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Trafics divers

Afrique de l’Ouest: 500 millions d’armes illégales

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Un rapport de l’OCDE sur la prolifération des armes en Afrique de l’Ouest illustre l’ampleur du problème.

Un rapport de l’OCDE, concernant les analyses de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), décrit le fort trafic d’armes en Afrique de l’Ouest. «Ce trafic a été alimenté par les conflits armés en Libye en 2011 et au Mali en 2012. La prolifération des armes dans la région sahélo-saharienne ne fait qu’empirer la forte menace terroriste dans cette zone», selon l’UNODC.

Il serait dans cette région du monde difficile d’identifier les armes illicites, en raison du manque de savoir-faire et de moyens logistiques.

Au Nigéria, base du groupe terroriste islamiste Boko Haram, plus de 350 millions d’armes de petits calibres (pistolets, fusils d’assaut, armes semi-automatiques) seraient en circulation. Soit 70% du total des armes dans la région.

L’effondrement du régime libyen et la mort du colonel Kadhafi en 2011 auraient grandement contribué à la prolifération des armes en Afrique sub-saharienne, les stocks d’armes accumulés par l’ancien dictateur ayant été vidés et dispersés à son décès.

D’après une enquête de 2016 du Conflict Armament Research, le matériel militaire de l’ère Kadhafi comprenait notamment des missiles anti-aériens portables de fabrication russe, des roquettes de fabrication nord-coréenne, des fusils d’assaut polonais et des obus de mortier de fabrication belge et française.

D’autres armes proviendraient du pillage et du trafic d’armes au sein des armées nationales. Selon le Conflict Armament Research, «les groupes djihadistes du Nord-Mali utilisent majoritairement de l’armement issu du pillage des casernes de l’armée malienne».

Pour l’UNODC, «les criminels semblent pouvoir se procurer ce dont ils ont besoin auprès des forces de sécurité locales. Ils achètent ou louent des armes à des éléments corrompus de la police et des forces armées».

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Chine : Trafic de peaux d’ânes

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peaux d’ânes

Le trafic de peaux d’ânes est une véritable bombe à retardement en ce qui concerne la diffusion de maladies zoonotiques

Le trafic de peaux d’ânes à destination de la Chine serait à l’origine de l’abattage de cinq millions d’animaux par an. Les spécialistes dénoncent une bombe à retardement en termes de maladies infectieuses pour les humains. On estime que 13 000 ânes sont tués chaque jour pour leur peau à travers le monde. Ces peaux sont ensuite transformées en ejiao, une médecine chinoise traditionnelle. Les utilisateurs prétendent qu’il s’agit d’un remède miracle pour de nombreux problèmes, sans aucune preuve scientifique.

Le mythe de l’ejiao

L’ejiao est censé réduire la fatigue, le renforcement du système immunitaire et la suppression des tumeurs cancéreuses. Le Sanctuaire des ânes, une ONG basée à Devon en Angleterre, prévient que ce commerce en pleine croissance est particulièrement risqué. Des maladies zoonotiques pourraient passer de l’animal à l’homme, comme pour le covid-19. Un nouveau rapport insiste d’ailleurs sur la présence de différents pathogènes et bactéries résistantes aux antibiotiques, présentes sur les peaux d’ânes à travers le monde.

L’ONG déplore que le trafic de peaux d’ânes n’ait pas été jusqu’ici considéré comme un risque sanitaire. Ces derniers décrivent un marché réellement chaotique ; pas de contrôles vétérinaires sérieux, pas de contrôles des exportations ni des importations. Cette industrie connaît en plus un véritable boom. Des villages africains entiers sont vidés de leurs animaux. La plupart des abattages ont lieu au Kenya, au Nigéria et au Ghana. Les animaux y sont tués et écorchés dans des conditions inacceptables.

Les peaux d’ânes : un risque d’épidémie

Une fois les peaux récupérées, la plupart sont envoyées en Chine, en Thaïlande et au Vietnam. Elles y sont ensuite séchées et salées. On en trouve autour de 800 euros la tonne sur le site du géant de la vente en ligne chinois, Alibaba. Des tests effectués sur 108 peaux dans un abattoir du Kenya ont révélé que 88 étaient porteuses du staphylocoque doré. Pire encore, 44 autres étaient porteuses de souches résistantes aux antibiotiques. Enfin, 3 étaient porteuses du Panton-Valentine leukocidin, une cytotoxine provoquant des nécroses invasives chez les humains.

Ce commerce pose donc des risques sanitaires majeurs, du fait de l’ampleur du phénomène, de l’absence de conditions d’abattage hygiéniques et du transport hasardeux des peaux. Les pays qui reçoivent les peaux d’ânes s’exposent à des maladies endémiques d’autres régions du monde. Ceci pourrait aussi infecter les populations d’équidés locaux. Les tests effectués n’ont eu lieu qu’à un seul endroit et dans une seule journée. Les scientifiques sont certains que d’autres maladies comme la grippe équine, ou le virus de la peste porcine sont aussi présentes.

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Trafics divers

Trafic d’essence dominicain en Haïti

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Le trafic d’essence dominicain explose Haïti du fait de l’augmentation massive des prix du carburant provoquée par la crise

Les gangs de Haïti ont bloqué et pillé de nombreux dépôts de carburants. Ceci explique que l’essence dominicain se retrouve actuellement vendue chez leur voisin. Une véritable industrie illégale est apparue le long des 240 km de frontière entre les deux pays. Dominicains et Haïtiens se fournissent en carburant subventionné dans les villes frontalières de République dominicaine ; l’essence y avoisine les 5 $ le gallon (4,5 l). Cette essence est ensuite exportée illégalement et revendue à Haïti pour des sommes allant jusqu’à 50 $.

La crise haïtienne

Cette situation dramatique pour la population haïtienne a créé de longues files d’attente dans toutes les stations-service, et des pénuries. Les prix de l’essence dans les villes frontalières dominicaines comme Dajabon ont doublé, d’après le maire Santiago Riveron. Selon lui ; « La situation est inquiétante, car ce ne sont pas que des Haïtiens qui traversent la frontière ». De nombreux dominicains profitent en effet de l’aubaine pour se livrer au trafic d’essence. Une des raisons qui pousse les habitants du pays à se livrer au trafic d’essence dominicain est justement la situation en Haïti. En effet, les exportations de biens variés comme la farine, la viande et les œufs ont été drastiquement réduites à cause de la crise. De nombreuses personnes se sont donc tournées vers la contrebande.

La situation haïtienne s’est récemment aggravée après l’assassinat du président Jovenel Moïse, puis après l’annonce de la fin des subventions pour l’essence par le nouveau président Ariel Henry. Les prix avaient immédiatement doublé. Des manifestations ont alors eu lieu et les gangs les plus puissants du pays ont bloqué Port-au-Prince, la principale source d’essence du pays. Par la suite ceci a provoqué une pénurie de biens de consommation courants comme l’eau potable, au cours de la pire épidémie de choléra qu’ait connu le pays depuis des années. De nombreux hôpitaux et universités ont vu leur électricité coupée. La pénurie d’essence et l’augmentation des prix n’ont fait que s’aggraver depuis.

Trafic d’essence dominicain et pénuries

La population la plus pauvre des deux pays s’est saisie de l’occasion. Ces personnes font des aller-retour toute la journée à travers la frontière, généralement en moto. La méthode la plus connue consiste à remplir son véhicule, vider le réservoir à l’arrivée, et se faire un stock d’essence dominicain. Il y deux semaines à peine les gardes-frontières dominicains ont saisi 2700 gallons d’essence en une seule saisie. Selon le vice-ministre du Commerce intérieur, Ramon Perez Fermin, ces saisies se sont faites de plus fréquentes au cours des six dernières semaines. La situation pose de véritables problèmes pour le pays en termes de pertes de revenu. Les subventions sur l’essence décidées à la suite de la guerre en Ukraine coûtent d’importantes sommes au pays.

Au cours des neuf derniers mois, le gouvernement dominicain a payé 574 millions de dollars en subventions pour l’essence : plus du double par rapport à 2021. Le président Luis Abinader a interdit aux véhicules à deux roues de traverser la frontière. Il a aussi ajouté qu’il fermerait la frontière en cas d’intervention internationale à Haïti. Un mur est aussi en construction depuis l’année dernière pour améliorer la sécurité, et pourra aussi lutter contre le trafic d’essence dominicain. Pour le maire de Dajabon et d’autres autorités, la seule solution serait une intervention internationale pour tenter de calmer la situation dramatique.

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Brésil : contrebande frontalière à Corumbá

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contrebande frontalière à Corumbá

La contrebande frontalière à Corumbá sembler ignorer tous les efforts de la police pour stopper les trafiquants

Tous les trafics semblent passer par cette petite ville de Corumbá ; tissu, essence, drogues, armes et même des personnes. La ville est devenue un centre névralgique de la contrebande frontalière. Cette nouvelle positon de l’agglomération comme centre criminel a été confirmée par une enquête policière de six mois. La police brésilienne a réussi à démanteler un réseau de trafiquants d’êtres humains sur place le 31 août dernier. Un homme a été arrêté à Corumbá, mais d’autres raids ont eu lieu à Brasilia, Minas Gerais et Sao Paulo.

Coopération internationale des trafiquants

L’enquête a prouvé que ce réseau de contrebandiers, d’entrepreneurs du transport et d’ouvriers coopérait pour faire passer des migrants depuis Corumbá vers le reste du Brésil. La plupart allaient en bus jusqu’à Sao Paulo, où on les faisait travailler dans des usines textiles. Les conditions de travail y étaient souvent inhumaines. Cette situation n’est pas nouvelle : il y a dix ans l’ambassadeur de Bolivie au Brésil estimait que 50 000 de ces concitoyens étaient exploités dans l’industrie textile du pays. D’autres seraient recrutés comme livreur de drogues entre les deux pays ; la drogue vers le Brésil, l’argent liquide vers la Bolivie.

La contrebande frontalière à Corumbá ne s’arrête en effet pas là. Le même jour que les raids policiers, les agents ont aussi lancé l’opération Mad Max III ; une enquête sur le trafic d’essence dans la vile. Il semble que des citoyens brésiliens et boliviens achetaient de l’essence en Bolivie pour le revendre plus cher au marché noir brésilien.

Contrebande frontalière dans une petite ville

La ville de Corumbá est pourtant loin d’être une métropole. L’agglomération regroupe à peine 100 000 résidants. Cependant sa position stratégique le long de la rivière Paraguay fait que la police peine à avoir un impact sur la contrebande frontalière. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer ; le nombre d’opérations policières y est impressionnant. Au cours des derniers mois, des opérations contre le trafic de cocaïne, d’armes et de bétail ont eu lieu. Sans que ceci semble désorganiser les réseaux de trafiquants. Le trafic opère aussi dans les deux sens. La ville de Puerto Quijarro se trouve à 10 km de l’autre côté de la frontière. Il s’agit du principal port d’arrivage de la contrebande de bière du pays, en provenance du Brésil.

Corumbá est aussi située dans l’État du Mato Frosso do Sul. Cet État est un point vital pour les entreprises criminelles internationales. Son réseau de rivières et ses vastes forêts fournissent une protection parfaite pour les mouvements d’hommes, d’armes, de drogues ou de bétail. Cette région est aussi le point d’arrivée principal pour la cocaïne du gang Primeiro Comando da Capital ; le plus important du pays. Par ailleurs l’augmentation de la production de la cocaïne en Bolivie au cours de la première année de la pandémie, a fait passer ce pays au rang de troisième producteur au monde. La contrebande frontalière à Corumbá a donc de beaux jours devant elle.

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