Connect with us

Trafic d'êtres humains

New York : la prostitution en pleine mutation

le

La ville de New York essaye depuis longtemps de prévenir les risques de prostitution principalement chez les jeunes femmes et les adolescentes

Au cours d’un briefing confidentiel au quartier général de la police de New York, les chefs de départements ont demandé ce qu’il se passait avec « Snow ». Ceci n’était ni une allusion à la drogue ni à la météo. Ces hauts-gradés de la police faisaient référence à un groupe de criminels violents, bien que peu organisé, basé dans le Queens ; le gang Snow. Ces derniers se sont rendus célèbres pour leurs fusillades, meurtres, trafics de drogues, fraudes à la carte bancaire et plus récemment un réseau de prostitution en plein essor.

Le gang Snow condamné mais pas démantelé

L’année passée, suite à une enquête menée par la brigade des mœurs et des agents fédéraux, des membres du gang Snow ont été condamnés. Leur chef, David « Haze » Hightower, 25 ans, a été envoyé en prison pour trafic d’êtres humains. Les policiers pensent que le groupe a pris au piège de nombreuses adolescentes dans leur réseau de prostitution. L’affaire du gang Snow est le dernier effort en date de la police et des enquêteurs fédéraux pour s’en prendre à ce problème qui paraît insoluble.

Ces personne sont contraintes à la prostitution et parfois à travailler en même temps comme domestiques ou dans la restauration. Des enquêtes seraient en cours dans les cinq quartiers de New York et à Long Island. Le trafic d’êtres humains est un problème qui ne date pas d’hier à New-York. Dès le début du XXe siècle les rapports des agents signalent des problèmes de prostitution ; principalement chez les immigrés récents. Ces dernières sont souvent sous le contrôle de mafieux dans diverses enclaves ethniques.

L’esclavage moderne

Avec l’apparition de nouvelles lois et la prise de conscience internationale du problème que certains définissent comme de l’esclavage moderne, les départements de police se sont mis à travailler avec les procureurs locaux et les agences fédérales pour s’en prendre aux trafiquants. La police de New York fait ainsi partie d’un groupe de travail spécial avec le Département Fédéral de la Sécurité Intérieure. Selon Akil Baldwin du Département Fédéral de la Sécurité Intérieure ; « New York est l’épicentre de tout, le légal et l’illégal ».

Récemment Long Island a fait les gros titres pour des affaires de travail forcé comme celle de Varsha et Mahender Sabhani. Ce couple a été condamné en 2007 pour avoir maintenu leurs domestiques indonésiennes dans une situation d’esclavage à leur maison de Muttontown. Cependant aujourd’hui la plupart des affaires importantes se concentrent sur des cas de trafic sexuel d’adolescentes. Certains agents rapportent avoir croisé des cas de prostitués allant de 12 à 35 ans. Ces femmes sont parfois forcés d’avoir 25 à 30 rapports sexuels par jours.

De nouvelles victimes de la prostitution

Ces affaires étaient auparavant considérées comme la plaie des communautés immigrées asiatiques, russes et mexicaines. Cependant de plus en plus de cas concernent des adolescentes de la région et de la ville. Il semble que la plupart des victimes soient aujourd’hui originaires de New York. Il semblerait que les proxénètes les recrutent en passant par internet. Pour attirer les clients les trafiquants mettent leurs photos sur certains sites dédiés.

Selon les policiers certaines filles sont dans des situations de vulnérabilité et sont donc faciles à contrôler. Beaucoup ont un passé ou une jeunesse difficile que les proxénètes exploitent. La plupart de ces femmes viennent de milieux pauvres. Les trafiquants ciblent même parfois les centres d’aide aux adolescents en situation difficile. Malheureusement les lois ont beau être dures il n’est pas facile de monter des affaires. Souvent les personnes victimes de la prostitution ont du mal à faire confiance aux policiers et aux travailleurs sociaux. La route est encore longue malgré les efforts de la police de New York.

Lire la suite

Articles

Les cartels recrutent sur TikTok

le

cartels recrutent sur TikTok

Ces cartels recrutent sur TikTok des adolescents états-uniens pour faire passer la frontière à des migrants

Les cartels mexicains utiliseraient des publicités dédiées sur le réseau social. Les adolescents et les jeunes adultes sont sans doute les cibles principales de ces réclames. Ces trafiquants offrent plus de 3000 dollars pour prendre ces covoitureurs un peu spéciaux leur faire passer la frontière. Les cartels recrutent sur TikTok pour contrer les efforts des services des douanes et de protection de la frontière. Ces méthodes ont cependant un succès limité.

Une instrumentalisation politique

Les cartels font miroiter l’argent facile que cette activité fournirait. Si les jeunes acceptent ils vont alors chercher une personne au Mexique. Ils passent ensuite le poste-frontière plus aisément étant des citoyens du pays. Enfin ils déposent le ou les migrants sur un parking ou à un autre endroit donné. Le cartel se charge ensuite de récupérer ces personnes pour les transférer dans des cachettes. En mars les autorités ont intercepté plus de 172 000 migrants à la frontière sud du pays. Les autorités estiment cependant qu’environ 1000 personnes passent la frontière illégalement chaque jours.

Certains jeunes n’ayant pas de voitures utilisent celles de leurs parents pour se faire un peu d’argent à leur insu. Les autorités sont cependant trop occupées pour poursuivre durement les adolescents inconscients qui répondent à ces publicités. Le président Biden a déclaré que la situation était une véritable crise. Cependant à la différence de l’administration précédente on préfère pointer la situation dramatique en Amérique Centrale. Les médias conservateurs s’évertuent à dénoncer de leur côté l’arrêt des mesures les plus répressives de Trump comme origine du problème.

Les cartels recrutent sur TikTok et ailleurs

L’administration de Joe Biden affirme que l’augmentation des demandes d’asile à la frontière est un « challenge ». Ces derniers pointent par ailleurs la responsabilité de leur prédécesseur. En effet Trump a fait disparaître un très grand nombre de méthodes légales pour entrer aux États-Unis. On assisterait ici à un des contrecoups de ces mesures répressives ; ne pouvant entrer légalement ou demander l’asile les personnes cherchent à entrer illégalement. Il n’est donc pas surprenant que les cartels recrutent sur TikTok. Ces derniers cherchent toutes les méthodes possibles face à cet afflux de migrants fuyant la pauvreté et la violence.

Il faut aussi noter qu’il s’agit de la période de l’année la plus propice au passage de la frontière et que cet afflux est en partie prévisible. On assiste également à une exagération et une instrumentalisation politique de l’événement par les adversaires politiques de Joe Biden. Il est néanmoins encourageant que la nouvelle administration ne cède pas aux alarmes républicaines ; le problème vient évidemment de la situation dramatique dans les pays que fuient ces personnes.

Lire la suite

Articles

Trafic de bébés en Ouzbékistan

le

trafic de bébés

Des ONG tirent la sonnette d’alarme face au trafic de bébés qui prends des proportions alarmantes en Ouzbékistan

Les groupes de lutte contre le trafic d’êtres humains ont commencé à donner de la voix. Ils en appellent au gouvernement ouzbèke pour qu’il prenne au sérieux le trafic de bébés. Selon les chiffres du gouvernement le nombre de nourrissons vendus dans le pays est en effet dramatique. Des appels sont lancés pour qu’une réponse rapide soit donnée et que le problème soit résolu.

Trafic de bébé et Covid-19

Selon les autorités 185 affaires de trafic de bébés ont eu lieu lors des quatre dernières années. Le ministre de l’intérieur a ajouté que les raisons principales derrière ce crime étaient les difficiles conditions sociales et économiques dans le pays. Les chiffres n’avaient pourtant pas beaucoup évolué lors des trois années précédentes. Les experts expliquent néanmoins que nombre de ces affaires restent indétectables. Par ailleurs les difficultés causées par la pandémie risquent d’accroître le problème.

Selon Sanjarbek Toshbaev, qui dirige l’Organisation Internationale pour les Migrations de l’ONU en Asie Centrale ; « Les chiffres pourraient augmenter si nous n’agissons pas immédiatement ». Selon Toshbaev la situation est réellement alarmante. Tous comme dans les pays voisins les mesures de lutte contre le Covid-19 ont eu des contrecoups négatifs ; augmentation de la pauvreté, baisse des exportations et des envois de fonds par les émigrés. De nombreux commerces ont aussi dû fermer.

La pauvreté au cœur du problème

Des affaires découvertes par la police lors de ces derniers mois montrent que les familles peuvent gagner plusieurs milliers de dollars en vendant un bébé. Il faut rappeler que le salaire mensuel moyen dans cette ancienne république soviétique est de 300 dollars. Selon Tsitsi Matekaire du groupe de défense des femmes Equality Now ; « Le gouvernement doit s’assurer que les femmes… sont en capacité de s’occuper d’elles mêmes et de leurs enfants sans avoir à se résoudre à des activités illégales aussi extrêmes et désespérées ».

Le gouvernement ouzbèke a un peu tardé à répondre à ces questions. Des aides sont cependant prévues pour les familles affectées par la pandémie. L’Ouzbékistan s’était vanté de ses efforts dans la lutte contre le trafic d’êtres humains ces dernières années. Le président Shavkat Mirziyoyev en avait fait un des élément d’ouverture du pays après des années de stagnation économique et d’isolation. Néanmoins le problème central d’un système d’adoption bureaucratique et opaque demeure. Il faut ajoute à cela un mauvais enregistrement des naissances ainsi qu’un manque de coordination entre agences gouvernementales. Par ailleurs de nombreuses personne ignorent que ce trafic de bébés est illégal. Il est néanmoins positif que le gouvernement finisse par reconnaître l’existence de ce problème par rapport aux années précédentes.

Lire la suite

Articles

Les victimes de la traite en Albanie

le

la traite en Albanie

Les victimes de la traite en Albanie sont rejetées par leurs familles après avoir échappé aux trafiquants d’êtres humains

On estime que plus de la moitié des femmes et filles victimes de la traite en Albanie sont rejetées par leurs familles. Près de 2 % d’entre elles retombent dans les mains des trafiquants, sombrent dans la mendicité, l’esclavage moderne ou travaillent pour des gangs. Un tiers de ces personnes sont des enfants. Ces statistiques choquantes ont été établies par Brikena Puka, la directrive de VATRA ; un foyer d’accueil pour les victimes du trafic d’êtres humains à Vlora, dans le sud du pays.

La double peine pour les victimes

Brikena Puka explique que ces femmes et filles sont victimes d’une importante stigmatisation de la part de la société. Nombre d’entre elles ne peuvent réintégrer leur foyer. Pour de nombreuses familles leur tragédie est une source de honte et une atteinte à leur honneur. Dans ces cas il revient à VATRA de tenter de leur porter assistance. Le centre d’accueil fourni un toit, une aide au loyer, une aide médicale, psychologique et une assistance pour l’éducation. Il est cependant difficile d’aider ces femmes et filles à retrouver une situation normale après les graves traumatismes qu’elles ont subi.

Le problème du rejet des survivantes ne pèse cependant pas uniquement sur les familles qui les rejettent. En effet dans de nombreux cas ces familles ont directement vendu ces personnes aux trafiquants. A d’autres occasions un homme s’est présenté en prétendant souhaiter épouser leur fille. Après l’accord cette dernière se retrouve alors dans le trafic sexuel dans le pays ou revendue à l’étranger. Ces familles ne sont pas toujours au courant des risques spécifiques liés à la traite en Albanie ; ces personnes sont souvent issues de milieux ruraux très pauvres. Il est aussi fréquent que le trafic d’être humain soit destiné à faire des mendiantes de ces victimes.

Le retour des victimes de la traite en Albanie

Pour VATRA le retour des victimes de la traite doit être étudié au cas par cas ; certaines situations nécessitent que la victime demeure dans un autre pays de l’UE quand le risque est trop grand. Si le risque est moindre la victime peut être rapatriée dans le pays et se réintégrer à la société albanaise. Cependant elle devra passer un interrogatoire policier pour bénéficier de l’aide gouvernementale. Ce manque de tact de la part du gouvernement n’est pas une nouveauté. Quand le centre d’accueil de Brikena a ouvert en 1997 le gouvernement refusait encore de reconnaître l’existence du trafic d’être humain dans le pays et vers l’UE.

L’Albanie a sans cesse prouvé que le trafic d’être humain n’était pas une priorité pour le pays. Les responsables sont rarement inquiétés, peu poursuivis et très occasionnellement condamnés. Ceci explique le risque que les victimes soient une nouvelle fois victimes de la traite en rentrant au pays. Le nombre de femmes et de filles albanaises victime de ce trafic d’êtres humains à travers l’Europe devrait pourtant être au cœur des conversations du gouvernement. Malheureusement la situation n’a que peu évolué depuis l’ouverture de VATRA en 1997.

Lire la suite

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos informations

Réseaux sociaux

Derniers articles

Nous suivre sur Twitter

Trending