Connect with us

Articles

Mozambique : Le trafic illégal finance la violence

le

La récente augmentation de la violence au Mozambique est le fait de militants radicalisés qui se financent par le trafic illégal

Ce rapport sur le trafic illégal au Mozambique provient de l’Initiative Globale contre le Crime International Organisé. Ce rapport met aussi en avant l’implication du gouvernement du Mozambique dans le trafic illégal ; trafic de drogue, trafic d’êtres humains et braconnage. Cette implication gouvernementale revient à saboter ses efforts dans la lutte contre les militants de Al-Shabab.

Un trafic illégal protégé par le gouvernement

Le trafic illégal nourrit les problèmes de corruption et rends les côtes et les frontières poreuses ; ceci handicape la légitimité étatique. Selon l’Initiative Globale ; «  Des figures politiques, le parti au pouvoir et leurs associés criminels ont ouvertement bénéficié à la fois de l’extraction légale et illégale des ressources naturelles, alors que les communautés locales ont souvent été punies pour leur implication dans le trafic illégal et les économies parallèles et on leur a retiré les bénéfices des investissements légaux et de la croissance économique ».

En nourrissant le mécontentement de ses citoyens et en encourageant les réseaux criminels à s’épanouir l’État a créé un climat idéal pour que Al-Shabab se finance. Par ailleurs cela favorise également leur capacité à recruter et à faire usage de violence pour remettre en cause l’ordre en place. Les militants d’Al-Shabab ne contrôlent pas un trafic particulier. Mais ils savent se saisir des opportunités dans l’économie illégal. Comme en Somalie, en Tanzanie, au Kenya et au Soudan la corruption gouvernementale et l’extrémisme islamique ont nourris les insurrections.

La défaillance de l’État

La corruption remet en cause la loi et l’ordre, tout particulièrement au nord du Mozambique. Les militants y sont plus insérés socialement et économiquement. De plus, les efforts pour contrôler les flux de population et les biens dans les ports de Mocimba da Praia et à la frontière tanzanienne ont échoués. Par ailleurs deux des quartiers du port, Nabobozi et Nacala, sont hors de contrôle du gouvernement. La marina de Nabobozi sert de port au pêcheurs et n’est pas régulée par l’État ; elle est contrôlée par les pêcheurs et les hommes d’affaires qui l’utilisent.

Selon un douanier ; « Nabobozi est un quartier protégé par la population locale qui bénéficie du trafic illégal et des drogues, de l’ivoire et du bois qui sont chargés et déchargés ici ». En 2015 des douaniers ont manqué d’être lynchés par les habitants après avoir saisi une grande cargaison de cannabis.

Le développement de l’insurrection va de pair avec celui du trafic illégal. On peut même craindre que les militants prennent le contrôle de cette économie parallèle ; notamment la productions de gemmes et de bois. Ils pourraient également taxer les contrebandiers et les organisations criminels. Il est à craindre que le nord du Mozambique devienne une plateforme pour lancer des assauts et développer les réseaux criminels dans une plus large région.

Lire la suite

Articles

Inde : Contrebande de sang humain

le

contrebande de sang humain

Un médecin opérant dans l’Uttar Pradesh est accusé d’être le chef d’un réseau de contrebande de sang humain

Le groupe d’action spécial de l’Uttar Pradesh a arrêté deux personnes. Parmi les détenus on trouve un professeur assistant à l’école médicale Sefai d’Etawah. Les policiers les soupçonnent d’être responsables d’un réseau de contrebande de sang humain. Les agents auraient retrouvés 100 poches de sang au cours de l’opération. Selon certaines sources le groupe d’opération spécial aurait été mis au courant de ce trafic au cours d’une autre affaire.

Le médecin altérait le sang

Un autre groupes de criminels se livrant à une contrebande de sang humain altéré avait été arrêté deux ans auparavant. Le groupe d’action se concentrait depuis lors sur la recherche de l’origine du sang. Pour ce faire ils surveillaient de près les groupes se livrant à genre de trafics. Un porte-parole du groupe a rapporté que cette arrestation n’était par la première pour le médecin et son complice. Leur trafic s’étendait jusqu’au Rajasthan, au Haryana et au Punjab. Par ailleurs le médecin a été arrêté en possession de 45 poches de sang sur la ligne de Lucknow-Agra.

Au cours de l’interrogatoire le docteur Singh a révélé qu’il collectait et fournissait le sang des donneurs. Il a aussi affirmé avoir toutes les autorisations nécessaires chez lui. Les policiers l’ont alors amené à son appartement de Gangotri à Suchant Golf City, Lucknow. Les agents ont alors découvert 55 poches de sang supplémentaires dans le frigo. Son complice Abhishek Pathak présent dans une autre pièce de l’appartement a alors été arrêté.

La fin de la Contrebande de sang humain ?

Les agents de la Sécurité Alimentaire et Administration des Médicaments ont alors vérifié les documents fournis par le médecin ; sans grande surprises ces papiers étaient des contrefaçons. Une enquête préliminaire a révélé que Singh n’était pas un simple participant à cette contrebande de sang humain. Il était le préparateur et le fournisseur de sang altéré. Le médecin a révélé qu’il achetait les poches à une banque du sang du Rajasthan pour 14 euros. Ces poches altérées étaient revendus à Lucknowe et dans les maisons de retraites des environs entre 46 et 70 euros.

Toutes les poches de sang n’étaient pas altérées. Cependant dès que le besoin s’en faisait sentir le médecin mélangeait le sang avec une solution saline pour allonger les doses. Singh a passé son concours en 2000 à Lucknow. Il est notamment spécialisé en transfusion sanguine depuis 2007. Son parcours médical est tout à fait honorable. Il était même devenu un professeur assistant depuis 2015. Il semble cependant que l’appât du gain ait été plus fort que ses principes et son serment de médecin.

Lire la suite

Articles

Trafic de méthamphétamine en ULM

le

Trafic de méthamphétamine en ULM

Un groupe de mexicains et d’états-uniens a été condamné à plusieurs années de prison pour un trafic de méthamphétamine en ULM

Juan Carlos Iturriaga-Centeno a été condamné par le Tribunal de district de Los Angeles à cinq de prison. Il est accusé d’avoir fait passer de la drogue depuis le Mexique en utilisant un planeur ultra-léger motorisé, ou ULM. Le trafic de méthamphétamine en ULM n’aura donc pas porté chance à cet innovateur. L’homme de 34 ans avait plaidé coupable en avril dernier. Trois autres personnes ont aussi été arrêtées dans cette affaire.

La méthamphétamine passe par les airs

Les trafiquants auraient réussi à faire passer un total de 90 kg de méthamphétamine en utilisant leur appareil volant. Leur entrée depuis le Mexique s’est effectuée au niveau du Comté de Riverside en 2019. Le propre frère de Juan Carlos Iturriaga-Centeno, Leonardo, fait partie des complices. Leurs partenaires sont Juan Favela Paredez et  Iturriaga Centeno. Cette épique binationale va désormais payer cher pour ce trafic de méthamphétamine en ULM. Le juge Dale S. Fischer a condamné Favela-Paredez et Iturriaga-Centeno à 57 mois de prison fédérale.

Le principal accusé Bugarin-Perez a fuit la justice après avoir été libéré sous caution. A l’heure actuelle l’homme n’a pas été recapturé. Par ailleurs selon le tribunal, Juan Centeno et Paredez seraient entrés illégalement aux États-Unis. Les détails de l’affaire sont aujourd’hui connus. On sait que tôt le 12 décembre 2019 un ULM s’est envolé depuis Calexico. Bien que volant à très basse altitude l’appareil a été repéré par les services frontaliers des États-Unis depuis leur base de Riverside.

Des trafiquants aisément arrêtés

Les accusés ont certainement pensé avoir réussi leur opération. Malheureusement pour eux leur ULM était suivi au radar alors qu’il passait au dessus de la mer de Salton, puis au dessus du canal de Coachella. Les agents de la patrouille des autoroutes et des services frontaliers ont été envoyés dans la zone. Peu de temps après l’ULM a largué sa cargaison à l’endroit prévu que surveillaient les accusés. L’ULM s’est ensuite dirigé vers le sud et est probablement retourné à son point d’origine. La zone surveillée par les accusés avaient été déterminé précisément en utilisant des coordonnées GPS.

Le pilote d’hélicoptère de la police a par la suite repéré deux véhicules quittant la zone de largage et a indiqué leur position à ses collègues. Les agents ont alors arrêté les frères Centeno. Ces derniers conduisaient un véhicule tout-terrain. L’autre véhicule a alors tenté de fuir mais a terminé sa course dans le canal. Les criminels se sont retrouvés coincés et ont alors été arrêtés. Un total de 26 tupperwares remplis de drogue ont été retrouvés. Ainsi se termine ce trafic de méthamphétamine en ULM qui n’aura gagné que par son originalité.

Lire la suite

Articles

La disparition du marché illégal du cannabis

le

marché illégal du cannabis

La disparition progressive du marché illégal du cannabis pousse les groupes criminels mexicains à se tourner vers d’autres entreprises

La légalisation de la consommation du cannabis dans plusieurs États des États-Unis gêne les revenus des cartels. Cette disparition du marché illégal du cannabis les encourage donc à contrôler d’autres secteurs. Actuellement ces groupes semblent s’être tournés vers le trafic d’alcool, l’exploitation forestière et l’extorsion. Il ne s’agit cependant pas d’un revirement complet de leur stratégie. Ces trafics existaient auparavant mais les organisations renforcent actuellement leur main-mise sur ces sources de revenus.

La fin du marché illégal du cannabis ?

Le Mexique reste le principal fournisseur de cannabis des États-Unis. Cependant la demande a largement diminué depuis 2013 ce qui a marqué le début de la réorientation des groupes criminels. Aujourd’hui, selon la DEA, la consommation de cannabis produite aux États-Unis est en passe de supplanter celle provenant de l’étranger. Les saisies de cannabis à la frontière mexicaine ont ainsi chuté de 81 % entre 2013 et 2020 ; ceci est le signe d’une baisse drastique des opérations des cartels pour ce produit. Certains membres des cartels ont même déclaré à des journalistes que le marché illégal du cannabis était désormais « à peine rentable ».

L’État frontalier du Chihuahua est le deuxième producteur de cannabis après le Sinaloa ; soit 20 % de la production mexicaine. La plupart vient de la région montagneuse de la Sierra Tarahumara. Deux grandes organisations se battent depuis 10 ans pour le contrôle de cette région ; le Cartel de Sinaloa et le Cartel de Juárez. Cette région est particulièrement intéressante à étudier car elle souligne bien les évolutions récentes. Désormais les cartels tentent d’avantage de contrôler la vente d’alcool, le bûcheronnage et le racket des fermiers locaux pour générer des profits.

Alcool, bois et racket

Désormais à partir de l’entrée de la Sierra Tarahumara seuls les magasins autorisés par les cartels peuvent vendre de l’alcool. Les grandes chaînes de vente d’alcool ne peuvent plus opérer dans la région. Ce trafic d’alcool serait en grande partie entre les mains du Cartel de Sinaloa ; plus spécifiquement sous le contrôle de Noriel Portillo, alias « El Chueco ». Cette évolution est le produit direct de la baisse des prix du cannabis. Les Cartels achètent l’alcool en gros en ville puis forcent les revendeurs à acheter leurs produits dans les régions sous leur contrôle.

Un autre exemple est la forêt de San Juanito ; autrefois l’épicentre de la guerre entre les deux cartels dans la Sierra Tarahumara. Cette zone autrefois boisée a été entièrement déforestée légalement et illégalement. Les deux cartels se reposent depuis des années sur le produit de la vente du bois ; la région étant une zone de production importante pour l’ensemble du pays. Il faut ajouter à cela le contrôle qu’exercent les cartels sur les populations allant travailler hors de la Sierra. A leur retour ces travailleurs agricoles sont forcés de payer un pourcentage de leur revenu au cartels ; en général 5 % à 10 %. La disparition du marché illégal du cannabis a certainement gêné les groupes criminels mais leur virage stratégique est déjà en cours depuis des années.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Nous suivre sur Twitter

Trending