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Ottawa : Un pharmacien trafiquant de Fentanyl

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Les juges canadiens ont délivré la sentence la plus sévère à ce jour pour une affaire de pharmacien coupable de trafic de Fentanyl

Le problème du Fentanyl est dramatique au Canada. L’agence de Santé Publique du Canada rapporte que le nombre d’overdoses par opiacés est en constante augmentation. Entre juin 2016 et juin 2018 plus de 9000 canadiens sont mort des suites d’une overdose de ces produits. On compte 2066 morts rien qu’entre janvier et juin de cette année. Ceci explique la fermeté des juges contre le pharmacien d’Ottawa Waseem Shaheen. Ce dernier a été condamné à 14 ans de prison pour trafic de Fentanyl.

Un pharmacien respecté

Waseem Shaheen a été arrêté en octobre 2014. Ce pharmacien trafiquait du Fentanyl depuis son magasin de la rue Rideau. Au cours des deux années précédant son arrestation Shaheen a trafiqué plus de 5000 patchs de Fentanyl. On estime la valeur total de cette drogue au marché noir à plus de 1 million de dollars. L’homme possède trois pharmacies à Ottawa mais n’utilisait que celle de la rue Rideau pour écouler sa marchandise. Le pharmacien a attiré l’attention de la police et de ses confrères suite à une fausse attaque à main armée de son commerce. Suite à une longue enquête la police et l’ordre de pharmaciens de l’Ontario ont déterminés que Shaheen produisait de fausses ordonnances pour justifier la vente du Fentanyl.

L’ordre des pharmaciens a découvert des ordonnances sous deux noms différents pour 99 patchs de Fentanyl par mois selon l’agent Guy Seguin de la police d’Ottawa. Ceci représente près de trois patchs par jour pour une seule personne ; une dose fatale selon les pharmaciens. La condamnation de Shaheen a 14 ans de prison est historique pour le Canada. C’est la sentence la plus sévère jamais donnée à un pharmacien trafiquant du Fentanyl.

Fermeté ou santé publique

Cette condamnation est encourageante pour les services de police. Ces derniers se félicitent que le problème du trafic du Fentanyl soit pris au sérieux. Le juge Wadden est responsable de cette condamnation. Il souligne que Shaheen était un membre respecté de la communauté qui savait parfaitement ce qu’il faisait. L’homme n’est pas lui -même un toxicomane et il connaît les terribles effets de cette drogue sur la population.

Cette réponse radicale pour un homme sans casier judiciaire peut paraître surprenante. Cependant cela est à la mesure de l’épidémie pour les policiers. Certaines voies s’élèvent pour souligner que des peines de prison plus dures ne sont pas la solution miracle. Pour Eugene Oscapella, un expert du problème de drogue, l’accent devrait plutôt être mis sur les problèmes de toxicomanie. Pour Oscapella il faut permettre aux usagers de prendre la drogue dont ils ont besoin dans des conditions où l’on peut s’assurer de la qualité du produit et leur fournir une aide pour s’en sortir. La seule façon de faire disparaître la drogue des rues et de rendre son trafic économiquement inintéressant.

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Iran : Au cœur du transport de drogues

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Les monts Talysh, dans le sud de l’Azerbaïdjan, rendent difficile la protection de la frontière avec l’Iran par des patrouilles

Des douaniers d’Astrakhan ont récemment découvert du haschisch sur un navire iranien. Le problème de la contrebande de drogue en provenance d’Iran concerne aussi la Russie. Le principal soucis est en direction de l’Azerbaïdjan qui possède une frontière terrestre de 661 kilomètres avec l’Iran. Il est indéniable que le service national des frontières de l’Azerbaïdjan n’est pas inactif mais n’arrive pas stopper le problème.

L’Iran poursuit sa lutte contre le trafic de drogue

Le général iranien Mohammad Massoud Zahedian est le chef de la brigade anti-drogue. Il a rencontré le 5 septembre son homologue azerbaïdjanais, le Général Hazi Aslanov. Zahedian a déclaré que la coopération entre les forces de police des deux parties était «importante», et qu’il fallait tirer des leçons de leurs expériences. Fin 2018, un accord sur la sécurité le long de la frontière et le partage de renseignements dans la lutte contre le trafic de drogue avait déjà été conclu. Les signataires étaient Elchin Guliyev, chef du service des frontières de l’Azerbaïdjan et le commandant des gardes-frontières iraniens, Qasem Rezaei.

Une partie de la frontière entre les deux pays, mesurant plus de 130 kilomètres, reste non contrôlée. En effet l’Arménie occupe environ 20% des terres azerbaïdjanaises. Les trafiquants de drogue exploitent souvent ces failles de sécurité pour leurs opérations illégales. Les autorités azerbaïdjanaises affirment qu’il y a eu une augmentation des saisies de drogue le long de la frontière iranienne. Le district d’Astara, situé en Azerbaïdjan et qui relie directement une ville iranienne du même nom est le plus concerné. En juillet 2018, 260 kilogrammes d’héroïne y ont été saisis à un poste de contrôle douanier. Quelques mois auparavant, des douaniers azerbaïdjanais y avaient saisi 515 kilogrammes d’héroïne dans un camion à destination de l’Azerbaïdjan.

L’Iran est la principale route terrestre de la drogue

Le pays fait partie d’un réseau logistique entre l’Asie centrale, le Pakistan, l’Inde, la Turquie, le Moyen-Orient et les pays européens. Selon l’édition 2019 du Rapport mondial sur les drogues publié par l’Office des Nations Unies ; l’Iran avait saisi la plus grande quantité d’opiacés au monde en 2017. Il représentait à lui seul 39 % des saisies mondiales ; environ 630 tonnes d’opium.

Le coût est aussi humain. L’ambassadeur d’Iran aux Nations Unies, Majid Takht-e-Ravanchi, a fait une déclaration le 9 juillet dernier ; «En 40 ans, l’Iran a perdu 3 815 membres des forces de l’ordre lors d’opérations antidrogue. Plus de 12 000 personnes ont également été blessées « . En 2018, les forces de l’ordre iraniennes ont mené 1 557 opérations contre les trafiquants de drogue et les réseaux internationaux. Elles ont détruit 2 114 réseaux et saisi environ 807 tonnes de stupéfiants et de substances psychotropes, dont 45 tonnes d’héroïne et de morphine.

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Un phoque empêche un trafic de drogue en Australie

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Un trafic de drogue international d’ampleur a été démantelé en Australie Occidentale avec l’aide d’un gros phoque mécontent

La police australienne a déjoué une opération internationale de contrebande de drogue de près d’un milliard de dollars avec l’aide d’un phoque géant. L’animal a empêché l’évasion de deux trafiquants de l’île Burton. Les deux étrangers étaient sur un yacht qu’ils ont fait accoster le 2 septembre avant d’essayer de fuir dans un canot vers les côtes de Geraldton.

Un milliard de dollars de drogues

Une enquête internationale sur ce gang de trafiquants a atteint son apogée la semaine dernière. Un yacht abandonné découvert sur le rivage de Stick Island, au large de la côte de l’Australie-Occidentale avait entraîné la recherche de ses occupants. La police a déclaré par la suite que ; « la communauté de pêcheurs de Geraldton a joué un rôle important dans cette détection et cette saisie. Elle a maintenu un contact régulier avec la police au fur et à mesure du déroulement de l’affaire. Ces personnes ont aidé à protéger les frontières de l’Australie occidentale… et nous leur sommes reconnaissants de leurs efforts. »

Lorsque des avions ont fouillé la région, deux hommes ont été aperçus en train de se cacher dans les buissons de l’île Burton, à proximité. Les deux hommes, Antione Dicenta, 51 ans et Graham Palmer, 34 ans, sont de nationalité française et britannique respectivement. Ils auraient tenté de dissimuler 40 sacs contenant plus d’une tonne de cocaïne et d’ecstasy sous des algues. Selon les médias australiens, la valeur marchande de ces drogues est estimée à 1 milliard de dollars australiens.

Stoppés par un phoque

Lorsque la police est arrivée sur l’île, Dicenta et Palmer ont tenté de s’enfuir. Damien Healy, un vice-commandant des services de secours maritimes volontaires de la région, a déclaré à la radio ABC qu’il y avait un énorme phoque sur leur chemin. « Ils l’ont réveillé… Il a sauté avec sa grosse poitrine vers le haut et leur a aboyé dessus. Les individus ont eu le choix de passer devant le phoque ou d’être arrêtés et ils ont choisi de se faire arrêter.»

Les deux hommes sont désormais poursuivis pour trafic de drogue. Trois autres hommes ont également été accusés d’avoir participé à l’opération. Chris Dawson est le commissaire police d’Australie occidentale. Selon lui ces trois hommes se trouvaient à proximité dans un autre bateau et «étaient prêts à recevoir» la cargaison. « Nous avons perturbé un grand syndicat international de la drogue ici », a déclaré Dawson.

 

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La Chine et le Nigeria s’allient contre le trafic de faune.

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Les deux pays ont annoncé un renforcement de leurs relations bilatérales.

La Chine et le Nigeria ont annoncé qu’ils comptaient redoubler d’efforts dans leur lutte contre le trafic de faune, en accordance avec la CITES (convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Barr Sharon Ikeazor, la ministre de l’environnement nigériane, a souligné l’importance de la collaboration entre les deux pays, due notamment au flux de trafic partant de l’Afrique en direction de l’Asie. 

Lors d’une visite de représentants chinois de l’autorité de gestion de la CITES à Abudja, la ministre a réitéré la volonté du Nigeria d’appliquer la CITES, précisant que diverses espèces étaient maintenant menaçées d’extinction à cause de l’exploitation massive des territoires et du trafic illicite.

Selon Barr Sharon Ikeazor, le Nigeria a mis en place une agence de parcs nationaux de façon à protéger la faune et flore nigérianes. De son côté le vice-administrateur de l’agence chinoise des forêts, Li Shumings, a déclaré que le gouvernement chinois se concentrait les relations bilatérales avec le Nigeria pour préserver les espèces en vie de disparition. Une autorité des parcs a également été mise en place par le pays, qui protège 10 parcs nationaux contenant 1 864 pandas et 293 éléphants.

La disparition de la faune nigériane.

Le Nigeria est le pays de nombreuses espèces dont certains attributs sont populaires dans les médecines traditionnelles de l’Asie. Le pangolin, un petit mammifère dont les écailles, en réalité composées de kératine, sont réputées dans la médecine chinoise pour augmenter la libido comme pour soigner les cancers. La viande de pangolin est aussi populaire dans la région et est considérée comme en mets de luxe.

Ce petit animal est extrêmement en danger à cause du trafic dont il fait l’objet. En février, au Viêtnam, 2 500 kilogrammes d’écailles de pangolin ont été saisis. Le record mondial de saisie d’écailles, auparavant de 12 tonnes en Chine, a été battu à Singapour en avril, 13 tonnes ayant été découvertes dans 230 sacs stockés dans un conteneur provenant du Nigeria. Quant à la viande de pangolin, c’est la Malaise qui détient le record, avec une saisie de 30 tonnes datant de février.

En moyenne, 20 000 kilogrammes de pangolin sont trafiqués annuellement selon l’ONG Traffic, un chiffre déjà largement surpassé pour 2019. Entre 400 000 et 3 millions de pangolins seraient illégalement tués en Afrique centrale chaque année.

Le directeur général de la Fondation pour la Conservation nigériane, le Dr Muhtari Aminu-Kano, estime que ce genre de trafic, s’il n’est pas anéanti, ruinera la faune du pays. Le braconnage ne concerne pas seulement le trafic dédié aux marchés internationaux, mais aussi la consommation locale. 

Si les lions, les éléphants ou les pangolins sont souvent tués pour être intégrés à la médecine chinoise ou orner les cheminées de riches occidentaux, certains animaux sont tués pour être mangés par les Nigérians. Certains de ces animaux sont chassés à un rythme qui excède leur vitesse de reproduction, contribuant à la diminution progressive de la biodiversité.

La disparition progressive des espèces braconnées impacte aussi les espèces qui les côtoyant. Par exemple, les déjections d’éléphant, riches en fibres, sont essentielles au maintien de la biodiversité, fertilisant les sols et permettant la survie de dizaines d’organismes et de plantes.

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