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Coup dur pour le gang des Norteno

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Une opération de lutte anti-drogue dans l’Utah a permis l’arrestation de nombreux membres du gang des Norteno et de leurs chefs

Trente-trois membres du gang des Norteno ont été arrêtés au cours de cette opération. Ces gangsters sont notamment accusés d’avoir étroitement collaboré avec un cartel mexicain pour distribuer des quantités massives d’héroïne et de méthamphétamine dans la région de Salt Lake City. Selon le procureur de l’Utah, John Huber ; « c’est un gros coup ». Les charges qui pèsent contre eux ne sont pas encore toutes établies mais on retiens déjà celles de trafic d’héroïne et de méthamphétamine.

Les leaders du gang des Norteno

Selon les policiers de la région certains des individus arrêtés leur posent des problèmes depuis plus de 20 ans ; c’est notamment le cas des deux chefs du gang des Norteno. Le premier se nomme Joe Gomez, 31 ans, et est aussi connu sous le nom de « Norte Joe ». Le deuxième est Duke Kandt, 41 ans, aussi connu sous le nom de « Casper ». Ce sont les leaders présumés du groupe. La Sherrif du comté de Salt Lake, Rosie Rivera, rapporte qu’elle se souvient avoir arrêté Kandt elle-même vers la fin des années 1990.

Selon la Sherrif ils ont beau les mettre en prison à de nombreuses reprises, ils reviennent toujours et ne semblent pas retenir la leçon. Le procureur Huber compte bien mettre un terme à cela. Il espère que les charges qui pèsent contre eux permettrons à la communauté de ressentir un impact positif pour les années à venir. En effet il ne s’agit pas seulement du problème des leaders du gang. Cette opération à un niveau fédéral pourrait retirer de la circulation plus de trente criminels pour de nombreuses années.

Stopper la circulation de la drogue

Selon des membres de la DEA, les deux leaders du groupe étaient directement connectés à un très haut niveau avec un cartel mexicain. Ils avaient mis en place un système sophistiqué pour trafiquer des quantités massives de drogue. Cette drogue venait des montagnes de Sinaloa au Mexique. Elles arrivaient ensuite par avion à Tijuana. Elles étaient alors chargés dans des camping-cars pour passer la frontière avec les États-Unis au niveau de la Californie. Le cartel avait même posté des hommes chez Gomez pour s’assurer que l’argent arriverait sans encombre. Le cartel fait régulièrement usage de la violence quand il pense que ses intérêts sont menacés. Différentes fusillades dans la région viennent étayer cette théorie.

Malheureusement la demande en drogue est très forte dans l’Utah et est à la racine du problème. Le gouvernement essaye actuellement de résoudre cela en offrant des soins aux personnes incarcérées. L’arrestation de ces hommes n’a d’ailleurs pas permis de récupérer beaucoup de drogue et d’armes. Le but principal était d’empêcher ces individus de continuer leur opération. Néanmoins 20 000$, 19 armes à feu et 13 kg de méthamphétamine ont été saisis. L’enquête s’était étendue sur une durée de huit mois.

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La Chine et le Nigeria s’allient contre le trafic de faune.

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Les deux pays ont annoncé un renforcement de leurs relations bilatérales.

La Chine et le Nigeria ont annoncé qu’ils comptaient redoubler d’efforts dans leur lutte contre le trafic de faune, en accordance avec la CITES (convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Barr Sharon Ikeazor, la ministre de l’environnement nigériane, a souligné l’importance de la collaboration entre les deux pays, due notamment au flux de trafic partant de l’Afrique en direction de l’Asie. 

Lors d’une visite de représentants chinois de l’autorité de gestion de la CITES à Abudja, la ministre a réitéré la volonté du Nigeria d’appliquer la CITES, précisant que diverses espèces étaient maintenant menaçées d’extinction à cause de l’exploitation massive des territoires et du trafic illicite.

Selon Barr Sharon Ikeazor, le Nigeria a mis en place une agence de parcs nationaux de façon à protéger la faune et flore nigérianes. De son côté le vice-administrateur de l’agence chinoise des forêts, Li Shumings, a déclaré que le gouvernement chinois se concentrait les relations bilatérales avec le Nigeria pour préserver les espèces en vie de disparition. Une autorité des parcs a également été mise en place par le pays, qui protège 10 parcs nationaux contenant 1 864 pandas et 293 éléphants.

La disparition de la faune nigériane.

Le Nigeria est le pays de nombreuses espèces dont certains attributs sont populaires dans les médecines traditionnelles de l’Asie. Le pangolin, un petit mammifère dont les écailles, en réalité composées de kératine, sont réputées dans la médecine chinoise pour augmenter la libido comme pour soigner les cancers. La viande de pangolin est aussi populaire dans la région et est considérée comme en mets de luxe.

Ce petit animal est extrêmement en danger à cause du trafic dont il fait l’objet. En février, au Viêtnam, 2 500 kilogrammes d’écailles de pangolin ont été saisis. Le record mondial de saisie d’écailles, auparavant de 12 tonnes en Chine, a été battu à Singapour en avril, 13 tonnes ayant été découvertes dans 230 sacs stockés dans un conteneur provenant du Nigeria. Quant à la viande de pangolin, c’est la Malaise qui détient le record, avec une saisie de 30 tonnes datant de février.

En moyenne, 20 000 kilogrammes de pangolin sont trafiqués annuellement selon l’ONG Traffic, un chiffre déjà largement surpassé pour 2019. Entre 400 000 et 3 millions de pangolins seraient illégalement tués en Afrique centrale chaque année.

Le directeur général de la Fondation pour la Conservation nigériane, le Dr Muhtari Aminu-Kano, estime que ce genre de trafic, s’il n’est pas anéanti, ruinera la faune du pays. Le braconnage ne concerne pas seulement le trafic dédié aux marchés internationaux, mais aussi la consommation locale. 

Si les lions, les éléphants ou les pangolins sont souvent tués pour être intégrés à la médecine chinoise ou orner les cheminées de riches occidentaux, certains animaux sont tués pour être mangés par les Nigérians. Certains de ces animaux sont chassés à un rythme qui excède leur vitesse de reproduction, contribuant à la diminution progressive de la biodiversité.

La disparition progressive des espèces braconnées impacte aussi les espèces qui les côtoyant. Par exemple, les déjections d’éléphant, riches en fibres, sont essentielles au maintien de la biodiversité, fertilisant les sols et permettant la survie de dizaines d’organismes et de plantes.

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États-Unis : Répression de l’immigration clandestine

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Les douanes et la protection des frontières étasuniennes ont arrêté près de 51000 migrants en août, une forte baisse par rapport au mois précédent

Le président Donald Trump a fait de la réduction de l’immigration clandestine l’une des priorités de son gouvernement et de sa campagne de réélection. Mark Morgan, le commissaire de la CBP a déclaré que 65 km de mur frontière avaient été construits. Il est prévu de construire le reste d’ici la fin de 2020.

Une diminution des arrestations et des progrès sur le mur frontalier

Le service étasunien Customs and Border Protection (CBP) a arrêté près de 51 000 migrants en août à la frontière sud. Cela constitue une nette diminution par rapport au mois précédent. Le CBP et le Corps des ingénieurs de l’armée américaine ont aussi construit 65 km de mur et prévoient de construire le reste de celui-ci d’ici la fin de l’année 2020. Les derniers chiffres indiquent que la répression de l’immigration pourrait réduire le nombre de migrants appréhendés à la frontière sud.

Le commissaire de la CPB déclare que le nombre d’appréhensions à la frontière d’août a baissé de 56%. Il en veut pour preuve que la patrouille des frontières a arrêté près de 133 000 migrants en mai. En juillet, la Cour suprême a autorisé l’administration à obtenir 2,5 milliards de dollars d’un fonds du Pentagone pour la lutte contre la drogue. La semaine dernière, le département de la Défense a annoncé qu’il utiliserait 3,6 milliards de dollars de fonds destinés à des constructions militaires. Cela financera des projets frontaliers en Californie, en Arizona, au Nouveau-Mexique et au Texas.

Une politique dangereuse et inhumaine

Jessica Bolter, analyste politique associée au Migration Policy Institute a déclaré qu’un mur frontalier ne pouvait pas être la seule politique pour dissuader les migrants de venir à la frontière sud. Selon elle ; «Je ne pense pas que beaucoup de personnes dangereuses s’approchent de la frontière sud-ouest d’après les statistiques que nous avons. Les principales données démographiques indiquent que ce sont des familles et des enfants. » Elle a déclaré que la réduction du nombre de migrants appréhendés en août est probablement due à une augmentation de l’application des lois au Mexique. Les mesures mises en œuvre par l’administration Trump pour limiter l’accès des personnes au système d’asile américain jouent également. L’administration a également élargi son programme intitulé ; «Restez au Mexique». Ce plan renvoie au Mexique les demandeurs d’asile arrivant aux points d’entrée en attendant leur procédure d’immigration.

Brian Griffey, chercheur à Amnesty International, a déclaré que renvoyer des migrants au Mexique est « extrêmement dangereux ».  Ils sont exposés à des cartels criminels qui contrôlent de vastes zones de la frontière mexicaine. Il ajoute ; «Ces personnes, dans certains cas, ont été agressées sexuellement, enlevées alors qu’elles attendaient d’avoir accès au système d’asile américain. Elles n’ont généralement pas d’avocats. Et aucun moyen d’obtenir des informations du tribunal. On leur donne simplement un papier temporaire qui les ramènerait à ce pont ou à un autre point d’entrée. Ensuite, ils sont seuls. C’est vraiment un abandon des obligations légales imposées par les États-Unis à l’égard des réfugiés”.

 

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Maroc : SICPA rempile pour le SAMID avec une technologie éprouvée

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Au Maroc, l’appel d’offres géant pour le marquage fiscal de produits de consommation a pris fin. La société SICPA, lauréate historique, l’a remporté après une âpre bataille.

Après un mois d’août de batailles, l’appel d’offres lancé au Maroc par l’Administration des Douanes et impôts indirects (ADII) est clos : c’est la société SICPA qui l’a remporté. Lauréate historique, l’entreprise suisse va donc continuer la mission qui lui avait été confiée en 2009, à savoir la lutte contre les différentes formes de commerce parallèle et de fraude à la TVA permettant de marquer un certain nombre de produits de consommation (tabac, sodas, eau minérale…). Celle-ci devrait toutefois se faire dans des termes aménagés : adaptation du prix, implication généralisée d’acteurs locaux dont la société informatique Medtech, création d’un hub africain… Une décision logique, selon une source proche du dossier, pour qui le choix de Sicpa était celui « de la sécurité, de l’efficacité et de la rationalité ».

Appel d’offres à couteaux tirés

La concurrence fut féroce, notamment avec une offensive médiatique du Britannique De La Rue et de l’indien Madras, pour qui le marché marocain apparaissait comme déterminant.

De mémoire, jamais appel d’offres n’aura autant suscité de rivalité au Royaume chérifien. Si à l’ouverture des plis, la proposition de De La Rue était la moins disante en prix, ce critère n’a pas été suffisamment déterminant en l’espèce.

Au bout du compte, l’offre n’a pas été jugée équivalente à celle de son rival suisse. Pourtant, De La Rue aussi, avait su nouer des partenariats solides pour mener ses missions de traçabilité. Mais ces alliances, loin de constituer une force, semblent avoir joué en sa défaveur. Ainsi, à l’international, ses liens avec des partenaires historiques de l’industrie du tabac ont pu remettre en question sa maîtrise totale du système.

Au Maroc, le média d’investigation le Desk a par exemple révélé les liens qui unissent De La Rue et Inexto. Candidat malheureux dès les premières phases du marché SAMID, Inexto a acquis les droits de l’industrie du tabac sur Codentify, un système de codage des produits.  Mais à de nombreux égards, Codentify inquiète : l’Organisation Mondiale de la Santé a par exemple toujours refusé de reconnaître le système comme un moyen efficace de lutte contre les trafics. Et pour cause : alors que les entreprises du tabac sont régulièrement accusées d’alimenter les marchés parallèles de tabac, le système a, à plusieurs reprises, été dénoncé comme un cheval de Troie qui éviterait le contrôle imposé par une personne tierce indépendante ayant un intérêt au trafic.

 

Le Maroc, future puissance anti-trafics ?

Le choix de l’Etat marocain s’inscrit en outre dans le cadre plus large d’un mouvement international de lutte contre les trafics. Depuis l’entrée en vigueur du Protocole de l’OMS pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac le 25 septembre 2018, 56 Etats vont progressivement mettre en œuvre un système analogue à celui du Maroc pour les produits du tabac. Bien que Rabat ne soit pas encore partie à ce texte, il se murmure que sa ratification serait en projet au Ministère des Affaires étrangères. Une ratification qui, si elle se confirme, tomberait à point dans la mesure où la volonté de constituer un hub africain nécessite un respect strict des obligations du Protocole. L’Afrique est en effet le continent où le nombre de Parties au Protocole est le plus important. L’argument continental a donc été opportun pour SICPA.

Quant à celui de la solidité du système, il semble avoir été propice pour les douanes, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle pour l’image du Maroc, qui, avec la conclusion de cet appel d’offres, semble dessiner son futur en tant que puissance africaine de la lutte contre le commerce illicite.

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