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Michigan : Des agents infiltrés à Traverse City

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Des agents infiltrés de l’Agence Anti-Drogue (DEA) vont ouvrir un nouveau bureau et opéreront désormais dans le nord du Michigan

L’ouverture d’un nouveau bureau de la DEA et la présence d’agents infiltrés est une bonne chose pour la région. Cependant c’est aussi le signe que le problème de drogue n’est pas résolu dans le nord du Michigan. Ce nouveau bureau a ouvert lundi dernier à Traverse City. Ce bureau de Traverse City est donc devenu le 223e aux États-Unis et le 7e pour le Michigan.

Une aide bienvenue

L’agent de la DEA Thimothy Plancon a déclaré que l’agence et ses partenaires comptent bien s’assurer que les trafiquants de drogue sachent que leurs crimes ne seront pas tolérés. Selon le capitaine Milke Caldwell de la police du Michigan l’aide des agents de la DEA n’a pas été rendue nécessaire à cause d’une drogue particulière. La présence de nouveaux agents infiltrés a pour but de lutter contre toutes les substances illégales ; « La quantité de drogue qui entre dans la région change selon les périodes. Ces dernières années l’héroïne a été un gros problème dans tout le nord du Michigan, mais récemment la méthamphétamine a commencé à vraiment apparaître. »

Une grande partie du travail de la DEA est d’identifier, arrêter et poursuivre les gros trafiquants en justice. Cependant l’agence à d’autres missions. Selon Plancon ; « le but est d’avoir moins de personnes victimes d’overdoses. Cette épidémie est présente partout et si elle n’a pas décimé le nord Michigan comme elle l’a fait pour le nord de l’Ohio est certaines parties de Detroit, certaines régions ont connu une forte augmentation ». Chris Hindbaugh président de Services de Traitements de l’Addiction vient souligner le problème. Selon lui la demande en drogues est très forte ; mettre les trafiquants en prison ne résoudra donc pas le problème de l’addiction.

Des agents infiltrés à Traverse City

La DEA va commencer à utiliser des agents infiltrés qui travaillerons dans l’équipe des stupéfiants de Traverse. Ils devront travailler main dans la main avec leurs collègues policiers. De plus ils se chargeront de monter des enquêtes d’ampleur fédérale. Cependant chacun sait que la répression ne suffira pas à résoudre la crise des opiacés. Selon Plancon ; « Il n’est tout simplement pas possible d’espérer arrêter tout le monde et que le problème disparaisse. Il y a une forte demande et cette maladie qu’est l’addiction est extrêmement forte, donc il est aussi très important d’éduquer et soigner».

Cette collaboration de long terme entre l’équipe des stupéfiants et la DEA fournira des moyens fédéraux aux agences de maintien de l’ordre du Michigan. Ceci permettra notamment de payer pour des entraînement et de rembourser les dépenses liées aux enquêtes et les heures supplémentaires. Chris Hindbaugh espère de son côté que ces nouvelles ressources permettront aussi de commencer à élaborer une stratégie de santé publique pour lutter contre cette crise.

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Morts en Angleterre, enterrés au Vietnam

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L’enterrement deux personnes mortes dans un camion avec 39 de leurs compatriotes le mois dernier a eu lieu dans le village de Dien Thinh

Une famille a donc du enterrer deux de ces fils, victime de ce trafic d’êtres humains et de la politique frontalière européenne. Les cercueils des deux cousins Nguyen Van Hung et Hoang Van Tiep ont été porté jusqu’à l’église Trung Song. Leur enterrement a été suivi par près de 300 personnes.

La nécessité d’émigrer

Le prêtre Pham Tri Phuong a déclaré ; « Nguyen Van Hung et Hoang Van Tiep ont quitté leur village natal avec l’espoir d’un meilleur avenir pour eux et leur famille. » Les 31 hommes et huit femmes, tous vietnamiens auraient payé des trafiquants pour les faire passer en Angleterre. Leurs corps ont été découverts à l’est de Londres le 23 octobre. Les causes de la mort n’ont pas été révélés officiellement mais pointent vers une asphyxie.

L’enquête est toujours en cours et plusieurs personnes ont été arrêtés en Angleterre et au Vietnam. Les corps de 16 victimes, dont ceux de Hung et Tiep ont été retournés à leur famille. En tout 4 funérailles ont eu lieu ce jeudi. Dans le petit village rural de Dien Thinh, les circonstances de la mort viennent renforcer la tristesse des habitants. Comme de nombreux villages ruraux, Dien Thinh n’a pas profité du boom économique de villes comme Ho Chi Minh City et Hanoï. De nombreuses personnes dans ce village catholique survivent grâce à de petites exploitations de cacahuètes et de sésame. La seule chance d’offrir une meilleure vie à sa famille est de partir à l’étranger.

Les frontières tuent

La famille de Tiep, 18 ans, a tenu une cérémonie pour la famille et les voisins. Une photo prise et publiée par Tiep sur facebook siégeait sur le cercueil entouré de fleurs. La famille de Hung, 33 ans, a tenu une cérémonie similaire. Ce dernier donnait des cours de musique dans plusieurs villes du Vietnam mais le coût de la vie était trop important. Son père se souvient qu’il était déterminé à s’en sortir à tout prix.

Hung a réussi a arriver en France en 2017. Il a alors travaillé comme serveur dans plusieurs restaurants. Cependant il voulait mieux gagner sa vie ; il a donc tenté de rejoindre l’Angleterre. Les deux cousins ont été enterrés côte à côte dans le cimetière local. Pour beaucoup cette tragédie semble n’être qu’un coup du sort, un accident. Pourtant la mort de ces jeune gens et de ces jeunes femmes est le produit direct des politiques frontalières de l’Europe et du Royaume-Uni. Les mêmes responsables laissent mourir les migrants en méditerranée. Il toujours plus facile de seulement pointer du doigt des passeurs sans vergogne plutôt que des responsables encravatés.

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Trafic de loutres via les réseaux sociaux

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Le commerce illicite de la loutre à petites griffes d’Asie, un animal qui connaît une forte demande en tant qu’animal de compagnie au Japon, est en hausse.

Des loutres âgées de 2 mois à un an sont saisies par le Département thaïlandais des parcs naturels, de la conservation de la vie sauvage et des plantes. Elles sont ensuite rendues aux provinces thaïlandaises. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour ce trafic de loutres. Les autorités thaïlandaises estiment que cela rend difficile la lutte contre ce fléau.

Une demande en augmentation

Les appels à la préservation d’espèces d’animaux rares se multiplient dans le monde. Les loutres ont été désignées comme une espèce menacée d’extinction. L’interdiction de leur commerce international en Asie du Sud-Est entrera en vigueur le 26 novembre. Elle fera partie de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. En Thaïlande, l’un des pays fournisseurs de loutres, le commerce non autorisé et la possession de mammifères piscivores est interdit. Cependant la demande de ces animaux comme animaux de compagnie reste forte. La police a récemment arrêté deux personnes, qui vendaient des loutres pour l’équivalent de 100 euros en ligne.

Au Japon, les cafés à loutre se multiplient. Selon Trafic, un organisme de surveillance du commerce d’espèces sauvages ; 59 loutres au total sont passées en contrebande de l’Asie du Sud-Es entre 2015 et 2017. Parmi elles 32 sont parties au Japon. Les réseaux sociaux sont devenus le principal vecteur des activités de contrebande. Pour un responsable thaïlandais du Département des parcs nationaux les deux arrestations récentes la partie visible de l’iceberg.

Une espèce menacée de toute parts

Un homme arrêté au Japon dans le cadre du trafic de loutres a avoué que des « clients » inconnus les lui avaient achetés via les réseaux sociaux. Il avait prévu d’expédier la plupart des animaux depuis Bangkok. Ces loutres-ci auraient peut-être été revendues et expédiées à l’étranger depuis la capitale. Les passeurs utilisant de faux noms, les enquêtes sont souvent dans l’impasse. En Thaïlande, les loutres habitent la région méridionale. Dans le Nakhon Si Thammarat, elles viennent s’alimenter dans des étangs de pisciculture. Un habitant a déclaré que le nombre de loutres avait considérablement diminué. Cela est lié à la perte de leur habitat causée par l’expansion de la zone urbaine.

Par conséquent, le commerce illicite de « loutres de reproduction » augmente. Selon un haut responsable du département de la conservation de la faune ; « Il doit y avoir des lieux de reproduction secrets, mais nous ne pouvons pas les localiser. Un groupe surnommé « la société des propriétaires de loutres » a une page sur Facebook. Après une série d’échanges de courriels, un des administrateurs a admis qu’il élevait les animaux en Malaisie et les vendait 100 euros chacune en Thaïlande. Cependant le gouvernement thaïlandais est déterminé à enrayer ce commerce. La peine d’emprisonnement prévue pour le commerce illicite d’animaux en voie de disparition est passée de quatre à dix ans. Interrogé à ce sujet, le trafiquant a répondu ; « Il existe une montagne de transactions inconnues des autorités. Il est impossible d’éliminer ce trafic.”

 

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Le trafiquant d’or et son intermédiaire

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L’Inde est un des centres les plus importants au monde pour le trafic d’or et les Émirats Arabes Unis jouent en rôle majeur d’intermédiaire

On estime que près d’un quart de l’or importé en Inde ne serait pas comptabilisé et donc d’origine illégale. Le pays importerait près de 1000 tonnes d’or par an. Il est cependant difficile de parler du rôle central de l’Inde comme carrefour du trafic d’or sans mentionner ceux qui fournissent l’essentiel des lingots ; les Émirats Arabes Unis.

Un or d’origine douteuse

Parmi ces 1000 tonnes d’or d’importation une partie non négligeable est liée à des conflits, des violations des droits de l’homme ou à la corruption. L’essentiel de cet or arrive d’Afrique et d’Amérique latine. Une fois arrivé en Inde l’or y est transformé puis exporté vers les marchés internationaux. C’est la conclusion du rapport publié par l’organisation IMPACT basée au Canada. Cette ONG étudie la transformation des matières premières dans les zones à risque depuis près de 30 ans.

Selon IMPACT un tiers de l’or mondial passe par l’Inde ; le pays est le centre de la transformation de l’or en produits de consommation. Le problème de l’absence de vérification de l’origine de l’or est commun à tout le secteur. IMPACT en appelle donc au gouvernement pour qu’il mette fin à ce problème. C’est également l’ONG qui pointe le rôle des Émirats Arabes Unis dans la chaîne d’approvisionnement.

Un problème complexe

Les EAU importent l’or et le raffinent avant de l’exporter vers l’Inde. Ainsi l’or arrive par exemple indirectement en Inde depuis Mwanza en Tanzanie et d’Ouganda. Ce transfert s’opère grâce à des acheteurs indiens présents dans ces régions qui exportent l’or à Dubaï. Un rapport de 2014 pointait par exemple le rôle de la famille Bhimji. Ces derniers sont un des trois exportateurs principaux d’or depuis l’Ouganda. Officiellement Samee Bhimji ne commerce pas directement avec l’Inde. Cependant un contrebandier a révélé le rôle de ce dernier dans l’acheminement du métal.

Lors d’un raid de sa demeure en 2016 par les autorités ougandaises les agents ont saisi 51,3kg d’or d’une valeur de 2 millions de dollars. Ce problème d’or est aussi aggravé par trois facteurs en Inde. Tout d’abord la déduction de taxe de 2013 pour l’achat d’or non raffiné. Ensuite les trafiquants en profitent pour falsifier l’origine du produit sur les documents. Et enfin la complicité des nations comme les Émirats aggravent le problème. Sans une harmonisation des taxes et une amélioration des opérations de contrôle le problème ne risque pas de disparaître. Reste à savoir si la volonté politique existe au sein des classes dirigeantes.

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