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Trafics divers

Israel : un haut responsable d’El Al accusé de trafic de drogues

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La compagnie nationale israélienne est au coeur d’un scandale de drogues.

La compagnie aérienne nationale israélienne El Al se retrouvee au centre d’un scandale. Un haut responsable de la sécurité, Rami Yogev a été arrêté dimanche, soupçonné d’avoir importé d’importantes quantités de cocaïne en Israël.

Rami Yogev dirige le département des agents de sécurité aériens et travaille chez El Al depuis plus de 20 ans. Il est soupçonné d’avoir dissimulé de la drogue dans les avions pour la transporter, utilisant son grade lui permettant d’accéder à certaines zones des avions, non-accessibles au public, pour cacher et transporter les substances illicites. Un bagage à main contenant de la drogue a été retrouvé à l’aéroport Ben Gourion, mais une perquisition au domicile de Yogev est restée infructueuse.

Trois autres suspects ont été arrêtés dans l’affaire, dont un ancien employé des services de sécurité du bureau du Premier ministre, Shalom Benno. La détention des suspects a été prolongée de 9 jours.

Selon l’avocat de la défense, Erez Abuhav, Rami Yogev nie toute implication dans l’affaire.

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Navcent contre la hausse du trafic d’armes

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Navcent

La création de Navcent fait suite à la réalisation que les États-Unis ont saisi trois fois plus d’armes à feu dans la mer Rouge qu’en 2020

La création de cette nouvelle force navale vise à lutter plus efficacement contre le trafic d’armes et de drogue dans la région. L’annonce de la création de Navcent a été effectuée par le responsable de la Marine Centrale des États-Unis ; le vice-amiral Brad Cooper, commandant de la 5e flotte. Selon lui ; « L’année dernière les saisies de drogue et d’armes ont explosé ».

Réparer les relations internationales

Près de 500 millions de dollars de drogues ont ainsi été récupérés au cours de l’année ; un chiffre plus important que les quatre années précédentes combinées. Un total de 9000 armes à feu a aussi été saisi le long des routes de contrebandes historiques. Ces armes étant notamment à destination des Houthis au Yémen. Ce chiffre représente trois fois plus d’armes saisies par rapport à 2020. On suppose que ce matériel provient majoritairement d’Iran ; leur objectif étant d’aider les Houthis à se défendre contre la coalition menée par les Saoudiens.

La zone d’opération de Navcent va désormais s’étendre sur 5000 miles de côtes. Trois points chauds sont notamment surveillés ; le canal de Suez, le Golfe d’Aden et le Golfe d’Oman. Ces zones étant des points de passages majeurs du commerce international, leur surveillance est d’une importance stratégique pour les États-Unis. Selon certains experts, cette évolution de la politique du pays aurait un autre objectif. Il s’agirait de soigner les relations diplomatiques rendues compliquées par la dernière administration.

Navcent : Du neuf avec du vieux

Cette nouvelle force Navcent sera composée des marines de 34 nations. Trois groupes opérationnels existent déjà ; Task Force 150, Task Force 151 et Task Force 152. Ces groupes opèrent déjà dans les trois zones les plus sensibles. Le nouveau groupe opérationnel, Task Force 153, sera chargé de la coopération en sécurité maritime dans la région. Il aura aussi pour responsabilité la lutte contre les activités illégales. Il sera plus spécifiquement concentré dans la mer Rouge, autour de Bab al-Mandeb et le Golfe d’Aden.

Les capacités technologiques devraient jouer un rôle majeur dans ces opérations. Des attaques à l’aide de bateaux téléguidés ont en effet eu lieu contre des navires de commerce. Les marines cherchent donc à développer leurs propres capacités de navires sans équipage. Dans cette optique, Navcent a aussi organisé l’Exercice maritime international. Selon les organisateurs, il s’agit du plus grand exercice maritime intégrant des systèmes de drones et d’intelligence artificielle. Reste à savoir si un renforcement de la militarisation réglera les problèmes de fonds dans la région.

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Trafics divers

Les trafiquants d’essence syriens

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trafiquants d’essence syriens

Les trafiquants d’essence syriens défient la répression d’un groupe islamiste pour tenter de survivre

Le groupe djihadiste Hay’et Tahrir al-Sham (HTS) mène actuellement des opérations de lutte contre cette contrebande. Le groupe lié à Al-Qaïda fait cependant face à des trafiquants d’essence syriens qui n’ont souvent pas d’autre choix pour nourrir leurs familles. Ces trafiquants, hommes et femmes, sont basés à Idlib. Ces derniers font le voyage quotidien vers Alep avec quelques dizaines de litres d’essence. Ce trajet est extrêmement dangereux ; il faut d’une part éviter la milice HTS, mais aussi s’introduire sur le territoire du Gouvernement syrien provisoire, sous contrôle turc.

La menace djihadiste

Cette enclave opposée au régime syrien officiel est en effet partagée entre deux territoires ; celui d’HTS à Idlib et celui du Gouvernement syrien provisoire, administration fantoche contrôlée par Istanbul, dans le nord d’Alep. Ce gouvernement est une coalition de groupe de l’opposition syrienne, dont quelques milices se sont unies pour former « l’Armée Nationale Syrienne ». Ces deux groupes ne se distinguent en réalité que par leurs soutiens et leurs affiliations.

L’essence est actuellement moins chère à Idlib, ceci permet aux trafiquants d’essence de réaliser un maigre profit ; en moyenne 1,85 euro par voyage. Une fois arrivés à Alep, les trafiquants doivent ensuite patienter dans d’interminables files d’attente pour vendre leur marchandise. Cette somme d’argent ne permet en général pas d’acheter grand-chose de plus qu’une miche de pain pour une famille de 5 personnes.

Danger vital pour les trafiquants d’essence syriens

On estime que 97 % de la population d’Idlib vit dans une extrême pauvreté et gagne moins de 1,85 euro par jour. La population survit principalement grâce à l’aide humanitaire. Les conditions de vie se sont aussi dégradées depuis l’hiver dernier. La raison principale est la baisse des dons aux associations humanitaires et la crise de lire turque. Cette monnaie étant également adoptée par l’enclave d’Idlib. HTS semble par ailleurs enragé par ce trafic d’essence, bien qu’il ne représente pas un grand manque à gagner pour eux. Leur contrôle sur toute la production locale et les taxes servent en effet à financer leur groupe armé.

L’entreprise qui leur sert à contrôler ce monopole se nomme Watad. Le groupe réalise des profits de 1,54 million d’euros par mois. Toute atteinte à ces profits est vue comme une menace vitale à HTS ; les trafiquants d’essence craignent dès lors pour leur vie. Une trafiquante d’essence de 28 a récemment été abattue, devant ses enfants, pour cette exacte raison. La simple perte de leur cargaison d’essence était déjà un risque vital pour les contrebandiers qui s’endettent pour acheter la marchandise. Ces derniers se retrouvent aujourd’hui entre le marteau d’HTS et l’enclume de la faim.

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Un homme d’affaires belge accusé de trafic d’or

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homme d’affaires belge

Les États-Unis ont mis en place des sanctions contre un homme d’affaires belge soupçonné de trafic d’or provenant du Congo

Ce vendeur d’or proteste contre l’imposition de ces sanctions par les Américains. Selon lui, ceci ne servira qu’à affaiblir les efforts de transparence de ce commerce dans une région qui voit des progrès notables en termes d’exportation légale. L’homme d’affaires belge est un certain Alain Goetz et son entreprise est la Raffinerie d’Or Africaine. Cette entreprise basée en Ouganda existe depuis 2014. Elle n’est pas la seule compagnie liée à Goetz à être accusée de trafic d’or.

De l’or congolais en Ouganda

Selon le Département du Trésor états-unien, Goetz serait « impliqué dans le transport illégal d’or d’une valeur de centaines de millions de dollars chaque année ». Cet or originaire du Congo est une menace pour la paix et la stabilité du pays. Près de 90 % de l’exportation nationale est illégalement envoyé dans les pays voisins comme l’Ouganda et le Rwanda. Il est alors raffiné et exporté vers le marché international, surtout à destination des Émirats arabes unis.

Les grandes provinces de l’est du Congo sont depuis longtemps le théâtre de conflits armés sporadiques. Les groupes surveillant la situation affirment que la violence est alimentée par la question du contrôle des minerais. Ces sanctions contre Goetz vont dans le sens d’une réduction de la violence. Le vendeur d’or va donc perdre le contrôle de son capital présent aux États-Unis. L’homme d’affaires belge affirme cependant son innocence. Il affirme ainsi ne pas avoir été au Congo depuis plus de 20 ans et n’avoir gardé aucun contact local.

La faible défense de l’homme d’affaires belge

Selon lui, ces sanctions contre la Raffinerie d’Or Africaine vont anéantir les efforts de transparence dans le commerce de l’or. Toujours selon ses dires ceci va permettre de fournir à nouveau une place pour les vendeurs informels sur le marché. Il affirme ainsi ; « Les organisations internationales peuvent aujourd’hui vérifier les informations et se référer à nos chiffres grâce à la transparence dont j’ai posé les bases avec la Raffinerie d’Or Africaine ».

La Raffinerie d’Or Africaine est estimée à une valeur de 15 millions de dollars et est la première du genre en Afrique de l’Est. Elle a cependant attiré l’attention de militants travaillant sur la question des minéraux et de leurs liens avec les conflits. Ces derniers soupçonnent que de l’or provenant de zones de conflits se retrouve parmi son inventaire. Cette raffinerie avait été inaugurée par le président ougandais Yoweri Museveni et est localisée à 44 km de Kampala, la capitale. La valeur des exportations d’or a augmenté de façon constante en Ouganda bien que très peu soit extrait localement ; il est donc évident que cet or arrive bien illégalement de l’étranger.

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