenne, qui l’avait qualifié de « grave ». Pour rappel, les gels hydroalcooliques valides doivent comporter au moins 60 % d’alcool, soit une concentration comprise entre 520 et 630 mg/g, et mentionner la norme EN 14476 accompagnée de la mention « virucide » ou « élimine les virus ». D’autres produits miracles anti-Covid-19 ont également essaimé sur Internet, « comme de fausses lampes désinfectantes, des faux stérilisateurs ou de faux compléments alimentaires », a précisé Virginie Beaumeunier, directrice de la DGCCRF, dans des proportions inquiétantes. Dans le cadre d’une opération menée dans 77 pays, Interpol a annoncé, pour sa part, avoir saisi pas moins de 17 000 faux kits de tests pour le coronavirus

Les crises ont toujours été, historiquement, des moyens pour les trafics illicites de se renforcer. Ceux-ci croissent à la fois sur la panique et le sentiment de rareté (ou la rareté effective) des produits dans un contexte de tension du marché. L’épidémie de Covid-19 n’a donc pas échappé à la règle, comme l’a clairement rappelé l’ONUDC (l’organe de l’ONU en charge de la lutte contre les trafics et le crime organisé) dans une note de recherche. L’organe spécialisé voit d’ailleurs dans le trafic des produits médicaux « un tournant majeur dans l’attitude du crime organisé qui est directement attribuable à la pandémie de Covid-19 ».

En Italie, les trafics illicites de biens médicaux ont explosé

L’authentification, la bataille d’après ?

Si les experts onusiens appellent de leurs vœux à des actions plus fermes contre les trafics de biens médicaux, il n’en demeure pas moins que des initiatives de prévention doivent équilibrer la répression. Conscients des enjeux, les pouvoirs publics tentent d’offrir des alternatives rassurantes afin de lutter contre la Covid-19 et les craintes qu’elle suscite.

En témoigne le développement des très décriées applications de traçage dans 13 pays, dont la France, pour prévenir les usagers s’ils ont été à proximité de personnes contaminées. Hélas, beaucoup de ces solutions présenteraient des failles susceptibles de permettre des détournements, notamment au niveau de l’authentification. Et alors qu’elles nécessitent une adoption massive pour être efficaces, toutes se heurtent à un taux de rejet important parmi la population. Mi-juillet, l’application française StopCovid n’avait ainsi été téléchargée que par 3,1 % des Français, contre 9 % en moyenne dans l’ensemble des pays concernés.

Cet échec n’est pas seulement hexagonal : à l’échelle mondiale, certains pays semblent désormais abandonner l’idée d’une application de traçage. De fait, des professionnels, comme le chercheur en cybersécurité français Baptiste Robert (« Eliott Alderson » sur Twitter), avaient déjà dénoncé le solutionnisme technologique – l’utilisation d’applications comme un remède miracle à un problème donné – à l’origine de l’échec des applications de traçage.

 

Dépassé le numérique, alors ? Pas totalement.

À l’inverse du tracing et autres passeports « immunitaires », les technologies de certifications de vaccinations pourraient s’imposer comme un moyen de confirmer le statut épidémiologique des patients. Certus, l’une de ces applications, a été développée par le leader français de la collecte de données de santé OpenHealth, le groupe suisse SICPA, fournisseur de technologies d’authentification, et la société estonienne Guardtime, spécialisée dans la blockchain KSI. À l’origine, Certus promet de « poser des ponts entre les mondes physique et digital », explique Philippe Gilet, le chief scientist officer de Sicpa. en assurant l’authentification électronique de documents via un QR code unique généré sur smartphone, dont la blockchain garantirait un niveau de sécurité optimal.

Appliquée à la pandémie actuelle, cette technologie d’authentification pourrait permettre, en cas de vaccin, de vérifier que l’individu a bel et bien été vacciné. Une hypothèse pas si farfelue, quand l’on sait que l’ONUDC craint déjà « qu’un traitement viable et un vaccin préventif fassent l’objet de falsification, de vol et de détournement par des groupes criminels organisés ». Une telle mesure pourrait être mise en œuvre afin de relancer le transport aérien dans des conditions optimales, ou faciliter l’accès à des zones comme les concerts, tout en évitant le recours à des masques ou gels frauduleux et inefficaces.

Si ce nouvel axe de lutte contre le virus, reposant sur l’apparition d’un éventuel vaccin, ne peut se concevoir qu’à moyen terme, il devrait néanmoins porter un coup dur au bourgeonnant trafic de biens médicaux. Dans l’attente, les autorités, comme les citoyens, devront redoubler de vigilance : selon les projections de l’ONUDC, « la fraude transnationale à grande échelle impliquant l’achat d’équipements de protection » fait désormais partie du « nouveau modus operandi des groupes criminels organisés ».

 

Crédit photo: Adli Wahid / Unsplash

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Le réveil du crime organisé chilien

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crime organisé chilien

Une étude récente souligne l’expansion du crime organisé chilien notamment en ce qui concerne le trafic de drogue et la violence

Certaines études soulignent que le sentiment d’insécurité dans la population est en hausse. Ce sentiment n’est pas entièrement infondé ; le crime organisé chilien est bien en train de prendre de l’importance. Cette croissance est soulignée par la diversification des pratiques et l’augmentation de la violence dans le pays. Cette tendance peut aussi se lire dans la hausse des saisies de drogues et la transformation des routes du trafic.

Mutations et transformations du trafic

En trois ans, la saisie de marijuana colombienne, « creepy », a augmentée de 700 %. Dans le même temps les saisies de marijuana paraguayenne ont chuté de 900 %. L’étude souligne qu’on observe une transformation des routes du trafic. Auparavant le crime organisé chilien favorisait la route Paraguay-Bolivie-Chili ; désormais ils passent par la Colombie, l’Équateur, le Pérou puis le Chili. De plus on assiste à une augmentation de l’utilisation des ports du pays et donc des voies maritimes.

Cette transformation s’accompagne également d’une mutation inquiétante ; en 2019 les autorités chiliennes ont découverts 15 laboratoires de production de drogues dans la région de Santiago et Antofagasta. Ces laboratoires se concentraient sur la production de drogues de synthèses. En effet la demande a explosé dans le pays entre 2017 et 2019 ; le marché a augmenté de 680 %. Sans surprise la violence inhérente au trafic n’a pas manqué de suivre. Le marché du trafic d’arme du pays est en pleine expansion. Néanmoins les chiffres restent bas ; on comptait 6 homicides lié au trafic en 2010 et 30 en 2019.

Le crime organisé chilien : un danger national ?

Il est donc indéniable que le problème du trafic de drogue s’aggrave dans le pays. Cependant la perception du danger réel par le public est peut-être troublée ; 79 % des interrogés estiment que le crime organisé chilien et le trafic de drogue sont « un danger majeur ou une menace importante pour la sécurité nationale ». Il semble que cette obsession soit plutôt le résultat d’une communication gouvernementale mettant l’accent sur le problème. Certains experts soulignent par ailleurs qu’une approche entièrement répressive sera un échec ; le Chili n’est pas seulement un pays de transit mais aussi de consommation. La question de la drogue est donc aussi un problème de santé publique à traiter comme tel.

Ajoutons à cela que la crise du coronavirus a poussé le crime organisé chilien et international à se tourner vers des substances plus addictives et moins chères. Cependant au chili ceci prends la forme d’une consommation d’un type de marijuana colombienne et le renforcement du trafic de cigarettes. Le trafic de cocaïne est par exemple en baisse depuis l’année dernière. On est donc loin de l’épidémie des opiacés au États-Unis. Cependant le problème du crime organisé chilien est réel et pourrait provoquer des poussées de violences. Notons tout de même que la perception du problème semble nettement disproportionnée et utilisée à des fins politiciennes.

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