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Orangeburg : Coup de filet surprise pour la police

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Une perquisition a permis l’arrestation de cinq personnes à Orangeburg en Caroline du sud pour possession d’armes et de drogue

Le Sherrif du comté de Orangeburg en Caroline du sud a relaté l’affaire à la presse. Les cinq individus ont été arrêtés ensemble dans une maison. Les agents ne cherchaient pas à faire une telle prise ; ils ne cherchaient à arrêter que l’un d’entre eux. Cependant la découverte d’une importante quantité d’armes et de drogue leur a permis de lancer des poursuites pour quatre autres individus.

Malfaiteurs malchanceux

Selon le Sherrif Ravenell ; « Ceci est un parfait exemple de la dangerosité de notre travail. Nos gars se présentent à cette maison mardi pour arrêter un individu et tombent sur plusieurs personnes avec des armes à l’intérieur, notamment un AR-15 chargé ». Kawand Sykes, 39 ans, était la personne que la police cherchait à arrêter à l’origine. Il est accusé de tentative de meurtre dans une autre affaire. L’homme est désormais aussi accusé de trafic « Molly » et de méthamphétamine. Il faut aussi ajouter des accusations similaires de trafic crack et de cannabis, ainsi qu’un cas de port d’arme prohibé.

Parmi les quatre complices présents sur place ont trouve Marquise Berry, 23 ans et Trey Gadson, 22 ans. Tous deux sont accusés de trafic d’ecstasy, aussi appelée « Molly » et de trafic de cannabis. Ils sont aussi accusés de port d’arme prohibé. De son côté Nicole Jefferson, 35 ans, est aussi accusé de trafic d’ecstasy, de cocaïne et de cannabis. Enfin, Dekwon Hilliard, 23 ans, est accusé de trafic de « Molly » et de cannabis.

Une saisie importante pour Orangeburg

Sykes était la cible initiale des policiers. L’individu est accusé d’avoir tiré sur un homme et de l’avoir blessé à Roosevelt Gardens en octobre 2018. Au moment de son arrestation mardi dernier, Hilliard était en liberté conditionnelle après avoir payé une caution de 15 000$ en mai 2018. Il est suspecté d’avoir aidé deux meurtriers présumés ; ces deux personnes font partie d’un trio s’étant échappé d’un centre de détention.

Lorsque les enquêteurs sont entrés dans l’appartement, Berry a tenté de sortir une arme de poing chargée de sa poche. Au même moment ses complices avaient un AR-15 chargé à portée de main. Cette arme possédait deux chargeurs scotchés ensemble pour permettre un rechargement plus rapide. Au total les agents ont découvert 518,5 grammes de cannabis, sept grammes de méthamphétamine, deux grammes de « Molly » et une certaine quantité d’argent en liquide. Les policiers ont aussi saisis un AR-15 chargé et deux chargeurs, un pistolet de calibre .40 et un pistolet de 9mm, deux balances digitales, un poing-américain et un couteau.

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Pakistan : Les routes du blanchiment d’argent

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blanchiment d'argent

La création de fausses factures et le blanchiment d’argent demeurent un problème au Pakistan malgré des améliorations notables

Cette pratique de blanchiment d’argent implique de délibérément mentir sur la valeur d’une transaction commerciale ou sur sur la facture soumise aux douanes. De cette façon les criminels peuvent blanchir leur argent par le commerce. Selon le groupe Intégrité Financière Internationale, les fausses factures seraient l’outil principal utilisé dans les flux financiers illégaux. Le Pakistan possède actuellement peu d’outils de lutte contre ce problème.

Une situation en amélioration

Le pays peine à atteindre les critères édictés par le Groupe d’Action Financière International (GAFI). De nombreuses mesures ont pourtant été prises pour éliminer le blanchiment d’argent. Ainsi l’importation de voitures d’occasion était auparavant un des problème principaux. Cette technique servait aux importateurs à faire entrer de l’argent illégalement dans le pays. Le gouvernement a fini par agir sous la pression des membres du GAFI. Désormais une voiture d’occasion ne peut être importée que si le paiement et les taxes sont effectués depuis le compte du pakistanais expatrié qui est censé importer la voiture.

Par ailleurs seul la famille peut désormais recevoir de l’argent depuis l’étranger et un montant maximum a été fixé. Ces deux méthodes de blanchiment d’argent ayant été stoppées ceci a arrêté les criminels les plus visibles, mais n’a pas éliminé le problème. Le gouvernement n’a pour l’instant pas réussi à stopper les deux autres méthodes restantes ; les fausses factures et la contrebande. L’industrie pakistanaise souffre beaucoup de ces deux problèmes.

Blanchiment d’argent et corruption

La sous-facturation ou la sur-facturation manipulent le prix, la quantité ou la qualité d’un bien ou d’un service sur une facture. En faisant cela les criminels peuvent transférer de larges sommes d’argent à travers les frontières. Même les importateurs soi-disant respectables se livrent à cette pratique. Un grand nombre d’entre eux s’en servent pour éviter les taxes et la douane en sous évaluant leur marchandise. Cette pratique est aussi utilisé à l’exportation car le Pakistan fourni des encouragement financier. La Banque d’État du Pakistan a réduit la quantité d’argent qu’une personne ou une entreprise peut faire sortir du pays. Malheureusement ce contrôle est contourné par ces pratiques d’exportation surévaluées.

Pour éviter les contrôles plus stricts des pays les plus développés les importateurs font d’abord passer leur marchandise par d’autres États comme l’Île Maurice ou Dubaï. Les marchandises sont alors refacturées à un prix bien plus élevé avant leur importation finale au Pakistan. Le produit de cette sur-facturation est alors dirigé vers le compte bancaire offshore de l’importateur. Il serait pourtant possible de faire cesser ces pratiques grâce à la technologie. Actuellement les douanes pakistanaises utilisent cette méthode pour les matériaux bruts. Au lieu de se fier au prix indiqué sur la facture, ils vérifient le cours du produit directement sur internet. Il suffirait d’étendre cette pratique, mais les douanes choisissent de ne pas le faire pour les produits fini. Le problème dans cette situation serait celui de la corruption et non seulement d’une mauvaise pratique.

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Trafic d’hippocampes au Mexique

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trafic d'hippocampes

Le trafic d’hippocampes au Mexique est destiné au marché chinois où l’animal est utilisé en médecine traditionnelle

Dans la médecine traditionnelle chinoise cet animal marin est sensé avoir des vertus aphrodisiaques. La demande est donc forte et le Mexique est actuellement incapable de stopper ce trafic d’hippocampes. En 2018 les autorités mexicaines avaient arrêté un ressortissant chinois transportant diverses espèces marines. Dans le lot il dissimulait 81 hippocampes. Une fois sur le marché chinois ces animaux sont broyés et ingérés sous forme de soupe ou dans du vin. Son action sur les reins est sensé régler les problèmes d’impotence ou d’infertilité féminine.

Médecine traditionnelle et produit culinaire

La Chine consommerait près de 500 tonnes d’hippocampes par an. Le trafic d’hippocampes est pourtant théoriquement puni de neuf ans de prison au Mexique et aucune importation légale n’existe depuis 2012. Il semble qu’aucun des deux pays n’ait pourtant à cœur de faire cesser le problème ; un total de 95 589 hippocampes ont été saisis au Mexique entre 2001 et 2019. Le chiffre réel est donc bien au dessus car on sait que ces résultats sont très largement sous-évalués par les autorités mexicaines. La route actuelle de la contrebande semble passer par Hong-Kong où la législation est plus permissive.

Les trafiquants arrêtés reçoivent en réalité rarement plus qu’une amende, même dans des cas avérés de trafic. Les affaires ne vont que rarement plus loin notamment du fait de la corruption et l’absence de connaissance du sujet par l’institution judiciaire. Par ailleurs un autre problème est la facilité de transport de l’animal. Les hippocampes séchés sont petits et se conservent longtemps. Ils sont souvent dissimulés parmi d’autres produits maritimes pour en cacher l’odeur éventuelle. Ajoutons qu’une bonne partie de la contrebande s’effectue tout simplement par la poste. Les employés des postes ignorent souvent que ce produit est illégal.

Hong-Kong : l’épicentre du trafic d’hippocampes

Hong-Kong est l’endroit où ce trafic s’effectue presque au grand jour. Des journalistes ont récemment pu visiter des boutiques où l’animal est vendu et offrent même des services pour faire passer l’hippocampe en Chine. Le plus souvent on trouve cette contrebande dans les magasins de fruits de mer séchés. Le prix pour 100 grammes oscille ente 120 et 580 dollars, en fonction de la taille et de l’origine. La perpétuation du problème est surprenante car la demande semblait pourtant à la baisse.

Ceci semble confirmer que la ville est principalement un point de transit pour l’animal. Les consommateurs sont en réalités en Chine. C’est ce que semble confirmer les vendeurs Hongkongais qui vendent leurs services pour faire passer le produit. Certains soulignent qu’ils fournissent des restaurateurs de la ville de Shenzhen par ce biais. Clairement les interdictions et la répression ne fonctionnent pas dans cette lutte. Le trafic d’hippocampe semble même avoir été dynamisé par cet échec. Certains défendent l’idée d’une légalisation qui ouvrirait la voie à un meilleur contrôle de la ressource et donc à une protection de l’hippocampe.

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Les banques et le trafic d’animaux sauvages

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trafic d'animaux sauvages

Les banques ont un rôle important à jouer dans la lutte contre le trafic d’animaux sauvages au niveau international

Le trafic d’animaux sauvages est une des activités illégales les plus lucratives au monde. On estime que ce commerce génère 26 milliards de dollars par an. Une organisation de surveillance internationale du blanchiment d’argent a révélé l’ampleur du problème dans un rapport récent. Le trafic d’animaux sauvages exploite les faiblesses du secteur financier et non-financier pour déplacer, cacher et blanchir ses bénéfices. Le problème est particulièrement prégnant en Asie. On l’oublie souvent mais banques ont un rôle majeur à jouer dans cette lutte.

Le trafic d’animaux sauvage international

Le blanchiment d’argent est un problème qui va de pair avec toute activité illégale d’ampleur. Les méthodes classiques sont utilisées par les criminels. Ces derniers mélangent par exemple les bénéfices légaux et illégaux ou changent les étiquetages des containers. Ils fabriquent aussi des faux documents de toute pièce pour gérer leurs bénéfices. Il faut par ailleurs noter que ce commerce est international. Selon Europol, l’Union Européenne sert par exemple de point de transit principal entre l’Asie et l’Afrique. On peut aussi relever que l’industrie du luxe européenne consomme 96 % de la peau de python.

Ce trafic international rend la vie difficile aux autorités. L’origine et la destination des animaux sont souvent inconnue. C’est là que le rôle des banques pourrait avoir un impact positif. Il est en effet plus efficace de suivre les flux financiers. Grâce à la surveillance de ces flux financiers il serait possible d’identifier des réseaux criminels. Le Groupe d’Action Financière a ainsi émis une série de suggestions visant à intégrer pleinement la surveillance du trafic d’animaux sauvages aux méthodes de surveillances bancaires actuelles.

La collaboration public-privé

Il est par exemple suggéré aux banques de renforcer les contrôles des transferts d’argent entre pays de transit, pays de destination et d’origine. Notamment dans les cas d’industries dites « à risque ». Il est ainsi parfois clair que le volume des paiement ne correspond au type d’industrie ou à l’ampleur des entreprises. Il faut cependant souligner ici que certains pays asiatiques contribuent à exacerber le problème du trafic d’animaux sauvages ; interdire simplement l’ivoire d’éléphant ou les écailles de pangolin par exemple, n’arrête pas la demande.

Pour que cette lutte soit efficace il faut en effet que les autorités s’attaquent à l’emprise des réseaux de trafiquants. Notamment en brisant leurs chaînes d’approvisionnement et leurs réseaux par une plus forte répression. Une collaboration entre le secteur privé et publique serait ici plus que bénéfique, notamment pour suivre les flux financier et remonter jusqu’aux responsables. On pourrait ajouter que l’utilisation de technologies comme l’intelligence artificielle ou le machine learning serait ici utile. Avec les bons modèles cette technologie pourrait détecter les signes et les motifs caractéristiques du trafic. Malheureusement si certaines institutions bancaires se sont engagées dans cette voie il reste encore de nombreuses alternatives aux trafiquants.

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