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Trafic de tranquillisant pour éléphants

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Des traces de carfentanyl, un tranquillisant pour éléphant, ont été retrouvées dans des seringues de la ville de Pueblo, Colorado

L’Association de Réduction des Risques du Sud du Colorado a tiré la sonnette d’alarme. Ces derniers ont détecté des traces de carfentanyl dans les résidus de drogue au cours de leur programme d’échange de seringues. Cette drogue extrêmement puissante n’est pas seulement utilisée comme tranquillisant pour éléphant, elle sert de sédatif pour la plupart des animaux de plusieurs tonnes. Il est donc effrayant que les trafiquants de drogue de Pueblo aient commencé à l’introduire dans leurs produits.

Un tranquillisant pour éléphant : le carfentanyl

Le carfentanyl est 10 000 fois plus puissant que la morphine et 100 fois plus puissant que le fentanyl, selon l’Agence de Lutte contre la Drogue. Deux rapports récents sur des overdoses à Pueblo font état de la nécessité d’utilisation de plus d’une dose de Narcan pour ranimer les victimes. Une dose de Narcan est généralement largement suffisante. Ceci renforce les suspicions de l’association sur la présence de carfentanyl dans les produits des trafiquants.

Solarno et le Dr Michael Neremberg, co-fondateurs de l’association, déclarent que des kits de test pour le fentanyl sont aujourd’hui distribués dans leur programme d’échange de seringues. Ces tests permettent aux usagers de détecter la présence de fentanyl et de carfentanyl dans leur héroïne, méthamphétamine ou cocaïne. Selon Solarno ; « c’est déjà présent dans le produit et les gens le distribuent comme si de rien n’était ».

Sauvé par le Narcan

Neremberg affirme qu’un cas d’utilisation de trois doses de Narcan a été recensé ; « la personne qui administrait le Narcan nous l’a décrit : je lui ai donné une dose puis une deuxième dose et une troisième dose et il s’est enfin réveillé, mais il était complètement défoncé ». Il est important de noter que ce n’est pas normalement le cas ; les personnes ainsi ranimées se réveillent généralement en état de manque.

Cette arrivée potentielle de carfentanyl arrive à un moment critique pour l’association qui manque cruellement d’argent pour continuer à opérer. Selon Neremberg l’Association de Réduction des Risques du Sud du Colorado demande 10 000$ chacun au conseil municipal et à d’autres organisations pour pouvoir continuer jusqu’à la fin du printemps ; d’autres aides arriveront à ce moment là. Ils peuvent continuer à fonctionner avec 30 000$ à 40 000$. Sans cela ils ne peuvent pas rester ouverts ; il leur faut payer le loyer et les fournitures. En parallèle l’association essaye de distribuer autant de Narcan que possible ; usagers de drogue, écoles, bibliothèques etc. Selon Solarno ; « nous croyons que c’est un médicament nécessaire que tout le monde peut apprendre à utiliser. »

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La Chine et le Nigeria s’allient contre le trafic de faune.

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Les deux pays ont annoncé un renforcement de leurs relations bilatérales.

La Chine et le Nigeria ont annoncé qu’ils comptaient redoubler d’efforts dans leur lutte contre le trafic de faune, en accordance avec la CITES (convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Barr Sharon Ikeazor, la ministre de l’environnement nigériane, a souligné l’importance de la collaboration entre les deux pays, due notamment au flux de trafic partant de l’Afrique en direction de l’Asie. 

Lors d’une visite de représentants chinois de l’autorité de gestion de la CITES à Abudja, la ministre a réitéré la volonté du Nigeria d’appliquer la CITES, précisant que diverses espèces étaient maintenant menaçées d’extinction à cause de l’exploitation massive des territoires et du trafic illicite.

Selon Barr Sharon Ikeazor, le Nigeria a mis en place une agence de parcs nationaux de façon à protéger la faune et flore nigérianes. De son côté le vice-administrateur de l’agence chinoise des forêts, Li Shumings, a déclaré que le gouvernement chinois se concentrait les relations bilatérales avec le Nigeria pour préserver les espèces en vie de disparition. Une autorité des parcs a également été mise en place par le pays, qui protège 10 parcs nationaux contenant 1 864 pandas et 293 éléphants.

La disparition de la faune nigériane.

Le Nigeria est le pays de nombreuses espèces dont certains attributs sont populaires dans les médecines traditionnelles de l’Asie. Le pangolin, un petit mammifère dont les écailles, en réalité composées de kératine, sont réputées dans la médecine chinoise pour augmenter la libido comme pour soigner les cancers. La viande de pangolin est aussi populaire dans la région et est considérée comme en mets de luxe.

Ce petit animal est extrêmement en danger à cause du trafic dont il fait l’objet. En février, au Viêtnam, 2 500 kilogrammes d’écailles de pangolin ont été saisis. Le record mondial de saisie d’écailles, auparavant de 12 tonnes en Chine, a été battu à Singapour en avril, 13 tonnes ayant été découvertes dans 230 sacs stockés dans un conteneur provenant du Nigeria. Quant à la viande de pangolin, c’est la Malaise qui détient le record, avec une saisie de 30 tonnes datant de février.

En moyenne, 20 000 kilogrammes de pangolin sont trafiqués annuellement selon l’ONG Traffic, un chiffre déjà largement surpassé pour 2019. Entre 400 000 et 3 millions de pangolins seraient illégalement tués en Afrique centrale chaque année.

Le directeur général de la Fondation pour la Conservation nigériane, le Dr Muhtari Aminu-Kano, estime que ce genre de trafic, s’il n’est pas anéanti, ruinera la faune du pays. Le braconnage ne concerne pas seulement le trafic dédié aux marchés internationaux, mais aussi la consommation locale. 

Si les lions, les éléphants ou les pangolins sont souvent tués pour être intégrés à la médecine chinoise ou orner les cheminées de riches occidentaux, certains animaux sont tués pour être mangés par les Nigérians. Certains de ces animaux sont chassés à un rythme qui excède leur vitesse de reproduction, contribuant à la diminution progressive de la biodiversité.

La disparition progressive des espèces braconnées impacte aussi les espèces qui les côtoyant. Par exemple, les déjections d’éléphant, riches en fibres, sont essentielles au maintien de la biodiversité, fertilisant les sols et permettant la survie de dizaines d’organismes et de plantes.

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États-Unis : Répression de l’immigration clandestine

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Les douanes et la protection des frontières étasuniennes ont arrêté près de 51000 migrants en août, une forte baisse par rapport au mois précédent

Le président Donald Trump a fait de la réduction de l’immigration clandestine l’une des priorités de son gouvernement et de sa campagne de réélection. Mark Morgan, le commissaire de la CBP a déclaré que 65 km de mur frontière avaient été construits. Il est prévu de construire le reste d’ici la fin de 2020.

Une diminution des arrestations et des progrès sur le mur frontalier

Le service étasunien Customs and Border Protection (CBP) a arrêté près de 51 000 migrants en août à la frontière sud. Cela constitue une nette diminution par rapport au mois précédent. Le CBP et le Corps des ingénieurs de l’armée américaine ont aussi construit 65 km de mur et prévoient de construire le reste de celui-ci d’ici la fin de l’année 2020. Les derniers chiffres indiquent que la répression de l’immigration pourrait réduire le nombre de migrants appréhendés à la frontière sud.

Le commissaire de la CPB déclare que le nombre d’appréhensions à la frontière d’août a baissé de 56%. Il en veut pour preuve que la patrouille des frontières a arrêté près de 133 000 migrants en mai. En juillet, la Cour suprême a autorisé l’administration à obtenir 2,5 milliards de dollars d’un fonds du Pentagone pour la lutte contre la drogue. La semaine dernière, le département de la Défense a annoncé qu’il utiliserait 3,6 milliards de dollars de fonds destinés à des constructions militaires. Cela financera des projets frontaliers en Californie, en Arizona, au Nouveau-Mexique et au Texas.

Une politique dangereuse et inhumaine

Jessica Bolter, analyste politique associée au Migration Policy Institute a déclaré qu’un mur frontalier ne pouvait pas être la seule politique pour dissuader les migrants de venir à la frontière sud. Selon elle ; «Je ne pense pas que beaucoup de personnes dangereuses s’approchent de la frontière sud-ouest d’après les statistiques que nous avons. Les principales données démographiques indiquent que ce sont des familles et des enfants. » Elle a déclaré que la réduction du nombre de migrants appréhendés en août est probablement due à une augmentation de l’application des lois au Mexique. Les mesures mises en œuvre par l’administration Trump pour limiter l’accès des personnes au système d’asile américain jouent également. L’administration a également élargi son programme intitulé ; «Restez au Mexique». Ce plan renvoie au Mexique les demandeurs d’asile arrivant aux points d’entrée en attendant leur procédure d’immigration.

Brian Griffey, chercheur à Amnesty International, a déclaré que renvoyer des migrants au Mexique est « extrêmement dangereux ».  Ils sont exposés à des cartels criminels qui contrôlent de vastes zones de la frontière mexicaine. Il ajoute ; «Ces personnes, dans certains cas, ont été agressées sexuellement, enlevées alors qu’elles attendaient d’avoir accès au système d’asile américain. Elles n’ont généralement pas d’avocats. Et aucun moyen d’obtenir des informations du tribunal. On leur donne simplement un papier temporaire qui les ramènerait à ce pont ou à un autre point d’entrée. Ensuite, ils sont seuls. C’est vraiment un abandon des obligations légales imposées par les États-Unis à l’égard des réfugiés”.

 

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Maroc : SICPA rempile pour le SAMID avec une technologie éprouvée

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Au Maroc, l’appel d’offres géant pour le marquage fiscal de produits de consommation a pris fin. La société SICPA, lauréate historique, l’a remporté après une âpre bataille.

Après un mois d’août de batailles, l’appel d’offres lancé au Maroc par l’Administration des Douanes et impôts indirects (ADII) est clos : c’est la société SICPA qui l’a remporté. Lauréate historique, l’entreprise suisse va donc continuer la mission qui lui avait été confiée en 2009, à savoir la lutte contre les différentes formes de commerce parallèle et de fraude à la TVA permettant de marquer un certain nombre de produits de consommation (tabac, sodas, eau minérale…). Celle-ci devrait toutefois se faire dans des termes aménagés : adaptation du prix, implication généralisée d’acteurs locaux dont la société informatique Medtech, création d’un hub africain… Une décision logique, selon une source proche du dossier, pour qui le choix de Sicpa était celui « de la sécurité, de l’efficacité et de la rationalité ».

Appel d’offres à couteaux tirés

La concurrence fut féroce, notamment avec une offensive médiatique du Britannique De La Rue et de l’indien Madras, pour qui le marché marocain apparaissait comme déterminant.

De mémoire, jamais appel d’offres n’aura autant suscité de rivalité au Royaume chérifien. Si à l’ouverture des plis, la proposition de De La Rue était la moins disante en prix, ce critère n’a pas été suffisamment déterminant en l’espèce.

Au bout du compte, l’offre n’a pas été jugée équivalente à celle de son rival suisse. Pourtant, De La Rue aussi, avait su nouer des partenariats solides pour mener ses missions de traçabilité. Mais ces alliances, loin de constituer une force, semblent avoir joué en sa défaveur. Ainsi, à l’international, ses liens avec des partenaires historiques de l’industrie du tabac ont pu remettre en question sa maîtrise totale du système.

Au Maroc, le média d’investigation le Desk a par exemple révélé les liens qui unissent De La Rue et Inexto. Candidat malheureux dès les premières phases du marché SAMID, Inexto a acquis les droits de l’industrie du tabac sur Codentify, un système de codage des produits.  Mais à de nombreux égards, Codentify inquiète : l’Organisation Mondiale de la Santé a par exemple toujours refusé de reconnaître le système comme un moyen efficace de lutte contre les trafics. Et pour cause : alors que les entreprises du tabac sont régulièrement accusées d’alimenter les marchés parallèles de tabac, le système a, à plusieurs reprises, été dénoncé comme un cheval de Troie qui éviterait le contrôle imposé par une personne tierce indépendante ayant un intérêt au trafic.

 

Le Maroc, future puissance anti-trafics ?

Le choix de l’Etat marocain s’inscrit en outre dans le cadre plus large d’un mouvement international de lutte contre les trafics. Depuis l’entrée en vigueur du Protocole de l’OMS pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac le 25 septembre 2018, 56 Etats vont progressivement mettre en œuvre un système analogue à celui du Maroc pour les produits du tabac. Bien que Rabat ne soit pas encore partie à ce texte, il se murmure que sa ratification serait en projet au Ministère des Affaires étrangères. Une ratification qui, si elle se confirme, tomberait à point dans la mesure où la volonté de constituer un hub africain nécessite un respect strict des obligations du Protocole. L’Afrique est en effet le continent où le nombre de Parties au Protocole est le plus important. L’argument continental a donc été opportun pour SICPA.

Quant à celui de la solidité du système, il semble avoir été propice pour les douanes, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle pour l’image du Maroc, qui, avec la conclusion de cet appel d’offres, semble dessiner son futur en tant que puissance africaine de la lutte contre le commerce illicite.

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