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France : deux policiers jugés pour trafic de cocaïne

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Les deux hommes sont jugés aux assises de Paris.

Deux anciens policiers, désormais démis de leurs fonctions, sont jugés depuis le lundi 21 janvier aux assises de Paris. Clément Geisse, 42 ans, et Christophe Peignelin, 56 ans, comparaissent notamment pour trafic de stupéfiants en bande organisée et corruption passive.

Les deux hommes étaient en détention provisoire depuis leur arrestation en flagrant délit le 25 janvier 2015. Ils ont tous deux admis avoir facilité l’arrivée de mules sur au moins sept aller-retours en Répuplique Dominicaine pour transporter en moyenne 20 kilogrammes de drogues par voyage entre 2010 et 2015.

Ils aurient au total importé entre 500 et 900 kilogrammes de cocaïne, selon les enquêteurs de l’OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants). L’enquête sur les deux policiers a démarré en 2013, suite à un renseignement anonyme sur un trafic bénéficiant de complicités aéroportuaires à Roissy.

Les deux membres de la police aux frontières auraient sympathisé avec Kamel Berkaoui, la « tête de réseau » selon les enquêteurs, et auraient par la suite auraient soustrait les valises des trafiquants aux contrôles de la douane en les dissimulant à bord de leur véhicule de fonction.

Les deux anciens policiers ont admis avoir empoché au total entre 540.000 et 620.000 euros, à raison de 40.000 euros par mule récupérée. L’un deux, Clément Geisse, aurait utilisé l’argent pour acheter des voitures de luxe, s’en vantant sur les réseaux sociaux. Son collègue, pour sa part, était plus discret, tout en faisant bénéficier sa compagne et sa maîtresse de ses nouveaux moyens.

En plus de deux ex-policiers, Kamel Berkaoui et neuf membres présumés de son réseau comparaissent devant le tribunal. 28 autres personnes, dont des « mules » et des blanchisseurs de l’argent de la drogue, ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel.

Le verdict tombera le 7 février.

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Inde : La commission Napalchyal et l’alcool de contrebande

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Les résultats de la commission créée pour enquêter sur des décès liés à la consommation d’alcool de contrebande en Inde ont été révélés le 1er novembre

Cette commission a été créée suite aux décès de février à Haridwar et de septembre à Dehradun. Il s’agit d’une initiative de l’ancien Secrétaire d’État indien Uttarakhand NS Napalchayal. Elle a soumis son rapport contenant au total 20 recommandations. Une des recommandation demande une enquête sur les responsabilités des fonctionnaires du service des accises.

Le danger de l’alcool frelaté

Le mois dernier la Haute Cour avait adressé des recommandations au gouvernement. Celles-ci font suite à l’ouverture d’un litige d’intérêt public concernant ces décès dus à la consommation d’alcool frelaté. Un résident de Dehradun, Pramod Sharma, avait intenté un litige d’intérêt public suite aux nombreux décès à Haridwar. Il a demandé au tribunal que l’enquête soit confiée au Bureau central d’investigation. Le procureur du Bureau a présenté une autre demande concernant environ sept décès à Dehradun le mois dernier.

La commission a commencé par déclarer une  «tolérance zéro» vis-à-vis des décès dus à la vente et à la consommation d’alcool de contrebande. Au total six personnes ont trouvé la mort à Dehradun en septembre et 45 à Haridwar en février de cette année. Uttarakhand NS Napalchayal, qui présidait la commission, a déclaré ; « Au total, 20 recommandations ont été adressées au gouvernement de l’État pour lutter contre la production et le commerce illicite d’alcool. Cela comprend des campagnes de sensibilisation dans l’État pour informer les citoyens des menaces d’alcool de mauvaise qualité ».

L’alcool méthylique au cœur des débats

Le rapport recommandait également de contrôler l’utilisation de l’alcool méthylique, un composé largement utilisé pour la fabrication illégale d’alcool. Pour le moment l’alcool méthylique n’est pas régulé, il n’apparaît même pas dans le “poison act” indien. Le rapport suggère que les camions transportant l’alcool de méthyle, un composant de certaines peintures industrielles, soient équipés de balises GPS et de verrous à reconnaissance digitale pour éviter les vols. Le prix de l’alcool est sensiblement plus élevé dans le reste de l’inde que dans les quartiers d’Uttar Pradesh. Cette différence de prix est l’une des causes de l’expansion du marché de la contrebande d’alcool. Le rapport suggère que le gouvernement intervienne pour que le prix de l’alcool soit encadré pour décourager les trafiquants.

Ce rapport recommande surtout la formation d’un corps policier qui se concentrerait sur la lutte contre l’alcool de contrebande pour les 2 ans qui viennent. Le commissaire en charge de l’unité spéciale serait choisi par un jury de ses pairs. Il serait formé par et dépendrait de l’État et non du département. Quant aux personnes déjà en charge, les magistrats des districts, le superintendant de la police, et les hauts cadres policiers, ils devraient être tenus responsables pour toute nouvelle tragédie qui viendrait à se produire. De plus ils ne devraient plus être envoyés dans des quartiers sensibles pour le reste de leur carrière.

 

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Crise financière au Zimbabwe

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Face à l’inflation les entreprises se livrent au trafic de monnaies étrangères en raison du climat économique inquiétant et de la corruption

Il existe actuellement une pénuries aiguë de devises étrangères. Dans ce pays fortement tributaire des importations et d’un environnement bancaire très rigoureux ceci a exacerbé le fléau des flux financiers illicites (FFI). Les coupables étant la plupart du temps des entreprises zimbabwéennes légales.

Une méfiance généralisée envers le système bancaire

Les FFI sont des mouvements illégaux d’argent ou de capitaux d’un pays à l’autre. Selon Global Financial Integrity et l’AFRODAD, le Zimbabwe aurait perdu à cause d’eux 2 milliard et demi d’euros au cours de la période allant de 2004 à 2013. Cela représente une moyenne annuelle de 510 millions d’euros. Christopher Mugaga, président-directeur général de la Chambre de commerce nationale du Zimbabwe, a déclaré que les entreprises ont été conduites à des actions illicites en raison du climat commercial difficile.

Un responsable d’un fabricant de détergents, qui a accepté de s’exprimer sous le couvert de l’anonymat, a déclaré que sa société employait des courtiers pour trouver des dollars américains et des rands sud-africains. « La situation des affaires au Zimbabwe ne récompense pas l’honnêteté », a-t-il déclaré. Les fonds transférés sont rapidement convertis en dollars et récupérés sous prétexte de se procurer du matériel provenant de l’extérieur. Le gouvernement du Zimbabwe a mis en place une limite stricte de 2 000 USD en espèces par voyage en dehors du pays. Mais bien sûr les courtiers ne déclarent pas l’argent qu’ils sont allés chercher.

Le cercle vicieux de l’inflation

Les taux d’inflation officiels du pays oscillent maintenant au-dessus des 300%. Selon le FMI, les prix augmentent presque quotidiennement alors que les salaires stagnent. Ces augmentations ont grignoté les revenus de nombreuses personnes. Un programme gouvernemental tente timidement d’offrir aux entreprises de générer des revenus supplémentaires en dehors de leurs activités principales. Dans le cadre de ce programme, les fabricants sont autorisés à conserver 80% de leurs recettes en devises sur une période pouvant aller jusqu’à 30 jours. Suite à cela les fonds doivent obligatoirement être convertis en monnaie locale. Cette fenêtre doit permettre aux entreprises de se rééquiper. Les 20% restants sont échangés dans la monnaie locale au taux officiel en vigueur. Ces mesures sont jugées bien insuffisantes.

Pour la Commission anti-corruption du Zimbabwe (ZAAC) ; « L’externalisation des flux financiers illicites est une forme de corruption ». Lennox Mhlanga, journaliste spécialisé dans les affaires et expert financier indépendant, a déclaré que la corruption se répand. Selon lui les autorités zimbabwéennes ont ignoré certaines des transactions illégales commises par des individus liés aux dirigeants du pays.

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L’avocat arnaquait les barons de la drogue colombiens

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Un avocat texan connu sous le nom de « DWI Dude » aurait arnaqué plus d’un million de dollars à des barons de la drogue colombien

Il semble que l’une de ses victime l’aurait dénoncé au FBI, fait inhabituel pour un narco-trafiquant. L’homme venait voir ses « clients » à la prison de Bogotá, en Colombie, avec un détective privé. Aucun d’entre eux ne parlait espagnol c’est donc la femme du détective Chuck Morgan qui se chargeait de la traduction.

Trahis par un narco-trafiquant

Le prisonnier en question est Segundo Villota Segura. L’homme cherchait à éviter une extradition aux États-Unis. Le gouvernement le considère comme un trafiquant de cocaïne international de premier plan. Il aurait également des connections avec le cartel de Sinaloa et d’autres gangs mexicains violent. L’avocat se nomme Jamie Balagia, mais il est surtout connu comme le « DWI Dude ». L’acronyme DWI fait signifie « driving while impaired » ; approximativement l’équivalent de conduite sous stupéfiant.

Il est surprenant de voir un avocat comme Balagia, qui s’occupe plutôt de petites affaires de conduite sous stupéfiant, s’occuper d’une affaire de trafic de drogue international. Il semble que Balagia et Morgan aient proposé le plan suivant à leurs « clients »; le trafiquant devait leur donner quelques millions de dollars et ils s’en serviraient pour corrompre des responsables américains pour faire disparaître les problèmes de leur client. Segura avait déjà payé une grande partie de la somme lorsqu’il a commencé à avoir des doutes.

La fin du « DWI Dude »

Segura a demandé qui étaient les responsables que les deux compères avaient cherché à corrompre. Le trafiquant avait mis ses « avocats » sur écoute et on a donc des traces de cette conversation. Les deux hommes prétendent qu’ils ne peuvent pas donner des noms de peur d’incriminer ces responsables. Le trafiquant a semblé satisfait de cette réponse mais a par la suite transmis cette conversation à des responsables américains.

Mardi dernier Balagia a été jugé coupable d’avoir arnaqué Segura et deux autres trafiquants de drogue colombien. L’homme a volé des centaines de milliers de dollars à ses clients, mais ce n’était qu’une ruse. Il n’a jamais tenté de corrompre qui que ce soit. Ces individus ont de la chance que les trafiquants de drogue aient choisi de se tourner vers le FBI plutôt que de régler le problème eux-mêmes. Morgan a été condamné à 72 mois de prison, de même qu’un de leur associé colombien (84 mois). Balagia risque de son côté jusqu’à 30 ans de prison.

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