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Trafic d'armes

Embargo et armes illégales à Haïti

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Une affaire de trafic d’armes devant les tribunaux états-uniens souligne l’importance du problème des armes illégales à Haïti malgré l’embargo

Un vendeur d’armes d’Orlando avait effectué une demande pour exporter des armes semi-automatiques et des gilets par-balles à Haïti. Les autorités des États-Unis lui avaient refusé l’autorisation. Ceci ne l’a pas empêché de placer une commande à une entreprise tiers au nom de la police haïtienne. Ces derniers avaient effectué une demande de matériel suite à une attaque. Junior Joseph, le vendeur d’Orlando, a prétendu avoir déjà obtenu les permis. Il est aujourd’hui accusé d’avoir conspiré avec un sénateur haïtien pour permettre l’exportation d’armes illégales et de munitions dans le pays.

Des armes illégales pour les gangs

Les armes à feu étaient dissimulées dans un camion Mitsubishi blanc qui a été exporté depuis Palm Beach jusqu’au port de Saint Marc le 30 août 2016. Junior Joseph et son frère Jimy seront présentés devant le tribunal de Fort Lauderdale. Ils sont notamment accusés d’avoir dissimulé dans ce camion ; 159 fusils à pompe de calibre 12, 5 AR-15 et deux Glock 17 de 9mm. Ils avaient également rempli le camion avec des vestes tactiques, des chaussures de police et 30 000 cartouches. Si ils sont jugés coupables ils risquent une lourde peine de prison. L’accusation de vente d’arme illégale à elle seule leur fait risquer 20 ans de prison, 250 000$ d’amende et 3 ans de liberté surveillée.

Cette affaire de trafic d’armes illégales à Fort Lauderdale souligne les échecs de l’embargo sur les armes imposé par les États-Unis à Haïti. Par ailleurs il faut aussi souligner le manque de volonté politique en Haïti de lutter contre le trafic d’armes. Malgré l’embargo mis en place depuis 1991 suite au coup d’État ayant chassé le président Bertrand Aristide, Haïti n’a pas réussi à se débarrasser de ce problème majeur. Des hommes politiques sont même accusés de fournir des armes aux gangs, tandis que d’autres s’en servent pour armer leurs milices privées.

Le non-respect de l’embargo

Une récente augmentation de la violence des gangs dans les quartiers d’Haïti a poussé les États-Unis et le canada à renouveler leurs mises en gardes au voyageurs. Les Nations Unies partagent leur inquiétude ; une annonce a été faite au conseil de sécurité précisant que leur mission sur place enquêtait sur un groupe de gangsters déguisés en policiers. Ces derniers auraient commis un massacre dans le quartier pauvre de La Saline.

La saisie des armes le 8 septembre 2016 est arrivée à un moment tendu de l’élection présidentiel. Le gouvernement provisoire s’était interrogé sur l’identité du commanditaire et le bénéficiaire de ces armes. De l’autre côté de la mer l’ATF a mené sa propre enquête et s’est rendue à Port-au-Prince pour inventorier la saisie. Ceci leur a permis de remonter jusqu’à Junior Joseph. Les autorités haïtiennes se sont elles concentré sur le port et sur les deux pistolets Glock manquant à la cargaison ; seules les boites vides ont été retrouvées.

Des trafiquants hauts placés

Les enquêteurs ont appris que Jospeh était venu personnellement à Haïti. Il avait essayé de faire passer la douane au camion à deux reprises mais avait échoué. Une femme, Sandra Thelusma, était ensuite venu à son aide. Deux jours avant la saisie elle a cependant éveillé les suspicions de la police. Elle s’obstinait à faire passer le camion Mitsubishi sans que les agents en vérifient le contenu. Thelusma a depuis été arrêtée à Haïti ainsi que Charles Durand, un cousin de Joseph. Il semble que ce dernier ait seulement aidé à charger les caisses sans en connaître le contenu.

Plusieurs anciens responsables gouvernementaux de la présidence de Michel Martelly font aussi parti des accusés ; des gradés de la police, un chef de la sécurité présidentielle et un proche du président. Il semble que le père de Joseph ait passé plus de 25 ans dans l’armée haïtienne ce qui pourrait expliquer ses contacts privilégiés. Il semble actuellement que les autorités haïtiennes aient trouvé des boucs émissaires. Cependant il n’est pas si évident que ces individus aient agis sans ordres. La question d’une application plus ferme de l’embargo reste donc ouverte.

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La police israélienne stoppe un trafic d’armes

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police israélienne

La police israélienne en collaboration avec l’armée a arrêté plusieurs trafiquants d’armes venant de Jordanie

Un total de 13 armes a été saisi par la police israélienne dans cette région d’Arava, au sud du pays. Ce succès serait le résultat d’un travail d’enquête et d’infiltration de plusieurs mois. Au cours de la nuit, des sentinelles militaires collaborant avec une unité Magen de la police ont identifié deux suspects. Ces derniers tentaient de faire passer des armes depuis la Jordanie, dans la zone d’opération de la brigade régionale Yoav.

Des armes dans le Negev

Les troupes du bataillon Caracal de la division accompagnées de la police israélienne et d’hélicoptères se sont lancées à leur poursuite. Ils les ont arrêtés près de Neot Hakikar. Deux suspects responsables du trafic d’armes ont été appréhendés ainsi qu’un troisième homme qui semblait être un organisateur à proximité. Les forces de l’ordre ont saisi cinq M16, sept pistolets et une Kalachnikov.

Les suspects sont tous des habitants de la région de Dimona et ont entre 20 et 30 ans. Ils ont été transférés à l’unité Magen de la police pour un interrogatoire plus poussé. Un communiqué de la police stipule ; « La police israélienne et les FDI continueront leur travail pour maintenir la sécurité de l’État d’Israël et pour empêcher le trafic d’armes et de drogues ». Le communiqué précise également que ces trafics dans le Negev facilitent les attaques terroristes contre des civils en Judée en Samarie.

La collaboration entre armée et police israélienne

Selon le commissaire en chef Ronen Kalfom, commandant de l’unité Magen ; plus de 140 armes ont été saisies depuis le début de l’année. Selon lui ces trafics sont une véritable calamité. Pour faciliter leur travail, ces derniers combinent leurs forces avec l’armée dans toute la vallée d’Arava et du Jourdain. Chacun apportant leurs propres savoir-faire. Grâce à cela sept trafics d’armes auraient été stoppés depuis le début de l’année.

L’année passée la police et l’armée ont lancé l’opération Magen HaNegev contre le trafic d’armes et de drogue dans le sud du pays. Le problème est extrêmement présent dans le Negev depuis des années. Dernièrement cet état de fait a été vu comme un problème de sécurité nationale. Ceci, notamment du fait de l’augmentation de la violence pendant les tentatives de passage de contrebande et les vols d’armes dans les bases de l’armée. Cette route sert aussi à fournir des groupes armés à Hébron, dans la bande de Gaza, ainsi que des groupes criminels du sud.

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Grenades à fragmentation à la frontière israélienne

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grenades à fragmentation

Les forces de sécurité israéliennes ont saisi une cargaison d’armes contenant des fusils d’assaut et des grenades à fragmentation

La police enquête actuellement sur les potentiels liens des trafiquants avec le Hezbollah. Les fusils d’assaut et les grenades à fragmentation proviennent en effet de la frontière avec le Liban. Les troupes des Forces de défense israéliennes ont repéré les suspects la nuit dernière alors que ces derniers approchaient de la clôture frontalière. Lorsque les militaires et policiers se sont rendus sur les lieux, ils ont découvert deux fusils d’assaut et une centaine de grenades.

Grenades à fragmentation et groupes terroristes

Il est plus que vraisemblable que ces armes étaient destinées à organiser des attaques sur le sol israélien. Les policiers ignorent encore si l’origine de ce trafic d’armes est à chercher du côté du Hezbollah. Cependant, d’autres incidents de ce genre avaient récemment la marque du groupe armé ou donnaient des signes de son implication. Selon la police, le Hezbollah utilise des criminels israéliens pour faire entrer des armes sur le territoire national.

Une partie au moins de ces armes et munitions sont destinées à des actions terroristes dans le pays. Ils chercheraient à créer une infrastructure terroriste sur le sol même d’Israël. La saisie de grenades à fragmentation en si grand nombre est un indicateur sérieux. Cette arme inhabituelle n’avait jamais été saisie auparavant. On soupçonne donc que ces armes étaient destinées à cibler des foules ou des attroupements de civils.

Armes et drogues aux frontières

Des armes et de la drogue ont déjà été saisies sur la frontière nord du pays. Certaines armes utilisées dans des attaques terroristes ont aussi pu être retracées jusqu’à ce point de passage. La frontière avec le Liban est considérée par l’armée israélienne comme un point de vulnérabilité et de nombreux cas de contrebande y sont recensés. Des travailleurs immigrés utilisent également ce point de passage illégal pour entrer en Israël. Récemment, neuf cas de trafic depuis le Liban ont été interceptés et deux depuis la Syrie ; notamment une saisie notable de 120 kg de drogue et 75 armes.

L’été dernier, Israël a pointé la responsabilité de Hajj Khalil Harb, un dirigeant du Hezbollah, dans le trafic de drogue et d’armes sur la frontière. Depuis les noms d’autres contrebandiers liés ou membres du Hezbollah ont été révélés. Le problème n’est cependant pas concentré sur la frontière nord. Lundi dernier, les policiers ont saisi 24 armes de poing et 1,1 million de dollars en liquide à la frontière jordanienne. Deux jours plus tôt, une saisie de drogue d’une valeur de 1,2 million de dollars a aussi eu lieu à la frontière égyptienne.

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États-Unis : Les militaires et les armes des Gangster Disciples

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Gangster Disciples

Douze personnes, dont des soldats de l’armée états-unienne, sont accusées d’être les fournisseurs en armes des Gangsters Disciples

Ce groupe de trafiquants d’armes est accusé d’être un acteur important dans la chaîne d’approvisionnement des Gangster Disciples. Les procureurs les accusent d’avoir fourni près de 100 armes à feu à divers gangs de Chicago. Ces armes ont été utilisées pour commettre au moins deux assassinats. Le Département de la Justice pointe spécifiquement du doigt trois soldats comme fournisseurs en armes des gangs.

Les militaires et les gangs de Chicago

Ces trois militaires, Demarcus Adams, Jarius Brunson et Brandon Miller, sont tous âgés de moins de 22 ans. Ces derniers sont des recrues récentes de l’armée et étaient en poste à Fort Campbell, dans le Kentucky. Les armes des gangs étaient légalement achetées dans cet État, et au Tennessee. Ces soldats sont accusés de les avoir revendus notamment aux Gangsters Disciples, un gang de rue de du quartier de Pocket Town au sud de Chicago. Un total de 21 chefs d’accusation a été listé par les procureurs.

L’accusation relève notamment l’intention de violer les lois fédérales sur les armes à feu, entre autres crimes. En cas de condamnations les accusés risquent jusqu’à 20 ans de prison. Cette affaire est à analyser dans le cadre du renforcement de la lutte contre le trafic d’armes aux États-Unis. Le procureur général Merrick Garland a affirmé que sa priorité irait aux condamnations des trafiquants d’armes et des « acheteurs de paille ». Ces derniers étant les personnes qui achètent les armes pour les revendre à ceux qui ne peuvent les acheter légalement. Ces engins mortels se retrouvent ainsi souvent dans des États aux lois plus strictes.

Les armes des Gangster Disciples

Selon Garland ; « Le Département de la Justice ne lésinera sur aucune ressource pour que les trafiquants d’armes rendent des comptes ». Selon les procureurs, Miller recevait des ordres des membres de Gangster Disciples de Chicago. Ces derniers commandaient des armes spécifiques et Miller, Brunson et Adams allaient les acheter à proximité. Il s’approvisionnaient notamment à Clarksville, Tennessee et à Oak Grove, Kentucky. Après avoir rapporté ces armes, les gangs payaient les soldats via des applications de transfert d’argent comme Zelle et CashApp.

Par ailleurs, Miller offrait de vendre plus de 1000 munitions sur les réseaux. Ces plus de 90 armes à feu devaient permettre d’aider les Pocket Town Gangster Disciples dans leur rivalité avec d’autres gangs. Les enquêteurs pensent qu’une de ces armes aurait été utilisée dans une fusillade lors d’une fête à Chicago en mars dernier. Une personne avait été tuée et sept autres blessées. Une autre arme a été utilisée lors d’un meurtre dans un salon de coiffure en janvier 2021.

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