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France : un fusil d’assaut dérobé à la police

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Le procureur de la République confirme qu’un fusil d’assaut a été volé au cours du week end.

Le procureur de Paris a confirmé qu’un fusil d’assaut HK G36 avait été volé lors de la manifestation parisienne dimanche.

Lors d’une conférence de presse, Rémi Heitz, le procureur de Paris a confirmé qu’un fusil d’assaut avait été dérobé par des casseurs aux forces de l’ordre à Paris. Rémi Heitz précise que l’arme a été volée dans des « conditions de violence inouïe ». La police judiciaire a été saisie.

Il s’agit d’un fusil d’assaut HK G36, la nouvelle arme avec laquelle ont été équipés les policiers depuis les attentats à Paris en 2015, et utilisé depuis 1997 par la Bundeswehr.

D’après des informations du Parisien, le vol a eu lieu à proximité de la station Iéna, dans le XVIe arrondissement. Une colonne de voiture de police a été attaquée par des manifestants. Le dernier véhicule de la file, dont les portières ne pouvaient être verrouillées, a du être évacué suite au lancement d’un fumigène, et le fusil ainsi que deux chargeurs ont été dérobés. L’arme n’a à ce jour pas été retrouvée.

Au total, 412 personnes ont été interpellées dans la capitale. Rémi Heitz a déploré une « violence extrême et inédite » contre les forces de l’ordre avec « des jets de marteaux », de « billes en acier » ou de « gros boulons ».

 

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La police de Papouasie : une mafia dans l’État

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police de Papouasie

La police de Papouasie Nouvelle-Guinée est accusée entre autre de corruption, de trafic d’armes et de drogue par son propre ministre

Le ministre de la police dénonce sa propre institution comme étant la plus corrompue du pays. Selon lui la police de Papouasie Nouvelle-Guinée est responsable de trafic d’armes, trafic de drogue et du vol de terres. Il ajoute qu’il y existe une « culture généralisée d’indiscipline et de brutalité ». Ces condamnations du ministre Bryan Kramer semblent extraordinaires ; selon lui il faudrait une génération entière pour réussir à mettre fin à cette corruption endémique.

Qui nous protège de la police ?

Cette déclaration choc a été faite à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Elle-même fait suite à la reconnaissance du commissaire de police David Manning que ses troupes comptent des « criminels en uniforme.» Le constat de Kramer vient après 15 mois passée à la tête de l’institution. Selon lui ; « l’organisation responsable de combattre la corruption est devenu l’agence principale commettant des actes de corruption. »

Parmi les cas exemplaires on trouve ceux des policiers responsables de Port Moresby ; ces derniers volaient les fonds de pension de leurs anciens collègues à la retraite. Ils étaient également de mèche avec le crime organisé. En plus des trafics déjà nommés on peut y ajouter le vol d’essence, des fraudes à l’assurance et du détournement de fonds de la police. Ces derniers volaient même des terres allouées à l’institution. Kramer ajoute que de nombreux excellents agents ont été licenciés ou mis à la retraite pour s’y être opposés.

Tolérance zéro pour la police

Bryan Kramer a fondé sa carrière sur la question de la transparence et du bon gouvernement. Il a déjà dénoncé d’autres scandales de corruptions de ce genre. Un rapport récent du gouvernement australien soulignait un autre problème sans doute lié au premier ; le cruel manque de ressources allouées à la police. La police de Papouasie Nouvelle-Guinée nécessiterait au moins 1,1 milliards de dollars pour résoudre des problèmes de ressources, de formation et d’infrastructure. Par ailleurs le nombre d’agents est largement insuffisant ; 1 policier pour 1145 personnes, contre 1 pour 450 personnes selon les recommandations de l’ONU.

Le commissaire Manning a annoncé ce mois-ci qu’il instaurait une nouvelle politique de tolérance zéro pour la police. En cas de corruption, de violence ou d’infractions disciplinaire le policier sera limogé. Il est surprenant que ceci apparaisse comme un progrès. Par ailleurs Manning a ordonné aux policiers de réserve de rendre leurs armes, badges et uniformes devant l’ampleur des abus de pouvoir. Par ailleurs de nombreux policiers n’allaient pas au travail sachant que des réservistes iraient pour eux. La crise du Covid-19 a aussi eu un effet désastreux sur les finances du pays ; les problèmes de financement de la police ne risquent donc pas de s’améliorer. On peut cependant se demander si face à une corruption de cette ampleur, d’avantage de policiers est ce dont a besoin le pays.

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Le port de Beyrouth : triste symbole du Liban

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port de Beyrouth

La corruption et la contrebande en tout genre sur les docks du port de Beyrouth apparaissent comme un microcosme de l’État libanais

L’explosion tragique du port de Beyrouth semble avoir libéré la parole de la population. Les pots-de-vin seraient monnaie courante sur les docks, tout comme l’évasion fiscale et la contrebande. Comme toutes les institutions libanaises la corruption est au cœur de la situation. Ceci souligne que le problème est présent aux plus hauts niveaux de l’État jusqu’au bas de l’échelle sociale.

Une corruption connue de tous

Un membre de l’institution judiciaire dénonce notamment la totale liberté laissée au Hezbollah du fait de ses liens avec les douanes et les autorités portuaires. Le Hezbollah n’est cependant pas le seul coupable. D’autres partis politiques importants bénéficient également de passe-droits notoires ; le Mouvement Patriotique Libre, le mouvement Amal, le Mouvement du Futur. Tous se partagent les richesses du port selon les experts et des membres des forces de sécurité. Selon Mohammad Chamseddine, du groupe de recherche de Beyrouth Information International ; « Le port de Beyrouth est une des institution les plus corrompues que ce soit dans sa gestion courante ou pour le service des douanes ».

La gestion du port est sous administration publique provisoire depuis la fin de la guerre civile en 1990. Cette gestion provisoire n’a jamais été remise en question ; le port est géré comme une entreprise privée. Comme dans d’autres institutions les partis politiques et confessionnels se partagent les sept sièges de la commission. La corruption des élites politiques se reflète très exactement dans les eaux du port. Le Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, se sert ainsi du port pour recevoir tout ce dont ils ont besoin ; armes, drogues et contrebande en tout genre.

Au port de Beyrouth tout a un prix

La corruption est tellement prégnante dans le port que cinq agents des douanes ne peuvent tout simplement pas être remplacés ; leurs connexions politiques sont trop importantes. Chacun d’entre eux a fait allégeance à un des partis. Le port de Beyrouth reste une institution essentielle pour le pays. Près de 85 % des besoins en nourriture du pays y passent. Près de 70 % des importations ne peuvent faire autrement que d’y arriver. Pourtant seule une infime partie des revenus générés atteint les coffres de l’État. On estime que les pertes en évasion fiscale se chiffreraient à 2 milliards par ans.

Des pots-de-vin arrosent tous les employés du port de façon régulière pour accélérer le processus ou faire passer de la contrebande. Le prix du pot-de-vin varie en fonction de l’illégalité de la marchandise ou de sa valeur. Le seul scanner du port est d’ailleurs en panne depuis avril 2019 et il n’est pas prévu de le réparer ou de le changer ; les partis se disputent le contrat. Il est difficile de pointer un seul responsable. Tout le système politique libanais est corrompu ; heureusement il semble que l’explosion du port ait par contre libéré la parole et la colère de la population.

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Le Kurdistan irakien entre contrebande et corruption

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Kurdistan irakien

Une équipe technique du gouvernement du Kurdistan irakien a découvert l’existence d’un vaste et lucratif réseau de contrebande

Ce réseau de contrebande aurait fait passer des milliards de dinars en biens de toutes sortes ; ceci représente des centaines de milliers d’euros. Les contrebandiers importaient illégalement des produits au Kurdistan irakien à travers un passage frontalier particulier. Cette découverte a été confirmée par le ministre des finances du Kurdistan irakien. Le trafic passait par le passage de Parvizkhan à la frontière iranienne.

Un coup médiatique pour le gouvernement ?

Pour le ministre de l’économie et des finances ce réseau est doublement criminel ; d’un part par son trafic mais aussi pour sa mise en danger des finances publiques. Il semble que les criminels soient de plus mouillés dans un large éventails d’affaires. En effet ils étaient capables de créer de faux documents autorisant le passage des marchandises à travers la frontière.

Le communiqué du ministère s’est félicité de cette découverte. Ce dernier a aussi tenu a féliciter les services des douanes de la région autonome et celles de la ville de Sulaimani. Dans ce communiqué on peut aussi lire ; « Il existe une coordination totale entre le tribunal et les services de surveillance du ministère de l’économie et des finances… Le procureur travaille déjà sur cette affaire et des mesures administratives et légales sont en train d’êtres prises. » On ignore pour l’instant combien de personnes étaient actives au sein de ce réseau.

La corruption au Kurdistan irakien

On compte aujourd’hui trois postes frontières officiels entre le Kurdistan irakien et l’Iran ; Haji Omaran à Erbil, Parvizkhan à Garmiyan et Bashmakh dans la région de Sulaimani. Cependant de très nombreux points de passage officieux existent. Shakhawan Bakir est le responsable du poste de Bashmakh. Il a révélé que ses « équipes techniques » avaient travaillé de concert avec celles du gouvernement ; c’est leur travail qui a permis de déterminer que le réseau opérait à Parvizkhan. Il semble par ailleurs que les équipes de Parvizkhan reconnaissent que des biens illégaux passent la frontière quotidiennement.

Selon le directeur du poste de Parvizkhan ; « 80 % des taxes finissent dans les mains des entreprises et non celles du gouvernement. » On voit d’ailleurs de tout passer par le poste frontière ; des oignons aux véhicules d’occasions. Cette région n’est cependant pas la seule souffrant de ce trafic au Kurdistan irakien. Ajoutons qu’à de nombreuses occasions les forces de l’ordre sont également complices des trafiquants. Un député dénonce même le fait que certaines entreprises possédant des bureaux officiels au Kurdistan irakien importent des biens de consommation périmés avec l’aide des forces de sécurité. Étant donné le niveau de corruption les trafiquants ont encore de beaux jours devant dans la région.

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