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Algérie : démantèlement d’un réseau criminel

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Deux trafiquants de drogue ont été arrêtés.

La police judiciaire de la sûreté de Aïn Defla, province au sud-ouest d’Algers, a démantelé cette semaine un réseau criminel spécialisé dans le trafic de drogues. Elle a aussi saisi plus de 60 kg de cannabis prêt à la consommation, a indiqué le vendredi 4 décembre un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

« La Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la sûreté de Aïn Defla a démantelé cette semaine un groupe criminel spécialisé dans le trafic illicite de drogues et saisi plus de 60 kg de drogue », précise le communiqué.

Après la fouille minutieuse du véhicule d’un individu suspect et la perquisition de son domicile, les policiers ont saisi une grande quantité de drogues, dissimulées dans sa voiture. En plus du cannabis se trouveaient 30 comprimés psychotropes, une somme d’argent de 34 millions de dirams et des téléphones portables. Un deuxième individu, soupçonné d’être lui aussi impliqué dans l’affaire, a également été interpellé.

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Delhi : Fabricants d’armes et trafiquants

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Deux fabricants d’armes opérant à Delhi depuis plus de 10 ans ont été arrêtés et 30 pistolets ont été saisis à cette occasion

À la suite de récentes fusillades dans la capitale nationale, la police de Delhi a lancé des opérations pour arrêter les criminels. La cible principale sont les fabricants d’armes et de munitions illégales. Au cours d’une de ces opérations les enquêteurs de la cellule spéciale de la police de Delhi ont arrêté deux personnes.

Qui sont ces criminels ?

Les suspects arrêtés sont Pawan Singh et Chandar Singh. Tous deux sont des résidents du district de Dhar. Manishi Chandra est membre de la cellule spéciale du Commissaire de police (DCP). Selon luile 18 juin des informations précises ont été reçues selon lesquelles un important lot d’armes illégales serait livré près de Jheel Wala Park, à Rohini. Selon le DCP ; «À la suite de la dénonciation, un piège a été tendu et des suspects ont été arrêtés près du parc Jheel Wala à Rohini. Ils y ont été aperçus en train d’attendre quelqu’un. Au total, 30 pistolets illégaux ont été récupérés. Le cas a été enregistré au poste de police de la cellule spéciale ».

Au cours de l’interrogatoire, les accusés ont révélé que le commerce des armes à feu illicites était leur profession héréditaire. Ils opèrent ainsi depuis plus de 10 ans. Ils tiennent ces connaissances en fabrication d’armes à feu de leurs familles. C’était une entreprise rentable dans leur famille depuis plus de 80 ans. À l’heure actuelle, les membres de leur famille fabriquent des armes illégales dans une usine artisanale. Ils sont approvisionnent diverses régions du pays, y compris à Delhi. Le DCP a déclaré que Pawan utilisait de la ferraille et d’autres matériaux pour fabriquer des pistolets semi-automatiques.

Un fabricant d’armes talentueux

Pawan serait en effet un expert de la transformation de cadres de bicyclettes en armes à feu. Le ressort de la glissière et du chargeur est préparé à partir de fil de fer tiré des pneus de véhicules. La gâchette et le percuteur sont fabriqués à partir de fer épais et dur venant de la transmission. Une fois assemblé le suspect utilisait alors un tour et des limes pour apporter la touche finale.

L’ensemble du processus coûte environ 7 000 roupies ; un pistolet fini est vendu pour environ 25 000 roupies en espèces. Pawan a également révélé que pour éviter toute détection il utilisait un hangar forêt pour son montage et ses travaux de finition. En mars de cette année la cellule spéciale avait mis fin à une mafia de trafiquants d’armes illégales. Deux personnes, Amrikan et Sheetal Singh, avaient été arrêtées. Lors de l’opération 52 pistolets sophistiqués avaient été retrouvés. Pawan Singh serait le fabricant des armes saisies par la police en mars selon le DCP.

 

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Armes à feux dans les ports de Jamaïque

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Depuis le début de l’année 63 armes à feu et plus de 8 000 munitions ont été interceptées dans plusieurs ports de Jamaïque

Des responsables de la sécurité nationale ont publié une déclaration à ce sujet. Selon eux la corruption et d’autres activités illicites entravent sérieusement les efforts de la Jamaïque. Cependant le pays n’a pas renoncé à sa lutte le crime transnational.

La surveillance des ports de Jamaïque

Le Colonel Desmond Edwards est le directeur exécutif de l’agence de lutte contre le crime organisé et la corruption. Il a déclaré que plus de 4300 kg de marijuana et plus de 130 kg de cocaïne avaient été expédiées de Jamaïque depuis le début de l’année. Une conférence sur la sécurité aux frontière a eu lieu mercredi dernier au Terra Nova de Saint Andrew. Le colonel y a déclaré ; « La Jamaïque reste la plus grande source de ganja dans les Caraïbes et constitue un important point de transbordement de cocaïne ». Les services de sécurité ont indiqué que 33 des 63 armes et plus de 3 000 munitions saisies cette année avaient été interceptés dans des ports sans surveillance.

Le commerce des armes à feu échange de drogue existe toujours en Haïti. Cependant la majorité des armes expédiées en Jamaïque proviennent des États-Unis. La marijuana, en revanche, est expédiée de la Jamaïque vers les États-Unis via les Bahamas. Edwards a déclaré que malgré les efforts des agents de la patrouille des frontières, la criminalité transnationale continue de se développer. Elle inclue trafic de drogue, d’armes à feu, d’êtres humains et blanchiment de produits illicites.

Un manque criant de moyens

Selon Edwards ; «L’un des problèmes auxquels nous sommes confrontés est la longueur de nos procédures judiciaires. Nous avons des cas devant nos tribunaux qui prennent six ou sept ans entre l’arrestation et le procès». Le ministre de la Sécurité nationale, M. Horace Chang, a tenu à assurerau public que le gouvernement investissait énormément dans la sécurité des frontières. Ils craignent que les bénéfices tirés du trafic de stupéfiants ne soient utilisés dans d’autres trafics.

Le ministre a ajouté ; « Une surveillance adéquate, multimodale, et une sécurité frontalière accrue deviennent des questions fondamentales qui doivent être abordées dans notre architecture globale de lutte contre la criminalité». Rana Saoud est agent spécial adjoint responsable de la division I aux enquêtes de sécurité intérieure (HSI) à Miami. Il reconnait que malgré les efforts déployés pour endiguer le flux d’armes à feu illégales en Jamaïque ;  ils ne peuvent pas éliminer complètement ce problème. En effet il est peu aisé de détecter une arme à feu dissimulée dans les milliers de conteneurs qui arrivent dans les ports de Jamaïque. Selon Saoud ; « De nombreuses expéditions entrent et sortent des États-Unis quotidiennement. Nous ne pouvons pas rechercher chaque colis qui quitte les États-Unis ».

 

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Saisie massive de cocaïne sur un bateau de JPMorgan

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Près de 18 tonnes de cocaïne, d’une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars, découvertes sur le bateau financé par JPMorgan.

Les autorités douanières américaines ont saisi un porte-conteneurs financé par JPMorgan cette semaine. Cela fait suite à la découverte de 18 tonnes de cocaïne d’une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars sur le navire. Cette découverte sur le MSC Gayane, battant pavillon libérien, est surprenante pour plusieurs raisons.

Une quantité hors normes

Le poids du chargement de cocaïne est de 18 tonnes ; environ le même que trois éléphants d’Afrique. Cela représente plus que la quantité totale de cocaïne qui est passée par l’Afrique de l’Ouest en 2013. Cette quantité pourrait refléter une surabondance d’approvisionnement. Selon le Rapport mondial sur les drogues de 2018 ; la production mondiale de cocaïne a bondi d’un quart en 2016 pour atteindre 1 410 tonnes. Le coeur de la production est centrée en Colombie ; la culture de la plante de coca y a augmenté de 17% passant à 171000 hectares en 2017.

Le lien entre le MSC Gayane et JPMorgan est peut être l’aspect le plus surprenant de cette affaire. Le MSC Gayane est exploité par Mediterranean Shipping Co., une entreprise basée en Suisse. Mais JPMorgan a contribué au financement de l’achat du navire par MSC.

Le MSC Gayane a navigué sous le pavillon du Liberia, un pays d’Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’une voie de transit populaire pour les passeurs entre l’Amérique du Sud et l’Europe. Pour cause : ses frontières poreuses, son état de droit faible, son littoral largement non surveillé et ses infrastructures et ressources limitées. L’Afrique de l’Ouest représente 78 % des saisies totales du continent en 2016. Cependant il semble y avoir peu de trafic de drogue entre l’Afrique de l’Ouest et les États-Unis. C’est ce qui rend cette saisie sur le MSC Gayane si surprenante. Les prix de vente élevés et le risque de se faire prendre aux États-Unis font de l’Europe un marché plus lucratif et plus attractif.

La cocaïne d’Afrique de l’Ouest

Bien que notable, le pavillon du navire n’implique pas nécessairement le Liberia. Selon Mark Shaw, directeur de l’Initiative mondiale contre le crime organisé transnational : « Un navire immatriculé au Liberia n’est pas en soi un lien avec l’économie de la drogue en Afrique de l’Ouest ». L’afflux de drogue sur un navire battant pavillon libérien est la dernière d’une série de saisies majeures liées aux pays d’Afrique de l’Ouest cette année.

En mai 2018 des responsables algériens ont saisi plus de 680 kg de cocaïne sur un porte-conteneurs immatriculé au Liberia. Ce dernier transportait de la viande congelée du Brésil, selon la BBC. En février de cette année, des responsables cap-verdiens ont découvert 9525 kg de cocaïne ; une valeur à la revente de 700 millions de dollars en Europe. Un mois plus tard, les autorités guinéennes ont effectué une saisie record de cocaïne pour le pays ; 771 kg de drogue dissimulés dans le faux fond d’un camion rempli de poisson. Selon Shaw : « Il y avait des doutes sur le fait que l’Afrique de l’Ouest soit encore utilisée comme voie de transit majeure, mais ces saisies semblent suggérer que c’est le cas ».

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