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Analyses

Les Black Mambas : un groupe de femmes déterminées à lutter contre le trafic de faune

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Créé en 2013 par le groupe Transfrontier Africa, Black Mamba est un groupe de femmes en charge de la protection de la réserve naturelle de Balule.

Près du parc national Kruger, en Afrique du Sud, les Black Mambas s’occupent d’une vingtaine de jeunes rhinocéros orphelins, dans un lieu secret protégé par de hauts murs et des portes cadenassées, et patrouillent chaque jour le parc à la recherche de braconniers.

Les rhinocéros, l’un des animaux les plus menacés au monde

Si depuis leur création, les Black Mambas parcourent la réserve de Balule dans le but de protéger tous ses habitants, les rhinocéros sont leur priorité.

Contrairement à d’autres animaux cible du trafic, comme le pangolin réputé pour sa viande ou les lionceaux, destinés à être des animaux de compagnie, les rhinocéros sont tués pour une petite partie de leur corps : leur corne. Dans la médecine traditionnelle asiatique, notamment chinoise, la corne de rhinocéros est vue comme un remède magique, pouvant aller du soulagement des rhumatismes à la guérison du cancer, tout en étant un aphrodisiaque et un supplément alimentaire pour les femmes enceintes. En réalité, cette corne qui se vend plus cher que l’or est composée de kératine, et n’a aucune propriété scientifiquement prouvée.

Après avoir tué la quasi-totalité des rhinocéros en Asie, les trafiquants ont trouvé un autre fournisseur, se tournant vers l’Afrique : depuis le milieu des années 2000, les gardes forestiers tombent sur plus en plus de carcasses durant leur patrouille. En 2007, 13 carcasses avaient été découvertes, une première pour l’Afrique du sud. Un chiffre qui s’est depuis presque multiplié par 100.

En moyenne, un rhinocéros d’Afrique est tué toutes les sept heures, soit 3,5 rhinocéros par jours. Un rythme qui condamne l’animal à l’extinction dans les 10 ans à venir, selon les ONG de protection de la biodiversité.

Une armée sans fusils

Avant la création des Black Mambas, plusieurs techniques de détection des braconniers avaient été testées : l’utilisation de drones, de la thermo optique, du trackage par satellite ou par les rangers. Mais malgré ces multiples méthodes, les rhinocéros continuaient d’être fréquemment tués. La création des Black Mambas, débutant par l’entraînement de 26 femmes des villages voisins de la réserve de Balule, maintenant au nombre de 32, s’est avérée la méthode de lutte contre les braconniers la plus efficace : dans l’année suivant leur création, seuls trois rhinocéros ont été abattus.

Dans un article de National Geographic datant de 2017, Craig Spencer, l’homme à l’origine des Black Mambas, se confie : « avant [elles], nous croulions sous les carcasses de rhinocéros. Cette année, nous avons eu huit morts ». Un progrès impressionnant dû uniquement à la présence de ces femmes, qui patrouillent chaque jour le parc, à la recherche de trafiquants ou de leurs camps, de dommages dans les grillages ou encore de pièges. Le groupe patrouille sans armes, ne pouvant alors pas se protéger d’éventuelles attaques de prédateurs, ou pire, des braconniers, souvent d’ancien militaires qui n’hésitent pas à tuer les employés en charge de la protection du parc. Leur seule arme : leur présence, et leurs talkie-walkies pour appeler en renfort les rangers du parc en cas de problème.

Mais le travail des Black Mambas, qui patrouillent 21 jours par mois pour ensuite rentrer dans leur village et rendre visite à leur famille, ne se limite pas à la traque des braconniers : elles se consacrent aussi à l’éducation. La pauvreté dans certaines communautés aux alentours de la réserve qui regroupe près de trois millions de personnes, où le chômage approche parfois les 80%, pousse certains hommes à se lancer dans le trafic de corne de rhinocéros. Une infime partie de la population profite du tourisme et des safaris dans la zone de Balule, poussant les braconniers à faire des bénéfices sur les ressources naturelles par d’autres moyens.

Le programme Bush Babies, initié par les Black Mambas, tente de combattre le problème sur le long terme, éduquant les adultes de demain sur la biodiversité et la conservation. Des adolescents entre 12 et 15 ans apprennent alors la protection de la nature, et sont, lors des vacances scolaires, amenés dans la réserve pour voir en personne les animaux étudiés. Le programme, lancé en 2015, s’est déjà répandu dans une dizaine d’écoles et a changé la perception de plus de 2000 enfants.

Un rôle essentiel.

Depuis leurs débuts, les Black Mambas ont positivement fait évoluer la vision de la société sur les femmes dans la région. A la création du groupe, le scepticisme était fort : il était alors très rare de voir des femmes dans les unités de lutte contre le braconnage. Sous-estimées, elles sont une véritable arme de la protection de la faune sud-africaine, et se servent notamment d’autres femmes des villages avoisinants pour obtenir des informations sur d’éventuels braconniers, et devenues les gagne-pain de leur famille montrent l’exemple aux jeunes femmes noires de la région.

En Afrique du Sud, où vit environ 80% de la population de rhinocéros, estimée à 29 500 spécimens, le braconnage, qui avait explosé entre 2008 et 2014, est maintenant en baisse. En 2014, 1215 rhinocéros avaient été tués en Afrique du Sud. Un nombre qui diminue lentement, mais sûrement, selon l’ONG Save the Rhino : 1175 en 2015, 1054 en 2016 et 1028 en 2017. Dans la zone couverte par les Black Mambas, et la grande réserve de Kruger, le braconnage a chuté de 75% depuis 2013.

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Analyses

« Señor T » : le trafiquant invisible de Colombie ?

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Les autorités colombiennes et états-uniennes accusent Luis Del Río Jiménez d’être un trafiquant de drogue majeur depuis les années 1990

Luis Del Río Jiménez est aussi connu sous les surnoms de « el Tío » ou « Señor T ». Selon les autorités l’homme aurait commencé son trafic de drogue dans les années 1990. A l’époque il aurait collaboré avec le célèbre Pablo Escobar et l’Oficina de Envigado. Il est par la suite resté caché pendant des années mais n’a pas réussi à demeurerinvisible comme d’autres chefs important avant lui.

Blanchiment d’argent à Antioquia

Le 24 novembre dernier une opération conjointe de la DEA états-unienne et de l’agence anti-drogue colombienne ont mis fin à un réseau de trafiquant de cocaïne international. Ce réseau était enraciné dans le département d’Antioquia. Durant l’opération dix personnes ont été arrêtées. Elles sont accusées d’avoir introduit 90 tonnes de cocaïne aux États-Unis. Le réseau aurait aussi blanchi au moins 9 millions de dollars à travers 112 entreprises d’Amérique Centrale et de Colombie.

Les autorités colombiennes et la DEA affirment que Luis Arnobio Del Río Jiménez serait derrière le blanchiment d’argent. L’individu est un homme d’affaire bien connu de la région d’Antioquia. Il possède des boites de nuit et des entreprises agricoles. Son fils Ánderson Del Río Pasos, « El Grande », aurait travaillé avec lui à blanchir l’argent. Ces derniers utiliseraient des entreprises écrans et des hommes de paille.

Un large réseau international

Pendant près de cinq ans, le réseau criminel a envoyé de la drogue vers le nord par la côte pacifique. Ils avaient des contacts en Colombie, Équateur, Panama, Costa Rica, Honduras, Guatemala, Mexique, États-Unis et Canada. L’essentiel de la drogue passait entre les mains du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (Cartel Jalisco Nueva Generación). Selon le directeur de la Police Nationale pour la lutte anti-drogue Del Río Jiménez est un des trois trafiquant les plus recherché de Colombie. Il est aussi parmi les 10 personnes les plus recherchés par les États-Unis.

L’homme a échappé à la justice pendant près de 30 ans. Il a réussi à rester hors de vue en se cachant derrière des barons de la drogue plus connus comme Fredy Alonzo Mira Pérez, « Fredy Colas », ou Sebastián Murillo Echeverry, « Lindolfo ». Malheureusement pour lui son style de vie ostentatoire rappelle d’avantage l’époque des criminels des générations précédentes. Les chefs d’aujourd’hui font profils bas, ce qui leur vaut le surnom ; « les invisibles ».

Une arrestation à relativiser

Del Río Jiménez avait 25 ans lorsqu’il est devenu un associé de Pablo Escobar. Il a ensuite été connecté avec l’Oficina de Envigado ; un conglomérat de groupes criminels de Medellín. On ignore cependant son rôle précis. Ceci lui a permis d’amasser une véritable fortune ; plus de 200 propriétés et 50 véhicules de luxe qu’on pouvait voir circuler à Medellín et Bogotá. C’est ce mode de vie qui le relie d’avantage aux barons de la drogue du siècle dernier plutôt qu’aux « invisibles ». Ces derniers ne font pas étalage de leur richesse, ne touchent jamais à la cocaïne et n’utilisent pas la violence personnellement.

Les nouvelles générations ont appris des erreurs des anciennes. Entreprises légales et intermédiaires multiples élaborent un système d’écrans sophistiqué protégeant les responsables. Contrairement à ces derniers Del Río Jiménez est surveillé par la police depuis des années. Il a déjà été condamné à 12 ans de prison en 2004 pour un trafic de drogue vers Francfort. Néanmoins, malgré ce qu’affirment les médias, l’homme ne semble pas être un trafiquant de premier plan, mais plutôt un petit baron de la drogue. Les « invisibles », eux, ne commettent plus ce genre d’erreurs grossières.

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Analyses

Quand la mafia jette son dévolu sur l’art

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Véritable valeur refuge pour mafieux désirant blanchir de l’argent ou s’acheter une respectabilité, l’art, et notamment l’art contemporain, est l’objet de tous les trafics, comme en témoignent de nombreuses affaires agitant le milieu du grand banditisme, et de l’archéomafia.

Des armes, de la drogue… et des tableaux. Avec un chiffre d’affaires annuel estimé entre 6 et 10 milliards d’euros, l’art est aujourd’hui le troisième trafic le plus important au monde, faisant pour les mafias du monde entier figure d’investissement durable, de monnaie d’échange, de moyen de corruption ou encore, comme le démontrent de récentes perquisitions menées chez certains parrains du milieu, de gage de réussite sociale. « Aujourd’hui, l’art est le principal canal de recyclage de l’argent sale », estime ainsi l’auteur de Gomorra, Roberto Saviano. La raison en est simple : « une toile du Caravage laisse moins de traces qu’une montagne d’argent, on peut la déplacer facilement et c’est un investissement relativement sûr », explique encore l’écrivain italien spécialisé, au péril de sa vie, dans l’exposition au grand jour des réseaux mafieux de la péninsule.

« Archéomafia »

Selon le Fonds monétaire international (FMI), 10% du marché mondial de l’art, dont les ventes se sont établies en 2018 à 67,4 milliards de dollars, relèveraient de l’économie souterraine. Des fouilles clandestines menées en Italie par les « tombaroli », ces pilleurs de tombes revendant leurs trouvailles à des intermédiaires locaux avant qu’elles ne se retrouvent exposées dans les vitrines des musées les plus prestigieux, aux djihadistes de Daesh alimentant leurs caisses de guerre grâce aux antiquités syriennes, en passant par les vols les plus spectaculaires ou la vente de faux plus vrais que nature, le trafic d’oeuvres d’art est devenu une véritable industrie. Elle-même favorisée par l’opacité des salles de vente et la relative permissivité consentie par les services de police, dont les efforts sont davantage concentrés sur la lutte contre le trafic de stupéfiants ou d’armes que sur la traque des œuvres d’art pillées, volées ou contrefaites.

De quoi donner naissance au terme d’« archéomafia », une expression désignant, pour le spécialiste Fabrice Rizzoli, « l’intérêt des mafias pour l’art en général et tout ce qui se rapporte au bien culturel » – particulièrement en Italie, patrie d’origine de la mafia et véritable « pays-musée » recelant dans ses sous-sols une part importante du patrimoine culturel mondial. Le trafic d’art et d’antiquités permet à ces réseaux de conforter leur emprise sur les territoires qu’ils soumettent à leur joug, tout en leur offrant la possibilité de blanchir, à l’abri des regards indiscrets du fisc ou de la police, l’argent qu’ils amassent grâce à leurs autres activités criminelles. La valeur d’une œuvre ou d’un objet culturel étant fluctuante, les mafieux les acquièrent à vil prix avant de les revendre en empochant de confortables plus-values.

Collusion entre mafias et milieu de l’art

 Les ports francs (ces zones « sous douane » où sont entreposées, dans de gigantesques hangars ultra-sécurisés, de nombreux produits culturels et de consommation) sont notamment au coeur de toutes les suspicions. Des dizaines de milliers d’oeuvres d’art à l’origine parfois mystérieuse y seraient stockées. La justice suisse a même fait perquisitionner en 2015 le port-franc de Genève, ainsi que le siège de sa société Natural Le Coultre et les locaux de la galerie d’art Nelombos, trois entités fondées par l’entrepreneur suisse Yves Bouvier.

La galerie Nelombos appartient aujourd’hui au Français Jean-Marc Peretti – associé d’Yves Bouvier dans le port-franc du Luxembourg – soupçonné d’être lié au milieu du grand banditisme corso-parisien. Avant d’ouvrir une galerie en Suisse, Peretti fut, en effet, directeur des jeux du Cercle de l’industrie et du commerce à Paris, lorsque ce club eut affaire avec la justice, un poste qui lui valut en 2008 une mise en examen pour blanchiment et exercice illégal de la profession de banquier en bande organisée. Son nom a même été mêlé au scandale de la taxe carbone, affaire pour laquelle, selon l’Obs, il aurait « emprunté l’argent à son ami Yves Bouvier ».

De la Corse à la Chine

Peretti symbolise sans doute mieux qu’aucun autre ces noces criminelles entre mafia et milieu de l’art. Sa « patrie » d’origine, la Corse, est d’ailleurs loin d’en voir fini avec l’emprise mafieuse, comme en témoigne l’assassinat, le 12 septembre dernier, du jeune nationaliste Maxime Susini, froidement abattu parce qu’il s’opposait à la toute-puissance des réseaux criminels régnant sur l’Ile de beauté. « Ce pouvoir occulte agit dans l’ombre et il peut tuer », rappelle dans les pages du Monde Jean-Toussaint Plasenzotti, l’oncle du jeune homme. « On assiste (…) au renforcement de l’emprise mafieuse sur notre île », déplore encore celui qui a créé un collectif anti-mafia, dénonçant « la violence, mais aussi la connivence, la porosité et la corruption » liées à la mafia…

Partout dans le monde, le secteur de l’art subit cette connivence, cette porosité et cette corruption. En témoigne le second marché de l’art, après celui des Etats-Unis : le marché chinois. La plus grosse maison de vente de l’Empire du milieu, Poly Auction, à la croissance annuelle exponentielle, s’illustre par son opacité. « Là-bas, il n’y a pas de limite au paiement en cash. 30 à 50 % des ventes d’art s’y apparentent à du blanchiment », observe un commissaire-priseur. Résultat : les prix des oeuvres d’artistes chinois atteignent des sommets. Et à New York, le tiers des achats proviennent de clients asiatiques, majoritairement chinois.

Ces pratiques préoccupantes entretiennent de manière organique l’affairisme et le banditisme à grande échelle.

 

 

 

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Analyses

Afrique du Sud : Lutte contre le trafic de tabac

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Les producteurs de tabac veulent que le Sars, le service des impôts sud-africain, en fasse plus pour lutter contre le trafic de tabac

La Black Tobacco Farmers Association a demandé à Sars de faire davantage s’attaquer au commerce illicite du tabac. Selon elle ce trafic menace directement les moyens de subsistance de centaines de nouveaux agriculteurs à travers le pays.

Sars semble se tromper de priorités

Les commentaires de l’association font suite à une présentation de Sars devant la commission des finances du parlement. Les responsables de Sars ont reconnu que les autorités fiscales devaient faire davantage pour lutter contre le commerce illicite du tabac. Le Tobacco Institute of SA estime que le fisc perd un peu moins d’un milliard d’euros par an en droits d’accise non acquittés sur les cigarettes. Sars semblait se concentrer sur la réglementation du marché légal plutôt que de réprimer les producteurs et les commerçants illicites.

Selon le président de l’association, Shadrack Sibisi ; « Les responsables de Sars ont particulièrement besoin de se concentrer sur ceux qui produisent du tabac illicite plutôt que de présenter de plus en plus de mesures punitives et coûteuses contre ceux qui, comme nous, font les choses à la lettre”. Il ajoute ; «En tant que personnes qui travaillent dans un cadre réglementaire strict et le respectent, les producteurs de tabac sont systématiquement minés par le commerce illicite du tabac. Cela menace notre existence même ; chaque produit tabagique illicite fabriqué et vendu enlève à nos propres revenus – et prive ainsi Sars de revenus. En conséquence, les agriculteurs perdent, Sars perd et le fiscs en souffre ».

Un service qui n’est plus au niveau

La capacité de Sars à lutter contre le commerce illicite de cigarettes et de tabac s’améliore, mais n’est pas ce qu’elle devrait être. C’est ce qu’on déclaré mardi des responsables de l’administration fiscale aux députés. L’État perd des milliards de recettes fiscales chaque année du fait du trafic de tabac. La capacité de Sars à collecter l’impôt à payer a disparu sous le règne de l’ancien commissaire Tom Moyane. Intikhab Shaik, officier principal par intérim des services d’information numérique et de la technologie, a déclaré au Comité des finances que Sars avait perdu certaines compétences ; “ Notre organisme est actuellement en phase de reconstruction. L’administration fiscale doit faire des efforts”.

Selon Shaik ; «Il y a certainement du potentiel chez Sars, mais je ne dirais pas la vérité si je disais que nous faisons de notre mieux. Nous devons absolument reconstruire. Nous avons perdu certaines compétences et certaines unités ont été restructurées ». Chris Axelson est directeur en chef de l’analyse de la fiscalité nationale au Trésor national. Il estime également qu’il y a eu des progrès ; il y a trois ans les droits d’accise sur le tabac produit dans le pays avaient baissé de 7% ; passant à 9% il ya deux ans. Toutefois, en 2018, les recettes ont augmenté légèrement de 9%.

40% du marché total des cigarettes est illégal

Le ministre des Finances, Tito Mboweni, a alloué un milliard supplémentaire à l’administration fiscale au cours des trois prochaines années. Cependant, François van der Merwe, président de l’Institut du tabac en Afrique australe (Tisa) doute des capacités de Sars. Pour lui le gros problème n’est pas l’importation de cigarettes illégales. Le problème vient du fait que les fabricants locaux enregistrés ne paient pas de droit d’accise de 1 euro par paquet immédiatement à Sars. Cela permet aux fabricants de vendre des cigarettes à des prix très bas.

Plus de 40% du marché total des cigarettes est ainsi illégal, en ce sens qu’aucun droit d’accise n’est payé. « Les marges bénéficiaires sur les cigarettes illégales sont énormes« , a déclaré Van der Merwe. Kumaran Moodley dirige Sars pour les douanes et l’accise. Il a indiqué que la valeur en douane des cigarettes importées entre le 19 avril et le 19 septembre 2019 était de 50 millions d’euros par rapport à 47 millions au cours de l’année précédente.

 

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