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Corée du Nord : Les pipelines sous-marins

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La Corée du Nord se servirait de pipelines sous-marins pour transporter de l’essence de contrebande au mépris des sanctions

Le port de Nampo a été identifié comme le pôle principal en ce qui concerne le contournement des sanctions. Le pays se servirait de pipelines sous-marins dans le port pour acheminer l’essence au terminal pétrolier à terre. Ces informations proviennent d’un rapport produit par un panel d’experts des Nations Unies. Ce panel est principalement responsable de la surveillance et du respect des sanctions. Leur récent rapport précise que ce port de la côté ouest de la Corée du Nord est une des centres pour l’essence de contrebande et le charbon illégalement importé.

Pipelines sous-marins à Nampo

Les experts se sont servis de systèmes d’imageries fournis par un membre de l’ONU. Ces images montrent la présence de systèmes de pipelines sous-marins reliés à des bouées ; ceci permet de transférer le carburant du navire jusqu’au terminal pétrolier du complexe industriel du port de Nampo. Le panel d’expert souligne que ces violations flagrantes des sanctions ne peuvent avoir lieu qu’avec la coopérations des autorités du port de Nampo. Des rapports précédents avaient souligné que la Corée du Nord continuait d’agrandir le terminal pétrolier de Nampo malgré les restrictions. Ce pipeline sous-marin vient encore renforcer les capacités pétrolières du pays.

Une image en haute définition remontant au 26 février dernier montre un navire amarré au même endroit ; signe que les transgressions continuent. Les images précédentes montrent que des pétroliers utilisent ce pipeline sous-marin depuis au moins l’été 2018. Cependant si on remonte dans le temps en se servant de Google Earth on remarque que le système n’est pas une addition nouvelle pour le port ; on peut observer des tankers amarrés à la même bouée en 2013. Selon les experts le port de Nampo est le centre d’importation illégal d’essence pour le pays. Les autorités redoublent d’astuce pour contourner les sanctions.

Un manque de preuves

Les sanctions touchant le pays ne devraient pas lui permettre d’importer plus de 500 000 barils de pétrole. Cependant il est évident que les importations illégales placent le pays bien au dessus de cette limite. Aujourd’hui plus de 50 bâtiments et 160 entreprises sont sous le coup d’enquêtes liées à ce trafic. La méthode favorite reste le transfert de pétrole de navire à navire dans les eaux internationales. Il semble cependant que le trafic soit en phase de sophistication et d’accroissement.

La Russie a critiqué le rapport en soulignant que les preuves n’étaient que fragmentaires et donc insuffisantes pour stopper les exportations de pétroles raffiné. Cependant si les experts ne peuvent pas prouver que la limite de 500 000 barils a été dépassée ils peuvent néanmoins prouver l’augmentation des transferts de navire à navire. Il semble que la contrebande d’essence de la Corée du Nord ait encore de belles heures devant elle.

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Coopération africaine contre le braconnage de rhinocéros

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La coopération entre l’Afrique du Sud et le Mozambique fait ses preuves contre le braconnage de rhinocéros dans les deux pays

L’annonce de ces succès a été fait par les autorités des Parcs Nationaux d’Afrique du Sud. Selon eux leur coopération avec le Mozambique voisin a joué un rôle clef dans la réduction du braconnage de rhinocéros. Les succès les plus frappant ont été recensés dans le célèbre Parc National Kruger. Kruger accueille la plus importante population de rhinocéros au monde. Depuis des années ceci attire les braconniers qui s’introduisent illégalement dans le parc.

Des chiffres encourageants

Les rangers sud-africains, leurs partenaires mozambicains et des personnalités privés louant la terre au Mozambique ont récemment fait une annonce à la presse. Celle-ci a symboliquement eu lieu à la frontière entre les deux pays lors d’une excursion médiatique organisée par le parc dans la région de Marula au nord de Kruger. Cette zone était auparavant celle connaissant le plus de problèmes de braconnages. Les rangers affirment qu’aujourd’hui ils notent une évolution positive. Les braconniers mozambicains sont largement moins actifs.

Entre 2018 et 2019 la région a connu une baisse de 53 % des incursions de braconniers. Aussi les rangers affirment avoir perdu 47 % moins de rhinocéros qu’auparavant. Ce succès est indéniable. Pour couronner le tout le nombre de rhinocéros au Mozambique et dans le parc Kruger est en constante augmentation. Ce n’est cependant pas la fin du trafic. Ces animaux peuvent voir leurs cornes vendues jusqu’à 60 000 dollars par kilos sur les marchés asiatiques.

Un problème plus profond

Malgré tout l’augmentation des patrouilles et l’amélioration des moyens de surveillances couplés avec la coopération internationale réduisent le problème. Le braconnage avait connu une augmentation massive en 2014 avec 830 rhinocéros tués dans le parc. L’année dernière le chiffre a été ramenée à 738 et cette année il est à 536. Ceci est à mettre au crédit des nouvelles méthodes de lutte. Il est cependant difficile de contrôler une zone aussi vaste ; le parc Kruger est l’un des plus large d’Afrique avec ses 19 500 km².

Un problème qui persiste est l’absence d’accords d’extradition entre les deux pays. Les braconnier mozambicains peuvent commettre un crime en Afrique du sud et vice et versa sans craindre d’être poursuivis une fois de retour chez eux. Néanmoins l’origine du problème de braconnage réside dans une situation socio-économique plus complexe. Le problème ne connaîtra pas de fin tant que l’absence de développement des communautés de la région rendra cette activité illégale attractive.

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Inde : Usines d’armes à feu illégales

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La ville de Meerut est en passe de devenir le nouveau centre de fabrication d’armes illégales dans la nord l’Inde pour les gangs de Delhi

Un raid a récemment été menée par une équipe spéciale de la police de Delhi. Ces agents sont spécialisés dans la lutte contre les centre de fabrication d’armes illégales. L’opération s’est déroulée sur le terrain du commissariat de Lisari Gate, dans le quartier Humayun Nagar de Meerut. Ce raid a attirée l’attention sur la place grandissante de la ville dans le commerce illégal d’armes à feu et leur fabrication. Auparavant les yeux étaient plutôt rivés sur Munger dans le Bihar.

Des raids à répétition

Ce raid a changé les choses notamment parce que les agents ont réussi à saisir une cinquantaine de pistolets et ont arrêté un trafic local présumé. Ce n’est cependant pas la première opération de la cellule spécialisée de la police de Delhi à Meerut. En octobre 2018 cette unité avait arrêté cinq personnes. Ces derniers étaient accusés de gérer une usine illégale d’armes à feux, également à Lisari Gate. Au total 84 pistolets avaient été saisis. En novembre 2019 une autre opération a eu lieu à Meerut. Cette fois deux pistolets en cours de fabrication et de nombreuses pièces destinées à la fabrication d’armes ont été saisies.

Les forces de l’ordre pensent que ce trafic a un effet délétère sur l’ordre dans la région. La facilité de se procurer une arme à feu de bonne qualité rend leur travail plus difficile. Auparavant les criminels devaient se fournir dans les états voisins du Bihar et du Madhya Pradesh. Il semble que pour se simplifier la vie les criminels se fournissent en pièces détachées dans les états voisins. Cependant l’assemblage et la fabrication a lieu désormais sur place.

Les trafiquants se délocalisent

Auparavant les armes à feu artisanales, bien que dangereuses, étaient de très mauvaise qualité. Ce n’est que récemment que la police a vu apparaître des armes de qualité professionnelle. Il semble qu’une des raisons avancées est que la police du Bihar et du Madhya Pradesh ait renforcé sa lutte contre ce trafic ; les criminels se sont donc déplacés dans un état voisin avec une forte demande. On estime qu’une arme artisanale coûte entre 1000 et 15000 roupies pour la fabriquer et est vendue entre 3000 et 5000 roupies. Cependant une arme de niveau industrielle coûte entre 3000 et 5000 et se vend entre 15 000 et 20 000 roupies.

L’Uttar Pradesh est considéré depuis un certain temps comme un centre de vente et de fabrication d’armes à feu. Les agences de force de l’ordre ont renforcée leur action en vue des élections qui s’annoncent. Cependant la situation est critique depuis longtemps. Il est dommage qu’il faille attendre des échéances électorales pour que la police se décide à résoudre un problème de sécurité publique.

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Canada : Arrêter les dealers des dealers

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La police de l’Ontario a lancé une vaste opération visant à arrêter les fournisseurs de drogue les plus importants de la région

Jusqu’ici le problème de la police était qu’à peine un gang mis hors d’état de nuire, un autre apparaissait. En effet les fournisseurs de ces gangs échappent généralement aux policiers. Les agents de l’Ontario essayent donc une autre approche. Au lieu de quelques revendeurs cette fois les policiers ont arrêté une douzaine de grossistes ; les dealers des dealers. En plus des douze arrestations une importante quantité de drogue a été saisie ; cocaïne, méthamphétamine, ecstasy et cannabis.

Changer de paradigme

La véritable victoire reste dans la façon dont cette opération a été menée. Ce travail de 9 mois portait le nom de code Project Daytona. Normalement la police vise un groupe de trafiquant particulier, un gang ou club de biker. Ensuite ils essayent de les arrêter tous. Le problème c’est que les fournisseurs leur échappent toujours. Les personnes arrêtées cette fois ne font pas partie d’un réseau ou d’un gang. Certains viennent de zones rurales, se connaissent peu ou pas du tout. Ils ne travaillaient pas ensemble. La plupart n’ont d’ailleurs pas de casier judiciaire.

Cependant il ne faut pas s’y tromper, c’est leur produit qui fait leur dangerosité. La qualité de la cocaïne et de la méthamphétamine saisie est inégalée ; ces drogues arriveraient directement de Colombie ou du Mexique. Selon la police ; « quand on se retrouver avec une cocaïne pure à 98 % on n’a pas affaire à des gens manquant d’argent ». Ces hommes sont des intermédiaires. Ils achètent les cargaisons, les diluent et les répartissent pour les autres. Avant d’atteindre la rue la drogue passe environ par 4 autres revendeurs.

Des découvertes intéressantes

Ces gens ne vendent jamais dans la rue ce qui explique qu’ils n’aient jamais été soupçonnés par la police. Leurs opérations ne provoquent d’ailleurs pas de violences. Deux hommes semblent sortir du lot, Dominic Gravelle et Viken Dokmajian. Le premier appartient à une famille criminelle de Hamilton. Le second est surprenant parce qu’il semble sortir de nulle part. L’homme était entièrement inconnu de la police.

Un autre élément est intéressant dans cette affaire. La police a en effet saisi 45kg de cannabis et 8,5kg de cannabis concentré ; une drogue légale au Canada. Ceci prouve que même en légalisant la vente et la distribution le cannabis demeure un produit lucratif pour le crime organisé. Les enquêteurs n’ont ainsi pas vu une réduction de la quantité de marijuana illégale depuis sa légalisation en octobre 2018.

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